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- 4 mars 2015 à 22h18
- in reply to: Azienda Agricola Elisabetta Foradori
Jérôme,
Ce n’est pas mon intention de faire du LPV Bashing et loin de là. Trop de respect pour ce forum.
Je suis intervenu simplement parce que en mon âme et conscience, j’ai estimé que consacrer un post entier à un seul vin où on annonce deux fois liège et une fois vernis pouvait effectivement porter atteinte à un vin qui est terriblement difficile à appréhender même quand il ne présente pas de défauts techniques.
Je m’explique : Nosiola et Manzoni Bianco (dans une moindre mesure) surfent sur des vinifications tout à fait inhabituelles et avec une très grosse prise de risque, tout cela pour tenter de coller à une expérience de vinification ancestrale (je ne parle pas ici des amphores). De plus, en ce qui concerne la Nosiola, on est façe à un cépage assez ingrat quand il ne lache pas son « terroir », parce qu’il est chaud et gras et que particulièrement lors d’années peu acides comme 2012 en Trentin, il va poser des problèmes de tension. Sans oublier cette particularité de service ou le vin se sent mieux à 10-12°C qu’à 5°C (où là il est carrément alcooleux), macération oblige.
Bref, c’est un vin que je qualifierais dans les meilleures conditions d’un indice public de satisfaction de 10%, ce qui est très faible, j’en conviens, mais qui est largement compensé par la volonté d’Elisabetta de faire à moyen ou long terme un très grand vin et plus particulièrement un vin de tradition locale.
Autrement dit, là où je ne réagirais jamais sur la critique de Marc C. un peu plus haut, autant, je continuerai à ruer dans les brancards quand on tire sur une ambulance, parce que son conducteur, dans sa manière de conduire, ne le mérite pas.
Et pour moi, clairement, parler d’un Nosiola 2012 bouchonné hors contexte et en post unique, c’est précisément tirer sur une ambulance.Je sais bien que j’aurai beau essayer de me justifier à tes yeux et que cela ne changera rien, mais au moins j’aurai essayé d’être clair dans ce cas précis.
Par contre et plus généralement, si je n’interviens plus trop par écrit sur LPV, c’est parce que je ne parle pratiquement plus de bouteilles mais bien de vignerons dans leurs actes, tâche aussi ardue mais qui est probablement moins l’essence vitale de LPV et qui intéresse probablement moins la gent vinopassionnée.
Comme je le disais à Oliv en mp, presque trente années de dégustation m’ont appris que chacun de nos palais réagissait aussi différemment au sucre, à l’acidité, à l’oxydation que nos visages sont différents. Je ne m’estime, du coup, plus en droit de plébisciter une quille particulière ou le contraire. Par contre, parler de personnages humainement fascinants, même si leurs vins sont différents et difficilement abordables parce qu’éloignés des guidelines.
Des domaines italiens comme Dettori, Alura et dans une moindre mesure Foradori en sont de parfaits exemples.- 4 mars 2015 à 18h05
- in reply to: Azienda Agricola Elisabetta Foradori
Vous devez avoir certainement tous avoir raison, c’est indéniable à vous lire.
Pour ceux qui le désirent et afin de ne pas polluer plus avant ce post, j’invite à continuer le débat en mp, ce qui me permettra de justifier pourquoi un des vins blancs d’Italie les plus marqués par l’élevage long en amphore et en macération s’avère en lui-même déjà tellement controversable que le mettre au pinacle pour un défaut de liège présumé (j’ai aussi lu « vernis » ce qui est chou vert /vert chou) me paraît dommage voire dommageable.
C’est donc aussi tout pour moi- 4 mars 2015 à 17h47
- in reply to: Azienda Agricola Elisabetta Foradori
Pourquoi ?
Parce que je suis persuadé que dans un groupe objectif dans ses analyses, si au moins deux personnes détectent une déviance, il y en a plus que probablement une. Et comme tout le monde le sait, une déviance liégeuse est très loin de ne s’exprimer que sur le traditionnel « goût de bouchon », toute l’aromatique et le tactile du vin sont modifiés.
C’est une des raisons je pense, pour laquelle, dans de nombreux groupes, on mentionne simplement « defect », et cela dans le cas d’une verticale, horizontale ou dégustation mixte.Pour un vin pris seul, je pense qu’une vérification avec une autre bouteille mérite volontiers le coup avant une publication forcément délétère sur un forum qui est lu et plus.
- 4 mars 2015 à 17h16
- in reply to: Azienda Agricola Elisabetta Foradori
Désolé, mais je ne comprendrai jamais l’intérêt de commenter un vin qui divise à ce point et dont 50% des convives ont suspecté du bouchon.
J’ai malgré tout une petite question : à quelle température a été servie ce vin ?- 12 janvier 2015 à 18h37
- in reply to: Azienda Agricola Arianna Occhipinti (Sicile)
Timo,
Puis-je me permettre une question ? J’ai bien conscience que pour la grande majorité des dégustateurs habitués aux normes de volatile françaises, certains vins italiens peuvent être perturbants sur ce type de marquage de l’acidité.
La question que je me pose ici, ne trouvant pas aux vins d’Arianna des volatiles très hautes (sauf peut-être SP68 en rouge), Est-ce la volatile qui te perturbe ici (auquel cas la fin de ton post est à prendre avec un certain second degré) ou bien ce vin est-il tout simplement flingué ? Parce que j’avoue que même appréciant l’acidité, je n’ai jamais trop eu de soucis d’acétisation maladive avec les nero d’avola du domaine.- 29 décembre 2014 à 18h19
- in reply to: Vins nature(ls)
Mauvaise utilisation de la langue…. tout à fait d’accord avec toi : PARTAGER !
- 29 décembre 2014 à 17h46
- in reply to: Vins nature(ls)
moi j’veux bien mais comment on fait quand le vin est déviant en jeunesse et pourtant issu d’un grand terroir pour le distinguer d’un vin déviant en jeunesse lui aussi issu d’un grand terroir qui va devenir génial au vieillissement?
Etre patient… avoir la chance d’avoir une bonne et grande cave (je sais ça devient sectaire) ou… profiter de rencontres entre potes (nettement moins sectaire). Sur ce dernier point, on devrait toujours être d’accord, je pense… 🙂
Et puis, aussi, en termes de vignerons… savoir, de par l’expérience, qui fait quoi… toute la différence, selon moi entre P. Meyer et Bruno Schueller, du moins dans les dernières années…- 29 décembre 2014 à 17h33
- in reply to: Vins nature(ls)
donc Patrick, tu es en train de nous dire que l’oxydation perçue en jeunesse (ce que tu nommes ethanal), partirait si l’on gardait les vins 7/8 ans?
Je le dis, je l’affirme même, du fait de l’avoir constaté sur de grands terroirs (sensés produire des vins de garde) tels le Muenchberg et un vigneron comme Patrick Meyer ainsi que d’avoir interrogé des milieux scientifiques compétents en terme de chimie et biochimie organique, cela afin de comprendre pourquoi après 7-8 ans, un vin comme le Riesling Muenchberg 2001 du dit P. Meyer avait totalement perdu des éthanals de jeunesse observés plus tôt et observation corroborée ensuite avec des 2004, 2005 et 2007.
mais du coup, qui a dit que « diminuer » les intrants au maximum (où est la limite? pour quel intrant?) serait un vecteur occultant du terroir? car ça je ne l’ai pas lu sur LPV?
ICI … et… j’ai bien parlé d’une question et non d’une affirmation…
- 29 décembre 2014 à 16h37
- in reply to: Vins nature(ls)
Ben non… Sylvain… justement
Enfin je pense…
Si le vin est daubé dans les termes où j’ose imaginer le Schueller responsable de ce post… plus ou moins 14°C ne changeront rien, en cave, en transport ou tout ce qu’on veut. La pierre philosophale pour transformer ce genre de vin là n’existe pas.
Si on ne parle que des éthanals en termes d’oxydation perçue, je ne pense pas que cela fera évoluer les choses négativement, au contraire même… l’accélération du vieillissement provoquant une arrivée plus rapide des arômes tertiaires.
Si l’oxydation provient du voile ou autre méthode volontairement oxydative… cela ne changera à coup sûr rien du tout.Mais je connais très peu de lecteurs de ce forum qui font vieillir leurs vins sur le nombre d’années nécessaires (7-8 ans) pour faire disparaître les ethanals et qui le font au-dessus de 14°C 🙂
- 29 décembre 2014 à 15h48
- in reply to: Vins nature(ls)
J’ai dit diminuer… mon bon Enzo, et tu es assez fin pour comprendre ce que cela veut dire… si on veut voir les choses globalement…
Après, comme les bons Moutons existent, il existe à mon avis des miracles du soufre zéro, comme ce fameux Crémant Brut Zéro de Zusslin que je m’amuse à faire goûter en tous lieux et à toutes heures et que tu devrait vraiment « tester » avant de proclamer l’affirmation indéniable que » vin pur et droit sans soufre à la mise ou à à l’élevage est une impossibilité scientifique ».
Par contre, et cela je l’admets, pour y arriver, il faut une énorme dose de connaissances acquises, de professionnalisme et de préparation de la cave, chose que les Zusslin ont acquit avec le temps et persistent à conserver et que le Schueller, avec son jemenfouttisme absolu en cave n’a certainement pas ou plus.- 29 décembre 2014 à 14h03
- in reply to: Vins nature(ls)
Beaucoup lu de bonnes choses dans ce post et pas mal de réactions légitimes, en tous cas vis à vis de vins comme celui certainement daubé de Schueller qui après avoir fait de grands vins fin du siècle passé est trop souvent passé dans la caricature du déviant, emportant par sa réputation trop de vins naturels qui eux sont nets.
Sans le vouloir, le même jour que la création de ce post, je publiais un article sur mon blog qui se voulait une réflexion finalement assez semblable, sauf, que je l’écrivais en tant qu’ennemi des vins daubés MAIS en ami véritable et sincère de la nébuleuse des vins naturels… chose que je ne pourrais dénier en temps que principal organisateur du récent salon Vini, Birre, Ribelli de Bruxelles.Quatre réflexions me viennent à la lecture de ce débat :
La première, c’est de lire de très justes remarques négatives sur certains vins oxydés de la part de nombreux intervenants belges qui n’ont hélas pas eu l’occasion de venir au salon Vini, Birre, Ribelli, probablement du à mon attitude respectueuse de la charte de ce forum qui m’interdisait de plébisciter mon propre évènement. Il eut été intéressant, vu l’extrême diversité des vignerons présents, de mettre leur visite en parallèle à ce débat…
La seconde, très simpliste, serait de me demander si on pourrait être en droit d’affirmer « marre des vins « conventionnels » parce qu’on a bu un Mouton 90 ? Associer oxydation et très/trop faible utilisation du soufre à la nébuleuse « Vin naturel » est en effet, selon moi, une erreur que trop souvent opposants de l’oxydation illégitime usent et réusent et que par le plus grand des hasards, je traitais sur mon blog le même jour que l’envoi de ce post. C’est probablement cette réflexion qui sera débattue ici si le désir s’en fait sentir.
La troisième, pour répondre à une question sur les liens au terroir et en imaginant un vin net mais naturel dans sa « globalité » genre Teroldego de Foradori ou Crémant Brut Zéro de Zusslin, peut-on réellement penser que le fait de diminuer les intrants au maximum puisse être un vecteur occultant du terroir ?
La quatrième (la plus intéressante selon moi) est en acceptant de séparer un vin déviant uniquement par ses éthanals et son oxydation native d’une merde sans nom produite par un « chevreuil » en mal de Larzac, de penser d’attendre certains vins, surtout blancs (et même chers) qui n’ont pratiquement pas connu de soufre à l’élevage, tout comme on attend de grand vins conventionnels. Les éthanals, et on ne le dit presque jamais, sont terriblement métastables avec le temps et par dessus tout leur empreinte aromatique est nettement plus faible que celle des arômes tertiaires… Ceci induit d’ailleurs une question comportementale amusante : pourquoi n’attend-on pas les vins naturels issus de grands terroirs… et dans l’acceptation des propriétés physico-chimiques ici énoncées sur les éthanals, que reste-il in fine , dans les vins naturels ?
- 19 novembre 2014 à 17h55
- in reply to: Salon Saumur So Bio
un an de salon…wouaw !
- 18 novembre 2014 à 21h00
- in reply to: Re: Vins naturels et bières rebelles à Bruxelles
Ca doit venir de mon tour de taille !
- 18 novembre 2014 à 20h48
- in reply to: Re: Vins naturels et bières rebelles à Bruxelles
Bobfutur, je sais bien qu’il y a du monde, on ne s’attendait pas vraiment, pour une première édition à un tel succès…
Ce sera chaud … mais j’allais quand même pas refuser des amis, hein!- 11 octobre 2014 à 20h56
- in reply to: Vos meilleurs crémants d’Alsace ?
Oups…. Oui Florian, chez Zusslin !
- 10 octobre 2014 à 12h00
- in reply to: Vos meilleurs crémants d’Alsace ?
Si ceux de JP Frick, JP Rietsch, Lucas Rieffel et Etienne Sipp me bottent toujours autant, les deux Brut Zéro (classique et Liebenberg) sont pour moi la très très grosse découverte de cette année. Purs, droits, aériens…. Bref, splendides !
- 8 octobre 2014 à 1h21
- in reply to: Michel Bettane et LPV
Je cite mon épouse, jérôme….
Bien qu’il soit admissible qu’un adorateur ne soit pas très égotique….- 7 octobre 2014 à 22h56
- in reply to: Michel Bettane et LPV
Il se trouve aussi, pour en finir avec ce débat blog/forum, que même si Eric B, Hervé Bizeul, Bottcher, Olif ou d’autres, y compris Bettane ou même un certain François Audouze, sont sans doute des as de leur catégorie, ils n’en restent pas moins assez peu connus du grand public (voire même pas du tout), et que la fréquentation d’un forum comme LPV est de nature à stimuler la fréquentation de leur blog et contribuer de ce fait à leur notoriété. Ce n’est pas une critique, c‘est un fait.
Euh, je me fous pas mal, (Olif aussi) du taux de fréquentation de mon blog, la preuve devant en être, si je m’attache à la définition ci-dessus, que je n’écris pas des masses dans LPV ces derniers temps. Mon blog, tout comme mes textes sur LPV sont une forme d’information (subjective puisque je ne parle que des vins que j’aime) pour qui le désire parce que j’estime être chanceux d’avoir accès à certains domaines et certaines dégustations. Si cela plaît à un grand nombre, tant mieux pour eux, je suis ravi de faire plaisir…c’est l’unique but mais ça s’arrête là. Désolé de te décevoir. EGO zéro, ma femme me le reproche tout le temps.
Je n’ai pas non plus ni l’envie, ni la prétention de me dire connu du grand public…. Bettane, lui, à mon avis a cette stature et toute la différence est là. Je n’ai rien à perdre, lui beaucoup plus.- 6 octobre 2014 à 21h47
- in reply to: Domaine Ostertag
En fait cecchin, je viens de déguster l’entièreté des 2012 d’André en sa présence et j’avoue que, alors que je ne suis pas un fan ultra des équilibres des 2012 en général, ceux de chez Ostertag, je les trouve simplement… magiques !
- 6 octobre 2014 à 20h57
- in reply to: Domaine Ostertag
En tous cas… ils sont déjà très en buvabilité, tes Fronholz 2012….