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  • PhR
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    Que voilà un objectif de découverte estivale, is’nt it, Yves?…

    😉

    Amicalement,

    PhR

    PhR
    Participant

    Un peu de cidre, peut-être!… ;-))))

    Sans blague, ça dépend du temps que vous voulez y consacrer!

    La meilleure zone du Muscadet et située sud-est de Nantes : Vallet, Clisson, etc…

    Autrement, on se déplace assez facilement vers l’est, c’est à dire vers Nantes et la vallée de la Loire, vers Angers et donc l’Anjou, Savennières, etc…

    Sinon, passez le Pont de St Nazaire, vers le sud, la Vendée n’est pas très loin! Au nord des Sables d’Olonne, vous trouverez Thierry Michon, à Brem et/ou l’Ile d’Olonne (ce n’est pas une île!… ;-))

    Invariablement, il faudra y consacrer la journée!…

    Cordialement,

    PhR

    PhR
    Participant

    Du côté de Nantes?…

    Sud-Loire?…
    Bretagne Sud?…
    Bords de Loire?…

    La réponse peut-être très différente!.. Merci de préciser.

    Cordialement,

    PhR

    PhR
    Participant

    Ooh, la vache! Pour un peu, on pourrait voir la couleur du parasol d’Yves!…

    😉

    PhR

    PhR
    Participant

    Avé Olifix!

    Note bien que PhRix sera lui aussi sur la Côte de Granit Rose du 14 au 17 juillet!…

    Si tu veux goûter des petites douceurs de la mer, voire les pêcher, fais moi signe!…

    Amicalement… et bonnes vacances!

    PhR

    PhR
    Participant

    Vu à Vinexpo avec JC (celui des Côtes de Francs)!… Perso, il m’a laissé perplexe…

    Amicalement,

    PhR

    PhR
    Participant

    Dernier volet de cette éclectique dégustation, dont voici les disparates notes !… 😉

    – Sicile – Donnafugata – Sedàra – 100% Nero d’Avola 2003 : un très beau rouge profond. Le nez est assez fruité, mais dans un registre un peu monocorde. Belle structure, qui révèle sans doute une recherche d’un bon équilibre.
    – Sicile – Mille e una notté 2002 : une débauche de fruits rouges et d’épices ! Très bel équilibre qui ne manque pas de fraîcheur. Longueur remarquable, les nuances aromatiques se succèdent. Une sélection au top !
    – Passito de Pantelleria – Ben Ryé 2004 : explosion d’arômes, agrumes confits, miel et surtout abricots secs !… Etonnante fraîcheur intense ! Il suggère aussi les figues sèches et les plantes aromatiques. Une douceur un rien exotique que l’on retrouve toujours avec plaisir !…

    Après un court passage sur le stand du Château Rimauresq, dont le « R 2002 » n’est guère convaincant, nous apprécions comme il se doit le pavillon des Côtes de Provence, qui est de ceux qui méritent le détour. Rencontre avec Philippe Riboud, propriétaire de Château Roubine, Cru Classé de Provence :

    – Château Roubine blanc 2004, 60% sémillon, 20% ugni blanc, 20% rolle : agréable et tendre. Souple, au point de manquer d’un poil de gnac !…
    – Cuvée de Bargemon blanc 2003, 100% sémillon : un ensemble plus élancé, plus raffiné, destiné aux repas de poissons et crustacés.
    – Cuvée Philippe Riboud rosé 2004, 90% tibouren, 5% cinsault, 5% grenache : assez joli équilibre fruité, avec un je-ne-sais-quoi d’original !… Le tibouren sans doute !
    – Cuvée Philippe Riboud rouge 2002, 60% syrah, 20% cabernet, 20% grenache : pas un corps phénoménal, mais plutôt tendre et souple. Sur le mode séducteur et enjôleur !

    Nous sommes un peu en villégiature dans le sud !… Voilà Bandol et ce Domaine La Suffrène, dont la Cuvée Les Lauves 2001 nous avait mis sur le c… il y a deux ans !… Aucune hésitation, on y retourne !

    – Bandol – Domaine La Suffrène blanc 2003, 70% clairette, 30% ugni : de la fraîcheur à revendre ! Vif et expressif. La clairette majoritaire tient la baraque, l’acidité soutenue de l’ugni est aussi bien présente.
    – Bandol rouge 2002, 60% mourvèdre + grenache + cinsault + carignan : un assez bon compromis, où le mouvèdre apporte structure et fermeté, mais non dénué de souplesse homogène.
    – Bandol rouge 2001 : belle puissance, tannique et ferme. Un vin solide qui a du potentiel.
    – Bandol rouge 1999 : un vin dans sa plénitude ! Très belle expression aromatique et complexe : un peu de fumé, du laurier, des fleurs, iris, pivoine, puis une évolution vers la fourrure. Puissance et élégance, débordant de charme. On se dit qu’on aimerait en avoir dans sa cave, pour étonner ses amis en ce moment !… Si c’est le cas, n’hésitez pas, à vos tire-bouchon !… Beau vin !
    – Bandol – Cuvée Les Lauves 1998 : très forte proportion de mourvèdre (90-95%). Montre tout le potentiel de cette cuvée : puissance, tannins soyeux, élégance.
    – Bandol – Cuvée Les Lauves 1996 : puissance aromatique explosive. A ce stade, un vin d’une très belle densité, où l’ampleur le dispute à la fermeté et à une très belle tension. Un vignoble que l’on ne peut ignorer !

    Pour partir à la découverte de l’Espagne, petit coup d’œil au Guide de poche. Et pourquoi pas cette bodegas de la DOC Toro ?… Le guide en question souffle un peu le chaud et le froid à propos de la Bodegas Fariña, mais le jeune homme qui nous accueille s’essaie au français !

    – Espagne – Toro – Bodegas Fariña – Colegiata rouge 2004 : c’est le rouge de la gamme de base, issu à 100% de Tinta de Toro. Du fruit et une légère pointe amère un peu nuancée par la puissance. Un manque d’homogénéité, mais c’est peut-être un peu normal…
    – Espagne – Toro – Bodegas Fariña – Gran Colegiata Crianza 1999 : une première cuvée élevée en barriques de chêne américain pendant huit mois, suivi de douze mois en bouteille. Puissance et alcool. Un peu de lourdeur générale.
    – Espagne – Toro – Bodegas Fariña – Gran Colegiata 1999 : la deuxième cuvée élevée pendant la même durée, mais en chêne français, une pointe fruitée assez persistante, mais la bouche finit un peu asséchante.
    – Espagne – Toro – Bodegas Fariña – Gran Colegiata Reserva 1998 : tout en puissance et en force. Un fruit élégant et riche, mais quelle sera l’évolution désormais ?…

    Et c’est là qu’intervient le gag de la journée !…
    Alors même que nous salivions à l’idée de déguster la dernière cuvée – Gran Colegiata « Campus », issue de vignes pré phylloxériques de tinta de toro, élevée pendant quinze mois, pour moitié en barriques de chêne français et pour l’autre partie en chêne américain, je respire un grand coup, me retourne… et me retrouve nez à nez (enfin presque !) avec un clone de Dementieva ou de Sharapova !… Sur le badge, je devine Loussovskaia, ou quelque chose comme ça ! Elle est accompagnée d’une petite demi-douzaine de chevaliers-servants made in Russia et, d’un seul coup, nous n’existons plus pour notre interlocuteur !… Balayé PhR !… Le jeune espagnol redresse sa cravate et devient littéralement muet devant… le décolleté de la jolie blonde. Tout ce petit monde est accompagné d’une traductrice, qui a l’air de bien s’amuser ! J’ai l’impression que personne ne se comprend très bien !… A priori, il y a au moins un représentant d’un importateur moscovite. Au final, tout le monde s’assoie, sauf moi !… J’hésite un instant à partir avec la bouteille de la dite cuvée, mais, le plus jeune toréador m’a à l’œil !… Je récupère les serviettes en papier sur lesquelles il reste des traces des vins dégustés, en fait une jolie collerette, avec laquelle je décore la bouteille en question, comme un mouchoir tâché de rouge à lèvres !… Olé !… Aaah, Vinexpo !…

    Sur ce, quoi de mieux que le Lac de Neuchatel pour retrouver son calme ?…
    Direction la Suisse donc, et notamment le Domaine De Montmollin, sur le stand duquel nous sommes accueillis par père et fille. Petit bonjour au passage à M. et Mme Bovard, de Cully, qui ne manquent de me demander des nouvelles de La Pipette.

    Nous dégustons successivement, avec l’impression que notre bouche est quelque peu fatiguée, un Chasselas 2004, aérien, un Chardonnay 2003, passé en barriques, le bien connu Œil de Perdrix 2004, un rosé issu de pinot noir, puis un rouge 2002, à la jolie rétro acidulée, un autre, du même millésime, passé en barriques, puis, pour finir, un Pinot Gris VT 2003, frais et plein de charme, aux notes de gelée de coing nettes, précises et très agréables.

    Mes pas me conduisent ensuite en Grèce. Je suis content de retrouver le Domaine Skouras, dont les vins du Péloponèse m’avaient sidéré, voilà quelques années ! Impression mitigée au final, avec certaines cuvées qui ne montrent pas l’originalité attendue…

    Au début des années 90, le nombre de cuvées de ce domaine était assez limité. Comme beaucoup de vignobles de cette envergure, la logique économique semble tenir dans une sorte de cocktail expension-volume, donc augmentation des surfaces et des… cuvées ! Pas moins de douze aujourd’hui !… Les cépages autochtones sont toujours présents, mais cinq cuvées mono-cépage sont proposées, issues de chardonnay, de viognier, de cabernet-sauvignon ou de merlot ! Pour le reste :

    – Domaine Skouras – Vin de Pays du Péloponèse – Moscofilero 2004 : mûr et vif, sur des notes fruitées, puis très légèrement résine. Bonne tenue.
    – Cuvée Prestige 2004 : un peu de roditis dans cette cuvée. Frais et léger, mais aussi une belle longueur originale.
    – Cuvée Prestige Rosé 2004 : rose tendre, des fruits rouges et une certaine personnalité (roditis et St George).
    – Cuvée Prestige Rouge 2004 : St George, plus 20% de cabernet-sauvignon. Rouge rubis, beaucoup de souplesse et de fruit.
    – Néméa – St George rouge 2003 : rouge profond, tannins fermes qui le font un peu raide à ce stade.
    – Néméa – Grande Cuvée 2003 (18 mois en barriques de l’Allier !) : sombre, concentré, bouche solide et ferme. Droit et assez long.
    – Megas Oenos rouge 2002 : St George et cabernet-sauvignon (20%), non filtré. Un vin concentré et puissant. Mais l’équilibre s’appuie sur les fruits rouges et un boisé fin et élégant. Belle persistance. Du bel ouvrage !

    Autre passage par l’Espagne (plus calme !), pour découvrir une Denominacion de Origen peu connue et moins médiatique que Rioja, Ribera del Duero et autre Priorat : Almansa et la Bodegas Piqueras :

    – Espagne – Almansa – Bodegas Piqueras – Castillo de Almansa 2004 : issue du cépage garnacha tintorera (ou alicante bouchet), beau nez fruité, bouche agréable et joliment expressive.
    – Espagne – Almansa – Bodegas Piqueras – Collection Marius 2003 : garnacha tintorera et syrah, élevage de trois mois en barriques, beau fruit intense. Bouche dense et ferme.
    – Terra Grande – Reserva 2001 : garnacah tintorera, syrah et monastrell, élevage de douze mois en barriques, boisé élégant au nez. Joli vin ferme et assez tonique, avec une belle cohérence aromatique.
    – Castillo de Almansa – Reserva 2001 : garnacha tintorera, monastrell et 25% de tempranillo, très belle expression, plus classique, avec une dominante aromatique sur les fleurs au parfum puissant, les épices et des notes d’eucalyptus. Belle structure.
    – Castillo de Almansa Seleccion 2000 : garnacha tintorera, tempranillo, nomastrell et syrah, une sélection qui vaut le détour ! Complexité aromatique évidente. Belle puissance ferme, solide, soutenue par un boisé choisi. Belle bouteille, qui nous réconcilie avec la grandeur de l’Espagne !…

    Certains soutiennent que le Portugal est un des pays du Sud de l’Europe qui a le plus gros potentiel. Avant de reprendre une telle affirmation, lançons-nous à la découverte des vins du pays. De façon très sélective pour le moment, tant le vignoble est vaste et varié. Premiers pas au Ribatejo !… Vous connaissez ?… Les rives du Tage en fait. Le guide nous suggère le domaine appelé Casa Cadaval :

    – Portugal – Casa Cadaval – Padre Pedro rouge 2003 : un assez curieux mélange de cabernet sauvignon, castelão, pinot noir et alicante bouchet ! Une bouche assez fruitée et une… tentative de complexité…
    – Padre Pedro Reserva 2003 : fruits rouges mûrs, une touche fumée. Ferme et un peu raide.
    – Herdade de Muge 2002 : un rouge issu de trincadeira et castelão. Un vin puissant, dans un style assez moderne.
    – Pinot Noir 2002 : une bouteille qui se veut bourguignonne-new-age !… Sur la puissance. Tannins présents et denses. Le cépage est présent sur le domaine depuis 1953.
    – Cabernet-Sauvignon 2001 : fruits mûrs, expression de cabernet très classique. Bof !..
    – Merlot 2001 : fruité nuancé, discret. L’alcool est assez présent. Re-bof !…
    – Trincadeira 2003 : issu d’un cépage portugais, le vin montre un très bel équilibre, avec une belle tension et de la fermeté. Beau vin !

    A noter aussi un petit détour par le pavillon Porto et le stand Quinta do Infantado, ainsi que le pavillon Madeira. Deux destinations qui méritent mieux qu’un survol rapide ! Une autre fois, peut-être !…

    PhR

    PhR
    Participant

    Salut Yves!

    Je pense que je vais prendre contact avec Romain Papilloud pour un rendez-vous entre le 22 août et le 4 septembre. En principe, Olif est OK, si son emploi du temps le permet.
    Si tu peux te libérer à la date convenue…

    On en reparle!

    Amicalement,

    PhR

    PhR
    Participant

    Bienvenue en Vendée, Luc!… ;-))

    Pour tout dire, le Bel Canto 2004 est une gourmandise rare!… On t’en garde!…

    Amicalement,

    PhR

    PhR
    Participant

    Suite de nos aventures vinexposiennes, avec un retour sur les vins autrichiens, qui n’ont pour seuls défauts d’être très peu présents en France, mais surtout concentrés aux frontières orientales du pays avec la Tchéquie, la Slovaqiue, la Hongrie et la Slovénie, ce qui n’est pas à la portée du premier habitant de l’Ouest de la France venu !!!…

    Ceci dit, ce n’est pas raisonnable de faire l’impasse sur tous ces vins, à l’image de tous ceux de nos voisins suisses et les dégustations de ces journées nous en apportent la preuve évidente :

    Le premier domaine –Weingut Bründlmeyer – est situé dans le Kamptal, non loin de Vienne, plus précisément dans le Langenlois, le Kamp étant un affluent du Danube. Les cépages vedettes y sont le grüner veltiner et le piesling.

    – Autriche – Weingut Bründlmeyer – Grüner Veltiner Bankett 2004 : sec, frais et friand. Jolie entrée de gamme!
    – Grüner Veltliner – Vieilles vignes 2004: sec, mais avec une jolie ampleur et un plus de persistance.
    – Grüner Veltliner Ried Käferberg 2004 (la Montagne des Coccinelles) : une pointe délicatement poivrée soutenue par beaucoup de fraîcheur. Un plus d’élégance.
    – Grüner Veltliner Ried Lamm 2004 : 50% passés en fûts d’acacia. Très joli vin persistant et tendre. Un caractère qui ne s’exprime pas du tout par le boisé.
    – Grüner Veltliner Ried Käferberg 2003 : joli fruit très frais. Une expression longue et puissante soutenue par de belles notes minérales.
    – Riesling 2004 : acidité soutenue, qui en fait un vin plein de fruit et de fraîcheur. Un vin de plaisir à apprécier dès maintenant.
    – Riesling Heiligenstein 2004 : fruits blancs et notes florales. Pureté élégante et droite.
    – Riesling Heiligenstein Vieilles Vignes 2004 : toute la très belle expression minérale du cru, soulignée par une très belle persistance.
    – Chardonnay 2003 : puissant, déterminé… Semble manquer d’une certaine netteté de définition vis-à-vis des précédents.
    – Muscat SGN 2002 : plus de 200 gr de SR, superbe ! Un volume est une expression minérale très séduisante.
    – Sekt 2002 : bulles et mousse fines et légère. Beurre frais, léger. Sur une finesse séduisante. Il se murmure que c’est l’un des tout meilleurs d’Autriche…

    Ensuite, petit tour d’horizon en compagnie de Marc Moignoux, de Terres de Vins. Une belle sélection de vins d’Autriche et donc la possibilité d’avoir quelques aperçus du Kamptal encore, mais aussi du Burgenland, par exemple :

    – Autriche – Weingut Schloss Gobelsburg – Grüner Veltliner 2004 ( ?) : sur des notes poivrées, épicées du plus bel effet. Jolie structure.
    – Heiligenstein 2004 : minéral et tendu à souhait. Un modèle du genre !
    – Riesling Gobelsburger 2004 : là encore, une tendance minérale marquée et cette fois une touche florale très agréable. Equilibre au top !
    – Grüner Veltliner Lamm 2004 : remarquablement intense et un gras qui vient nuancer une fermeté droite et tout à fait séduisante.
    – Autriche – Burgenland – Weingut Heinrich – St Laurent 2003 : un rouge méconnu en France, assez puissant avec des notes poivrées, épicées, apportant un caractère certain.
    – Pinot Noir 2002, avec une dominante un rien sur l’alcool. Equilibre imparfait.
    – Autriche – Burgenland – Weingout Pittnauer – Blaufränkicsh 2004 : rouge profond, aux reflets cassis. Beaucoup de fruit et une bouche légèrement acidulée.

    – Weingut Heirich – Zweigelt 2003 : dominée par une note assez chaude, mais la température idéale de service est difficile à obtenir !
    – St Laurent 2004 : beaux reflets cassis. Un assez bel ensemble aux nuances fruitées, puis épicées. Assez puissant, mais se montre agréablement persistant. Joli vin !
    – Pannobile 2002 : un rouge que proposent huit vignerons de Golz, si j’ai bien compris ( ?). Puissant, sur des notes torréfiées élégantes. Belle longueur harmonieuse.
    – Gabarinza 2002 : une seule et même parcelle. Grosse puissance explosive !… Un fruit énorme et une complexité qui s’exprime doucement. A glisser à l’aveugle dans certaines dégustations !…

    En complément, petit détour par le stand d’Alois Kracher pour apprécier comme il se doit un Beerenauslese 2002 (113 gr de SR) à l’équilibre assez étonnant, puis un Chardonnay TBA N°9 « Nouvelle Vague » (300 gr de SR) élevé en barriques neuves pendant 22 mois, pour lequel le bois reste discret malgré tout. Miellé, sur les fruits secs, intense et pur. Remarquables !…

    Ces vins autrichiens prenant une tendance « fil rouge » pendant ce salon, nous nous rendons dès le lendemain matin sur le stand de Weingut Erich et Walter Polz. Nous voici en Styrie du sud, à la frontière avec la Slovénie. Encore une belle série, de sauvignons cette fois-ci !…

    Accueil par le jeune œnologue du domaine, Chritian Krampl, qui se débrouille très bien en français et qui est un admirateur de Bourgeois, Mellot, Dagueneau. De plus, il connaît très bien les Grands Crus Classés de Pessac-Léognan. D’ailleurs, un jeune représentant de l’équipe de Malartic-Lagravière va s’étonner en même temps que nous !…

    – E. et W. Polz – Hochgrassnitzberg – Sauvignon 2003 : élevage de dix mois sur lies en foudres. Au nez, la finesse le dispute à l’élégance. Et malgré tout, une bouche joliment structurée !
    – Hochgrassnitzberg – Sauvignon 2002 : expression soulignée par une étonnante pointe saline en fin de bouche. Structure complexe et tendue.
    – Hochgrassnitzberg – Sauvignon 1999 : mur, évolué et intense. Droit et ferme, beaucoup de pureté d’expression. Remarquable !
    – Hochgrassnitzberg Réserve 2002 : 60% de fûts neufs. Nez magnifique de netteté, tout à fait cohérent au regard de la dominante du millésime. Boisé léger et fin. Longueur et rétro imposantes. Ouahou !…
    – Hochgrassnitzberg Réserve 2003 : 80% de fûts neufs. Nez sur un registre délicatement exotique. Le boisé est remarquablement intégré. De nouveau, une rétro à la pointe saline. Très cohérent ; Belle bouteille !
    – Ausbruch 2003, TBA : 95% sauvignon + pinot blanc + chardonay : explosion aromatique et pureté d’expression à la fois. 138 gr de SR. Aucune lourdeur, un vin aérien et séduisant.

    Quitte à s’étonner de l’éclectisme de Vinexpo, petit et nouveau départ vers l’Allemagne et plus particulièrement la vallée de la Moselle, qui recèle quelques merveilles. Nous sommes même en Mittelmosel, à Zeltingen, Wehlen, Graach et Bernkastel. Le domaine Selbach-Oster est également au top du pays :
    – Weingut Selbach-Oster – Zeltinger- Schlossberg – Riesling Qba 2004 : sur un sol de schistes. Une tendance tendu-sec-agréable. Joli vin pour les terrasses estivales!
    – Bernkastelen Badstube – Riesling Spätlese 2004 : sur schistes décomposés. Une touche très aérienne, assez atypique. Du caractère, souligné par une très légère pointe amère/ acide en finale.
    – Zeltinger Schlossberg – Riesling Spätlese 2003 : très jolie rondeur, toujours avec une touche assez caractéristique.
    – Zeltinger Schlossberg – Riesling Kabinett 2004 : léger et tendre. La pointe de CO2 accentue encore la notion de vin de plaisir.
    – Zeltinger Schlossberg – Riesling Spätlese 2004 : belle finesse douce et tendre. Très joli équilibre, appuyé par une persistance élégante.
    – Zeltinger Schlossberg – Riesling Auslese 2004: beaucoup de finesse là aussi. Persistance aérienne superbe !
    – Zeltinger Himmelreich – Riesling Eiswein 2003 : des notes d’agrumes confits. Concentré, tendu. La bouche est superbe, sur les épices fines. Complexité élégante et riche. Grand vin !

    Après toutes ces merveilles, il est temps de rechercher les grands rouges allemands !… Pas si facile que ça !… De grands domaines à Vinexpo, mais, souvent, leurs « cartes de dégustation » prévues pour l’occasion sont proches. Heureusement, au détour du pavillon, August Kesseler est là…

    Rive droite du Rhin, Après Mayence et Wiesbaden, le fleuve tourne vers le nord. Ce superbe coteau, Assmanshäuser Höllenberg a tout pour nous séduire :

    – August Kesseler – Assmanshäuser Höllenberg – Pinot Noir 2003 : joli nez pur sur la cerise fraîche. Très belle expression nette et franche. Aucune lourdeur malgré les 14° affichés !…
    – Rudesheimer Berg Schlossberg – Pinot Noir 2003: 15° à l’affiche!… Expression fruitée, délicate. Belle longueur, sans trace d’amertume, ni alcool. Un corps homogène et franc.

    Difficile d’ignorer les blancs, comme il se doit :

    – Riesling Kabinett trocken 2004 : fraîcheur et netteté là aussi. Très belle pureté de fruit.
    – Riesling Spätlese 2004 – 1530.31 : bouche très équilibrée, qui prolonge la persistance.
    – Riesling Spätlese 2003 : pur et ample. Belle longueur associée à une fraîcheur notoire.

    A bientôt, pour de nouvelles aventures… plus eclectiques!…

    PhR

    PhR
    Participant

    ZH parti très vite du Mercure, puisqu’il était convié au repas/réception qui se déroule tous les deux ans à Chevalier, avec le Domaine Leflaive, Olivier Leflaive, Dagueneau, etc, etc…

    Le Bâtard-Montrachet 2001 du Domaine Leflaive et le SGN de ZH y étaient somptueux… parait-il!…

    PhR

    PhR
    Participant

    Me to!… 😉
    Il est donc en bouteille?!…

    PhR

    PhR
    Participant

    Bertrand,

    On peut bien sur invoquer toutes ces raisons au bien fondé des offs, façon mini-salons.

    Mais, je trouve que ce n’est pas un cadeau pour les vignerons de disposer d’1,50 m de table, de limiter la présentation à deux ou trois vins, le tout dans une ambiance façon canicule!… Je ne suis pas allé à Moulin Pey-Labrie, ni à Belair, mais Sapros, au 7è étage du Mercure de la Cité Mondiale, avec peu de place pour se mouvoir, une chaleur qui pénalise nombre de vins, je n’y vois que l’intérêt pour certains de conforter leurs contacts. Et encore! Un peu en circuit fermé quand même!…

    Quant à convier les bios au sous-sol du même Mercure le lendemain, il ne fallait pas le prendre au second degré!… ;-)))

    Ceci dit, j’ai été enchanté de revoir quelques vignerons que j’aime bien… et quelques passionnés.com aussi!…

    Cordialement,

    PhR

    PhR
    Participant

    Jérôme, Iris,

    Vos avis sont très largement excessifs!…

    Je vais à Vinexpo depuis près de vingt ans et j’admets que l’on puisse avoir ce genre de perception… mais quand on ne prépare pas sa visite et que l’on croit tomber dans une caverne (ou dans une taverne!..) d’Ali Baba.

    Au début, je pratiquais de la sorte et il se trouve que j’ai un peu le même genre de souvenirs qu’Iris, à propos du pavillon italien!… 😉
    Ces premiers contacts se sont d’ailleurs renforcés depuis et même devenus amicaux au point que je vais certainement faire un détour par le Piémont cet été!… On n’est donc bien loin de GlauqueLand, finalement!…

    J’irais plus loin : je pense que c’est une chance pour un amateur de se rendre sur Vinexpo!… Et qui plus est accompagné par un professionnel!…

    Après tout, si ça vous fatigue, faites quelques petits footings dans les semaines qui précèdent!… ;-)))

    Jérôme, tu le sais sans doute, je vais aussi au devant des vignerons, chez eux, lorsqu’ils ont un peu de temps à me consacrer et il faut avouer que parfois, on se demande pourquoi on est venu là!… C’esr rare, certes, mais l’égo de certains souligne parfois l’amertume de leurs vins!… D’autres, charmants, passionnés, délicieux lors des premières visites se révèlent distants, voire pédants, après quelques éloges et succès divers… La nature humaine, me direz-vous!…

    Je ne crois pas être le dernier non plus à tenter de réunir des amis autour de quelques bouteilles, mais est-ce vraiment donner la possibilité aux uns et aux autres de faire les découvertes attendues et de ne pas tourner… éternellement… autour des mêmes flacons?…

    Lors de ce dernier Vinexpo, j’ai rencontré des Allemands (qui m’on obligé à ressortir mon anglais scolaire!), d’autres qui ont fait de multiples efforts pour s’exprimer dans leur français scolaire!… Des Portugais qui ont fait de même… Des Espagnols qui m’ont donné envie de découvrir Bierzo, Amansa et autres régions méconnues… Des Italiens avec qui je me suis remis à… l’italien justement… Des Grecs, surpris que l’on s’intéressent à eux… des Autrichiens qui m’ont mis sur le c.. avec leurs grüner veltiner, sauvignon de Styrie et autres liquoreux et même de charmantes hôtesses (qui ne sont pas rares d’ailleurs!…) qui tentaient de nous présenter le mieux possible, quelques icewines canadiens!…

    Sans oublier, Fabien, qui était très occupé parfois ;-), Seppi Landmann avec qui j’ai parlé du dernier édito de la RVF, Philippe Riboud, avec qui nous avons croisé les doigts (pas le fer, je vous rassure!) pour la candidature de Paris pour les Jeux et quelques clônes de tenniswomen russes qui ne manquent pas d’accompagner les petits groupes d’importateur de leur pays et de vous jeter, presque involontairement, au bas des stands de certains producteurs!… J’en passe et des meilleurs!…

    La vie, quoi!…

    Si Dieu me prête vie, en 2007, je serai à Vinexpo, de l’autre côté de la barrière, peut-être d’ailleurs, mais, ne le répétez pas!…

    Cordialement,

    PhR

    PS: au passage, les « off » fleurissent autour de Vinexpo et là, franchement, il y aurait à redire!… Mais, je devine que tout le monde n’est pas d’accord, tant nous rêvons parfois de ces dégustations de salons!…

    PhR
    Participant

    Nous n’avons jamais été si proches de la rubrique « De la Lune au verre »!…

    PhR

    PhR
    Participant

    Des idées noires, Jérôme?…

    Heureusement qu’il y a de la place pour le pluralisme des idées, des perceptions sur le net!..

    😉

    PhR

    PhR
    Participant

    Vous avez donc décidé, une bonne fois pour toute, qu’un vin de Vendée doit se vendre trois euros six cents?!…

    En tout cas, ça ne vaut pas plus, à vos yeux, à cause d’un bâtiment viticole qui ne pue pas le fric extra-communautaire, comme on en voit parfois dans certaines régions où on vous laisse entendre rapidement que votre modeste berline française fait désordre dans le parking très « deutsch berlineuh »!…

    Finalement, je me demande où est le snobisme franchouillard?…

    Et où est le plaisir, quelque peu malsain, à toujours voir dans les avis des autres des expressions snobs, lobbyistes et autres…

    Mais, la pensée unique est bien présente dans le monde du vin… et même chez les amateurs!… En voici un eparfaite démonstration!… ;-(

    Cordialement… bof!…

    PhR

    PhR
    Participant

    Des chaussures confortables?… C’est certain!…

    Et visiblement aussi des vêtements légers!…

    La clim’ de Vinexpo sera-t-elle à la hauteur pour limiter les effets de la canicule annoncée par la météo française!… Pas moins de 34° à Bordeaux dès dimanche!…. whouaf!…

    Donc, berline avec chauffeur(se) et clim’ intégrée pour circuler sur la rocade bordelaise, piscine dans un horizon restreint pour les pré-soirées off!…

    L’enfer, quoi!…

    Puisque c’est comme ça, je vais peut-être bien y passer un ou deux jours de plus!…

    @+ du côté de Bordeaux-Lac!

    PhR

    PhR
    Participant

    Ali Kant,

    Désolé! J’ai vu ton précédent message, mais je n’ai pas encore pu rencontrer Thierry Michon pour évoquer cette cuvée… que je ne connais pas!

    Mais, depuis 1997, il s’en est passé des choses au Domaine St Nicolas!… Et des cuvées!… 😉

    En vin de table, je ne connais (sauf erreur) que la cuvée « Soleil de Chine », qui est en vin de table, parce que pure chenin et demi-sec, voire moëlleux et donc hors décret d’appellation. Il avait proposé à cette époque-là, me semble-t-il deux cuvées avec des degrés différents (13 et 15?).

    Mais, ce qui m’étonne le plus, c’est que tu aies pu la trouver en GD et à 6 €!…

    Dans quelle région l’as-tu trouvée?

    Ne s’agit-il pas plutôt d’un sec (pointe de CO2?…) qui s’appelle désormais la cuvée Les Clous?…

    J’enquête, promis!

    Cordialement,

    PhR

    PhR
    Participant

    Douze pour moi!… ;-))

    PhR

    PS: C’est qu’il y a intérêt à être vigilent avec ces gars du SO qui se mettent à croire au gamay!…

    😉

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