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- 10 août 2015 à 16h00
- in reply to: Quels Liquoreux, Rive Droite encaver ?
pour ma part, Château Loupiac Gaudiet, incontournable, il jouxte l’église de Loupiac, un des meilleurs au fil des millésimes.
Pat- 10 août 2015 à 16h00
- in reply to: Quels Liquoreux, Rive Droite encaver ?
pour ma part, Château Loupiac Gaudiet, incontournable, il jouxte l’église de Loupiac, un des meilleurs au fil des millésimes.
Pat- 6 juillet 2015 à 17h56
- in reply to: commande groupée – post général
les frais de port sont terribles à gérer quand on est si petit, si seulement je pouvais venir dans cette belle région, mon grand ami Michel Grisard était là juste après Vinexpo et moi qui rêve de revenir le voir chez lui et de pousser chez ces terribles vignerons Suisse au Domaine de Beudon..un jour mais je sors du sujet.Je cherche un moyen « fiable » autre que le transporteur (relais colis ou autre) afin de diminuer et tout ça, pour ne surtout pas augmenter mes tarifs…
merci en tout cas de votre sincère réponse
Pat
- 4 juillet 2015 à 10h20
- in reply to: commande groupée – post général
bonjour,
je ne sais pas où vous avez trouvé ces 1100€, autant donner de bonnes infos.
en ce qui concerne chez moi, il est difficile de comparer avec les autres, je fais à peine entre 70 et 80 envois par an et donc, je ne peux bénéficier de bons tarifs de frais de port. Beaucoup de clients/amis même revendeurs m’ont poussé à augmenter mes tarifs de vente (et pas qu’un peu) ce que je me refuse.A faire de si petits rendements (entre 7 et 21 hl/ha depuis les 5 derniers millésimes) afin d’essayer de donner le meilleur engendre des satisfactions qualitatives mais impose des coûts de revient bien plus important que la pratique courante de la région.
Certaines propriétés peuvent se permettre d’englober de bons tarifs et même de limiter, par de faible volume de départ, des envolées de prix sur les frais de port ou de faire des franco assez bas, mais les tarifs proposés par les transporteurs ne sont pas du tout les mêmes que ceux que je peux avoir, je connais des propriétés où les camions passent tous les jours…
je ne boxe pas dans la même catégorie.
Pour faire l’aller/retour en Savoie, il me faut 300€ minimum, mon franco est à 72 bt car c’est là que je commence à diminuer le coût ramené à la bouteille, j’ai vraiment souhaité essayer de garder un bon tarif de vente départ, je comprends que cela puisse gêner mais comment faire, il nous ait impossible de travailler à perte.
J’ai pas du tout envie de pousser les rendements, donc changer la qualité de mes vins, ma philosophie de travail, j’en perdrai l’amour et l’envie que j’ai à faire ce métier.
Pat
- 2 juillet 2015 à 18h26
- in reply to: Le millésime 2015 à Bordeaux
le premier (dans le coin de mon enfance) a été posé à Loupiac, juste devant chez mon père, ça n’empêche pas la grêle, mais ça écarte les nuages (donc, ça l’envoie ailleurs).
Maintenant dans le médoc, depuis 3 ans, il y en a quelques-uns en plus (surtout suite à ces gros orages juste avant vendange 2011), ça fonctionne mais faut une personne présente pour enclencher le départ.- 2 juillet 2015 à 12h28
- in reply to: Le millésime 2015 à Bordeaux
pour le moment, seul facteur à apprécier (hormis ce beau temps bien sur) c’est que nous gagnons en précocité pour le début des vendanges. D’ici peu, nous serons fermeture de grappes, la date de mi-véraison nous en dira plus.
oui, nous avons le temps encore de perdre beaucoup, 2011 par exemple était là aussi très précoce, vendange débutée le 08 septembre (3 semaines d’avance) mais orage de grêle le 01/09.le millésime s’appréciera quand les raisins seront rentrés
Pat
- 22 juin 2015 à 17h13
- in reply to: Le millésime 2015 à Bordeaux
bonjour à tous,
en effet, le temps est idéal en ce moment, mais seulement en ce moment, Il y a longtemps que tout n’a pas été aussi bien depuis l’hiver pluvieux et le printemps chaud et sec mais la récolte, on la jugera quand elle sera rentrée car nous avons le temps encore de subir des revers irréversibles pour la qualité On peut se satisfaire de ces deux premiers trimestres, mais le troisième va être déterminant
2011 a été chaud et sec aussi, nous avons eu 3 semaines d’avance, ce qui n’est pas très courant, début des premiers coups de ciseaux le 08 septembre pour une date moyenne du 01 octobre chez moi, mais voilà, grêle le 01 septembre, à 8 jours prêt…faut être patient, croyez bien que l’on ne peut qu’apprécier ce temps magnifique, mais rien n’est fait et loin de là..
bonne journée à tousPat
- 31 mai 2015 à 19h21
- in reply to: Château Cornélie
ben c’est juste normal, ton avis est aussi important que tous les autres, pour moi, producteur, c’est comme ça que l’on peut avancer et essayer de comprendre ce qui se passe dans nos chères bouteilles
au plaisir de te revoir
- 31 mai 2015 à 14h30
- in reply to: Château Cornélie
salut à tous,
mais non, l’accord n’était pas une erreur, déjà fait ici et largement facile à boire dessus, mais mon camenbert était lui, jeune, pas trop fait, je laisse les « trop » fait à ma chérie 🙂
Curieux que cette bouteille n’est pas livrée ses arômes, dégusté une hier soir avec 12 personnes et il était comme à son habitude, as-tu à tout hasard ressenti le vin un peu « chaud », des tanins un peu asséchant ressemblant à ceux apportés par du bois pas encore assez fondu se ressentent si la t° est un peu élevé?
Je me doute que tu as regardé l’état du bouchon, rien à signaler sinon, tu l’aurais préciséle calendrier lunaire était pas mal, nœud lunaire jeudi donc, dans la bonne période.
bon, quoi qu’il en soit, c’était ton goût, ça se respecte, comme quoi, c’est jamais parfait, c’est tellement compliqué de comprendre les vins au fur et à mesure de leur vie en bouteille.
Si tu repasses, on en ouvriras une et sur un camembert, non mais, on ne va pas rester sur une petite déception..
merci en tout cas
Pat (pause grande soif terminée, je retourne au mastic..)
- 19 mars 2015 à 2h03
- in reply to: Château Cornélie
bonsoir Aurélien, oui, déjà accessible (enfin, de mon avis de concepteur), faite comme les autres pour être découverte dès sont plus jeune âge et pouvant durer. Après, c’est affaire de goût, bien entendu, cela ne ressemble pas aux vins traditionnels que l’on trouve dans le médoc, d’une, par le type de vinification, de deux, par l’assemblage (76% merlot, 24 de CS).
Vous l’ouvrez, vous goûtez, puis à vous de voir comment faire suivre, attendre un peu en carafe ou direct au repas.
patrick- 15 octobre 2014 à 19h39
- in reply to: Château Sénéjac, Haut-Médoc
pour en avoir bu pas mal (et à la tête pendant 8 ans et demi de cette propriété) de celui-là, ouvre au dernier moment, disons 1h maxi après l’avoir relevé comme tu dis Gildas.
Plusieurs essais et façons de les boire à l’époque, donc une méthode que j’avais vu à ht Brion où j’ai rajouté une cuillère à café (seulement) de vin plus jeune (de Sénéjac bien sur) pour redonner un peu de superbe à ce fruit oublié depuis l’époque. J’avais vu ce vin en vente dans une cave à St Emilion, il en restait plus de 200 dans la cave du Château, je l’avais trouvé surprenant pour son âge, à se demander jusqu’à quand il tiendrait.prends bien soin de ce retraité encore en pleine forme (enfin, j’espère)
Pat
- 19 juin 2014 à 0h11
- in reply to: Château Cornélie
bonsoir Eric et tous les autres
il est trop tôt bien entendu pour envisager quoi que ce soit sur 2014, on peut juste apprécier pour le moment le temps que nous avons surtout en cette période de la fleur. Elle se sera passée dans de bonnes conditions comparé à 2013 même s’il apparaît un peu d’hétérogénéité. Il y a une sortie de grappes intéressante, par contre, on devrait voir si d’ici 8 jours, il y a des dégâts causés par la coulure ou le millerandage, comme je suis largement majoritaire en merlot, c’est le cépage qui y est le plus sensible.
Pour avoir un avis, faut vraiment arriver à la véraison (changement de couleur, début de la maturité) bien que j’ai déjà été touché comme en 2011 par un orage de grêle le 01 septembre pour débuter les vendanges précocément le 10 (donc 3 semaines d’avance).
je croise les doigts, les pieds, les jambes, tout ce que je peux pour espérer ramasser 2014 dans de bonnes conditions..
Patrick- 18 juin 2014 à 0h35
- in reply to: Château Cornélie
bonsoir à tous,
j’ai, je crois, tout essayé pour ramasser mûr et au bon moment, en essayant d’atteindre une vraie maturité. Les raisins avaient un très joli fruit mais les excès d’averses à gros volume que je prenais sur la tête ont délavés les sucres..
jamais les merlots n’ont dépassés 11.5/12° et les cabernets, difficile 9.5 voir 10°.et tout ça avec à peine 5% de botrytis. Il y avait à enlever des baies roses, des baies sèches par le mildiou mais pas tant que ça, quelques baies de pourriture. 0 peine 20/25 hl par ha sur pieds, beaucoup d’herbes mais qui servait à pomper un peu l’eau…
au vue de ce que je rentrais au fur et à mesure, malheureusement, je n’avais qu’une 50 hl (un volume plus petit m’aurait peut-être permis de sauver un peu de merlot mais pas sur) que j’ai remplis durant 40 jours. Jamais je n’avais vu vendanger autant à peine la moitié quand j’étais à Yquem.au final, le raisin a attéri par terre, nous n’avons pas le droit de le laisser sur pieds.
la seule cuve faite est partie à la distillation, bilan financier avec ce 2013: 0
j’espère que c’était la seule année comme ça que j’aurai eu à voir, 40 ans en arrière, je ne me rappelle pas en avoir vu une comme ça.
patrick
- 2 avril 2014 à 2h14
- in reply to: Château Cornélie
Nous arrivons à une époque où habituellement je prépare un courrier relatant les conditions de naissance du dernier millésime encore en barriques, fin Mars/début Avril, on rentre ici en Gironde dans les offres primeurs.
Mais voilà, vous qui avez pu suivre le déroulement de ce millésime 2013, surtout les vendanges et ses incessantes averses incroyables, vous avez pu comprendre que 2013 a été très compliqué.
Compliqué partout ? Je ne me permettrai pas de juger chez les autres, faut gouter pour cela et avoir suivi l’évolution du millésime, à chaque dégustateur de chercher les moyens d’avoir des infos fiables, sincères et réelles….
Le bilan de ce 2013 restera à jamais graver dans ma mémoire de petit vigneron, j’ai encore beaucoup tenté, certains diront joué avec le feu, mais quelques satisfactions seront gravées aussi, la plus belle : très peu de botrytis.
Comme quoi, moi qui découvre (8 ans c’est très court pour bien maitriser) ce monde passionnant du travail « bio », j’ai réellement savouré la résistance au botrytis alors que je n’ai fait (encore une fois) aucun traitement contre ce fléau.
L’herbe a bien joué son rôle aussi pour « pomper » une partie de cette eau tombée, bien sur, cela visuellement n’était pas très joli mais comment faire, je n’ai pas trouvé mieux pour m’aider à emmener mes raisins vers une maturité.
Maturité ? Oui, laquelle ? J’ai vendangé durant 40 jours, incroyable pour des vendanges de raisins rouge, et durant toutes ces journées, le constat était stupéfiant : les raisins étaient délavés. A force de pomper ces excès d’eau suivi de rares moments très chauds (rares sur les durées trop courtes), l’état sanitaire était lui, encore surprenant mais des degrés si faibles alors que les rendements devaient se rapprocher des 20 hl/ha. J’ai fini de ramasser, par bien sur les cabernets sauvignons, le 07 Novembre et difficile de faire mieux et il était très clair que les raisins n’étaient pas au bout de leur maturité rien qu’en voyant les rafles encore bien vertes pour la plupart.
J’irai donc directement au bilan : j’ai très certainement fait des erreurs durant ce millésime si compliqué climatiquement mais j’ai respecté cette philosophie et ce respect du travail Bio, le résultat sur l’état sanitaire a été plus que réussi et j’ai tenu à ne ramasser que des raisins sains. C’est avec beaucoup de sagesse, surtout vis à vis de cet amour du travail bien fait que j’ai pris cette décision
IL N’Y AURA PAS DE CORNELIE 2013, ni de second vin d’ailleurs, rien !!!!
Certains diront (ont déjà dit) que j’agissais comme un Grand Cru, le genre qui a les moyens de « sauter » un millésime (tiens curieux, certains se rappellent quand il s’agit de critiquer que j’ai passé 10 ans à Yquem), je ne le vois pas du tout comme ça, bien au contraire. La (ma) priorité est de faire des vins avant tout que j’aime et je ne me voyais pas cette année chaptaliser mes jus pour remonter de 3° (interdit autant) les CS et de 1° les merlots et proposer des vins à mes clients que je n’apprécie pas moi-même.
Ramasser sans trier, tout assembler, ne pas se poser les bonnes questions, quelques mots techniques qui ne me feraient que renier ma passion, cela n’arrivera jamais.En espérant que 2014 se porte mieux…
Patrick- 2 avril 2014 à 2h14
- in reply to: Château Cornélie
Nous arrivons à une époque où habituellement je prépare un courrier relatant les conditions de naissance du dernier millésime encore en barriques, fin Mars/début Avril, on rentre ici en Gironde dans les offres primeurs.
Mais voilà, vous qui avez pu suivre le déroulement de ce millésime 2013, surtout les vendanges et ses incessantes averses incroyables, vous avez pu comprendre que 2013 a été très compliqué.
Compliqué partout ? Je ne me permettrai pas de juger chez les autres, faut gouter pour cela et avoir suivi l’évolution du millésime, à chaque dégustateur de chercher les moyens d’avoir des infos fiables, sincères et réelles….
Le bilan de ce 2013 restera à jamais graver dans ma mémoire de petit vigneron, j’ai encore beaucoup tenté, certains diront joué avec le feu, mais quelques satisfactions seront gravées aussi, la plus belle : très peu de botrytis.
Comme quoi, moi qui découvre (8 ans c’est très court pour bien maitriser) ce monde passionnant du travail « bio », j’ai réellement savouré la résistance au botrytis alors que je n’ai fait (encore une fois) aucun traitement contre ce fléau.
L’herbe a bien joué son rôle aussi pour « pomper » une partie de cette eau tombée, bien sur, cela visuellement n’était pas très joli mais comment faire, je n’ai pas trouvé mieux pour m’aider à emmener mes raisins vers une maturité.
Maturité ? Oui, laquelle ? J’ai vendangé durant 40 jours, incroyable pour des vendanges de raisins rouge, et durant toutes ces journées, le constat était stupéfiant : les raisins étaient délavés. A force de pomper ces excès d’eau suivi de rares moments très chauds (rares sur les durées trop courtes), l’état sanitaire était lui, encore surprenant mais des degrés si faibles alors que les rendements devaient se rapprocher des 20 hl/ha. J’ai fini de ramasser, par bien sur les cabernets sauvignons, le 07 Novembre et difficile de faire mieux et il était très clair que les raisins n’étaient pas au bout de leur maturité rien qu’en voyant les rafles encore bien vertes pour la plupart.
J’irai donc directement au bilan : j’ai très certainement fait des erreurs durant ce millésime si compliqué climatiquement mais j’ai respecté cette philosophie et ce respect du travail Bio, le résultat sur l’état sanitaire a été plus que réussi et j’ai tenu à ne ramasser que des raisins sains. C’est avec beaucoup de sagesse, surtout vis à vis de cet amour du travail bien fait que j’ai pris cette décision
IL N’Y AURA PAS DE CORNELIE 2013, ni de second vin d’ailleurs, rien !!!!
Certains diront (ont déjà dit) que j’agissais comme un Grand Cru, le genre qui a les moyens de « sauter » un millésime (tiens curieux, certains se rappellent quand il s’agit de critiquer que j’ai passé 10 ans à Yquem), je ne le vois pas du tout comme ça, bien au contraire. La (ma) priorité est de faire des vins avant tout que j’aime et je ne me voyais pas cette année chaptaliser mes jus pour remonter de 3° (interdit autant) les CS et de 1° les merlots et proposer des vins à mes clients que je n’apprécie pas moi-même.
Ramasser sans trier, tout assembler, ne pas se poser les bonnes questions, quelques mots techniques qui ne me feraient que renier ma passion, cela n’arrivera jamais.En espérant que 2014 se porte mieux…
Patrick- 26 octobre 2013 à 16h21
- in reply to: Château Cornélie
bonjour à tous, je fais vite, comme dab, je serai dans les rangs de vigne d’ici demi-heure, et oui, pas pour ramasser les agrafes ni pour préparer la taille mais pour couper du raisin….
certains écoulent leur cuve, moi je vendange encore, ce qui paraît incroyable c’est que ça tient, pas de botrytis, (plus que) encore 2 ha, c’est dément, je donne tout ce que je peux en faisant des vendanges à rallonge, presque 2h à la frontale, du jamais vu chez moi mais que faire, suis seul, aidé un peu par ma chérie qui fait ce qu’elle peut les après-midi.
Jusqu’à quand ça va tenir? impossible à dire, longtemps j’espère, car récolte si rare que ma première cuve n’est pas pleine, gros tri sur les merlots où il y avait des baies roses sans avoir vraiment de coulure, récolte faible comme tous les ans à la base pour essayer de donner une belle concentration mais là, c’est pire que chez mon ancien employeur, à Yquem…
impression de manque de maturité malgré tout, je pense que les raisins ont eu un blocage avec tout ces excès d’eau, j’aurai peut-être une meilleure extraction des polyphénols, faibles en général sur le millésime d’après mon oenologue, les couleurs ne tiennent pas, est-ce que ça sera la cas chez moi? pas sur…
j’ai vraiment beaucoup d’herbes dans ces vignes restantes, des érigérons, ça fait vraiment sale mais à force de me mettre des planches avec des pointes, j’ai plus voulu passer depuis mi août, marre des crevaisons, ça coûte très cher de réparer, suis arrivé à un point pour cette dernière année sur les vignes en fermage où trop c’est trop….mauvaise réputation? ben je m’en fout, regardons le résultat aujourd’hui, certes c’est vraiment pas beau et pas digne mais c’est pas désherbé et ça pompe l’eau en partie en excès….
enfin, ce sera un millésime comme jamais vu en 38 ans à courir dans les vignes, ça ressemble à ce que l’on m’a dit sur l’année de ma naissance, 1965, où si peut on fait du vin…
point positif, on ne va pas nous rabâcher que c’est un millésime exceptionnel, enfin si, en pluie et mauvais temps en tout genre….
bonne journée les amis(es), faut que je trouve quand même un pantalon, donc que je m’habille, il fait si doux qu’en sortant j’avais comme un oubli…. 😀
Pat- 28 septembre 2013 à 14h28
- in reply to: Château Cornélie
2013, dans le style on ne change pas un 13, ça démarre encore comme un 93, 73, « cinquante treize » aussi……
Bon, après un automne de, ben disons, 9 mois, puis un été (de 7 semaines) caniculaire, retour de l’automne dès la fin août…
Les estimations de début de vendanges se situaient vers le 10 octobre, un peu moins pour votre serviteur car ne faisant pas d’antibotrytis, je gagne en précocité juste de quelques jours mais qui peuvent paraître importants.
Donc, une année en demi-teinte où j’ai subi de plein fouet le manque de treso et de ce fait, de bon matériel, surtout de traitement. J’en suis encore à traiter avec un pendillard (qui peut s’avérer performant), qui dès qu’il y a du vent (comme souvent cette année), ne va pas facilement toucher feuillage et grappes. De plus sans puissance d’air, les feuilles ne sont pas bousculées et là où ce n’était pas effeuillé, le produit a eu du mal à percer.
C’est l’inconvénient de choisir de faire des cuivre/soufre, comme les bios, mais surement moins bien qu’eux, je découvre au fil des années, celle-là, je vais m’en souvenir.
Hier, Sandra mon oenologue est passée, très inquiète de voir que dans beaucoup de propriétés, l’état sanitaire se dégrade très rapidement, on a goutté, c’est quand même bon (voir plus), j’aurais voulu attendre quelques jours de plus pour avoir une meilleure maturité phénolique, mais la météo annoncée est catastrophique, pluie aujourd’hui, ça se dégage demain, lundi beau et mardi soir retour de la pluie et pendant 5 jours, de l’eau tombera puis il fera soleil…donc, tout benef pour le botrytis.
Bien sur, j’ai des zones où il y a des dégâts, du genre grappes entières pas mûres et elles ne le seront jamais, beaucoup de baies roses sur des grappes mûres, donc gros tri à faire, ou des dégâts suite au mauvais traitement, donc, mildiou et parfois oïdium, les grappes sont sèches.
Mais fort heureusement, il reste du joli à ramasser et c’est bon, je me vois donc obligé d’attaquer car attendre verrait surement le pourcentage de bonne récolte baisser.
Quelques jours de beau temps auraient permis surement de faire encore mieux, attendre et ce serait encore pire..
Et ça va pas être simple, y’a des coins où j’ai beaucoup d’herbe, d’autre où ça va coller avec l’argile, ou encore là où ça va se dégrader très rapidement ne pouvant aller assez vite…
2013 verra-t-elle encore quelques complications? on a été bien servi je crois, mais le pire est que je vais donc commencer à vendanger dès lundi, mais tout seul…rien de grave, sauf qu’il faut s’adapter à ses moyens (ou ses emmerdes).Vous ne m’en voudrez pas trop j’espère si comme j’aime le faire, je ne peux vous donner au fil des jours les infos du déroulement des vendanges et des vinifs, mais les journées risquent d’être encore plus tendues qu’à l’habitude. Certains d’entre vous passeront, j’essaierai de tout vous montrer mais comme souvent, faudra courir pour me suivre, je ne pourrai pas m’arrêter.
Bien difficile de faire des prévisions pour ce millésime, je suis convaincu qu’il y aura de belles choses, surement des cépages plus jolis que d’autre, la magie des assemblages jouera tout son pouvoir, à condition que chacun veuille réaliser le meilleur, en attendant, le temps continu à nous faire souffrir, boira-t-on du 2013? bien sûr, comment sera-t-il? qui peut le prévoir, pas moi, on va d’abord essayer de « sauver » ce qui peut l’être…
Patrick- 19 septembre 2013 à 15h40
- in reply to: Vandalismes dans le vignoble et autres témoignages de la bêtise humaine !
ha mes poulettes oui, c’est vrai, la première fois, j’échange 23 poules dites de réformes (mais n’avaient qu’un an) contre 3 vieilles barriques. Toutes tuées par des chiens au bout de 4 mois. Belle désillusion quand on connait ma triste vie ou je n’ai toujours pas de maison, où ces poules me fournissaient plein d’oeufs et avec le potager, j’arrivais à m’en sortir pas trop mal. Puis, je vais pour une autre personne chercher du maïs avec mon fourgon et tout en discutant, le patron me propose des poules de 2 mois plus de grain car elles sont jeunes et du maïs contre….6 bouteilles. Allé, c’est reparti, me revoilà tout content, 18 jeunes poules que je voyais tous les jours et qui devenaient comme des animaux de compagnie, certaines venaient se faire carésser, incroyables bestioles….
2ème frayeur, au bout de 3 mois, tout bouffer, pas une seule de sauver: désillusion et colère!!!!
La-dessus, on me propose des poules qui sortaient de batterie de ponte, sans la moindre plume, les pauvres bestioles ne ressemblaient à plus rien, du moment qu’elles ne pondaient plus 1 oeuf par jour, le gars les virait. On m’en donne 25, et j’en donne 3 contre un coq à un sympathique voisin. Une fois les plumes repoussées, les poules qui pondaient, elles étaient pires que les premières au niveau « complices », surement heureuses d’avoir une vraie vie, et ça n’a duré que 2 mois….là, fallait pas que je croise ni chiens ni proprios.
plus de 60 poules et 1 coq….
et certains ne comprennent pas pourquoi je veux clôturermais là, on est sortis des vignes, quoi que, on reste sur une propriété, ceux qui lachent leurs chiens sachant qu’ils détruisent partout font tout autant de « vandalisme »
- 19 septembre 2013 à 11h25
- in reply to: Vandalismes dans le vignoble et autres témoignages de la bêtise humaine !
main courante avait été faite pendant les vendanges 2009.
plainte a été déposée et cette fois-ci contre un vigneron qui appelait mes revendeurs (pris sur mon site) pour « détruire » mes marchés. Instant de folie me racontait le bras droit de Monsieur Perrin de Cave SA qui m’a alerté: « jamais vu ça »
comment prendre quelqu’un sur le fait, c’est des vignes en fermage, séparées en 6 lieux et toutes entourées de bois ou de vignes.
la mentalité voisine est de ne rien voir, le discours des gendarmes, pourtant scandalisés « vous savez, les experts, c’est à la télé » quand j’arrivais avec une des planchettes avec plusieurs pointes dedans, juste sortis de son lieu bien visé: un de mes pneus.
et sincèrement, il ne vallait pas mieux en attraper un sur le fait, surtout en constatant que ce genre d’individus si courageux pour s’en prendre à mon outil de travail n’a pas le courage de venir en face, donc, des péteux qui détruise pour mieux voir partir.
Ils seront arrivés à leur fin, je rend le fermage après vendange 2013, il me serait difficile de calculer tous les dommages subis, mais rien que sur 2012, ramené en volume bouteilles, j’ai perdus (environ) 220 000€ de treso.
j’ai depuis longtemps appris à avaler ma salive, rendre les coups ne rapporte pas, même si moralement, ça fait un bien énorme, mais juste après vendange, je vais me lancer un nouveau très gros défis, construire mon chai sur place (actuellement en location à 25 km), 400 m2 et je ne suis ni maçon, ni charpentier, cette treso, (approximative car avant de l’avoir, faut vendre son vin) m’aurait permis surement de me faire aider. Impossible financièrement de le donner à des entreprises, je vais donc tenter de devenir mieux qu’un bricoleur, mais je vais me rappeler surement souvent en essayant de trouver des conseils ce qui me manque financièrement…Pour ce que j’ai en bien propre, là où je vais donc construire, j’ai prévu de clôturer, terres, vignes et bois, un lot cadastral de 8 ha, c’est dommage mais comment faire autrement, j’aurai des trous dans la cloture, mais petit à petit, j’espère que ça se calmera et qu’on me laissera enfin en paix (c’est pas gagné)
début des travaux, novembre, époque où j’aurai rendu 5 ha de vigne sur 7.76 en production à ce jour, oui, ils auront gagnés, moi, j’aurai alors, j’espère, un peu plus de calme (je vais déjà perdre beaucoup de cheveux en me grattant la tête: « comment on fait ça? »)….
merci à tous
Patrick (qui a avoué y’a quelques semaines à sa chérie « si j’avais su, j’aurai créé Cornélie ailleurs »…..)- 18 septembre 2013 à 21h35
- in reply to: Vandalismes dans le vignoble et autres témoignages de la bêtise humaine !
salut à tous,
pour faire simple et ne pas faire de publicité à des personnes certainement confrères mais surement pas dans la même catégorie, depuis la création de Cornélie et ma prise en fermage de 5.40 ha sur la commune de Saint-Sauveur en Janvier 2005, j’en suis à quasiment 20 pneus crevés par des planchettes posées en plein centre des rangs (dont 7 ou 8 qu’il a fallu changer) 3 pare-brises, une cuve à fioul vidée, l’arrosoir remis bien en évidence dessous le robinet (et vide) comme si c’était pour me démontrer « on te piste », des gros tracteurs (interlignes) qui ont roulés sur une parcelle de 76 rangs, sur tous les bouts en plein mois de juin où la vigne est levée, bien poussée et donc, tout fut par terre.
Dernièrement, j’ai sorti d’un parcelle, une charnière de vieux volet avec 2 tirefond, là, le pneu aurait été mort, encore…Sur 2012, cela a été le summum, j’ai subis des actes à répétition de fils de fer en travers (bien posés, sur 5 rangs où seules les rampes passaient et non pas les roues du tracteur) et j’ai cassé mes rampes de traitement à plusieurs reprises. On ne voit rien quand seule une rampe est cassée, la pulvérisation fine empèche de le voir et rien qu’une « main » d’arrachée et donc, un tuyau qui alimente en produit coupé par la tension de ce fil de fer et sur 150 m, c’est surement 20 fois levolume de bouillie cuivre/soufre qui part contre l’herbe. Faisant mes traitements en fin de journée, aucun mécano ne venait pour réparer (on a pas toujours les pièces ni la compétence, tout dépend des pannes).
La cerise sur le gateau, c’est de l’eau dans le réservoir. moi, non mécano, et le mécano venu voir, on y a pas pensé de suite, on a pensé à une panne moteur. Le temps de réparer, la pluie était là…je fais court sur tout ce qu’il y a eu sur ce millésime, j’ai perdu 85% de la récolte.j’ose espèrer que les enfoirés qui font ça (désolé, mais je n’ai pas trouvé meilleur mot) auront eu quelques mots de tête quand lors des dégustations, Dupont me mettez coup de coeur, celles et ceux qui sont venus vendanger ont goutés au « tri selectif », 23 jours de vendanges pour ramasser 70 hl sur……7.76 ha.
Même si j’ai de gros doutes sur la question du « qui », je n’arrive pas à comprendre pourquoi. A ce stade de méchanceté, c’est de la destruction gratuite, pour moi, il s’agit plus de haine, car on veut avant tout nous détruire.
Je resterai « sobre » et ne mentionnerais pas tout ce que l’on m’a fait, mais y’a des fois, ça pèse lourd, surtout sur une entreprise comme la mienne qui paye juste ses factures et continue malgré tout ça, où je ne cherche qu’à faire ce que j’aime….
ce serait juste bien qu’une fois, il(s) vienne(nt) me voir….en face…