PhR

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  • PhR
    Participant

    Me souviens être passé au domaine, voilà quelques années…
    C’était en août, pendant mes vacances. Je faisais une sorte de chasse aux échantillons de Vins de Provence blancs et rouges pour un club d’amateurs.

    Endroit plein de charme, comme souvent dans le secteur… et grosses berlines très souvent immatriculées outre-Rhin…

    Nous n’avions eu droit qu’à une bouteille du vin de pays blanc, même après avoir proposé d’acheter les échantillons…

    C’est drôle! Il y a toujours des petites choses qui restent en travers… des papilles!… ;-(

    Mais, peu de monde y parlait français ce jour-là…

    PhR

    PS: non, non, je ne fais pas une crise de vin100ite!…

    PhR
    Participant

    Oui, oui, Eric! Certains de ces noms sont sur mes tablettes!… 😉
    Je dois essayer de les rencontrer dans les prochaines semaines…

    Et notamment ceux qui vont composer la deuxième nouvelle vague : Cyrille Le Moing (à Martigné), Jean-Christophe Garnier (à St Lambert) et Claude Pichard (pour ses rouges, à Ambillou-Château).

    Cordialement,

    PhR

    PS: en plus il y a la « pré-nouvelle-vague » qui est toujours là et bien là!… Eric Morgat, Damien Laureau, par exemple! 😉

    PhR
    Participant

    Anjou blanc – Noëls de Montbenault – 2002 :

    Belle robe dorée. Le vin est presque « huileux »!
    Nez exprimant des notes minérales, puis florales (plus nuancées) avec une belle intensité. Notes de fruits murs à l’aération, puis de fuits secs.
    Le vin ampli la bouche. Belle presistance soutenue par la pointe d’acidité qui vient « réveiller » les papilles au bout de quelques secondes!
    Sensation de fraîcheur en rétro.
    Le vin n’est en rien marqué par l’élevage, mais il offre un caractère « bourguignon » qui a de quoi épater!
    D’un remarquable niveau que l’on peut servir sans la moindre crainte en même temps qu’un Meursault (par exemple) de bonne origine!

    Servi avec un bar grillé, puis un Comté Petite 30 mois!…

    PhR

    PhR
    Participant

    Le tennis?!… Y’a des français(e)s qui pratiquent ce sport?…

    (aie aie aie, je vais me prendre un scud, là!…)

    Aah!.. Je croyais qu’il n’y avait que des Belges et des Suisses!… ;-))

    En tout cas, ce soir, Anjou Noël de Montbenault de Richard Leroy 2002 avec bar au fenouil!…

    Où elle est ma terrasse iodée?…

    Amicalement,

    PhR

    PhR
    Participant

    Hello 2tone!

    Effectivement, il y a au moins deux vendéens sur LPV!…
    Fais-moi signe au moment de ton séjour, je t’emmène chez Thierry Michon (à 20 mn de Jard)! No problem!

    Sinon, tu peux aussi faire un détour, un peu plus long, par St Jean de Monts et le célèbre Chai Carlina, haut lieu où les passionnés se rendent en foule lors des LPViades!…:!)-D

    Cordialement!

    PhR

    PhR
    Participant

    Bonjour,

    Petit message amical post-LPViades de Philippe DELESVAUX :

    [i]Bonjour,

    Je suis bien rentré de ma petite virée vendéenne et je vous remercie pour l’organisation de cette matinée.
    J’ai toujours un grand plaisir à rencontrer des amateurs de vins et pouvoir partager notre passion commune:
    le plaisir de la découverte et de la dégustation.

    Je lis avec intérêt les divers commentaires sur votre sîte, mais ne souhaite pas communiquer directement.

    Je vais quand même éclairer quelques points.

    Pourquoi ne pas avoir présenter une verticale de SGN?

    Les SGN représentent une part variable mais toujours faible de ma production entre 5 et 30% selon les millesimes.
    Dans cette cuvée, ne rentrent que des raisins atteints par la pourriture noble.
    Il est toujours aisé de ne présenter que les « top cuvées », mais à mon sens c’est sur les cuvées qui représentent
    l’essentiel de la production que l’on doit juger un domaine.

    J’ai préféré faire une présentation des diférentes facettes du chenin en fonction des maturités, pour que vous puissiez
    sentir l’importance du tri de vendange.
    La différence entre un vin avec passerillage (surmaturation naturelle sur souche dans mon cas) et un autre avec Botrytis( SGN)
    est le résultat de la réflexion du vigneron sur le millesime, la vendange et la potentiel d’évolution de celle ci.

    Chaque trie de vendange donne un vin différent, qui a un usage différent et une évolution dans le temps tout aussi différent

    Pourquoi pas de 2001 et 2002?

    C’est tout simple, ces deux millesimes ne sont plus à la vente car il ne m’en reste plus….. même mon stock personnel est au plus bas (24 bouteilles de chaque).
    2001 était une belle année avec un botrytis très présent pendant les vendanges .(98/100 sur le Wine Spectator; coup de coeur sur le Guide hachette des vins, 5 étoiles sur la RVF))
    Au contraire, 2002, année très sèche, n’a développé que peu de pourriture noble: résultat seulement 1200 bouteilles de SGN produites, et une note de 99/100 sur le Wine Spectator.
    Il n’est pas étonnant que les stocks soient si bas……

    Et le SGN 1999?

    Avis aux amateurs, j’ai encore quelques bouteilles en cave pour eux….
    Un conseil, sortez vos verres du carton, lavez les,essuyez les avec un torchon propre… cela évite parfois des faux goûts…..

    Allez, bonne rigolade quand même, et merci à tous les participants, pour leur présence et leurs commentaires qui demandent beaucoup de disponibilité.

    J’espère que l’on aura l’occasion de se revoir, avec un autre programme…..

    Bien Cordialement
    Philippe Delesvaux

    [/i]

    PhR
    Participant

    CR: Château Potensac 1990

    Bu hier soir sur un rôti de boeuf accompagné de bonnottes de Noirmoutier 😉

    Rouge profond, à peine un reflet orangé sur le bord du disque!

    Nez évoquant les fruits compotés, cerises, pruneau, puis s’ouvrant sur des impressions évoquant le clafouti, le far!… Une touche de feuille morte humide… façon sol forestier.

    Le fruit se retrouve en bouche, mais ce qui frappe, c’est la rondeur et la souplesse. Les tannins sont parfaitement gommés, ce que l’on peut demander, sans doute, à un vin lorsqu’il a évolué patiemment, pour peu qu’il ait la matière homogène voulue au départ.

    Pas cher à l’époque, comme le souligne Luc, en plus, l’étiquette se décole toute seule!… Ma bouteille de la semaine!…

    PhR

    PhR
    Participant

    Ca avait l’air bien aussi les Lucéiades!… ;-))

    PhR

    PhR
    Participant

    Olivier,

    Il manquait 2001, 2002 aussi, mais l’idée de cette dégustation n’était pas d’organiser une verticale des SGN, même si je l’avais suggéré, au départ, au vigneron!…

    Le principe, si tant est qu’il en ait un, de la dégustation du dimanche matin des LPViades, c’est surtout d’y convier un vigneron du Layon, voire de Touraine, pour une sorte d’hommage au chenin dans ce qu’il propose de meilleur. Il me semble que pour qu’il adhère un tant soit peu à ce que nous proposons, nous devons aussi lui laisser la bride sur le cou…

    Mais, il n’y a pas de pré-sélection ou toute autre forme de choix en amont!

    Cordialement,

    PhR

    PhR
    Participant

    Il m’en reste!.. Et si on le regoûtait le mois prochain?… 😉

    PhR

    PhR
    Participant

    Pas si fréquent de déguster cette série, quasiment intégrale, des SGN de Philippe Delesvaux! Merci encore à lui de sa contribution à un tel baisser de rideau des LPViades 2005. On ne pouvait rêver plus beau dessert, comme le souligne Olif!…

    C’est, à mon sens, un des plus beaux domaines du moment dans la région!… Ce n’est pas vraiment nouveau, mais la qualité et la variété de l’expression de tous ces vins n’ont d’égale que la beauté des robes lumineuses et pures. On peut considérer que le domaine est en cours de conversion bio et un des chevaux de bataille du vigneron est la non-chaptalisation, ce qui est parfaitement évident lorsque l’on sait qu’il est membre fondateur de Sapros!

    Philippe Delesvaux est un travailleur, perfectionniste à ses heures, notamment pour quelques aspects essentiels de la vie d’un vigneron : s’attacher à vendre la majeure partie des vins produits (ça parait évident, mais certains ne l’ont-ils pas oublié?…), promouvoir ce qu’il fait en s’appuyant sur les résultats déjà obtenus (à l’export notamment) et veiller, en étant sensible, à l’idée que se font de ses vins les gens qui les dégustent… 😉

    Réagissant vigoureusement naguère, il dit lui-même être plus tempéré aujourd’hui, mais ne se compte pas que des amis dans le milieu!… Il évoque aisément quelques anecdotes savoureuses, qui lui permettent aussi de relativiser certains avis.

    A noter que vous pouvez aisément le trouver au domaine, qui n’a rien de tapageur! La Corniche Angevine mérite le détour et notamment le point de vue sur la Loire. Faites un détour par l’Anjou de St Aubin!… 😉

    Coteaux-du-Layon-St Aubin 2004:
    Or intense éclatant. Un joli nez exprimant une certaine pureté, avec des notes de fruits blancs. Beaucoup de fraîcheur et une fine douceur minérale offrant une légèreté gourmande. Apprécions de le boire dès maintenant!…

    Coteaux-du-Layon-St Aubin – Clos de la Guiberderie 2003:
    De l’or soutenu, brillant, éclatant.
    Un nez sur le confit avec des notes florales. La bouche est toute de douceur et d’équilibre. C’est mûr et en même temps, absolument aucune lourdeur. L’acidité souligne la fraîcheur.

    Coteaux-du-Layon-St Aubin – Clos du Pavillon 1998:
    Vieil or brillant. Le nez est explosif et exprime toute la minéralité du sol carbonifère! Très original, peut-être déroutant pour certains. La bouche est droite, minérale, mûre. La persistance se fait sur des notes de pierres, associées à des notes de confit, de miel et de fruits secs. Un Layon qui sort des sentiers battus!

    Coteaux-du-Layon Grains Nobles 1999:
    Or foncé brillant. Nez intense sur un botrytis omniprésent. La bouche s’allonge et son volume propose des arômes d’agrumes confits. Un équilibre intense, sans lourdeur.

    Coteaux-du-Layon Grains Nobles 2003:
    Or foncé. Une petite pointe iodée qui suggère le minéral! L’acidité vient à la rescousse d’une force grasse et volumineuse. Ca pourrait devenir superbe!…

    Coteaux-du-Layon Grains Nobles 1997:
    Or brillant soutenu, façon caramélisé!… Nez explosif et intense! Beaucoup de liqueur admirablement équilibrée par une acidité soutenue. C’est fondu et bigrement séducteur. Longueur impressionnante!

    Coteaux-du-Layon Carbonifera 1997:
    Or caramélisé toujours brillant! Attention! On entre dans la quatrième dimension, à moins que ce ne soit la cinquième, ou plus!… 😉 Le vigneron précise qu’il voit ce vin dans l’esprit d’un Trockenbeerenauslese allemand ou autrichien. Seulement produite en 1997. Nez d’une indiscutable pureté sur une dominante fruits secs. Liqueur miellée imposante et intense. Enorme! Et hors normes!… C’était prévu!

    Coteaux-du-Layon Anthologie 1997:
    Or ambré brillant. Nez complexe et confit, sur les fruits secs, figues, puis abricots secs. Là aussi, la liqueur s’associe à une minéralité remarquable. Intense, long, long… Une sorte de moment de grâce, que l’on aimerait partager plus largement encore!

    Petite précision au passage : Philippe Delesvaux goûte le plaisir de faire découvrir ces deux cuvées d’exception, mais il ne considère pas le moins du monde qu’il s’agit là de la quintessence des Layons. Il n’en fait pas un objectif et ne pense pas que cela puisse être une piste à suivre, nécessairement. A apprécier en tant que rareté, façon moment de méditation ou…

    Mais, où est ma peau de bête?… ;-))

    PhR

    PhR
    Participant

    Farpaitement doc!… 😉

    PhR
    Participant

    Zbat,

    Merci de ce point de vue! Nous ne nous prendrons pas la tête sous prétexte que tu nous fais part d’une sorte de perplexité…

    Je pense que tu admettras fort bien à quel point il peut être différent d’évaluer en les comparant l’As de Mas Conscience et un Reflets 2001 de Villard et de se livrer à une sorte de « jeu dangereux » en proposant à nos papilles, pas forcément très expertes, dix-huit vins en moins de deux heures!…

    A supposer qu’il soit raisonnable, au passage de comparer stricto sensu un vin 100% syrah du Rhône et du Languedoc dans deux millésimes différents, si c’est bien le cas!

    Il est vrai que nous n’appuyons pas sur l’identification des arômes… Accessoirement, nous parlons d’une certaine complexité aromatique, au-delà d’une dominante cassis. Rappelons encore qu’il s’agissait du 17è vin de la série!… Et que certains semblaient s’attacher à trouver la Petite Sibérie… coute que coute!… 😉

    Dans une telle dégustation, il y a finalement pas mal de paramètres perturbateurs!… En tout cas, si à l’avenir, tu as la possibilité de te joindre à nous dans une telle occasion, tu seras le bienvenu!… ;-))

    Cordialement,

    PhR

    PhR
    Participant

    Parmi les vins appréciés à table, il y avait aussi un Clos du Papillon 1999, de chez Baumard, servi simultanément avec la Petite Arvine de Gérald Besse.

    PhR

    PS: décidement, ces tickets d’Ecomarché!… 😉

    PhR
    Participant

    Soyons clair ! Le Languedoc Off des LPViades 2005 n’était pas, à proprement parlé, réservé aux « non-sélectionnés » du Top !

    Disposant de ces vins, il nous a semblé évident de tous les présenter dans une dégustation fleuve, un rien festive et apéritive et même si l’homogénéité n’était pas la règle de base de départ, notamment du fait de la variété des millésimes.

    Nous ne nous attendions pas à un consensus, du fait notamment des discussions que certains flacons ont engendrées en court de dégustation, mais pourtant, la plupart des mêmes vins apparaissaient, au final, dans les choix des uns et des autres !…

    Pourtant, certains sont « foncièrement » différents sur le papier, mais, finalement, un vin réussi, qu’il soit monocépage ou issu d’un assemblage plus traditionnel, dans le sens de certains décrets d’appellation, ressort, le plus souvent, dans une sélection telle que celle-là.

    Pour l’occasion, j’apporte quelques précisions à propos de ces cuvées, lorsque j’en dispose.

    1-Domaine Alquier – Les Premières – 2000 – Faugères :
    Carmin profond. Le nez présente d’emblée des notes animales ( ?). La bouche est dominée par une acidité marquée et, pour le moins, omniprésente ! *(*)

    2-Château Puech-Haut – Le Clos du Pic 1999 :
    Syrah, carignan, grenache. Coteaux exposés nord, sol argilo-calcaire et marnes.
    Rouge profond opaque. Le nez exprime un boisé assez fin, mais largement dominant. Attaque assez veloutée. De la souplesse et une longueur finement soulignée par l’élevage. Une expression un peu diffuse… Le vin a-t-il de la réserve ou son apogée derrière lui ?!… Perplexité au programme… **(*)

    3-Domaine La Madura – Grand Vin 2000 – St Chinian :
    Mourvèdre 54%, syrah 33%, grenache 9%, carignan 4%. Sol argilo-calcaire et schistes pour une partie du grenache.
    Rouge profond, reflets violacés. Nez assez fermé, sur la réserve. Une légère pointe de volatile laisse entrevoir des notes épicées. Attaque assez fraîche, puis les tannins déboulent façon cavalerie ! La fin est un peu alcooleuse et souligne la puissance du vin, qui souffre peut-être d’un manque de cohérence, que l’on peut estimé passager… A revoir. **(*)

    4-Château Grès St Paul – Syrhus 2000 :
    100% syrah. Terroir villafranchien (galets roulés).
    Rouge sombre. Le nez est net, sur les fruits mûrs, avec, immédiatement, une sensation de fraîcheur emballante ! La bouche est fondue et révèle des notes finement acidulées de cerise burlat. C’est gourmand, plein de fraîcheur, séducteur en diable ! De plus, le vin s’exprime longuement et la palette aromatique est très belle. De la finesse et surtout une digestibilité remarquable. Un vin qui donne envie de le boire ! Chassons la soif !… ****(*)

    5-Mas des Brousses 2001 – Coteaux-du-Languedoc :
    50%grenache et 50% syrah. Terroir argilo-gravelo-calcaire, exposition sud-sud-ouest.
    Rouge profond. Un nez dédié à la cerise mûre, très nette ! Attaque plutôt fraîche. Le vin est desservi par une homogénéité en retrait à ce stade. Une petite pointe ou acide/amère se succèdent en fin, qui ne permet pas une expression aromatique potentielle, mais monocorde pour l’instant. ***

    6-Plan de l’Om – Roucan 2001- Coteaux-du-Languedoc :
    Syrah, grenache, carignan. Terroir de schistes, galets roulés, grès.
    Rouge carmin. Un expression aromatique sur un boisé fin, élégant. En bouche, un beau fruité, gourmand et suave. Très belle rétro de confiture de mûres plutôt tonique ! Un volume tout en élégance. La finesse est au rendez-vous. Belle bouteille ! ***(*)

    7-L’Esprit du Haut-Lirou 2001 – Pic St Loup :
    75% syrah et 25% grenache. Terroir de calcaire dur.
    Rouge sombre. Nez un peu diffus, manquant de précision, avec une très légère pointe végétale et des notes de fruits à l’alcool. En bouche, l’acidité se montre assez marquée et fait craindre un déficit de maturité ( ?). Termine un peu court, sur des notes un peu chaudes…**

    8-Domaine d’Aupilhac – Montpeyroux 2001 :
    Mourvèdre 30%, syrah 25%, carignan 25%, grenache 16%, cinsault 4%. Sols de marnes bleues.
    Rouge profond. Pas d’explosion au nez, mais des notes élégantes et variées, tout en nuances. Bouche assez intense. Un caractère certain, du point de vue de la matière, mais une expression un peu en retrait qui laisse la place à une petite pointe de tannins fermes en fin. Tendance à une certaine neutralité, pourtant ce vin ne peut cacher un potentiel évident. Et s’il fallait l’oublier un peu ?… ***(*)

    9-Château St Martin de la Garrigue 2001 – Coteaux-du-Languedoc :
    Rouge profond. Un nez de fruits très mûrs, façon baies écrasées, genre belle maturité. Beaucoup de présence en bouche. Les tannins sont omniprésents, mais en rien asséchants. Ils côtoient une acidité assez marquée, qui semble leur répondre ! Une matière soutenue et de caractère, même si la rétro est un peu raide. ***(*)

    10-Domaine les Grandes Costes-Cuvée Les Grandes Costes 2001-Coteaux-du-Languedoc :
    Syrah 70%, grenache 25%, carignan 5%. Terroir argilo-calcaire caillouteux.
    Rouge profond. Nez assez exubérant de fruits noirs, cassis, myrtille. Attaque fraîche sur cette expression fruitée. La bouche est acidulée, mais sans dérive extravagante et montre même une légèreté assez pointue, mais nette et sans ambiguïté. Seule, la rétro exprimant une pointe d’amertume végétale, façon bourgeon de cassis, surprend quelque peu. Mais, là encore, un vin qui donne envie de le boire ! ***(*)

    11-Château de Crès Ricard – Cuvée Stécia 2002-Coteaux-du-Languedoc :
    Rouge profond, reflets violacés. Fruits frais, cassis, myrtille là aussi. La bouche est élégante et ferme. Beau vin persistant, sur un bel équilibre. Séducteur, mais beaucoup de cohérence aromatique et de structure. Belle réussite ! ***(*)

    12- Terre Inconnue – Léonie 2002 :
    100% carignan – Terroir villafranchien
    Rouge profond. Une pointe de gaz qui déroute au premier abord ! Le nez voit une pointe iodée s’entrechoquer avec un fruit profond et des notes épicées. La bouche est d’une belle densité. La persistance aide à démontrer la qualité de la matière. Grosse bouteille ! ****

    13-La Sauvageonne – Pica Broca 2002-Coteaux-du-Languedoc :
    Syrah et grenache sur grès schisteux. Carignan sur schiste.
    Rouge profond. Une belle finesse fruitée, sur la nuance. En bouche, les tannins sont assez soutenus et dominent. Manque d’homogénéité et d’ampleur. Une cuvée un peu en retrait, mais qui ne se veut pas forcément exubérante. Plutôt réussie sur cette base là ! **(*)

    14-Mas Lumen – La Sylve 2002 – Coteaux-du-Languedoc :
    50% syrah (2/3 cuve et 1/3 fûts neufs), 33% grenache (50% cuve et 50% fûts neufs), 17% cinsault ( 100% fûts d’un vin).
    Rouge profond. Belle finesse intense de fruits mûrs au nez. La bouche montre des notes poivrées pleines de charme. Fin et persistant. Des tannins soyeux, veloutés. Dans un registre alliant puissance et élégance. Une belle réussite ! ****

    15-Terre Inconnue – Los Abuelos 2002 :
    100% grenache.
    Rouge carmin. Nez assez discret, tout en nuance. Une pointe de volatile… En bouche, une expression hors norme ! Acidité fruitée assez marquée, mais apportant une dose de fraîcheur indéniable. Belle persistance ! ****(*)

    16-Domaine du Clos Roca 2003 :
    Premier millésime du domaine ! Cuvée AOC, à priori, carignan, syrah, mourvèdre et grenache. On trouve aussi de l’alicante, du cabernet et du merlot sur le domaine. Sols diversifiés et caillouteux de types calcaire et argilo-calcaire avec galets roulés, basaltique et argilo-silicieux.
    Rouge profond, reflets violacés. Nez surprenant sur des notes florales qui évoquent les pivoines ! Puis, une nette expression de fruits secs, figues… Attaque assez fraîche. Tannins soutenus, mais l’équilibre est notoire dans un registre puissant. Une sacrée perf pour une première ! ****

    17-Mas Conscience – L’As 2003 :
    Syrah, grenache, soupçon de carignan. Parcelles en coteaux, situées sur des éboulis de cailloutis calcaires d’origine cryoclastique d’une épaisseur d’une dizaine de mètres constituant le glacis du Piémont.
    Rouge profond, reflets violacés. Un très beau nez de cassis d’abord, fin, intense, qui dévoile, petit à petit une plus grande complexité. Ample, intense. La bouche est ferme et dense. Quelle bouteille ! *****

    18-La Petite Sibérie 2003 – Cotes-du-Roussillon-Villages :
    100% grenache. Socle argilo-calcaire, coulée de schistes et mica-schistes rouge-noirâtre, à teneur en fer exceptionnelle. La parcelle est traversée plus de 200 jours par an par un vent glacial venu du nord-ouest !
    Rouge façon encre violacée ! Nez assez discret, exprimant de la finesse, droit, sur les fruits noirs. Bouche d’une belle intensité, marquée par un équilibre acide/amère en devenir. Puissance ample et ferme. Quel potentiel ! ****(*)

    PhR
    Participant

    Pour info, les prix apparaissant au tarif 2003 de la Maison Jadot :

    – Bourgogne blanc 1999 : 8,40
    – Auxey-Duresses 1998 : 14
    – Puligny Perrières 2000 : 46,55
    – Chassagne Morgeot Duc de Magenta 1998 : 44,80
    – Beaune Grèves 1997 : 42
    – Corton-Charlemagne 1999 : 77

    – Côte-de-Nuits Vaucrain 1998 : 14
    – Savigny Dominode 1999 : 19,95
    – Beaune Clos des Couchereaux 1999 : 22,40
    – Volnay Clos de la Barre1999 : 30,80
    – Chambolle Baudes 1997 (1er cru les Feusselottes): 42,35
    – Bonnes Mares 1998 : ? (pour info, le Clos de la Roche Grand Cru 1998 apparait à 61,60)

    PhR

    PhR
    Participant

    Un petit rappel en guise de correctif pour commencer : le thème annoncé n’était pas « Le Top du Languedoc », mais « Le Languedoc au top ! », ce qui n’a pas forcément le même sens !… 😉

    Rappelons également que cette sélection a été faite sur la base d’une liste, plus large, dressée par Jérôme, à laquelle nous avons adjoint quelques outsiders dégustés lors de journées consacrées au Languedoc, cet hiver, à Nantes.

    Pour moi, qui découvre petit à petit les « stars » de la région, il m’arrive d’avoir du mal à évacuer l’idée que LR regorge de vins charmeurs, sensuels, en clair, séducteurs. Et donc, je m’attache à ne pas me laisser emporter par mes sens, ou par mes impressions premières, comme je pourrais le faire aussi avec quelques syrahs outre-mer, par exmple!…

    Ces vins sont souvent des vins qui demandent une bonne concentration lors de la dégustation, sinon, il arrive clairement que l’on passe à côté ! C’est sans doute le cas le plus souvent, me direz-vous, pour la plupart des vins que nous dégustons ponctuellement, mais les vins du Languedoc-Roussillon méritent mieux qu’un survol distrait.

    Attention ! Je ne suis pas en train de sous-entendre que les Languedoc sont des blondes siliconées ou bodybuildées !… D’ailleurs, si nous organisions un remake d’Alerte à Malibu sur la plage de St Jean de Monts, d’abord cela ne serait qu’un remake et, à propos de concentration, j’en connais qui priviligeraient aisément les concours de tea-shirts mouillés !…

    Trêve de galéjades, passons aux notes de dégustation :

    1-Château La Voulte-Gasparets Cuvée Romain Pauc 2001 :

    Rouge profond, légers reflets tuilés sur les bords du disque. Le nez propose des notes boisées assez soutenues. L’attaque est assez fraîche et l’impression est renforcée par une acidité assez présente. Assez bonne persistance, mais la fin de bouche laisse apparaître des notes d’évolution peut-être anticipées, qui le rende un peu diffus. **

    2-Mas de Daumas Gassac 2001 :

    Rouge rubis profond. Le nez est assez agréable, avec une dominante boisée somme toute assez discrète. La bouche est d’abord assez souple, mais le boisé se montre, à la longue, légèrement asséchant. La persistance se révèle assez sévère, austère, mais cela ne semble pas pour autant rédhibitoire… Hum… **(*)

    3-La Sauvageonne Puech de Glen 2001 :

    Un des outsiders. Rouge profond. Nez finement boisé sur des fruits mûrs, élégants. Attaque souple et ronde, puis la bouche se montre dans un registre puissance, mais l’équilibre est d’ores et déjà au rendez-vous ! Plutôt une belle réussite qui ne demande qu’à confirmer ! Si vous croisez son chemin, n’hésitez pas ! ****

    4-Mas Julien 2001 :

    Rouge carmin profond. Le nez est assez intense sur les fruits murs. Puis, des notes épicées se montrent assez diffuses, au point de soupçonner un défaut… L’attaque est assez souple, mais ça se complique très vite en bouche, avec une nette dominante tannique qui assèche petit à petit les papilles. Bigre !… Pas à son mieux ! Quelle sera son évolution ?… A revoir ! **(*)

    5-Borie de Maurel Cuvée Sylla 2001 :

    Rouge assez profond. Le nez se révèle tout de suite assez complexe et plutôt fin, malgré des notes de pointes d’asperges d’abord, puis une évolution olive, tapenade… assez charmeuse. Bouche plutôt souple et ronde, montrant ensuite de la puissance et du caractère, sans chaleur ni raideur déplacées. Son expression aromatique riche et intense suggère une homogénéité en devenir. Ce vin semble avoir un beau potentiel ! ****… dans un autre registre que La Sauvageonne.

    6-Domaine Léon Barral Cuvée Jadis 2001 :

    Rouge assez profond. Nez intense, aux arômes nuancés sur les baies noires diverses et variées. La bouche est ronde, gourmande. Une rétro cacaotée en diable !… Le carafage semble le servir parfaitement. Une belle réussite qui n’est, décidément, jamais décevante ! Jolie bouteille ! ****

    7-Domaine du Gravillas Lo Vièlh 2001 :

    Rouge assez profond. Très légers reflets d’évolution. Le premier nez se montre assez diffus… Mais, tout le registre aromatique se révèle sur la finesse et la nuance. La bouche offre un bel équilibre, assez enrobée. Les tannins sont fins, veloutés et harmonieux. Pourtant, je le perçois au final, comme montrant un léger déficit d’expression… Moins explosif, moins charmeur… Serais-je en train de céder aux sirènes ?…***(*)

    8-Clos des Fées 2001 :

    Rouge profond. Nez puissant sur le boisé, fin et de qualité. Des notes épicées se profilent. L’attaque révèle tout de suite une belle puissance fruitée, homogène, pleine. Bel équilibre potentiel sur la puissance d’une belle maturité et d’une belle concentration. Un vin très présent, avec une fermeté non feinte. ****(*)

    9-Borie La Vitarèle Les Schistes 2002 :

    Rouge profond. Un nez un peu monocorde, sur les fruits mûrs. La bouche se montre à l’image de l’attaque, tout en souplesse et rondeur. Mais, le tout est d’un bel équilibre, tendre et plutôt flatteur, sans le plus de complexité et d’ampleur qui pourraient l’amener au niveau des meilleurs. Faut-il attendre une année de plus ?… Ou goûter aussi l’autre cuvée du domaine, Le Crès, souvent citée.***

    10-Domaine Bertrand-Bergé Cuvée Jean Sirven 2002 :

    Rouge profond. Beau nez finement boisé, vanillé, intense, offrant une belle pureté. Un grand velours fruité, mûr, qui montre une homogénéité superbe ! C’est fondu et dense à la fois. Souplesse et élégance. Le vin est droit et fin. Très belle bouteille ! On en redemande… ou on l’avale !…*****

    11-Terre Inconnue Sylvie 2002 :

    Rouge profond. Le nez est plutôt dans la nuance à ce stade et la bouche percute les premières impressions en montrant concentration et puissance. Pas de faille évidente dans cet équilibre puissant et intense. Par rapport aux autres 2002, c’est le potentiel du vin qui est sa force. ****

    12-Prieuré de St Jean de Bébian 1998 :

    Rouge assez profond. Un nez sur les baies noires, le cassis assez net et franc. La bouche montre assez vite des notes évoluées et surtout des tannins assez soutenus et un peu sévères. Sans doute un peu pénalisé après les trois 2002… Ne mérite sans doute pas d’être condamné ! Tous les 1998 ont-ils évolué ainsi ?…***

    Mes préférés du jour : Bertrand-Bergé d’une courte tête devant Clos des Fées et un trio dans un mouchoir : Borie de Maurel, Barral et Terre Inconnue. Puis La Sauvageonne.

    PhR

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    Participant

    Si on pouvait les avoir pour les LPViades……..2006… ce serait parfait!…

    ;-)))

    PhR

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    Participant

    En présence du vigneron de St Aubin de Luigné, une série à sensations!

    1- Coteaux du Layon-St Aubin 2004
    2- Coteaux du Layon-St Aubin Clos du Pavillon 1998
    3- Coteaux du Layon-St Aubin Clos de la Guiberderie 2003
    4- Coteaux du Layon Sélection de Grains Nobles 1999
    5- Coteaux du Layon Sélection de Grains Nobles 2003
    6- Coteaux du Layon Sélection de Grains Nobles 1997
    7- Coteaux du Layon Carboniféra 1997
    8- Coteaux du Layon Anthologie 1997

    J’en salive!… 😉

    PhR

    PhR
    Participant

    La terrasse du Chai Carlina a retrouvé son « calme »…

    La lumière du jour, le vent d’est nous poussent presque jusqu’à la plage. D’ailleurs, Eliane a chaussé ses lunettes de soleil et s’accorde quelques heures avant de reprendre la route, cap au nord-est! Vent de face, il faudra peut-être tirer des bords!…

    Certains ont déjà regagné leur base… d’autres n’en ont encore que pour quelques heures!

    Doc, tu aurais du rester… les Layons SGN étaient…….
    Mais, c’est promis, l’an prochain, on te trouvera un petit carnet à spirale pour noter tous ces vins venus d’ailleurs qui se succèdent pendant trois jours.

    D’aucuns se prennent à rêver de vivre plus près des frontières de l’Est, dans l’espoir de goûter, certains jours, ces fromages de nos montagnes, ou ceux qui franchissent les frontières si allègrement!…

    Merci à tous ceux qui sont venus se joindre à nous, à notre envie de partager les vins, les mets, l’ambiance mer-plage-forêt-soleil au printemps et apprècier comme il se doit ces moments de rencontres amicales et passionnées!… Merci aussi à ceux qui ont contribué à leur bon déroulement, sans pouvoir y participer eux-mêmes et aussi à ceux (les vignerons notamment!) qui, sensibles à notre démarche, nous ont confié quelques flacons, en particulier Philippe Delesvaux, présent ce matin avec nous pour une dégustation… ouaaah!… 😉

    Allez! @+… à St Jean de Monts!…

    PhR

    PS: en 2006, le week-end de l’Ascension, c’est du 25 au 28 mai!… 😉

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