Etienne BADOT

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  • Etienne BADOT
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    Les meilleurs d’entre eux tirent plus sur le vin blanc que sur le rosé fruité/clairet.

    Eh oui ! C’est bien le problème des rosés actuellement ! Il faudrait pour bien faire des photos pour mieux juger.
    Ceci dit, même sans photos, pour moi qui suis amateur de rosés (et qui déteste les machins pâlots qui tirent sur le blanc), tes commentaires de dégustation sont utiles  !

    Etienne BADOT
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    Heureusement, à côté des discours des puritains qui rêvent de bannir le vin, nous avons Taylor Swift ?:

    Et si Taylor Swift était en fait la plus grande influenceuse vin de la planète ? – La Revue du vin de France (larvf.com)

    Etienne BADOT
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    Il y a peu, j’ai acheté du saumon gravlax.
    Je ne savais trop quel vin boire avec cela mais j’avais une bouteille d’aquavit qu’on m’avait offerte et  qui traînait dans ma cave parce que cet alcool ne m’avait jamais fait forte impression et que je ne savais trop quoi en faire.
    J’ai eu l’idée de servir cet aquavit très frais sur mon saumon gravlax et je me suis aperçu que cet accord aquavit / gravlax était en fait excellent.

    Ceci dit, étant avant tout un amateur de vin, je vais évidemment essayer prochainement le gravlax avec du vin et je pense notamment à un bon riesling bien sec.

    Etienne BADOT
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    Trouvé chez Mercadona lors d’un séjour en Espagne à Torrevieja :
    CR: Valdesalud Rosado Cigales 2023 – Bodegas Sinforiano
    Un joli rosé qui a encore une couleur de rosé. Nez de fruits rouges (fraises – framboises).En bouche, le vin est souple avec de la fraîcheur et du fruité (on retrouve les fraises et les framboises). Assemblage de Verdejo, Tempranillo et Albillo, ce vin est agréable mais plutôt léger; ce n’est pas un rosé de repas mais il conviendra très bien à l’apéritif (avec quelque tapas ?) ou alors comme vin de soif. Sans se ruiner aucunement : il coûte seulement 2,60 € !

    Autre belle découverte chez Mercadona :
    CR: Pata Negra – Valdepenas reserva – Tempranillo 2018 – Bodegas Los Llanos.
    Nez de fruits confiturés. En bouche, on retrouve la confiture de fruits noirs; le vin a de l’ampleur et du corps, sans être cependant lourd ni alcooleux (il ne fait que 13%). Les tanins sont bien fondus, l’acidité n’est aucunement dérangeante, c’est un vin parfaitement équilibré. C’est sans conteste un (très) bon vin.Le rapport qualité/prix est époustouflant : 2,75 € !
    C’est bien simple : je n’ai jamais bu un aussi bon vin à un prix aussi bas !

    C’est le genre de vin qu’on vous servirait dans la restauration en multipliant sans vergogne son prix par 10 ou 12 et tous ceux qui ne connaissent pas son prix de vente s’extasieraient sans doute sur la qualité de ce vin : « Quel vin agréable! Et le restaurateur ne le vend pas cher ! »

    Comment cette bodega parvient-elle à faire un aussi bon vin à ce prix dérisoire alors que certains producteurs nous vendent des entrées de gamme qui coûtent 3 ou 4 fois plus cher et qui ne valent pas tripette? Il faudra qu’on m’explique…

    Je ne sais pas si ces deux vins peuvent se trouver chez nous. Je n’ai rien trouvé pour le rosé; par contre, on peut trouver le rouge chez Carrefour (d’autres millésimes du moins) et sur divers sites Internet; on passe alors la barre des 5 € mais cela reste un bon rapport qualité/prix.

    Etienne BADOT
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    Il fut un temps où des zozos avaient imaginé de fertiliser les vignes champenoises avec les déchets ménagers parisiens : Le champagne pousse sur du plastique. Les déchets urbains enrichissent ou stabilisent le sol.Une pratique à risques. – Libération (liberation.fr)
    Evidemment, déclarer qu’un champagne a des arômes de pierres précieuses, cela en jette plus que de dire qu’il a des arômes de polyéthylène ou de polychlorure de vinyle ! ?

    Etienne BADOT
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    Hegel n’avait quand même pas l’air réjoui d’un buveur de vin :
     Ainsi, pour les frères Goncourt, «après la bière on ferait un traité sur Hegel», tandis qu’une flûte de champagne nous fait carrément «monter à l’assaut»! ?

    Etienne BADOT
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    Ce n’est pas un mauvais choix non plus, surtout le Muscadet. Mais on pourrait imaginer aussi un riesling sec allemand ou encore un sherry fino ou un manzanilla… 

    Etienne BADOT
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    Il est amusant de constater que le vin de Chablis, qui naît avec les pieds dans des coquilles d’huîtres fossiles, est tout spécialement conseillé pour accompagner les huîtres!
    Et c’est un accord qui est connu depuis bien longtemps : comme le disait déjà le poète Eustache Deschamps au XIVème siècle : 
    [b] »Avec des huîtres
    Que le chablis est excellent.
    Je donnerai fortune et titres
    Pour m’enivrer de ce vin blanc
    Avec des huîtres. »[/b]
     

    Etienne BADOT
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    La bière à la mode Jurassic Park !

    Vous vous rappelez, dans Jurassic Park, l’ADN de dinosaure trouvé dans des moustiques fossilisés dans de l’ambre ?
    Eh bien ! C’est complètement fou mais ici, on a fait la même chose avec de la levure : 
    Comment « Jurassic Park » a influencé des scientifiques fous brasseurs de bière (vice.com)
    Amber Ale : brasser de la bière à partir d’une levure vieille de 45 millions d’années | CÂBLÉ (www-wired-com.translate.goog)

    Les articles ne sont pas récents (2016 et 2009) mais je ne sais pas si cette info avait déjà été publiée sur LPV.

    Etienne BADOT
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    L’endroit me semble bien choisi : le domaine de Naxhelet se trouve au pied de la colline de Vinalmont, dont le nom vient du latin « vinalem montem », le mont aux vignes. Selon les cartes de Ferraris (1770-1778), il y avait en effet des vignes à cet endroit à l’époque. 

    Etienne BADOT
    Participant

    Ils avaient soif ! 

    Connaissez-vous la ville de Huy ?
    C’est une petite cité le long de la Meuse entre Namur et Liège, où la viticulture fut autrefois florissante. Il y avait encore des vignes à Huy au début du XXème siècle. Le dernier vigneron professionnel hutois a cessé son exploitation en 1946. Toutefois, la viticulture a repris timidement dans les années 60 et depuis, plusieurs particuliers ont replanté de petits vignobles.

    Les Hutois étaient autrefois de sacrés buveurs! J’extrais les lignes qui suivent du livre « Huy jadis » de René Dubois (1927).
    Les quantités sont exprimées en aimes, qui était en province de Liège, un tonneau de 172 litres. Pour la facilité des lecteurs, j’ai converti les aimes en hectolitres dans le texte qui suit :
    « Voici une pièce qui nous renseigne particulièrement bien et qui indique mieux encore combien l’usage du vin était répandu : les tonneaux encavés par les communautés religieuses et les membres du clergé échappant à l’impôt, on les renseignait à part et c’est grâce à cette circonstance que nous possédons les données qui suivent. En 1624, il est constaté que les couvents et religieux ci-après ont reçu :
    St-Quirin, 129 hl ;
    St-Victor, 87,72 hl ;
    les Dames Blanches, 91,16 hl ;
    Ste-Aldegonde, 56,76 hl ;
    le Neufmoustier, 82,56 hl ;
    les Croisiers, 103,20 hl ;
    le refuge d’Alne,  56,76 hl ;
    celui de Marche-les-Dames, 43 hl ;
    le curé de St-Germain, 17,2 hl ;
    celui de St-Hilaire, 25,8 hl ;
    celui de de St-Pierre, 22,36 hl;
    le doyen de la Collégiale, 25,8 hl;
    les tréfonciers et les chanoines, 82,56 hl ;
    le chantre 13,76 hl,  
    ce qui, avec les chiffres moins élevés de divers autres religieux, forme un total de 571 aimes soit 982,12 hectolitres.
    Cela permettait de « chopiner théologalement », comme disait le curé de Meudon.  

    Les laïques, assurément, faisaient preuve d’une capacité plus grande encore pour humer le piot.
    La consommation normale d’une famille nous est d’ailleurs connue : en effet, lors de la nomination à certains emplois conférés par le Conseil, il est souvent stipulé que le candidat choisi sera exempté de l’impôt sur le vin du pays à concurrence de sa consomption, comme on disait alors, fixée, par exemple, pour le receveur des Malades (quartier de Huy) à 2064 litres par an. Si donc on admettait pour un fonctionnaire modeste une consommation de 172 litre de briolet (nom du vin local) par mois, soit plus de cinq litres et demi par jour, on est fixé sur les libations de nos pères. »

    Etienne BADOT
    Participant

    Eh ! C’est de la triche : on ne leur a pas fait boire du vin; on leur a fait avaler des pilules ! 
    Pour être correct, France Bleu aurait dû titrer : « Santé : le  resvératrol ne guérit pas l’arthrose! » 

    Etienne BADOT
    Participant

    Imitations

    Quand Mumm imite ses propres champagnes pour produire du Sekt : Assortiment (mumm-co.de)
    Produit évidemment bas de gamme: j’ai vu un de ces trucs proposés en promo à 3,33 € la bouteille de 75 cl chez Kaufland!

    Etienne BADOT
    Participant

    [quote= »agitateur post=1234924 userid=4031″]
    [quote= »DemiLune post=1234920 userid=22257″]Pourquoi vous ne trouverez pas de vin suisse chez le caviste
    theconversation.com

     [/quote]
    Les vins Belges et luxembourgeois sont assez pareillement introuvables en physique en France. [/quote]
    Ce n’est pas vraiment étonnant : Les vignobles belges et luxembourgeois sont petits et tant en Belgique qu’au Luxembourg, on produit bien moins que ce qu’on consomme. C’est d’ailleurs la même chose pour la Suisse : la production est bien insuffisante  pour répondre à la demande. Cela n’incite guère à l’exportation.

    Etienne BADOT
    Participant

    Ils sont fous, ces Québécois !

    Cela ressemble à du vin rouge, cela en a la couleur mais… ce n’est pas du vin rouge :
    Aronia – Vin d’érable de Millebois (boiteavins.com)

    C’est en fait du sirop d’érable fermenté avec du jus d’aronia ! Comme quoi on peut produire du « vin » avec pas mal de choses ! ?
     

    Etienne BADOT
    Participant

    [quote= »JoeLeCocker post=1234663 userid=24901″]

    Mais dans le monde du vin, la curiosité a un prix, parfois très élevé. Sans compter les heures de recherches nécessaires et parfois (souvent) non concluantes pour trouver les bonnes bouteilles dans l’espoir qu’elles satisferont ce que l’on recherche. Certains aiment y passer des heures et trouver leur Graal après la 200ème déception, mais d’autres ne peuvent pas se permettre ce luxe. 

    [/quote]
    C’est l’évidence même ! 
    Avant, j’avais plus de budget mais moins de temps. Maintenant, en tant que retraité, c’est l’inverse : j’ai du temps à perdre comme je veux et je peux passer des heures à chercher. Mais le budget est évidemment un budget de retraité !
    J’essaie autant que possible de me rendre aux diverses foires aux vins et portes ouvertes, où l’on peut goûter beaucoup pour un prix modique. C’est souvent intéressant.
    Mais à mon grand dam, mes deux cavistes préférés (Ils habitaient à moins de 5 km de chez moi et avaient de bons vins !) ont tous les deux fermé boutique il y a peu : l’un a changé d’activité et l’autre a pris sa pension!
    Bref, rien n’est jamais simple ! ?

    Etienne BADOT
    Participant

    Beaucoup de messages intéressants depuis la dernière fois que j’ai visité cette discussion ! 

    Bien sûr qu’il ne faut pas être un exclusif du Pinot ! Et je plussoie l’avis d’Agitateur qui propose de s’intéresser au Sangiovese !
    Et il y a d’autres cépages intéressants; je pense notamment au Blaufränkisch (spécialement ceux du Burgenland) ou encore au Noir de Drăgășani, un petit Roumain qui promet… 

    Je partage entièrement l’avis d’Hyllos lorsqu’il dit que : « Il faut bien être lucide, les gens boivent moins parce que les prix sont trop élevés. » Et apparemment, beaucoup de gens de la filière vin ne l’ont toujours pas compris. 

    Question prix, je rejoins à peu près les divers avis exprimés : la plupart des vins que j’achète se situent sous les 20 €. Quand je trouve un bon rapport prix/plaisir dans les 10 – 15 €, je suis preneur ! Et si j’en trouve un sous les 10 €, je suis évidemment preneur aussi ! Mettre plus, je le fais aussi mais pour des vins spéciaux : si par exemple je veux un Malvasia delle Lipari ou un Vin de glace du Québec, je sais que forcément, cela ne se trouvera pas en dessous de 20 € ! 

    Bref, il faut chercher, encore et toujours chercher ! Mais c’est cela qui est amusant. Et on peut faire de belles découvertes !

    Etienne BADOT
    Participant

    Bonjour,

    Joe, il y a déjà une discussion qui a été lancée sur le Pinot noir hors Bourgogne, où tu pourrais, je pense, trouver divers éléments de réponse à ta question : 
    Où trouver une alternative en pinot noir hors Bourgogne ? – Page 18 – La Passion du Vin

    Pour ma part, j’ajouterais sans hésitation à ta liste de pays (Slovénie – Allemagne – Autriche – Hongrie) la Roumanie, où l’on peut aussi trouver de bons Pinots noirs (même s’il est moins planté que le Cabernet et le Merlot) et ensuite, hors d’Europe, la Tasmanie.

    Etienne BADOT
    Participant

    Tu as raison, Hyllos. Fort heureusement, il existe encore des rosés bien colorés, qui n’ont pas peur d’afficher leurs couleurs.
    Et effectivement, j’ai déjà pu trouver l’ou l’autre rosé pâle valable.
    Il il y a aussi de bons vins qui ont toujours été naturellement pâles, comme par exemple les Gris-de-Toul (j’aime bien ceux de chez Lelièvre). Paradoxalement, certains vins actuels vendus comme rosés sont encore plus pâles que les gris toulois !

    Ce qui est le plus saisissant, c’est quand on passe dans la GD devant le rayon des rosés : la couleur générale quasi uniforme tend vers le pelure d’oignon ou même encore plus pâle. Quelle différence avec ce qu’on trouvait dans ces rayons il y a une vingtaine d’années !

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