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- 5 avril 2012 à 23h17
- in reply to: Azienda Agricola Elisabetta Foradori
Mathieu,
Jérôme n’a pas répondu, mais j’imagine que ma réponse aurait dû t’éclairer… 😉
- 5 avril 2012 à 15h27
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
Bergson, Schrödinger, physique quantique, sophisme, conscience, la nèfle, waouw… le débat s’élève…c’est pas sur DC qu’on lirait ça, hein ! 😀
- 4 avril 2012 à 3h11
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
Science sans conscience n’est que ruine de l’âme…. hi, hi ! 😀 !
Vrai que Pantagruel n’est pas loin…. à table, donc !
- 3 avril 2012 à 21h51
- in reply to: Azienda Agricola Elisabetta Foradori
Bonne remarque, Jérôme.
Il est clair que en 10 ans les sols sont devenus plus acides et surtout que las vinifs on lentement été modifiées. Elles deviennent de moins en moins interventionnistes avec un sulfitage minime voir nul à la mise. En plus, de nombreuses cuvées en blanc et en rouge font désormais l’objet de macération et/ou élevage en amphore, les prochaines vendanges verront d’ailleurs l’entièreté des cuvées en amphore espagnole.
Comme dans de nombreux cas, le fait d’évoluer ainsi fera perdre certains admirateurs, en fera venir d’autres, en rassurera encore d’autres.
Dans mon cas, mais je m’étendrai plus là-dessus dans 2 mois, les rouges 2008 m’ont totalement mis à genou, surtout les Sgarzon et Morei, issus des amphores depuis 2007.
- 1 avril 2012 à 15h50
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
Franck,
J’ignore absolument si la biodynamie a besoin de crédibilité et je ne suis évidement pas certain qu’elle en trouvera, au besoin, sur quelque forum que ce soit.
Mais à te lire depuis quelques jours, je pense que tes interventions ne peuvent que la décrédibiliser, ce dont elle n’a aucun besoin.
Vois-tu, je viens de passer un week-end formidable d’enseignement et d’humanité chez Elisabetta Foradori. Si sur son site web (que j’ai entièrement traduit), elle n’hésite pas à rentrer dans les détails de ses convictions en faveur de la biodynamie, à aucun moment, avec elle, je n’ai ressenti quelque dérive ésotérique que ce soit, j’ai juste vu quelqu’un qui cherche à comprendre le milieu naturel dans lequel elle évolue, pour travailler en phase avec lui. Son cheminement a été long… mais aujourd’hui, ca se ressent clairement dans ses vins, la seule chose a mon avis où la biodynamie peut puiser de la crédibilité.- 31 mars 2012 à 2h04
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
J’aime bien cette réflexion, Jmm…
Comme toi et comme beaucoup, je suis incapable de pouvoir justifier telles ou telles pratiques liées à la biodynamie, les plus ésotériques, surtout. Et pourtant, si je me réfère au titre de ce post, quelque chose en moi, comme une intime conviction, me fait penser qu’ils sont meilleurs. Pas meilleurs que…. pas noir contre blanc, mais souvent parmi les meilleurs.
Pourquoi ? Parce que je ne sais par quelle déviance de l’esprit, je n’ai jamais lié la viticulture qualitative à une seule démarche terrienne mais bien à une approche intellectuelle et spirituelle qui doublée d’un bon sens paysan, cherche par tous les moyens à se rapprocher de la terre en essayant de la comprendre, de la mieux connaître, de la respecter et ainsi, le plus souvent, de travailler le plus proprement possible, en phase avec elle. Dans cette démarche, j’avoue que c’est auprès de biodynamistes convaincus que j’ai le plus retrouvé ce questionnnement.Une chose certaine, en toute subjectivité, gustativement, ils ne m’ont presque jamais déçu.(les vins, pas les biodynamistes)
- 30 mars 2012 à 23h31
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
Luc,
Je ne voudrais pas paraître défendre un camp par tous les moyens… l’association potentielle par le lecteur lambda de « pratiques charlatanesques » au fait de revendiquer ses vins comme issus de la biodynamie m’a fait réagir. Il n’en est pas de même sur certaines pratiques associées comme le magnétisme.
A nouveau, très personnellement, le magnétisme ne m’empêche pas de dormir, le fait de déclarer que la corne concentre l’ego de la vache, non plus (Humbrecht, 2011, France 24), mais, par contre, je ne suis pas non plus ulcéré à ce qu’on puisse y voir du charlatanisme.
J’espère ainsi avoir été plus clair.- 30 mars 2012 à 22h41
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
Jean-Luc
Mais doit-on accepter de se faire traiter de scientificons,croire les guérisons subites à distance et autres choses nous éloignant de plus en plus du vin et même de la biodynamie,finalement?
Bien sûr que non Jean-Luc, c’est évident, mais y a-t-il pour autant lieu parler de charlatanisme, sur la pratique générale de la BioD qui est au coeur de ce sujet. Le faire est associer tous les vignerons Biod à de telles pratiques. Et je ne prétends pas qu’il n’y a pas de charlatans dans le vin, comme ailleurs.
- 30 mars 2012 à 22h36
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
Oliv,
Que le vigneron vendange à poil avec une corne de bouc dans le f… comme tu me disais en mp , on peut le considérer comme un doux dingue.. ça ne m’étonne nullement, je ne débat pas là-dessus.
Les catholiques ne m’emmerdent pas, ils ont même construit de jolies cathédrales. Je ne suis pas croyant… mais je ne les traite pas de « charlatans » pour autant… Pour rappel, le charlatanisme est un délit !
Styl,
Ce n’est pas toi, je pense qui a usé du mot « charlatanisme »… l’associer soudainement au magnétisme est elliptique. Pour l’Alsace, je pense ne pas me tromper sur le chiffre …. Mais là où tu ne me comprends pas, c’est que, moi, je ne prétends pas que ces domaines sont meilleurs aujourd’hui… je dis simplement que je ne les nomme pas charlatans pcq ils se sont convertis à la bioD. Le faire induirait un rejet automatique de ma part.
- 30 mars 2012 à 22h18
- in reply to: Concours « Alsacez votre table »
(tu)
- 30 mars 2012 à 22h11
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
J’sais pas mon Oliv, je reste rêveur…. vraiment, éthiquement, je me pose cette question et qu’on ne me fasse pas dire que j’ai des réponses scientifiques ou non à la bioD… mais je pense très honnêtement que si en mon âme et conscience je considérais ces vins comme issus d’une pure chaîne de charlatanisme, je n’en achèterais plus et…
— j’offrirais mes nombreuses bouteilles restantes à des personnes comme moi 😀
Si l’on regarde la déf du charlatanisme, on frise le délit !
« Usuellement, un charlatan est un vendeur malhonnête, qui vend des produits prétendument miraculeux (et en réalité peu ou pas efficaces, voire dangereux), ou toutes sortes de services qu’il n’accomplira jamais, en profitant de la crédulité de ses clients »
- 30 mars 2012 à 22h00
- in reply to: Pourquoi les vins biodynamiques sont ils meilleurs ?
Désolé de pas trop intervenir ces derniers temps, sûrement la peur de réveiller certains démons.
Pas de volonté non plus de vouloir donner tort ou raison à ce que 26 pages n’ont pas résolu, et je ne parle que de ce post.
Ce qui me chipote un peu c’est qu’on puisse encore éthiquement acheter des bouteilles de vignerons qui se réclament d’une pratique qu’on associe à tort ou à raison à du charlatanisme. Ou alors, si on prend la décision de ne plus le faire, comment fait-on, par exemple en Alsace ou plus de 90% des vignerons du top 100 s’annonçent en biodynamie ou en conversion bioD, comme Ostertag, Deiss, Zind, Josmeyer, Faller, Mann… enfion, vous savez comme moi que la liste est longue….
Peut-on faire vis à vis du vin, ce qu’on se refuserait de faire pour d’autres produits ?- 28 mars 2012 à 20h49
- in reply to: Quelques Chianti Classico Riserva
Chouette d’avoir son comité de lecture ! (tu)
Note bien, Jean-Luc, et ça c’est pas une blague, qu’une des étiquettes annonçait : mise en bouteille le 03/12/2012 !!!!!
- 26 mars 2012 à 16h42
- in reply to: I Dolomitici : Une bien belle histoire
Patrizio, Gianluca ! 😀
- 26 mars 2012 à 16h22
- in reply to: I Dolomitici : Une bien belle histoire
Purée.. j’avais oublié le lien !
Merci Gianlucco !- 26 mars 2012 à 16h21
- in reply to: Azienda Agricola Elisabetta Foradori
Mais… j’ai toujours été proche de l’Italie (surtout des italiennes)… Mais à moins de prendre l’avion, on passe par l’Alsace, non ? 😉
- 26 mars 2012 à 15h29
- in reply to: Azienda Agricola Elisabetta Foradori
Jérôme,
Je parie que tu parles de la Nosiola 2009… C’est vrai que c’est atypique et un peu lourd et alcooleux., surtout si on a le malheur de servir la chose en-dessous de 11 -12 °C. J’ai eu cette désagréable impression en Belgique sur une cuvée achetée en local… par contre, au domaine, comme je le dis dans mon post, c’était bien plus plaisant et tendu.
Pas de comparaison toutefois avec le 2010 qui lui est un vrai vin blanc frais et tendu de macération, sans lourdeurs solaires du tout, du tout !Bertrand,
C’est évident et je le sous-entandais dans mon texte. Elisabetta a piqué une belle colère quand elle a appris que le meilleur resto de la région nous avais servi le 2009 à 4°C et sans carafage dans un récipient réfrigerant !
- 26 mars 2012 à 4h27
- in reply to: Azienda Agricola Elisabetta Foradori
Pierre,
Les 2006 me paraissent à boire, effectivement. Pour Elisabetta, ses vins atteignent en général meur apogée à partir de 8 années.
Les amphores apportent plus de tension et de profondeur. Selon Elisabetta, elles sont aussi un potentialiseur énergétique.
- 26 mars 2012 à 4h03
- in reply to: Azienda Agricola Elisabetta Foradori
Ce dernier vendredi nous avons eu l’occasion d’être accueilli de magnifique manière au domaine par Elisabetta Foradori elle-même. Si je compte dévelooper largement ce domaine prochainement dans le cadre d’une prestigieuse dégustation verticale de Granato qui se prépare, je ne peux résister à partager les impressions des dégustation en cave, en salle et à table, faies au domaine avec une générosité incroyable.
CR:
Dégustation à la caveLe Manzoni Bianco 2011 repose à la cave dans ses futs d’acacia ou des amphores. Si le vin en fût est encore fermé, un peu brouillon et assez fermentaire dans ses arômes, les vins en amphores sont bien plus accomplis, droits, tendus, exprimant un fruit et déjà quelques notes florales.Pour info, le Manzoni Bianco n’est pas élevé avec ses peaux dans les amphores à l’inverse de la Nosiola, une tentative en 2010 avec le millésime 2009 s’étant avérée désastreuse.
Nous passons ensuite dans la salle de la Nosiola où séjournée les amphores scellées du cépage pour le millésime 2011, les fermentations alcooliques et malolactiques ayant été bien accomplies.
Globalement, si les vins expriment encore un peu de volatile, ils sont en moyenne terriblement purs, droits très minéraux. Certes la différente d’une amphore à l’autre s’avère importante, surtout sur la profondeur. Ces différences seront corrigées à l’assemblage.Nous passons ensuite dans la grande cave des rouges, avec son escalier plongeant impressionnant
Nous n’y avons pas goûté sur futs les cuvées Foradori et Granato, à la fois par manque de temps (même si, en dehors du diner, Elisabetta nous a consacré plus de 3 heures) mais aussi probablement parce que ce sont vers les amphores des cuvées Sgarzon et Morei que toute l’attention de la Dame du domaine se porte en priorité.
Ce qui nous frappe avant tout comme sur les Nosiola, c’est que chaque amphore, pour une même cuvée produit des vins tant aromatiquement que tactilement très différents.
Le premier échantillon de Sgarzon 2011 s’avère très puissant, sauvage, avec une forte impression de volatile. Le deuxième est nettement plus tendu par une acidité formidable, ce qui confère beaucoup de fraicheur et de droiture au vin. Le fruit est lui aussi déjà très développé. Un troisième échantillon nous livre un vin totalement fermé. Même si tout cela peut s’avérer assez surprenant, les yeux d’Elisabetta pétillent devant tant de diversité.
Sur le premier échantillon de Morei 2011, le vin est déjà très prêt, dense, fruité, frais mais surtout avec une minéralité intense qui appelle au véritable jus de pierre… magnifique ! Le deuxième échantillon, et ce n’est pas un jeu de mot volontaire, est à la fois plus fermée aromatiquement et ferme tactilement, ce qui lui confère une austérité assez prometteuse.Dégustation en salle
Après cette première longue dégustation sur fûts et amphores, c’est encore 14 bouteilles qui nous attendent à la dégustation, encore une preuve de la grande générosité d’Elisabetta. Pour cette dégustation, nous sommes rejoints par son fils Emilio.
On commence cette dégustation par le Manzoni Bianco 2010. Celui-ci est puissant, fruité au nez et en bouche, très frais et d’une grande buvabilité malgré l’impression tannique qu’il dégage.On passe ensuite à la Nosiola. Le 2009 est lui plus gras, à la fois plus rond par son gras et plus profond. En dehors de la légère touche solaire, le fruit est très présent, surtout en finale. Même si la tension est un poil en retrait par rapport au Manzoni 2010, l’impression générale est superbe surtout, par rapport à une précédente bouteille servie trop fraiche la veille au restaurant. Il est évident que cette bouteille demande, comme beaucoup de vins blancs en macération pelliculaire, une température de service minimale de 11°.
La Nosiola 2010, est un vin déjà totalement accompli, d’un équilibre parfait. L’acidité est très présente, elle s’accorde parfaitement avec la sensation évidente de structure, rehaussée à nouveau par les impressions de tannicité. Le plus intéressant est le glissement du fruit vers le floral, ce qui est un des objectifs d’Elisabetta.Suivent ensuite les rouges avec respectivement deux millésimes des cuvées Sgarzon, Morei et Foradori
Le Sgarzon 2009 aurait demandé visiblement une plus longue ouverture voire un carafage important. Il oscille au nez entre des impressions légèrement réduites, lactiques, un peu fromagées. Après une aération plus intense dans le verre, le fruit se livre plus intensément. En bouche aussi, l’impression générale est assez dissociée entre des tanins très structurés et une impression un peu solaire. Le point positif est l’impression de concentration absente de toute surmaturité. Un vin qui a besoin d’air et de temps.
Le Sgarzon 2010 est bien moins fermé, Le nez net et puissant offre un fruit rouge très gourmand. En bouche s’il paraît encore plus puissant que le 2009, il est surtout plus fusionnel, plus concentré, plus gras et avec un fruit omniprésent, même sur la très belle longueur.
Le Morei 2010 est encore en devenir. Très fermé au premier nez, il part ensuite sur des notes fumées, animales et sanguines. En bouche, l’acidité très marquée accompagne une matière énorme. Tout cela soit certainement se mettre en place, mais vu la longueur énorme, il y a fort à parier que ce vin va faire la joie des quelques caves qui auront eu la chance de se les procurer.
Le Morei 2009 est bien plus évolué. Son nez est bien ouvert, sur la finesse et la complexité. Les quelques notes lactiques ne parviennent pas à masquer un superbe duo de fruits noirs et rouges. On retrouve une grosse structure et une longueur importante en bouche dans un environnement totalement minéral. Un vin de temps …magique !On passe ensuite aux élevages classiques avec deux Foradori.
Le Foradori 2006 a un nez très ouvert et profond à la fois, assez floral en sus du fruit. En bouche, l’attaque est très fraiche suivie d’une belle rondeur fruitée. La finale s’avère toutefois un peu sèche, un peu empreinte d’élevage. Elisabetta paraît un peu perplexe sur l’énergie de cette bouteille.
Le Foradori 2009 présente quant à lui un autre visage, clairement marqué par la densité du millésime. Très puissant au nez, la bouche, malgré la concentration, est superbement équilibrée entre fraicheur et fruit avec des tanins assez sages. En plus du fruit, la bouche dégage des notes sanguines, presque métalliques, qui donnent beaucoup de profondeur. La longueur ne déroge aucunement à l’impression globale de grande qualité alliée à beaucoup de plaisir.
Nous avons eu l’occasion aussi de goûter le lendemain au salon Vinatur le Foradori 2010. Est-ce sa jeunesse ou les conditions très stressantes de ce salon, mais l’impression de fermeture est énorme. A revoir donc, surement en dehors du bruit et des bousculades qui empêchent toute concentration. Je suis de plus en plus persuadé que beaucoup de salon gagneraient à ne présenter qu’un minimum de vins, faisant ainsi fuir les soiffards en tout genre au profit de rencontres véritablement humaines.Retour à la dégustation au domaine avec une belle verticale de Granato entre 2006 et 2009.
Le Granato 2006 est puissant, animal et sanguin au nez. La bouche parait un tantinet fatiguée, un peu sèche malgré une belle sensation d’équilibre. Sur la finale, très longue, la sensation de grande classe est bien plus évidente.
Le Granato 2007 est bien différent avec un nez plus ouvert qui respire les fruits frais. En bouche, pour accompagner un très beau fruit et des tanins assez fins, il y a comme au nez une sensation omniprésente de fraicheur qui reste tout au long de la belle finale. Un vin nettement plus vivant, plein d’énergie.
Le Granato 2008 est totalement en opposition avec le 2006. Le nez est puissant, intense, très frais avec une belle complexité fruitée et florale, accompagné de quelques notes lactiques. La bouche est une vraie bombe de bonheur avec un équilibre extrême entre une acticité ultra tendue, des tanins très structurés mais déjà bien intégrés, une minéralité envoutante et un fruit d’une gourmandise sans pareil. La finale est gigantesque, énorme et très buvable à la fois. Un vin incontournable !
Le Granato 2009 nous ramène à un nez plus réduit en première aération, évoluant ensuite sur pas mal de complexité avec des notes métalliques sanguines, une sensation de silex mouillé, du fruit mais aussi des notes plus solaires. La bouche est la plus ronde du quatuor. Comme la fraicheur est aussi de la partie, on a un ressenti très gouleyant, gourmand mais sans que se perdent non plus les impressions minérales de pierre à fusil, le tout sur une sensation d’équilibre plein d’énergie. S’il na pas la puissance de son cadet 2008, son côté prêt à boire avec « tout » dedans en fait un vin très intéressant.Dégustation à table
Tous ces vins ont été resservis au repas qui a suivi dans le jardin médicinale de domaine sous un climat réellement estival, les blancs accompagnant des poissons fumés dont du saumon et une variété proche de la truite, plus petite que l’espèce d’origine, très sensible à la pollution et qui de ce fait ne survit qu’en haute montagne dans de microcosmes spéciaux. Les rouges accompagnaient une Zuppa de pois très classiques et terriblement appétissante ainsi qu’un bel assortiment de fromages locaux. Les blancs ont encore gagné avec le gras et la finesse des poissons. Le rouges ont dû attendre les fromages pour exprimer totalement leur potentiel gastronomique.
Un énorme merci à Elisabetta, à Emilio ainsi que toute l’équipe du domaine pour tout ceci. On avait l’impression de se sentir vraiment chez soi… cela n’a pas de prix !
Petit aparté : j’ai publié sur LPV, ce même jour, un texte sur la découverte d’un groupement de viticulteurs du Trentin qu’Elisabetta a initié… Je vous engage à aller y jetyer un oeil, ici.
- 21 mars 2012 à 21h15
- in reply to: Variations du Sangiovese en Toscane
[size=large]Soirée Sangiovese – LPV Brabant[/size]Le cépage Sangiovese
Le Sangiovese est le cépage emblématique de la Toscane. Son nom vient de Sangue (sang) et Giove (Jupiter) et signifie donc sang de Jupiter.
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/27.jpg]Utilisé déjà par Étrusques, premiers habitants connus de la région, et cela, plus particulièrement autour de Florence, il s’est ensuite étendu vers le Sud puis dans une partie importante de l’Italie (Emilie-Romagne, Ombrie, Abruzzes, Latium, Pouilles et Campanie).pour en devenir le cépage le plus répandu du pays, parfois à coups de légères mutations génétiques. La plus célèbre de ces évolutions en tant que sous-variété est le Sangiovese grosso qui est utilisée pour le Brunello di Montalcino.
Une autre sous-variété fréquente est le Sangiovese Piccolo.Le Sangiovese donne des vins rouges rubis foncé, évoluant vers le grenat avec l’âge.
Aromatiquement, on retrouvera fréquemment des fruits rouges (mure, framboise, mais surtout de cerises bien mures), parfois de la figue de la réglisse ainsi que des notes de vanille et de cannelle plus ou moins intenses en fonction de l’élevage, ce paramètre étant très important dans une région où les élevages sont longs. Comme arômes secondaires, on retrouvera du cuir, du tabac et de truffe.Le Sangiovese est un cépage très sensible aux variations climatiques, ainsi qu’à la nature du sol, ce qui explique la relativement grande diversité de ses expressions du Nord au Sud de la Toscane
Ces variations sont d’autant plus appuyées qu’il est plus que souvent associé à 10 à 15 % d’autres cépages autochtones voire allochtones. Le Chianti et le Chianti Classico, par exemple, ne doivent être élaborés qu’avec un minimum de 80% de Sangiovese. Au-delà de ces proportions, on tombe dans le domaine des vins nommés « Supertoscans » en filiation du Sassicaia.Sous-variétés
Le Sangiovese Piccolo est également connu sous les noms de Sangioveto, Sangiovese Romagnolo, San Gioveto ou encore Sangiovese forte. Ce cépage est relativement peu vigoureux. Il aime les sols calcaires, et sa production est moyenne mais assez constante. Sa peau est fine, et il est assez sensible à la pourriture. La présence tannique est bonne, et son potentiel de vieillissement est plus ou moins élevé.
Le Sangiovese Grosso est également connu sous les noms de Sangiovese Gentile, Sangiovese Toscano, Sangiovese di Lamole, mais surtout Brunello à Montalcino et Prugnolo Gentile à Montepulciano.
Sa vigueur est moyenne, toutefois meilleure que celle du Sangiovese piccolo. Il aime également les sols calcaires caractéristiques du Chianti Classico, surtout, quand ils sont bien drainés. Il résiste bien aux maladies et aux parasites, et il a un bon rendement, mais moyennement constant. Il mûrit plus tôt que le Sangiovese piccolo, et donne des vins d’excellente qualité, aromatiques, bien structurés, avec du fruit et une bonne acidité. Son potentiel de vieillissement est bon, voire excellent.Zones d’implantation toscanes du Sangiovese
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/25.jpg]La dégustation
Tous les vins ont été servis à l’aveugle à température ambiante (+- 17-18°C) après avoir été ouverts le matin de la dégustation et aérés bouteille redressée. L’ordre de dégustation choisi est le suivant :
1. IGT Toscana « Colombaia » 2008 – Podere Colombaia
2. IGT Toscana “Rosso di Caspri” 2009 – Fattoria di Caspri
3. IGT Toscana “Poggio Cuculle” 2007 – Fattoria di Caspri
4. IGT Toscana – « Crognolo » 2004 – Tenuta Sette Ponti
5. IGT Toscana « Fontalloro » 2006 – Fèlsina
6. IGT Toscana – Montevertine 2008 – Az. Ag. Montevertine
7. IGT Maremma Toscana « La Querciola » 2006 – Massa Vecchia
8. IGT Colli della Toscana Centrale « I Sodi di San Niccolo » 1996 – Castellare di Castellina
9. Morellino di Scansano Riserva « Poggio Valente » 2007 – Fattoria le Pupille
10. Chianti “Cerro Del Masso » 2008 – Tenuta Poggiotondo
11. Chianti Classico Riserva « La Forra » 2007 – Tenuta di Nozzole
12. Chianti Classico « Le Trame » 2008 – Podere le Boncie
13. Chianti Classico Riserva 2006 – Vecchie Terre di Montefili
14. Chianti Classico “Fonterutoli” 1997 – Mazzei
15. Chianti Classico 2003 – Castello di Ama
16. Chianti Classico “Vigneto San Marcellino” 2006 – Rocca Di Montegrossi
17. Chianti Classico « Castello di Fonterutoli »2005 – Mazzei
18. Chianti Classico Riserva « Berardenga Rancia » 2005 – Fèlsina
19. Vino Nobile di Montepulciano 2005 – Avignonesi
20. Rosso di Montalcino 2010 – Pietroso
21. Rosso di Montalcino 2009 – Campi di Fonterenza
22. Brunello di Montalcino 2006 – Campi di Fonterenza
23. Brunello di Montalcino 2006 – Gianni Brunelli (Le Chiuse di Sotto)
24. Brunello di Montalcino 2006 – Argiano
25. Brunello di Montalcino « Pianrosso »2004 – Ciacci Piccolomini d’Aragona… et les appréciations…
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/tab.gif]En détail :
IGT Toscana
1. IGT Toscana “Colombaia” 2008 – Podere Colombaia
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/23.jpg][i]Lieu : Colle di Val d’Elsa (Entre Florence et Ggrosseto)
Age et hauteur des vignes : 40 ans, 200 mètres
Sols : argilo-calcaire riche en fossiles
Agriculture : Bio et Sans Soufre
Elevage : 24 mois en barriques slovènes et 6 mois en bouteilles
Encépagement : Sangiovese 80%, Colorino 5%, Malvasia nera 10%, Canaiolo 5%
Estimation : 12 euros
Web : http://www.colombaia.it[/i%5DPour un 2008, la robe est assez évoluée, comme un Brunello d’une dizaine d’années. Le nez est net, frais, très gourmand avec une dominante de fruits rouges. En bouche, si le fruit et l’acidité sont irréprochables, il n’en va pas de même avec les tanins très asséchants en plus de notes d’épices alcooleuses qui étonnent un peu. De la part d’un « naked wine », je me serai attendu à plus de plaisir en bouche. Une petite déception.
2. IGT Toscana “Rosso di Caspri” 2009 – Fattoria di Caspri
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/01.jpg][i]Lieu : Montevarchi (entre Sienne et Arezzo)
Age et hauteur des vignes : de 50 à 10 ans, 180 mètres
Sols : Gneiss décomposés et argiles
Agriculture : Biodynamie, Sans Soufre
Elevage : 18 mois en vieilles barriques
Encépagement : Sangiovese
Estimation : 14 euros
Web : http://www.fattoriadicaspri.com[/i%5DLa robe est plus jeune, plus nette. Comme de coutume sur les vins de Bertrand Habsiger, alsacien expatrié en Toscane, c’est le fruit qui est prépondérant au nez, plus en finesse qu’en générosité excessive. De ce côté-là pas de soucis. Par contre, les notes d’élevage sont terriblement marquées et du souvenir des 2008 que j’ai encore de mes dernières dégustations, j’avoue, comme le reste du groupe, avoir été perturbé.
En bouche, il y a un bel équilibre, une acidité tranchante, un fruit gourmand et en plus des perceptions minérales… de quoi faire le bonheur généralisé. Oui… mais… il y a aussi le retour de l’élevage qui vient ternir la générosité du vin, au point de rendre la finale un peu maigre. Vivement de regoûter un 2008.3. IGT Toscana “Poggio Cuculle” 2007 – Fattoria di Caspri
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/02.jpg][i]Lieu : Montevarchi (entre Sienne et Arezzo)
Age et hauteur des vignes : 72 ans, 180 mètres
Sols : Gneiss décomposés et argiles plus arides
Agriculture : Biodynamie, Sans Soufre
Elevage : 20 mois en vieilles barriques
Encépagement : Sangiovese
Estimation : 18 euros
Web : http://www.fattoriadicaspri.com[/i%5DPar rapport à la première cuvée, la robe paraît encore plus dense et foncée. Le nez est net, très puissant, généreux avec un énorme fruit rouge très gourmand mais aussi des sensations d’élevage qui perturbent toutefois moins que pour le premier vin de cet attachant domaine.
La bouche est nettement plus avenante, équilibrée, tendue avec des tanins plus souples, une matière encore serrée qui fait penser que le vin doit encore évoluer.
En bouche, tension et fruits sont bien présents sur une longueur très intéressante. Un vin très prometteur.4. IGT Toscana – « Crognolo » 2004 – Tenuta Sette Ponti
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/03.jpg][i]Lieu : Toscane centrale (Arezzo)
Age et hauteur des vignes : 20-30 ans, 250 mètres
Sols : Sol riche de calcaire, d’argile et de pierres.
Agriculture : traditionnelle
Elevage : 11 mois en barriques françaises + 6 mois en bouteilles
Encépagement : Sangiovese avec de petites quantités de merlot
Estimation : 25 euros
Web : http://www.tenutasetteponti.it[/i%5DLa robe est rubis légèrement brunie. Le nez est net, frais, généreux avec le fruit rouge en élément dominateur. En bouche, il y a beaucoup d’équilibre, avec une tension modérée, une matière assez dense et très structurée avec des tanins solides mais bien intégrés. Sur la longueur de très bonne facture, les tanins plus asséchants modèrent un peu l’excellent niveau ressenti.
5. IGT Toscana « Fontalloro » 2006 – Fèlsina
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/04.jpg][i]Lieu : Chianti Colli Senesi (Castelnuovo Berardenga – Chianti Classico)
Age et hauteur des vignes : 30 ans, 330 à 407 mètres
Sols : Calcaire rocailleux
Agriculture : traditionnelle
Elevage : 18 à 22 mois en futs de chêne, puis 8 à 12 mois en bouteilles
Encépagement : Sangiovese à 100%
Estimation : 40 euros
Web : http://www.felsina.it[/i%5DDès la robe et au nez, ce vin paraît évolué, trop évolué presque. Mais surtout on flaire bon la surmaturation et l’élevage. La bouche est moderne à donf, avec des tanins musclés. Heureusement que tous les vignerons toscans ne choisissent pas autant d’internationalité pour leur Sangiovese, ce cépage ne mérite pas cela. Ce vin a du faire un tabac aux diners d’affaire outre-atlantique.
6. IGT Toscana – Montevertine 2008 – Az. Ag. Montevertine
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/22.jpg][i]Lieu : Radda in Chianti
Age et hauteur des vignes : de 2 à 30 ans, 425 mètres
Sols : argilo-calcaire caillouteux
Agriculture : Bio
Elevage : 24 mois en foudres de Slavonie puis 6 mois en bouteille
Encépagement : Sangiovese 90% – Canaiolo 5% – Colorino 5%
Estimation : 32 euros
Web : http://www.montevertine.it[/i%5DLa robe paraît à nouveau assez évoluée. Le nez est plaisant, discret, assez complexe avec énormément de fruits rouge. Le fruit, il est clairement là aussi en bouche, avec un juteux frais génial, le tout sur une énorme finesse. Les tanins sont d’une souplesse rare… ce vin respire le bonheur. Très torchable !
IGT Maremma Toscana
7. IGT Maremma Toscana « La Querciola » 2006 – Massa Vecchia
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/26.jpg][i]Lieu : Massa Maritima (près de Grosseto)
Age et hauteur des vignes : 25 à 40 ans, 220 mètres
Sols : Marno-calcaire et galets
Agriculture : bio, interventions minimales
Elevage : min. 18 mois en foudres de Slavonie, ni collage, ni filtrage
Encépagement : Sangiovese (80%) et Alicante (20%)
Estimation : 44 euros
Web : http://www.massa-vecchia.com[/i%5DLe vin paraît encore très jeune et sombre. Le nez est puissant, complexe avec des fruits très mûrs, du cuir, quelques notes animales et une impression minérale en surcroît. En bouche, malgré un léger sentiment de surmaturité, on se laisse emporter par la fraicheur de l’équilibre et la dentelle des tanins. Confirmation de ces impressions sur l’énorme longueur qui signe un grand potentiel. Alors globalement, certes c’est un peu chaud, à la limite de la surmaturité mais ce vin dégage avant tout une superbe personnalité.
IGT Colli della Toscana Centrale
8. IGT Colli della Toscana Centrale « I Sodi di San Niccolo » 1996 – Castellare di Castellina
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/05.jpg][i]Lieu : Castellina di Chianti
Age et hauteur des vignes : 25 à 30 ans, 350 à 400 mètres
Sols : Calcaires
Agriculture : traditionnelle
Elevage : 15 à 30 mois en barrique 2/3 neuves et 12 mois en bouteille
Encépagement : Sangioveto (85%-90%) et Malvasia Nera (15-10%)
Estimation : 36 euros
Web : http://www.castellare.it[/i%5DChangement de cap à 180° où l’on passe d’un vin jeune, bio, minimaliste en soufre à un vin des plus classiques dans sa conception et surtout plus âgé de 10 ans. La robe montre certes des signes d’évolution, mais ils sont modérés. Le nez est assez discret, pur, très marqué par des arômes de boîte à cigare, de truffe, de notes florales et de cacao. La bouche est étonnante de fraicheur, doublée d’un grand équilibre et de beaucoup de classe. Le fruit et les tanins encore légèrement présents ont laissé la place à des impressions plus méditatives de vieux bois très persistantes. Ce vin a la longueur subtile et fine, on l’associerait vraiment à un club très british…
DOCG Morellino di Scansano
9. Morellino di Scansano Riserva « Poggio Valente » 2007 – Fattoria le Pupille
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/06.jpg][i]Lieu : Grossetto (Maremma)
Age et hauteur des vignes : 50% 45 ans, 50% 25 ans, 280 mètres
Sols : Sablonneux et caillouteux
Agriculture : traditionnelle
Elevage : 15 mois en barriques (40% neuves, 60% d’un an) puis 15 mois en bouteille
Encépagement : 95% sangiovese, 5% allicante
Estimation : 30 euros
Web : http://www.fattorialepupille.it[/i%5DLes goûts changent, c’est indéniable… peut-on quelque chose contre cela ? Où s’arrête dès lors la part de la subjectivité…. Cette cuvée, il y a quinze ans, quand j’ai commencé à flasher sur les rouges toscans était une de mes préférée… aujourd’hui, je la trouve vide, creuse, fermée, ne volant montrer qu’une carapace de modernité dont on se serait bien passé, tant au nez qu’en bouche… et puis il y a ces tanins durs et l’alcool… seule l’amertume paraît élégante…. Tout cela est évidemment mon avis, mais les autres dégustateurs n’en ont pas fait plus grand cas. Déception !
DOCG Chianti
10. Chianti “Cerro Del Masso » 2008 – Tenuta Poggiotondo
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/07.jpg][i]Lieu : Poggiotondo (entre Florence et Pise)
Age et hauteur des vignes : 20 ans, 100 mètres
Sols : calcaire coquillaire
Agriculture : Bio
Elevage : 8 mois en barriques françaises et 2 mois en bouteille
Encépagement : 80% Sangiovese, 10% Merlot, 5% Syrah, 5% Colorino
Estimation : 10 euros
Web : http://www.poggiotondowines.com[/i%5DBien plus ouverte est cette bouteille… Le nez tout d’abord est ouvert, gourmant entre fruité, floral et cacao. Il appelle à la bouche. Et celle-ci, si ce n’est la matière, ne déçoit nullement, vive, suave… Un vin qui descend tout seul, sans tambour ni trompettes, mais avec beaucoup de plaisir. Une belle surprise.
[b]DOCG Chianti Classico[/b]
11. Chianti Classico Riserva « La Forra » 2007 – Tenuta di Nozzole
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/08.jpg][i]Lieu : Greve in Chianti
Age et hauteur des vignes : 30 à 40 ans, 350 mètres
Sols : argiles et sables
Agriculture : traditionnelle
Elevage : 14 à 16 mois en fûts français et en foudres de Slavonie puis 6 mois en bouteille
Encépagement : Sangiovese 90% et 10% de cépages typiques
Estimation : 28 euros
Web : http://www.tenutefolonari.com[/i%5DLa robe est encore très jeune, rubis foncé. Le nez est net, assez pur, mais d’une complexité moyenne. Les impressions d’élevage et de lactique dominent. En bouche, si la fraicheur est de la partie, le reste paraît très technique, presque chimique, avec un boisé amer pas toujours ultra plaisant, sans pour autant atteindre les excès du Poggio Valente. En fait, sur le milieu de bouche et la finale, un seul mot vient à l’esprit : classique (mais pas dans le sens anglo-saxon du terme)
12. Chianti Classico « Le Trame » 2008 – Podere le Boncie
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/09.jpg][i]Lieu : Castelnuovo Berardenga (Sud-Ouest de la DOCG)
Age et hauteur des vignes : 25 ans, 400 mètres
Sols : Calcaro-sablonneux
Agriculture : Bio
Elevage : 26 mois en barriques d’âge (+- 15 ans)
Encépagement : Sangiovese majoritaire avec de faibles quantités de Mammolo et de Colorino.
Estimation : 25 euros
Web : http://www.leboncie.it[/i%5DLa robe montre encore pas mal de jeunesse avec quelques traces d’évolution, tout de même. Le nez est net, généreux, gourmand, à la limite du carbonique, avec un superbe fruit rouge et des notes giboyeuses. En bouche la tension est vive, très vive, elle s’accommode toutefois sans problème du fruit gourmand et des quelque notes solaires pour donner une grande impression d’équilibre. Comme les tanins sont très fondus, ce vin possède une grande buvabilité. D’une très grosse longueur, la finale nous offre encore de la minéralité en sus, plaçant le vin dans le trio de tête sans la moindre discussion. Superbe !
13. Chianti Classico Riserva 2006 – Vecchie Terre di Montefili
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/10.jpg][i]Lieu : Greve in Chianti
Age et hauteur des vignes : 15 à 30 ans, 400 mètres
Sols : argilo-calcaire
Agriculture : traditionnelle
Elevage : 12 mois en foudres de Slavonie et 6 mois en bouteille
Encépagement : sangiovese 100%
Estimation : 26 euros
Web : http://www.vecchieterredimontefili.it[/i%5DCelui-ci est un peu un melting pot des deux vins précédents. Le fruit, la minéralité sont présents sns la solarité du précédent. Celle-ci est remplacée par des tanins plus marqués, plus asséchants qui confèrent beaucoup d’austérité à ce vin (beaucoup trop ?) surtout sur sa finale. Certainement plus gastronomique, ce vin ne manque finalement que d’un peu d’âme pour séduire.
14. Chianti Classico “Fonterutoli” 1997 – Mazzei
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/28.jpg][i]Lieu : Castellina in Chianti
Age et hauteur des vignes : 10 à 15 ans, 300 et 450 mètres
Sols : calcaro-gréseux très caillouteux (Fonterutoli = Vino di Sassi : vin de pierre)
Agriculture : traditionnelle
Elevage : 12 mois en barriques françaises à 50% neuves
Encépagement : 90% sangiovese, 5% merlot, 5% malvasia nera et colorino
Estimation : 18,50 euros
Web : http://www.fonterutoli.it[/i%5DPlus d’évolution sur ce vin tant à la robe qu’au nez. Ce dernier reste assez fermé, assez monobloc sur le boisé, version vieil acacia. Pas d’alcool en vue. En bouche, l’équilibre est plaisant, même si l’acidité est fort en retrait. On garde ses impressions de vieux bois. Les amers sont aussi très intéressants. La finale est un peu courte, mais difficile de faire mieux avec une matière faible. Globalement, c’est une bien belle réussite. Respect pour avoir si bien survécu.
15. Chianti Classico 2003 – Castello di Ama
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/11.jpg][i]Lieu : Gaiole in Chianti
Age et hauteur des vignes : 35 à 50 ans, 390-530 mètres
Sols : Sol riche de calcaire, d’argile et de pierres.
Agriculture : traditionnelle
Elevage : 11 mois en barriques françaises (30% neuves, 70% 2ème et 3ème passage).
Encépagement : 80% sangiovese, 8% canaiolo, 12% merlot et malvasia nera
Estimation : 30 euros
Web : http://www.castellodiama.com[/i%5DD’un côté il y a le millésime, véritable four solaire, ici comme ailleurs, même plus. De l’autre, il y a la maestria du domaine qui fait des vins d’un grand classicisme depuis plus de 20 ans. Alors on pourrait évidemment critiquer ici le boisé un peu poussiéreux du nez, mais au moins, on ne recherche pas ici le surextrait, ni la solarité facile, ni à corriger par tous les moyens. Il en ressort une classe terrible, un véritable modèle pour un millésime si difficile. Chapeau bas !
16. Chianti Classico “Vigneto San Marcellino” 2006 – Rocca Di Montegrossi
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/12.jpg][i]Lieu : Gaiole in Chianti
Age et hauteur des vignes : âge moyen des vignes non trouvé, 340 à 510 mètres
Sols : calcaires
Agriculture : traditionnelle
Elevage : 25 mois en barriques et en futs de l’Allier puis 18 mois en bouteilles
Encépagement : Sangiovese 95%, Pugnitello 5%
Estimation : 35 euros
Web : http://www.roccadimontegrossi.it[/i%5DLe nez est net, assez puissant fruité, à peine perturbé par un extrait de girofle, appeau à dentistes. Plus de complexité eut été bienvenue. En bouche aussi, le girofle est présent… mais, que c’est frais, équilibré et juteux ! Quelle belle matière, en plus ! Sans compter que la finesse des tanins nous offre une superbe buvablité. Sur la finale, pas de déception, au contraire. Un très grand vin !
17. Chianti Classico « Castello di Fonterutoli »2005 – Mazzei
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/13.jpg][i]Lieu : Castellina in Chianti
Age et hauteur des vignes : 10 à 26 ans, 220 à 510 mètres
Sols : calcaro-gréseux très caillouteux (Fonterutoli = Vino di Sassi : vin de pierre)
Agriculture : traditionnelle
Elevage : 16 mois (Sangiovese) à 18 mois (Cabernet) en barriques françaises à 60% neuves et 20 mois en bouteille.
Encépagement : 90% sangiovese, 10% cabernet sauvignon
Estimation : 40 euros
Web : http://www.fonterutoli.it[/i%5DSur papier… le monstre de la dégustation. Au nez, monstrueusement intense et… massif. En bouche, monstrueusement massif, malgré un millésime plus faible. La finale monstrueusement longue… le commentateur… monstrueusement idiot ? En fait, j’ai mis 16/20, parce qu’un tel vin est fait pour une garde qui va me survivre… c’est … monstrueux. A noter que les avis sont très partagés sur le coup.
18. Chianti Classico Riserva «Berardenga Rancia » 2005 – Fèlsina
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/14.jpg][i]Lieu : Castelnuovo Berardenga (Sud-Ouest de la DOCG)
Age et hauteur des vignes : 25 ans, 400 à 420 mètres
Sols : Calcaro-sablonneux
Agriculture : traditionnelle
Elevage : 16 à 18 mois en barriques françaises neuves ou d’un an, 6 à 8 mois en bouteilles
Encépagement : Sangiovese à 100%
Estimation : 34 euros
Web : http://www.felsina.it[/i%5DPar rapport à l’IGT du même domaine rencontrée en début de dégustation, on change un peu de bord… et c’est heureux ! Si le nez n’est pas très intense, on peut même dire fermé, on ressent une belle complexité entre des fruits rouges comme de la framboise et des notes minérales de pierre à fusil. La bouche est équilibrée, assez fraiche, oscillant entre gourmandise et austérité tannique… mais où est passé le bois de l’IGT ? Pas photo, cette cuvée-çi est bien plus avenante !
DOCG Vino Nobile di Montepulciano
19. Vino Nobile di Montepulciano 2005 – Avignonesi
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/15.jpg][i]Lieu : Montepulciano
Age et hauteur des vignes : 10 à 20 ans, 250 à 600 mètres
Sols : argilosablonneux avec incrustations de grès
Agriculture : traditionnelle
Elevage : 18 mois en grands foudres de Slavonie puis 18 mois en barrique française de 3ème et 4ème passage et enfin 9 mois en bouteilles.
Encépagement : Prugnolo Gentile 85%, Canaiolo Nero 10 %, Mammolo 5%
Estimation : 20 euros
Web : http://www.avignonesi.it[/i%5DL’énigme… Ce domaine fait des Supertoscans et un Vin Santo qui défraient la chronique par leur prix et qui émeuvent les chasseurs d’étiquette de tous bords. Ces derniers (je l’ai vécu, si, si !), se pencheront sur ce flacon sans pouvoir réprimer une mimique de mépris. Et pourtant, une fois de plus, le travail de la dégustation à l’aveugle fait table rase de tous les préjugés. Elle nous offrre un vin tant au nez qu’en bouche d’une grande fraicheur et d’une grande distinction, avec tous les composants d’un beau vin bien en place : tension, fruit juteux, tanins structurés mais intégrés, amertume noble qui rappelle le noyau de cerise, belle longueur… Incontournable… à l’aveugle !
DOCG Rosso di Montalcino
20. Rosso Di Montalcino 2010 – Pietroso
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/16.jpg][i]Lieu : Montalcino
Age et hauteur des vignes : 25 à 40 ans, 350 à 450 mètres
Sols : argilo-calcaires
Agriculture : traditionnelle
Elevage : 36 mois en barriques de chênes puis 6 mois en bouteille
Encépagement : sangiovese grosso 100%
Estimation : 11 euros
Web : http://www.pietroso.it[/i%5DUn vin sur le fruit juteux clairement. Equilibré et tendu, aussi Avec une pointe solaire indéniable aussi. Techniquement parfait… aussi. Un manque de longueur… légèrement… aussi.
21. Rosso di Montalcino 2009 – Campi di Fonterenza
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/17.jpg][i]Lieu : Sant’Angelo (Montalcino)
Age et hauteur des vignes : 6 à 13 ans, 420 mètres
Sols : argilo-calcaire caillouteux
Agriculture : biodynamie
Elevage : 20 mois en fûts de 1 an et plus
Encépagement : Sangiovese Grosso 100%
Estimation : 23 euros
Web : http://www.fonterenza.it[/i%5DLa robe est nette, soutenue. Le nez est discret en première aération, plus intense ensuite, d’une grande netteté et d’une profondeur de grande classe. Fruits rouges et notes minérales de pierre à fusil sont clairement de la partie. La bouche a tout pour plaire : tension magnifique, fruit juteux, notes sanguines de grande classe, structure tannique sérieuse, toujours ce même sentiment de profondeur et de finesse. La longueur est très appréciable pour un Rosso… peut-être un poil plus dure, mais on est encore sur beaucoup de jeunesse, aussi. J’adore ce vin, définitivement. Rapport qualité-prix imbattable !
DOCG Brunello di Montalcino
22. Brunello di Montalcino 2006 – Campi di Fonterenza
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/18.jpg][i]Lieu : Sant’Angelo (Montalcino)
Age et hauteur des vignes : 13 ans à 420 mètres
Sols : argilo-calcaire caillouteux
Agriculture : biodynamie
Elevage : 47 mois en fûts de 1 an et plus, puis 6 mois en bouteille
Encépagement : Sangiovese Grosso 100%
Estimation : 53 euros
Web : http://www.fonterenza.it[/i%5DCe vin a fini premier sans la moindre discussion aux deux dernières dégustations auxquelles j’ai participé. Pour les superlatifs, je vous renvoie à la dégustation des Brunellos tout aussi récente. En résumé… il a strictement toutes les qualités sauf le prix : Classe, Générosité, Fraicheur incomparable, Longueur invraisemblable. Certes, il persiste un peu d’élevage, mais on est sur Brunello, non ?
Définitivement mon meilleur Brunello de tous les temps !
Mettez des actions sur le 2011… Francesca Padovani, qui place là ses deux vins en 1 et 2, nous le promet… magique !23. Brunello di Montalcino 2006 – Gianni Brunelli (Le Chiuse di Sotto)
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/19.jpg][i]Lieu : Montalcino assemblage de parcelles au Nord-Ouest (Canalichio) et au Sud-est (Podernovone)
Age et hauteur des vignes : 15 à 25 ans, 350 mètres
Sols : argilo-calcaire
Agriculture : Bio à tendance non-interventionniste
Elevage : 30 mois en foudres de bois et 14 mois en bouteille
Encépagement : sangiovese grosso 100%
Estimation : 38 euros
Web : http://www.giannibrunelli.it[/i%5DBouchonné… m….
24. Brunello di Montalcino 2006 – Argiano
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/20.jpg][i]Lieu : Sant’Angelo in Colle (Montalcino)
Age et hauteur des vignes : âge des vignes non documenté, 300 mètres
Sols : argilo-marneux
Agriculture : traditionnelle
Elevage : 12 mois de barriques françaises + 18 mois de foudres de Slavonie de 30 à 60hl, le reste en bouteilles
Encépagement : sangiovese grosso 100%
Estimation : 32 euros
Web : http://www.argiano.net[/i%5DPas facile de passer après la classe de Fonterenza et du bouchon pour suivre. Et pourtant, difficile de bouder aussi son plaisir, si ce n’est que ce vin-çi demande clairement de la garde pour pouvoir fusionner toutes ses qualités, fruit, minéralité, structure, puissance et surtout complexité. Certains lui ont trouvé en plus de l’élégance… que demande le peuple ?
25. Brunello di Montalcino « Pianrosso »2004 – Ciacci Piccolomini d’Aragona
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/italie/sangiovese/21.jpg][i]Lieu : Molinello (Montalcino)
Age et hauteur des vignes : âge des vignes non documenté, 240 à 360 mètres
Sols : alcaro-sablo-limoneux
Agriculture : bio
Elevage : 36 mois en foudres de Slavonie puis au moins 8 mois en bouteilles
Encépagement : sangiovese grosso 100%
Estimation : 40 euros
Web : http://www.ciaccipiccolomini.com[/i%5DRebouchonné (2 bouteilles sur 2, même !) re-m….
Conclusions
Difficile, à la suite d’une telle dégustation de sortir des conclusions auxquelles s’appliquent tous les vins. De par leurs implantations, de leurs règles d’élevage et de culture ainsi que de par la diversité humaine qui les fait naître, il y a lieu de s’attendre à un vrai patchwork.
Quelques idées émergent toutefois. Si les vins bios et natures conservent le plus souvent beaucoup d’acidité, ils n’ont pas obligatoirement le monopole du fruit. En fait, ce fruit rouge souvent croquant et gourmand est vraiment « la » révélation de cette dégustation.
Ensuite, en dehors des cuvées résolument trop modernes et trop élevées, la buvabilité générale est vraiment impressionnante, d’autant que les tanins sont souvent très bien intégrés, fondus.
On aurait aussi pu craindre une grosse proportion de vins solaires, alcooleux, il n’en est rien, au contraire.
En fait c’est souvent la classe, la finesse et le plaisir qui dominent.Bien au-delà de certains excès ou scandales qui l’ont balayé, cette région a indéniablement encore beaucoup à nous apprendre, surtout à travers son cépage roi, véritable plaidoyer de l’utilisation de cépages locaux façe à ces supertoscans dont une telle dégustation fait vraiment douter de l’intérêt.
Salute !