SimonB

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  • SimonB
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    Comment tu qualifierais un vin qui ne reçoit aucun intrant à la vendange (pas de soufre, d’enzyme, d’activateurs de fermentation, d’inertage et autre…), est légèrement débourbé (ans enzyme, sans décolorant, sans centrifugeage, etc..) car la legislation oblige de fournir des bourbes, fermente avec ses propres levures indigènes, dont les malo sont spontannées, non filtré, non passé au froid et éventuellement sans soufre…

    Un vin sans intrants, tout simplement ? Après je ne suis pas encore assez callé pour savoir si cela serait suffisament restrictif !
    Je reste dans mon idée que le mot « naturel » porte à confusion et est plus un terme marketing qu’autre chose !

    SimonB
    Participant

    Plus ça va, plus je me dis que l’un des principaux problème en terme marketing des vins naturel est leur nom… Il provoque sans cesse la fameuse réaction du vinaigre naturel et du vin maîtrisé par l’homme ! Trouvons un autre nom et cette réaction ne sera plus qu’un lointain souvenir (bon, pas les vins déviants…) !
    Après, le-dit terme est aussi puissant en terme de marketing (le naturel, ça plaît, c’est vendeur. D’ailleurs, on aura beau le chasser, il reviendra au galop 😎 ).

    Sauf que quand on écoute l’immense majorité des vignerons « naturels », le discours dispensé est loin de « laisser faire la nature », ou en tout cas pas dans l’ensemble du processus. J’ai plutôt l’impression qu’ils cherchent à avoir le moins d’intervention dans la vinif’, mais que cela nécessite un énorme travail dans les vignes, qu’ils revendiquent. Je ne me rappelle pas encore avoir entendu un zozo qui dirait : « Moi, mes vignes, je les laisse en brousse, tranquilles, naturelles. Je récolte, je fous en cuve et ça fermente ! »

    Après, même en vinif’, jusqu’où va ce non interventionnisme ? Est-ce qu’il se limite à zéro intrants (y compris pour le collage, etc). Ou est ce que le fait de décider quand l’élevage se termine n’est pas une forme d’interventionnisme. De même, l’ouillage est une intervention… Et il y en a mille comme ça ! Interventionnisme minimum, certes, mais interventionnisme tout de même !
    Militons pour un vin vraiment naturel, qu’on ne goûte que dans ses chais, en cours d’élevage, celui-ci ne s’arrêtant que lorsque la cuve est vide 😀 !

    Blague à part, je me retrouve tout à fait dans les propos de Vinozzy qui met en balance les deux aspects.
    Et puis, le gros avantage de la vinif’ « nature », c’est que ça écrème sacrément les bons des moins bons. Les bons, ils font quand même des vins solides. Les autres… B)-

    SimonB
    Participant

    Je m’interroge plus qu’autre chose, sans affirmation péremptoire (ou du moins je l’espère, et si c’est le cas, faut me recadrer sec !).

    Autant pour le cas Vouvray/Montlouis, sans pour autant connaître avec précision les lieux, le peu que j’en sais me porte à penser qu’on est sur une réaction politique, voire personnelle plus que sur une question de typicité.
    Autant je m’interroge vraiment sur l’influence du lieu de la vinification et de ses caractéristiques, prises au sens large, sur le résultat final d’un vin. Mais je n’ai pas les connaissances pour répondre à mes interrogations 😀 !

    SimonB
    Participant

    C’est vrai que la question peut se poser. Quand on sait que certaines AOC de fromage comme Roquefort limitent très fortement l’aire d’affinage du fait, justement, des particularités du lieu. Jusqu’à quel point le lieu d’élevage du vin va modifier celui-ci (tout en restant dans une certaine mesure ! Je ne parle pas d’un vin d’Alsace vinifié à Xérès !), et qu’est ce qui modifie de manière la plus sensible l’évolution du vin : température, hygrométrie, aération, levures, bactéries et champignons présents ?

    SimonB
    Participant

    Et qu’en est-il des différentes levures présentes dans les cuves ? Celles-ci sont-elles sensibles au « terroir » où se trouve la cuve ? Et donc impacter de manière x ou y le goût du vin ?

    SimonB
    Participant

    Avant de se demander quel vin choisir pour accompagner ses tourtes au curé, il faut savoir quel goût a la chair du-dit curé.

    Quel goût a la chair humaine ?

    Passeur de sciences

    SimonB
    Participant

    [quote=Ben Dgnn]
    Un bon vin n’existe pas vraiment. Car dire qu’il est bon c’est considérer qu’il sera bon pour tous. Hors il est tout à fait possible de ne pas apprécier un vin qui pourtant fait l’unanimité.
    [/quote]

    Dire que le bon n’existe pas, ce serait comme dire que le beau n’existe pas alors ! La notion serait forcément purement subjective, car liée au plaisir des sens et au goût personnel. Pour le bon, je ne sais pas, mais pour le beau, le débat philosophique a été très très largement défriché !
    Comme dit tonton Kant :

    A l’égard de l’agréable, chacun se résigne à ce que son jugement, qu’il fonde sur un sentiment personnel, et par lequel il dit qu’un objet lui plaît, soit limité à sa seule personne.

    Ca va tout à fait dans ton sens au fond, à ceci près qu’il semble difficile d’affirmer que, du coup, le bon n’existe pas parce qu’il peut être personnel.

    Cela dit, tant que j’ai les bouquins de philo esthétique sous les yeux, celle-ci nous aide pas mal pour cerner un « bon vin ». Car si le goût est personnel (on a tout à fait le droit de ne pas aimer Rayas 1978), il y a des critères objectifs et universels qui font que celui qui déguste tel ou tel vin pourra dire : « ce vin est bon, mais pas à mon goût ».
    Réduire le « est-ce que c’est bon ? » à un « ça dépend de qui goûte » reste donc très limité : objectivement, il y a des critères qui font un bon vin. Reste à les définir !

    SimonB
    Participant

    Oui, oui, il ne perd pas la boule ! Vraie loi, limitée au seul district des Vestfjords et motivée par des questions de ramassage de baleine échouée (lontemps cause de litige fréquent dans ce coin d’Islande !).
    Cela dit, pour en revenir au sujet, la prochaine fois que je vais au supermarché, je prends mon code civil. Juste des fois qu’il y ait quelques bouteilles que j’ai envie de goûter ! (:D

    SimonB
    Participant

    Avec des rouges un peu charpentés, le Bethmale peut rendre pas mal aussi ! J’en avais parlé avec la propriétaire des Coteaux d’Engraviès (Ariège) qui m’avait confirmé le bel accord de terroir. Faut dire, certains Betmales peuvent se rapprocher du Saint Nectaire !

    SimonB
    Participant

    Ce week end, j’étais dans le coin de Saumur, j’en ai donc profité pour passer au Château de Villeneuve. Complète découverte pour moi, je ne connaissais pas le domaine que j’ai choisi grâce aux commentaires LPV et après un passage sur leur site internet.

    Le soleil est au rendez-vous à l’arrivée, mettant particulièrement en valeur le beau château, ses vignes et sa petite parcelle de vignes arrachées et remplacées temporairement par une prairie fleurie très agréable ! Le lieu est vraiment très sympa et, avant de déguster, il est pour le moins agréable de se trouver dans un cadre aussi propice à la détente.
    Je n’avais malheureusement pas pris de rendez-vous, ne sachant pas vraiment quand je pourrais passer. Florence et Jean-Pierre Chevallier étant partis ce week-end, c’est la mère de Jean-Pierre Chevallier, qui s’occupait il y a quelque années du contact avec le public, qui nous a donc accueilli. Pas de visite dans les vignes ou dans les chais, mais une bonne heure de dégustation (gratuite mais suivie d’achat, pour faire lien avec le débat en cours 😉 ) !

    Sacré accueil d’ailleurs ! Les discussions ont pas mal porté autour de la récente conversion en bio du domaine (pour Mme Chevallier, qui ne gère plus directement l’affaire donc, avant tout un choix commercial dirigé par les très nombreuses demandes des clients potentiels), de l’évolution du foncier local, de la possibilité pour le domaine de s’orienter vers la GD et de l’éventuelle reprise du domaine à la suite de son fils (non sans humour, elle a souligné la possible nécessité de devoir vendre aux Chinois !). Un caractère bien trempé, ayant une vision intéressante de l’évolution du métier du fait de sa capacité à le mettre en perspective avec les différentes générations.

    Nous avons pu goûter toute la gamme déjà embouteillée et proposée à la vente, exception faite du Côteaux Saumurois, dont un seul millésime a été produit, plus ou moins de manière forcée d’après ce que j’ai compris, en 2003. Toutes les bouteilles étaient déjà ouvertes (je ne saurai dire depuis combien de temps, mais il nous a été dit qu’il y avait quand même pas mal de passage) et à température idéale.

    CR: Château de Villeneuve – Saumur 2014
    Le nez est très agréable, avec de jolis fruits jaunes. En bouche, l’attaque est clairement sur l’amertume avant de s’adoucir tranquilement pour laisser place aux arômes. Un vin léger, assez tranchant et agréable, déjà bien buvable pour qui apprécie cette attaque basée sur l’amertume (ma compagne a beaucoup aimé !).

    CR: Château de Villeneuve – Saumur Champigny 2012
    On retrouve dans ce rouge l’attaque sur l’amertume qui caractérisait le blanc. C’est un petit peu trop pour moi, mais, encore ma compagne aime beaucoup. Le fruité se développe ensuite joliment, le tout étant soutenu par des tanins assez sensibles.

    CR: Château de Villeneuve – Saumur Champigny 2013
    Le vin est plus léger et plus porté sur le fruit. L’amertume qui caractérisait le précédent a presque totalement disparu. En revanche, il y a moins de strucure, on est plus sur le petit plaisir immédiat. En l’état, j’ai préféré. Pas ma compagne (c’est super pour les repas, des goûts si différents !) !

    CR: Clos de la Bienboire – Saumur Champigny 2014
    La mise bouteille est là assez récente. Et, en effet, on est vraiment avec un vin qui est sur le fruité de la jeunesse. C’est vraiment un appel à la gourmandise, à la légèreté, un vrai vin de copains avec une super buvabilité ! J’ai beaucoup aimé !

    On passe ensuite vraiment aux choses sérieuses avec CR: Vieilles Vignes – Saumur Champigny 2011
    Waouh ! Beau nez ! Une très belle concentration, de la complexité, on est face à un vin assez envoutant ! En bouche, un fruit bien marqué et structuré par des tanins présents mais déjà fondus. La finale se fait sentir quelques belles secondes. Déjà très bon, il va vieillir avec un grand bonheur. Pour 12,50€, un rapport Q/P assez exceptionnel ! Mme Chevallier nous confirme effectivement que tous les collègues de son fils le prient d’augmenter le prix de cette cuvée, ce qu’elle semble désaprouver !

    CR: Le Grand Clos – Saumur Champigny 2011
    Le nez est assez proche du précédent, avec toutefois une concentration encore plus importante sans que celle-ci ne devienne trop forte. En bouche, la structure est très belle. Mais c’est surtout pour la finale que la différence se fait nettement sentir ! Quelle belle longueur ! Un vrai délice à laisser vieillir pour plus de complexité, quoique déjà bien buvable, à mon goût. Le rapport Q/P, à 22€, me semble toutefois moins favorable que pour les Vieilles Vignes quoique restant tout de même très très largement acceptable !

    Enfin, nous terminons avec CR: Les Cormiers – Saumur 2013
    Un très beau nez, très riche et complexe, mèlant avec plaisir les fleurs blanches et les fruits jaunes. Mais c’est surtout en bouche que la différence avec le premier blanc se fait sentir : là où ce dernier était plutôt tranchant, on a ici une belle rondeur, j’irais même jusqu’à dire un gras fort agréable qui nape toute la bouche. La longueur est également bonne. Malgré ce que j’ai déjà pu goûter en Loire en 2013 et ce qui m’a été dit (y compris à ce domaine) sur les difficultés de ce millésime, c’est là un très beau vin qui ne me semble pas du tout en avoir souffert ! Mais je n’ai aucun recul sur le domaine, alors…

    Bref, une très belle découverte que ce qui semble être une valeur sûre à Saumur, au vu des différents commentaires ci-dessus. J’ai notamment été très agréablement surpris par les Saumur Champigny, j’étais assez peu familier de l’appellation, ayant eu jusqu’ici plutôt des mauvaises surprises avec des vins trop tanniques et végétaux. Point de celà ici, mais un fruité bien développé, des tanins structurants bien intégrés et un élevage pas trop marqué. Un plaisir !

    SimonB
    Participant

    CR: Chateau Haut-Blanville – Les Muses 2009

    J’avais demandé à la cave où j’étais passé une bouteille sudiste mais pas trop marquée par les tanins. C’est bel et bien ce qui a été proposé ! Je découvre donc le domaine que je ne connaissais pas même de nom.
    Le vin est en effet chaleureux, rond en bouche et ne présente aucune astringence tannique. Les fruits noirs ressortent agréablement, accompagnés de notes un peu poivrées, mais j’ai malheureusement trouvé la finale trop marquée par le bois. Un verre, ça va, après, ça commence à devenir un peu écoeurant. Loin d’être désagréable dans l’ensemble, mais dommage que cet élevage soit si marqué !

    SimonB
    Participant

    A noter que le concept est également adopté par pas mal de cavistes/bars à vin à Paris (et sans doute ailleurs) : vins vendus au prix cave sur place, avec simplement parfois (ça dépend des lieux) un droit de bouchon sur les cuvées les moins chères. Mais après, ça reste en général dans un cadre de restauration pure, et donc d’accords, assez limité : ça ne va pas beaucoup plus loin que les traditionnelles planches !

    SimonB
    Participant

    CR: Christian Venier – Cheverny – Les Carteries 2014

    La bouteille a été assez chaudement recommandée par la caviste pour accompagner tout un repas, avec notamment en entrée (idée chipée sur blog d’EricB ) des nems pintade-lard-champignons avec réduction de pamplemousse et en plat un saumon cuit à l’étouffé au Lapsang Souchong, chantilly au citron (avec un riz lait de coco-cardamome).

    J’avais un peu peur de la jeunesse, mais finalement tout s’est très bien passé ! On est en effet face à une robe assez claire qui marque cette jeunesse. Au nez, qui joue sur la finesse plus que sur l’exubérance, les agrumes dominent (notamment le pamplemousse, hourra !) soutenus par une jolie pointe de fleurs blanches. La bouche n’est pas non plus d’une puissance folle, mais a tout de même suffisamment de caractère pour ne pas être ennuyeuse. Un petite acidité vient apporter de la fraicheur, mais l’équilibre est surtout basé sur une légère amertume qui va de pair avec les arômes de pamplemousse pré-cités. La finale reste sur cette fraiche amertume très pure.

    Un joli vin, simple mais rafraichissant et ravissant. Mais surtout un bel accord. Les arômes de pamplemousse de l’entrée ont super bien marché ensemble, et, avec le plat, là encore l’accord d’agrumes a été d’une belle logique et surtout, la fraicheur de la finale et la légère amertume sont venus très agréablement contrebalancer la fumée prononcée du saumon.

    SimonB
    Participant

    La question n’est pas de boire La Tâche ou de ne pas la boire. La question est de savoir si on considère que seuls les GCC peuvent être de grands vins et qu’ils le sont automatiquement ou si on est capable, par curiosité, d’aller hors de ses sentiers de sécurité et de préjugés et de tenter des vins autres (je parle des GCC, mais ça vaut pour d’autres types de vin, hein !) en se disant que, peut-être, ça peut donner des vins au moins aussi grands.

    SimonB
    Participant

    Ricco écrivait:
    ——————————————————-
    > François Audouze écrivait:
    > ————————————————–
    > —–
    > >
    > > Regarder (et posséder) un Van Gogh vaut
    > > aujourd’hui cent mille fois plus (en termes
    > > financiers) que de regarder une croûte peinte
    > par
    > > un peintre du dimanche sur les bords de Marne.
    > > Rien ne me permet de dire que Van Gogh n’est
    > pas
    > > cent mille fois plus beau qu’une croûte. Car si
    > > pour certains c’est le cas, c’est leur droit de
    > > dire que regarder tel tableau est
    > > incommensurablement plus valorisant.
    > >
    >
    > Il y a quand même une sacrée différence entre
    > mettre 10000 euros dans un vin et 100 millions
    > dans un tableau, c’est que une fois que tu as bu
    > la bouteille, les 10000 euros se sont envolés
    > alors que l’argent qui a servi à acheter le
    > tableau a juste été converti et pourra être
    > récupéré en revendant le tableau.

    La sacré différence tient surtout de la reproductibilité de l’oeuvre, plus que d’une question de valeur intrinsèque. Une oeuvre d’art vendue à ce prix là est par définition unique et irreproductible (ce qui, au passage, démontre toute l’absurdité de vendre du Warhol à des prix faramineux, mais on s’éloigne du sujet).

    SimonB
    Participant

    Nemo73 écrivait:
    ——————————————————-
    > [i]allez il est 17h c’est parti pour un Lapsang
    > Souchong![/i]
    >
    > Si l’absence joue son rôle, c’est bien parti ! 😀

    Mais c’est juste qu’il est dépendant à la dégustation sous toutes ses formes plutôt qu’au seul alcool !
    Cela dit, je suis à peu près dans le même cas… Quand j’ai envie d’un verre de vin seul en plein milieu d’après-midi, poussé par des commentaires élogieux sur LPV, je me rabats souvent sur un bon thé fin.

    SimonB
    Participant

    Autant je suis assez d’accord avec l’idée que le plaisir, et a fortiori le plaisir de type esthétique (aussi large de sens que le mot puisse être) est quasi inquantifiable, autant j’ai du mal à comprendre ceci :
    [quote= »François Audouze »]
    sur le marché des vins facilement renouvelables, le critère qualité / prix joue. Sur des expériences hors du commun, on n’est dans la logique du coût de l’expérience, lié à la rareté.
    [/quote]

    La rareté rend l’expérience meilleure ? :S
    Plus attendue, certes. Exceptionnelle, pourquoi pas. Mais intrinsèquement meilleure ? J’ai du mal à concevoir comment.

    Que la rareté influe sur le prix, c’est au fond logique. Que la rareté rende le vin meilleur, ça par contre, je ne capte pas !

    SimonB
    Participant

    Si je suis bien le raisonnement de Luc (et qui est totalement logique, quoique déconnecté de la réalité du marché, illogique et passionné), c’est que le vin à 10 000€ n’est bien entendu pas 100 fois meilleur que le vin à 100€, qui lui-même n’est pas forcément 10 fois meilleur que le vin à 10€.

    Tout le problème vient après de la quantifiabilité de la qualité (ouch) !

    Si à ça on ajoute la rareté du produit et l’image qu’il peut avoir en tant que marqueur social auprès de personnes qui ont une notion de l’argent (ou des priorités) pour le moins différente du consommateur lambda, on obtient un beau sujet de débat sans fin sur LPV 😀 !

    EDIT : doublé par Kamal !

    SimonB
    Participant

    Mais est-ce qu’il ne peut pas y avoir un certain plaisir à, enfin, boire un vin « attendu » (que ce soit pour x ou y raison, depuis le vin acheté pour une occasion particulière jusqu’au vin dont on entend parler depuis des lustres et qu’on a enfin pu se procurer) ? Dans ce cas, l’étiquette (là aussi, quelle qu’elle soit) joue nécessairement un rôle dans le plaisir (et éventuellement l’angoisse) de l’ouverture !

    En fait, ce serait ça le buveur d’étiquette : celui qui achète ou boît un vin parce qu’a priori, il en attend quelque chose de particulier (tout cela reste bien vague, mais volontairement). Bref, tout amateur de vin. A moins de jeter les dés sur je-ne-sais-quel agrégateur ultime de tous les vins du monde et de sélectionner au hasard les achats !

    SimonB
    Participant

    CR: Domaine les Maisons Rouges – Coteaux du Loir, Garance 2013

    La robe est d’un rouge très léger, légèrement tuilé. Le vin est légèrement trouble, mais rien d’alarmant.
    Au nez, on retrouve cette légèreté : un peu de groseille, ce que j’interprète comme du noyau de cerise (??), un peu d’épices poivrés également.
    La bouche est dans la lignée, nous ne sommes pas sur un vin opulent, loin s’en faut. Au contraire, c’est la légèreté qui domine, sans que l’on tombe dans le fluet. Une petite acidité vient donner un peu de vivacité. Le fruité reste bien présent en rétro. La finale se fait surtout sur une note amère, un peu trop à mon goût.
    Bref, un vin agréable, facile à boire, léger. Il a été très bien pour accompagner un apéro dinatoire varié sans chichis et sans recherche d’accord particulier.

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