Patrick Grisard

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Affichage de 20 réponses de 41 à 60 (sur un total de 387)
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  • Patrick Grisard
    Participant

    l’idée m’avait été proposé à l’époque mais je n’ai pas eu l’accord de débuté quoi que ce soit, même si ce que je faisais était tout de même pas mal du tout.
    L’arrivée de JM a été super bénéfique pour ce si joli terroir, Lorraine étant amie avec Mr tesseron.
    avant mon départ, elle avait divorcé et son ex-mari n’était plus à sénéjac 6 mois après mon départ.
    à ce jour, le travail mis en place par JM est passé aux oubliettes, quel dommage, Sénéjac possède un superbe terroir, maintenant, c’est desherbé et vendangé machine. J’espère vraiment qu’une nouvelle ère va voir le jour, cette propriété le mérite, le potentiel y est très intéressant.
    Il se dit que ce serait en vente, à prendre avec prudence bien sur.

    Patrick Grisard
    Participant

    retourdebaton écrivait:
    ——————————————————-
    > A moins que pour ce qui te concerne tu parles d’un
    > autre vin, il s’agit bien de mon côté de Cornélie
    > 2005…8-)
    >
    >
    > Paul

    et bien, j’ai 2 mn, je vais donc faire vite, il me semble avoir le droit d’en parler et surtout d4être étonné car au cas où, si quelqu’un a encore des doutes, c’est moi qui le fait et de A à Z….
    je respecte tous les commentaires qui peuvent être fait, surtout ceux critiques, car ils nous donnent pleins d’enseignements, mais là, j’avoue ne rien y comprendre
    pour avoir un boisé excéssif, faudrait-il qu’il y en ai, 7% sur ce millésime, je ne vois pas comment il pourrait l’être.
    pauvre petite idée, le vin était-il a bonne température, un vin qui n’est pas à 17/18° peut paraître totalement déséquilibré s’il la pièce est relativement chaude.

    si la bouteille avait eu un défaut, d’où vient ce sucre, à part ajouter, je ne vois pas, c’est impossible, le vin est à zéro de sucre résiduel, même une bouteille dite à défault ne peut avoir de sucres résiduels.

    alors, d’un esprit toujours confiant sur la fiabilité de chacun, je ne vois pas comment cette bouteille a pu appaître avec ce genre de détails comme indiqué, il ne me viendrait pas à l ‘idée de croire d’une éventuelle incompétence à traduire des sentiments ou des gouts, et encore moins, comme j’ai eu à ressentir, une enième tentative de « casser du vigneron »..

    je ne peux que t’encourager Paul à regouter, même si je dois te l’envoyer et à transmettre tes sentiments, rassures moi avant si c’est les même par téléphone, j’irai à la pêche…

    Patrick

    Patrick Grisard
    Participant

    bonsoir,

    que ce 2005 ne plaise pas, je veux bien, mais marqué par l’élevage, « sucraillon de fin de bouche » ou sucre désagréable, là j’avoue ne pas comprendre…parle-t-on du même vin?

    Patrick Grisard
    Participant

    il faut déjà à la base n’avoir pas beaucoup de grappes sur chaque pied….7/8 c’était la rigueur, parfois moins, beaucoup de pieds bien vieux n’avaient qu’un seul cot (2 yeux), parfois 2, donc, 2 à 4 grappes maxi.
    ha si un jour je pouvais en faire du liquoreux, j’vous ferai voir de quel bois j’me chauffe.

    sinon, petit calcul, il ne faut pas comparer mais juste une idée: chez moi, j’ai 7/8 grappes, bien sur, pas botrytisés, en tenant compte que tout le vignoble ne produit pas pareil, une bonne partie n’a pas le potentiel de production (pieds morts dans l’année, ou récemment, ceux remplacés et donc les jeunes pieds ne produisent pas encore etc) et ma récolte n’a jamais dépassé 27 hl/ha en remontant jusqu’en 2007.
    Donc avec beaucoup de pertes sur le volume grâce à la concentration due au Botrytis, cela réduit considérablement le rendement

    à bientôt

    patrick

    Patrick Grisard
    Participant

    ben dites-donc, vous y allez fort…..
    je vais vous donner ma modeste impression et après, seulement après, vous pourrez me pendre…:D

    Yquem débute les vendanges par des tries succéssives où on ramasse « que » des grains ressemblant à des raisins de corinthe. En premier, c’est le sauvignon qui offre les premiers raisins bien botrytisés, puis vient le sémillon.
    Au fur et à mesure de l’avancée de la maturité, les vendanges se font sur des raisins moins botrytisés (type corinthe) car le degré final recherché (baumé, c’est à dire sucre plus alcool) est de 21° (à l’époque) et là, donc, on ramasse ce que l’on appelle du pourri plein.

    petite précision, en tant qu’ancien chef d’équipe de cette belle propriété (seulement 10 belles années), il me semble que je sais de quoi je parle.
    durant ma période à diriger du personnel lors de cette étape de création d’un millésime, j’en ai vu bien des choses, en 1990 par exemple où pour la première fois, on a coupé le même jour 11 parcelles de rang car impossible de faire baisser le degré, ça dépassait les 30°….
    une autre année, où le potentiel n’était pas à la hauteur des 21°, avec 17 à 18° on a payé le personnel à mettre le raisin par terre, si j’avais été vigneron là-bas, en Sauternes, j’aurai été bien content de ramasser, mais Yquem non, est-ce un monstre, un mythe, un grand, chacun se fera sa petite idée et ça se respecte…
    le maximum que j’ai eu à faire, c’est 9 passages sur les mêmes parcelles, le botrytis ne se développant que tout doucement. Il y eu quelques années avant mon arrivée jusqu’à 11 passages.

    pour le rendement, cela tient compte aussi des productions de Y, le « sec » d’Yquem qui à mon époque ne se faisait que tous les 2/3 ans.
    les comptes étaient vite fait, dans tous ce que j’ai vu, les rendements étaient de l’ordre de 7 à 8 hl/ha, seul le 1990 a dépassé.

    j’encourage tous ceux qui aiment le vin à gouter une fois dans sa vie, bon, moi, je suis à part, je suis né au dessus d’un chai de liquoreux et quand je suis parti d’Yquem, j’avais le ventre tout jaune…..
    je salive et confirme l’analyse de Fred sur ces superbes vieux liquoreux, j’ai eu la chance de faire parti de quelques expéditions viniques dans plusieurs coins de Normandie

    je pourrai faire plus long, mais mes vignes à moi ne se font pas toute seule
    à bientôt chers amis

    Patrick

    Patrick Grisard
    Participant

    Vu en direct avec Gildas… Oui c’est ouvrable, je m’en régale souvent . Après plusieurs tests, il s’avère surprenant après plusieurs heures de carafe. Je le découvre moi aussi puisque les pratiques et philosophie de travail n’ont pas encore assez de recul. Ai-je mis trop de bois neuf à l’époque? Je ne pense pas bien que j’aurai souhaiter qu’il se libère plus facilement.
    En attendant le retour, tout ceci est tellement instructif pour moi.. Bonne dégustation.
    Patrick

    Patrick Grisard
    Participant

    on est bien d’accord, le port des lunettes à une certaine heure devient obligatoire….moi je parlais de 05, car j’ai cru lire 2005.va falloir interdire de bosser le dimanche…

    Patrick Grisard
    Participant

    ben, me rappelle bien Eric quand j’ai commencé, c’est bien 2005 date de la création de Cornélie….mdr

    Patrick Grisard
    Participant

    bonjour Olivier,
    en effet, cela aurait été bien de le carafer, mais intéressant de découvrir comment il s’est comporté tout de même.
    Il est effectivement plus sur la finesse, normal, c’est mon premier et difficile de tout découvrir la première année quand on découvre aussi les vignes et le terroir. Il me surprend depuis quelques mois en étant allé chercher du gras que je ne lui connaissais pas aussi présent lors de sa jeunesse.
    2007 se goutte vraiment bien aussi, pour 2009, bon courage pour en trouver..
    Cordialement

    Patrick

    Patrick Grisard
    Participant

    bon vite fait bien fait, juste un apperçu de mes analyses au fur et à mesure de mes dégustations:
    2005, le premier de la création de Cornélie, pas simple de le comparer à d’autres 2005 sans recul, il commence à prendre un peu d’âge et là, il commence vraiment à me plaire. Je lui ai découvert un gras, depuis le début de l’année, qui semblait en sommeil auparavant. Il reste toujours dans une présentation de jeunesse, facile à appréhender, sur des tanins fins mais bien présent, jolis fruits, boisé présent (juste 7% de bqs neuves à l’époque) mais équilibré, il se savoure après une petite heure d’ouverture, expèrience faire dès l’ouverture et rien qu’une heure après, surprenante ouverture…si carafage, bien entendu, ce serait un plus..
    Il n’a jamais été fermé, toujours sur cette facile buvabilité, ressemblance à un vin de l’appellation (51% merlot et 49% de CS), il n’a pas encore prit une ride….

    2006, sur une base de tanins plus fermes, élevé avec 35% de bqs neuves (suite à mon analyse de l’époque qui me paraissait justifiée), il se goutte vraiment très bien mais après un bon carafage. Assemblage quasi identique à 05 (52% merlot), il apparait différent, le travail au vignoble commence à peine à se faire sentir mais en bouteille, il témoigne d’une belle puissance qui s’assouplit à l’aération. Dégusté sur 48h au côté de 05, les avis ont varié au fur et à mesure de l’ouverture, les 1eres heures, 05 devant, plus facile, puis 06 a tappé du poing pour démontrer tout son potentiel, le soir, 05 est repassé en tête, le lendemain, c’était au tour de 06..etc etc…Il sait ravir les amateurs de Médoc

    2007, puissance maitrisée et dégustation si facile malgré un très gros potentiel…Elevé avec 45% de bqs neuves, les tanins sont quasi aussi puissants que 06, plus facile à découvrir dans sa jeunesse, la phylosophie d’essayer de faire des vins à boire jeune et avec un joli potentiel de garde commence à s’affirmer. Le merlot commence à prendre le pas (60%) ce qui lui donne un équilibre savoureux. Il part bien trop vite à mon goût, lui aussi, si on peut lui accorder 1h d’ouverture, il devrait, je pense, étonner malgré sa jeunesse…et non 07 n’est pas un millésime de merde, mais fallait-il encore plus donner dans les vignes….rendement de 27 hl/ha, concentration naturelle et efficace, petit frère de 06, mais différent de part le merlot un peu plus prononcé et le travail au vignoble qui commence vraiment à réagir et à donner de beaux espoirs.

    2008, et oui, fallait que ça arrive, ma philosophie a évolué, j’ai banni les bqs neuves afin de donner (du-moins essayer) des vins que l’on peut grandement apprécier jeune et avec un joli potentiel de garde. Tout en fruit, on ressent son potentiel dès l’ouverture, le merlot s’en trouve encore plus majoritaire (66%). Si on lui laisse un peu de temps, il se laisse découvrir vers des horizons pas vraiment classiques pour la région (avec le fort pourcentage de merlot). Cette évolution me plait beaucoup surtout dans le sens où, pour evoluer, j’ai besoin d’avoir des retours, comment sont goutés mes vins, sont-ils appréciés ou pas, que faut-il changer, que faut-il améliorer, comment progresser si on ne peut recevoir des critiques et donc, changer ce qui doit l’être. Pour ma part, j’en suis vraiment ravi, l’idée est là, à ce jour, on le découvre encore mieux qu’il y a un an, pourtant pas fermé auparavant, mais il semble bien plus prometteur avec 2 ans de recul.

    2009, ha ben, dame nature est de nouveau arrivée, je n’avais pas vraiment bénéficié de 05, car je découvrais juste ce vignoble, mais là, avec 4 ans de découverte, c’est pas pareil. Mon idée d’élever sans bois neuf se confirme, je me suis agrandi sur la commune voisine en achetant 2.36ha et ils sont 100% merlot, donc, le pourcentage de l’assemblage s’en retrouve encore plus chamboulé, 80% dans ce 5ème millésime. Suite des pratiques de 08, il confirme par un joli potentiel de garde et une facilité d’être bu bien trop rapidement….Je n’aime pas trop les superlatifs car malgré une multitude d’avis tous positifs, faut pas s’emballer, on peut toujour faire mieux, mais ce millésime va donner bien ses sueurs, en 9 mois, il fut clos chez moi….reste quelques malheureuses chez des cavistes et une petite centaine qu’un ami a préféré me laisser car travaillant très bien 2 autres millésimes (elles seront destinées qu’aux particuliers). Moi qui aime suivre mes vins, je me suis fait prendre, ma volonté était de les travailler sur environ 3 ans, avoir les retours des dégustations avec clients pros ou particuliers, premier millésime (quasiment) épuisé dans ma petite entreprise….
    2009 voir arriver pour la première fois un second vin, Méduli, majoritairement merlot lui aussi (85%), je l’ai décidé une fois les vinifs faites, j’en avais besoin car commençant à faire des petits salons, il me fallait un vin différent, un genre de vin d’appel, ce qui pour l’avenir me permettrait surtout de faire une meilleure sélection au vignoble…

    2010, ben, comment dire, je ne pensais pas réaliser de nouveau un vin qui serait apprècié par autant de critiques (même si je fais tout pour), preuve que l’on peut toujours faire mieux, suite à 2009, je ne vais surtout pas m’en plaindre….Le merlot est au maximum (86%) (j’ai été félicité par la qualité de mes cabernets…mdr), je vous laisse juge mais c’est 2009 en puissance, surement plus abouti, le travail évolue, s’affine et surtout s’affirme. On peut déjà le boire, surtout accompagné d’un bon repas, il est jeune, mais déjà très plaisant malgré sa belle puissance. Je partage mes 6 premiers millésimes en 2 trilogies, la 1ère de 05 à 07, où je débute, je découvre un vignoble et un terroir que je ne connaissais pas, le climat est différent aussi (par rapport où j’étais comme directeur, 36 km quand même), je fais pleins d’essais surtout en vinifs, je mets en place le travail du sol, traitements comme en bio, cuivre soufre, pas d’insecticides ni antibotrytis, mais je ne revendique pas le côté bio, je découvre et j’essais de le maitriser avec des moyens frisants parfois, le ridicule.. Puis de 08 à 10 qui devrait se compléter par un 2011 presque du niveau des 09 et 10, là, il est toujours en élevage, mais apparaît vraiment surprenant, attendons la mise en bouteille avant de faire des analyses gustatives

    heureusement que j’ai précisé que je ferai court…..j’espère avoir répondu à vos attentes
    au plaisir de vous lire ou de vous revoir
    Patrick

    Patrick Grisard
    Participant

    bonjour à tous, pour ma part, il ne m’en donne aucune, bien au contraire, au fil des millésimes les vins s’affinent et se trouvent être de plus en plus buvable dès leur plus jeune âge. Les vins ont une belle richesse de tannins, ils deviennent de plus en plus équilibrés d’où peut-être cette perception de Tibouren, je voudrai bien que l’on en reparle dans 15 ou 20 ans, ha si l’on pouvait savoir et de ce fait, changer ce qui peut l’être…..
    de mon modeste avis, mes quelques vins depuis la création de Cornélie ont tous un bon potentiel de garde, de 05 à 07 élevés en partie en bqs neuves, depuis 08, sans bois neuf, volontairement, je peux déjà avec 6 vins en bt avoir une meilleure compréhension de mon travail, il reste beaucoup de progrès à faire, mais la philosophie de la dernière trilogie reste vraiment intéressante, vivement dans 5 ou 7 ans afin d’avoir une meilleure analyse. On m’a prédit une garde moyenne de 20 ans, pour l’âge, ça ne ma tarde pas, pour mieux comprendre, oui….

    bonne journée à tous et merci de vos retours, c’est très instructifs pour moi
    Patrick

    Patrick Grisard
    Participant

    ah ça c’est sur….juste avant la série de photos…..

    Patrick Grisard
    Participant

    ah ça c’est sur….juste avant la série de photos…..

    Patrick Grisard
    Participant

    moi qui suis né au-dessus d’un chai de liquoreux, bossé 10 ans à Yquem, j’en ai bu quelques centaines de bonnes bouteilles et celle-ci fut très grande et en plus, elle abvait encore un superbe potentiel….fabuleux, merci mon Fred….

    Patrick Grisard
    Participant

    moi qui suis né au-dessus d’un chai de liquoreux, bossé 10 ans à Yquem, j’en ai bu quelques centaines de bonnes bouteilles et celle-ci fut très grande et en plus, elle abvait encore un superbe potentiel….fabuleux, merci mon Fred….

    Patrick Grisard
    Participant

    je confirme….très belle mise en bouche pour attaquer le suivant

    Patrick Grisard
    Participant

    je confirme….très belle mise en bouche pour attaquer le suivant

    Patrick Grisard
    Participant

    n’est-ce pas un peu dommage de « s’écarter » les amis de discussions constructives, de commentaires de vins positifs ou pas, d’avis de passionnés qui auront goutés à un instant T…
    Je salue le travail « titanesque » qu’il doit falloir fournir pour gérer LPV, pour ma part, je n’ai plus le temps de venir donner comme d’autres vignerons des détails de notre travail quotidien et ce, pas seulement sur LPV….
    Je serai par contre rassuré que mon nom ne soit pas associé à chaque fois qu’une « imprudence » voit le jour sur le fil de Cornélie comme ailleurs, je ne suis pas un « fraudeur », je ne suis pas à l’origine de questions qui peuvent paraître douteuses, comme je n’ai pas été à l’origine du fil « il faut sauver le soldat Cornélie », à l’origine j’ai juste fait une promo à mes clients, tout ceci avait prit une ampleur que je ne recherchais pas.
    Quand à la réponse que j’ai donné en « privé », c’est bien une indication, jamais je n’ai précisé où je me situe et les indications données ne pouvaient aboutir à une vente…
    Je suis fatigué que l’on me nomme chaque fois qu’il y a un soucis, j’ai déjà été insulté, provoqué, même menacé, on m’a fait des promesses de « venir me casser la gueule » sans que je connaisse les personnes, certains s’amusent à tout faire pour détruire ma passion (et le mot est faible), je voudrais tant (re)trouver des commentaires, positifs ou non, le tout est qu’ils soient sincères donc constructifs, c’est très important pour nous vignerons de lire comment sont goutés nos vins, jamais rien n’est parfait, cela permet de mieux comprendre notre travail et surtout de corriger ce qui doit l’être.

    rien n’est facile quand on veut créer, je ne cherche aucune publicité, je veux juste essayer de continuer à croire que je suis sur une voix intéressante et tous vos commentaires me servent à avancer.
    Pardon Thierry si j’ai un peu dévié, reçois mes plus sincères sentiments amicaux, je retourne à mes occupations
    Patrick

    Patrick Grisard
    Participant

    n’est-ce pas un peu dommage de « s’écarter » les amis de discussions constructives, de commentaires de vins positifs ou pas, d’avis de passionnés qui auront goutés à un instant T…
    Je salue le travail « titanesque » qu’il doit falloir fournir pour gérer LPV, pour ma part, je n’ai plus le temps de venir donner comme d’autres vignerons des détails de notre travail quotidien et ce, pas seulement sur LPV….
    Je serai par contre rassuré que mon nom ne soit pas associé à chaque fois qu’une « imprudence » voit le jour sur le fil de Cornélie comme ailleurs, je ne suis pas un « fraudeur », je ne suis pas à l’origine de questions qui peuvent paraître douteuses, comme je n’ai pas été à l’origine du fil « il faut sauver le soldat Cornélie », à l’origine j’ai juste fait une promo à mes clients, tout ceci avait prit une ampleur que je ne recherchais pas.
    Quand à la réponse que j’ai donné en « privé », c’est bien une indication, jamais je n’ai précisé où je me situe et les indications données ne pouvaient aboutir à une vente…
    Je suis fatigué que l’on me nomme chaque fois qu’il y a un soucis, j’ai déjà été insulté, provoqué, même menacé, on m’a fait des promesses de « venir me casser la gueule » sans que je connaisse les personnes, certains s’amusent à tout faire pour détruire ma passion (et le mot est faible), je voudrais tant (re)trouver des commentaires, positifs ou non, le tout est qu’ils soient sincères donc constructifs, c’est très important pour nous vignerons de lire comment sont goutés nos vins, jamais rien n’est parfait, cela permet de mieux comprendre notre travail et surtout de corriger ce qui doit l’être.

    rien n’est facile quand on veut créer, je ne cherche aucune publicité, je veux juste essayer de continuer à croire que je suis sur une voix intéressante et tous vos commentaires me servent à avancer.
    Pardon Thierry si j’ai un peu dévié, reçois mes plus sincères sentiments amicaux, je retourne à mes occupations
    Patrick

    Patrick Grisard
    Participant

    Salut Denis,

    il est très difficile et même délicat de donner un conseil sur la buvabilité optimum de mes vins. Que dire, sinon, que cela s’opère surtout en fonction des gouts de chacun. Mais je vais essayer de synthétiser en faisant court….
    Pour mes 6 premiers millésimes, dont 2010 est encore en bqs, je séparerais les 3 premiers et les 3 derniers. De 05 à 07, d’une part, je débute sur des vignes que je ne connais pas, encore moins les terroirs et je m’adapte à la réaction vis à vis du climat, je m’oriente donc vers une recherche de vins équilibré, j’ai fait des essais de vinifs en tout genre, imaginées ou copiées ailleurs, des bonnes idées, il en existe partout (surtout ailleurs..)
    j’y ajoute un mariage avec le bois neuf, peu sur 2005 (7%) puis plus important sur les 2 suivants, 35% sur 2006 et 45% sur 2007.
    2005 m’étonne, il apparait presque plus simple, beaucoup de finesse, mais à ce jour, n’a pas encore commencé à évoluer, cela me rassure, je lui découvre une nouvelle jeunesse, à conditions de lui accorder mini 1h d’ouverture, sinon, un passage en carafe. il possède parfois un léger dépôt de tartre, mais n’a pas été trituré
    2006, ben je le goutte quasiment toujours bien au chai ou chez moi, mais il ne supporte pas les voyages, j’ai lancé depuis hier, un essai avec 10 personnes à qui j’ai envoyé une bt par la poste, on verra le résultat, je l’aime bien, mais mon avis peut sembler pas très objectif, il me surprend par sa longueur, pas ta tenue une fois ouvert, j’ai fini jeudi une bt ouverte le samedi d’avant au salon de Arles.
    2007, plus de matière des tanins aussi puissant que 2006 peut-être un peu plus abouti, il se déguste beaucoup à table, il part trop vite. ma sensation est que 05 arrive de sols sablo-graveleux, 06 et 07, de sols argilo-calcaires. Enfin, c’est une idée pour essayer de les situer.

    à partir de 2008, le travail aux vignoble commence vraiment à se ressentir, j’ai banni les insecticides, antibot, je traite en cuivre et soufre et le travail du sol commence à se faire réellement, il m’aura fallu 3 ans avant de chausser ces vignes habituées à être désherbées.
    Ma philosophie du vin a du évoluer, je découvre le bio, la biodynamie, je me tâte, je fonce, je ne connais que très peu, mais force est de constatée que la nature n’a pas finir de nous en apprendre..y’a des choses qui marchent et quand on est pas issus de ces cultures, sans recul, on est réellement surpris. Je m’oriente donc vers une recherche de pureté de fruit, bien modestement je vais essayer à partir de ce millésime de produire des vins que l’on puisse boire jeune et pendant longtemps, j’ai banni le bois neuf afin que la perception gustative soit plus expressive. Ai-je réussi, je ne sais pas, cette idée me plait, l’avenir me donnera pas mal d’infos. La reconduction de cette façon d’élaborer sur 2009 me fait franchir un cap, je le crois sincèrement, 2010 apparait comme une confirmation et au dessus du lot.

    l’idée me semble constructive, mais je voudrai gouter mes vins quand ils auront une dizaine d’année

    Alors, en fonction des goûts, je ne peux vraiment t’orienter, il me semble qu’ils sont tous prêt à boire bien qu’ils ont tous également encore quelques belles années devant eux, mais quoi qu’il en soit, les 3 premiers se dévoileront mieux en les carafant

    je suis à l’écoute des retours de dégustations surtout ceux où les vins ne donnent pas vraiment satisfaction, cela me sert à essayer de comprendre comment ils évoluent et me guidera, je l’espère à reconduire ou ne plus reproduire des actions sur le raisins ou les cuves en vinifs ou pendant l’élevage

    au plaisir
    Patrick

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