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- 17 juin 2009 à 1h51
- in reply to: une réunion brillante de 48 vins anciens remontant jusqu’en 1896
Juste une petite précision sur le début de la discussion : J’ai payé 120 euros pour être dans un restaurant fort agréable, proche du Louvre, dans un salon privé. Le repas était sans problème à la hauteur d’un étoilé, et j’ai pu goûter tous les vins qui suivent… Ma contribution en plus des 120 euros était un Canon 1959. Donc est- ce vraiment cher d’être dans un restaurant chic de la ville la plus visitée au monde avec tous les vins qui suivent ??? Pour ceux qui vont au restaurtant de temps en temps, regardez votre addition et comparez à ce qui suit… A vous de faire votre choix.
i][i]C’est ma première participation à L’académie des vins anciens.
Dans la grande salle privée du Macéo, je me fais tout petit, n’osant pas me mêler aux conversations. Je salue timidement François. Je suis heureux de le revoir. Très vite je fais connaissance avec un photographe sud africain d’une gentillesse émouvante. Je commence à me décomplexer et me prépare à passer une soirée inoubliable.
J’observe un moment l’ensemble afin de comprendre le fonctionnement de l’académie:
Il y a plusieurs tables de 6 ou 7 personnes. Je sais qu’il est impossible de goûter tous les vins apportés, et me demande bien avec quelles personnes je serai, et quels vins auront été sélectionnés par François …
Rapidement je me rends compte que je suis à sa table, la table du » Maestro » comme me le fait remarquer un fidèle académicien. Je suis touché, cette confiance m’honore ! Et je suis heureux car je pourrai entendre toutes ses descriptions en « live » ; Le bonheur quoi !
Etienne de Montille est également à notre table. Je garde un souvenir très agréable de sa soeur Alix, avec qui nous avions eu des discussions endiablées à propos de ses dégustations pharaoniques aux USA… Je suis certain que son frère est un passionné avec qui il sera très enrichissant d’échanger… La suite de la soirée donnera raison à mon intuition : Un vigneron d’une gentillesse et d’une érudition que je n’oublierai pas ! seul point noir : Il m ‘a appris que je ne risquais pas de trouver une des légende du Top 100 Bettane: Le Pommard Rugiens 1976 de chez eux, car cette cuvée n’a pas été faite cette année là…. Il est donc certain que c’est encore une coquille qui s’est glissée dans le palmarès !!! Je pense donc que le Rugiens doit en fait être de 1978…Je demanderai à Bettane pour en avoir le coeur net.
François fait les présentations et me prend de court en expliquant que je suis un » frapadingue ». Le mot me semble assez proche de la réalité effectivement !!! Pourtant, lorsqu’on regarde le site de François, on s’aperçoit vite que je ne suis qu’un petit garçon…
La soirée est d’une organisation redoutable sans la moindre faute. Je suis impressionné par la rigueur et la précision de François afin que tout soit parfait et que chaque convive soit traité en ami.
Nous commençons donc logiquement par un Chamapgne de l’amitié…[/i][/i]BESSERAT DE BELLEFON ( 15 ans environ)
Très agréable et à point pour un echauffement rondement mené. 86/100MUMM CORDON VERT années 20
Le nez est d’une pureté et d’une jeunesse déroutante. J’ai toujours défendu cette maison en affichant clairement mes positions : L’une des plus grandes maison de Champagne en concurrence directe avec Moët ou Bollinger… Des arômes de truffe, de citron confit et et d’orange fumée manque de me faire tomber à la renverse.
La bouche est encore sous gaz, toute en finesse, avec un sucre résiduel d’anthologie qui n’est pas sans me rappeler le Moët du 19e bu chez moi. On perçoit tour à tour les épices orientales, les agrumes et la pâtisserie. Somptueux ! 96/100CHAMPAGNE EXCLUSIVE VINTAGE 1980 Union des Producteurs ?
Beau cordon, avec des parfums de brioche et d’agrumes très agréables. Une belle surprise. 88/100EDOUARD BESSERAT 1966
Nez de pierre à fusil et d’agrumes confits. La bouche est caractéristique de l’année, ciselée et proche de son terroir. La craie, le citron et un cordon agréable signent donc un beau champagne classique. 92/100RIESLING CLOS DES CAPUCINS 1977 Weinbach
Je comprends parfaitement le message de François demandant de ne pas condamner les vins , et de ne pas hésiter à y revenir. Malheureusement ce vin bien que buvable a déjà les 2 pieds dans la tombe. La fourrure humide domine l’ensemble. Ce cépage possède des gènes d’exception pour la longévité, mais il faut bien mourir un jour… NNBÂTARD MONTRACHET 1959 Chanson P&F
Une superbe rareté que nous offre François. C’est d’ailleurs le plus vieux Bâtard que j’ai bu à ce jour. J’ai toute confiance en cette maison mythique de la première moitié du 20e siècle. Le nez est surprenant de finesse. j’ai en mémoire les Corton Charlemagne colossaux de Bouchard et de Latour sur ce millésime, mais ici le registre se distingue nettement. La noisette, le citron avec une touche plus gênante de torchon humide qui m’empêche de m’emballer totalement. En bouche la jeunesse est enthousiasmante avec de superbes parfums d’écorce d’orange, de citron confit ,et de contrex. L’alcool du milieu de bouche nous rappelle combien l’année fut chaude, puis immédiatement la dentelle revient en finale. Merci. 93/100CHÂTEAU LARCIS DUCASSE 1967
J’avoue que je suis persuadé que ce vin sera mort. Je me trompe pourtant. Ce n’est pas un grand vin loin de là, mais il tient son rang grâce à une acidité bien contenue en bouche. 86/100CHÂTEAU HAUT BRION 1969
Cette fois encore je ne donne pas cher de cette bouteille. Là c’est une grave erreur ! Le nez est somptueux grâce à des parfums de mousse, de sous bois, d’anis étoilée, de bâton de réglisse et de cerise noire. La bouche est d’une finesse magnifique, parfumée de baies, de fleurs et de fumée. Toute la table défend le 1971 comme étant le meilleur de ce couple, et je suis le seul dissident . 30 minutes plus tard je goûte à nouveau les deux vins, et je sais que j’ai eu raison. Le 1969 a pris le dessus sans forcer. Etienne me confirme la même chose en fin de repas… 92/100CHÂTEAU HAUT BRION 1971
Le nez est plus Pessac , dominé par la fumée avec une touche de chocolat. La bouche est agréable grâce aux herbes grillées, et aux groseilles. L’amertume pointe rapidement le bout de son nez et me fait penser que le 1969 ira plus loin dans quelques minutes. 90/100CHÂTEAU CANON 1959
Pas facile de juger le vin que j’ai amené ! C’est la première fois que je le goûte. Le nez droit, très mûr me donne vite le sourire: La mûre et le cassis font une ballade en Provence avec l’olive noire. Plus tard des arômes de cèdre noble font une apparition remarquée. La bouche est moelleuse, alcooleuse comme on l’imagine, avec la précision minérale d’un vin de côte. La menthe, la cerise noire, la myrtille et l’anis nous régalent de longs instants. Je suis d’accord avec Parker, c’est le plus grand Canon, supérieur à ceux des années 60, et 40. Seul le 1989 semble promis au même avenir. 95/100VOLNAY 1945 Champy P&F
Avec l’aération, ce vin de niveau bas se révèle une sacrée surprise. Décidément, la cave de François possède un secret semblable à la levure de DRC. Y a t’il une levure de conservation dans sa cave ??
On note des arômes de rose, de cuir, et surtout de cèdre typique de cette année, tout au moins à mon palais. En bouche le cassis trop mûr, et le cuir ouvre le bal, puis la minéralité le ferme avec bonheur. 92/100VOUGEOT Tasteviné 1961 Thorin
Cette fois le niveau bas est fatal. Le vin se boit mais n’offre plus aucun intérêt. NNBEAUNE BRESSANDES 1955 Drouhin.
Le nez est vieillissant et la bouche passe comme l’éclair. 80/100VEGA SICILIA 1966
Le niveau est bas, mais le vin se boit encore sans peine. Par contre, comme d’ habitude, il n’offre aucun charme et fera juste un aller retour dans ma mémoire comme le 1929 ou 1968… Quinquina, café et citron. Rien ne change… Je me souviens avoir affirmé haut et fort à un grand chirurgien Lyonnais que ce domaine était, à mes yeux , un cauchemar oenologique ; J’attends qu’on me prouve le contraire. 80/100CHAMBERTIN 1959 Bourré P&F
Un grand merci à François qui a la gentillesse de me prêter son verre. Le nez est explosif, grâce à des notes de kirsh, de roses sucrées, d’épices et de poivre. Tiens , y aurait il un ajout discret Rhodanien ?? En bouche, il est très 59 flirtant sans cesse avec le sucre résiduel, mais tout de même maîtrisé. La fraise des bois et la bigarreau nous comblent un bon moment. Etienne confirme que c’est un très beau Pinot « hermitagé ». 93/100CHÂTEAU PUYBLANQUET 1929 ( St Emilion)
Encore une fois, la cave de François fait des merveilles. Le nez est à tomber : La rose, la prune, le clou de girofle, et le cuir de Russie. quelle beauté. En bouche , on est sur une confiture sans acidité, avec des notes de gibier, de cuir et de fruits noirs macérés. Un très grand 1929, supérieur à des légendes comme Pavie par exemple. 95/100VOLNAY TAILLEPIEDS 1969 De Montille
Le nez est renversant sur la rose, la fumée, la framboise, et presque le bonbon de violette. La bouche bien que superbe me ramène sur terre. Le vin est grand, mais ce n’est pas un géant. Terre humide, bois noble, myrtille et crème de framboise. Un des plus grands Volnay de ma vie tout de même. J’aimerais bien pouvoir le regoûter, car ce n’est pas simlpe de juger un vin sur une seule gorgée… 95/100CHÂTEAU DES JAUBERTES GRAND VIN DU MARQUIS DE PONTAC ( Graves Supérieur )
Un vin des années 80 peut être… Beau nez d’amande et de miel qui rappelle furieusement un Barsac. Bouche liquoreuse, en finesse, agréable et persistante. 88/100CHÂTEAU SIGALAS RABAUD 1896
Merci François, quel cadeau ! Le nez est usé, mais raconte encore une histoire d’orange, de noisette et de champignons. En bouche il est malheureusement squelettique avec pour ossature l’amertume et l’acidité. La sucrosité digérée se tient encore , mais les minutes qui passent ne l’aide pas. Un beau témoignage et surtout un honneur. Boire un fragment d’histoire suffit à faire ma joie. 85/100CHÂTEAU YQUEM 1961
Merci à mon sympathique voisin qui a la courtoisie de me faire goûter le vin qu’il a amené, mais qui se boit sur une autre table… Le nez est charmeur avec de l’orange confite, de l’amande et de la nougatine. La bouche offre encore une belle liqueur où le miel et la cannelle discutent avec le caramel brun… 92/100MAURY LA COUME DU ROY De Volontat 1925
Le nez superbe me rappelle la framboise épicée, le chêne ancien, et la griotte macérée subtilement fumée. La bouche est d’un équilibre de danseuse et reprend en fanfare le thème du nez. 94/100BOLLINGER 1959 1/2 bouteille
Merci à ce convive généreux qui offre ce vin en petit comité. Au nez il appelle l’oxygène en secours. La craie et le quiquina répondent présent, tandis que la bouche presque tranquille n’est plus qu’une subtile volvic orange. A revoir en bouteille… 84/100Le dîner était impeccable et François fut un maître de cérémonie parfait en tout point. Merci et vivement la suite !
- 14 mai 2009 à 3h23
- in reply to: Millésime 1981
1990 est une bombe, un de mes favoris dans ce millésime !
Au fait vous êtes dans quelle ville ?- 14 mai 2009 à 3h16
- in reply to: Millésime 1981
J’en ai encore en cave..
Si vous passez de temps en temps sur Lyon, pas de soucis pour en déboucher une(:P)
Bon il y aura d’autres choses, car un seul vin ça nourrit pas son homme !;)- 14 mai 2009 à 3h12
- in reply to: Château Mont-Redon, Châteauneuf-du-Pape
Juste un tuyau:
Mont Redon est un vin correct, il n’y a aucun doute là dessus ; mais par pitié , gôutez au millésimes 71, 70 66, car là on rentre dans le saint du saint… Vous savez que j’aime les vins à maturité, mais pendant des années je n’ai rien trouvé d’interessant en châteauneuf anciens… Je n’avais pas testé les bons ! Les années 60 sont des bombes , tellement plus abouties que les vins récents que fait Mont Redon… Et encore ces vins ne sont que l’introduction, car après il y a les années 40 et là on est dans les étoiles !
Le 1949 donne une idée de ce que sera Rayas 89 dans 30 ans ! Il est d’une fraicheur intacte avec un fruité de dingue…
On peut trouver des années 70 à moins de 40 euros en salle des ventes, dépêchez vous!!!- 14 mai 2009 à 3h03
- in reply to: Millésime 1981
Parker a regôuté depuis et le note à présent 89/100. Il approche de la vérité , car le vin s’est bonifié de façon incroyable ces 10 dernières années !
- 14 mai 2009 à 2h48
- in reply to: Château Haut Condissas
Le millésime 1996 est sorti 1er au Grand Jury Européen devant tous les 1ers classés…. J’attends encore un peu avant de refaire ce fameux match à l’aveugle…. je vous tiendrai au courant !
- 14 mai 2009 à 2h39
- in reply to: Millésime 1981
Bonjour
Le plus accompli en 1981 est aussi un vin facile à trouver pour un budget modeste… C’est pas beau ça??
Château Haut Bailly 1981.
A mon palais meilleur que latour , Margaux et Haut Brion.
Le propriétaire le considère comme l’une des réussite majeure du domaine » le meilleur exemple de la finesse bordelaise, avant que n’arrive la grosse cavalerie des vins de garage. »
Vous m’en direz des nouvelles…- 7 mai 2009 à 20h04
- in reply to: CR: Balestard la Tonnelle 1990
Le 1982 est un beau souvenir de dégustation (92/100). Je trouve que c’est une excellente affaire en terme de prix, et une belle introduction à ce millésime mythique et crémeux. A chercher absolument ! Je voulais ce cru pour mon mariage , mais j’ai finalement opté pour Cadet Piolat 1982… très bon aussi…
- 7 mai 2009 à 19h05
- in reply to: Château d’Yquem
AlainD, c’est déjà formidable de goûter Yquem ! Il est vrai que c’est un vin spécial qui ne prend réellement son envol qu’après 20 ans de garde minimum…
Ceci expliquant qu’ Yquem se soit souvent « fait battre » en dégustation aveugle par des confrères…je pense surtout au Château Simon crème de tête , un Barsac peu connu mais pourtant exceptionnel, qui a réussi a sortir 2 fois devant Yquem en dégustation… Cela avait fait grand bruit à l’époque… Je conseille donc pour ne pas être déçu de ne pas trop toucher aux Yquem plus jeunes que 1986… Ceci étant dit on ne refuse pas un 2003 et 2004.(:P)- 7 mai 2009 à 3h12
- in reply to: Château d’Yquem
[i]Mon métier m’envoie sur Paris ce samedi là, mais il n’ y a aucun train qui puisse me permettre d’être en Suisse le lendemain dimanche pour 11 H. Or je ne louperai pour rien au monde cette dégustation, car elle est mon unique chance de pouvoir boire les plus grands Yquem du 20e siècle. Je décide donc de faire les 1000 Km aller retour Lyon- Paris dans la journée. A 2H30 je suis couché et à 8H je me sens frais et dispo pour aller goûter le fameux 1921 !
Ma femme est un ange , car c’est elle qui fait le taxi pour me permettre de ne pas recracher ces vins ; Je ne me sens pas capable d’un tel sacrilège. Alors elle se dévoue pour m’ éviter de perdre mon permis à la frontière ou ailleurs sur la route ! C’est donc détendu que j’arrive à Morges pour le moment tant attendu.
Dans le salon privé, je distingue immédiatement les bouchons alignés sur une nappe blanche immaculée. Ils sont tous là. Je fonce sur le 1921 : Il sent bon et c’est bien une mise château. Idem pour le 1945. Je sens que les efforts de la veille ne seront pas vains et vont même bientôt me sembler naturels. 10 minutes plus tard, Dominique Fornage amène les vins. J’ai lus tous ses articles, mais je le découvre pour la 1ère fois. Son air jovial m’inspire confiance.
Les bouteilles sont dans un état incroyable ! Même le 1921 est bas goulot. J’ai déjà les larmes aux yeux. Personne ne semble se connaître parmi les 13 privilégiés. Quel bonheur donc d’être avec un ami pour pouvoir partager ma joie et les émotions qui vont nous envahir. Libe semble être lui aussi ailleurs…
En route pour un voyage extraordinaire. Je suis conscient que des milliers de personnes rêveraient d’être à ma place, alors je profite en pensant à mes proches. Merci.[/i]CHÂTEAU YQUEM 1976
C’est la 3éme fois que je goûte ce vin. Cette fois est sans aucun doute la meilleure. Le service et la température sont parfaits, ouf ! Il offre un nez très ouvert de coing, d’amande et de meringue avec une touche de cognac et d’anis à l’aération. Il semble être à maturité libérant des arômes d’humus, de truffe et d’orange confite. On peut commencer à le boire avec plaisir, mais le long vieillissement lui apportera cette complexité sans équivalent. 96/100CHÂTEAU YQUEM 1975
C’est la deuxième fois que je le bois. Il est toujours aussi sublime ! Pour tous les millésimes suivants, ça sera une première … Ici la couleur est plus soutenue que le précédent. Le nez est d’une pureté sublime de parquet ciré, de mandarine confite et de noix de coco. Il sera d’ailleurs le seul a présenter cet arôme de façon aussi nette. La bouche est plus massive et surtout plus rôtie. Le caramel au lait, l’orange amère, le bois vanillé, et la pêche crémeuse sont envahissants. La finale minérale termine le voyage en beauté. Pour ceux qui veulent boire Yquem, c’est celui que je conseillerais pour sa perfection , son prix encore accessible pour une folie d’une fois, et surtout sa maturité. Les 1988, 89 et 90 sont trop primaires actuellement et peinent encore à justifier pleinement leurs prix. 98+/100CHÂTEAU YQUEM 1971
C’est un millésime un peu oublié en liquoreux qui a pourtant donné des merveilles ; J’en attendais donc beaucoup. Le nez me paraît moins net et précis que celui de ses cadets. Une touche d’hydrocarbures, puis un boisé plus humide lui donne un air moins séducteur. En bouche une sensation acidulée inonde immédiatement le palais, conférant à ce liquoreux un cachet fort intéressant. Le milieu de bouche est un peu monolithique sur le coing, mais le vin revient bien en finale. 94/100CHÂTEAU YQUEM 1970
Le nez est cette fois clairement plus grossier. Mais c’est un peu couper les cheveux en quatre, car l’empreinte Yquem de bois vanillé et de miel est bien présente. Je suis obligé de tenir compte du contexte ! Une touche de « vieux » me dérange un peu. Il faut le boire… L’alcool légèrement brûlant masque la belle palette finale. 90/100CHÂTEAU YQUEM 1967
Le nez se présente un peu fermé. Patience ! Après 15 minutes , il se décide enfin et arrive même en fanfare. Le raisin de corynthe, la confiserie orientale ; On imagine sans peine les fruits d’été et exotiques séchés au soleil sur de la paille. Libe a écrit la même chose, c’est fou ! Il virevolte sur la mirabelle, le coing et l’abricot avec une touche de rose qui nous arrête en Alsace. La bouche est d’une onctuosité parfaite et rappelle l’orange sanguine enduite de caramel brun, tandis que la finale de safran laisse une marque indélébile plusieurs dizaines de secondes. Il est à la hauteur de toutes les louanges qui lui sont adressées. Une légende et peut être le plus grand Yquem du 20éme siècle lorsqu’il sera à maturité ! 99+/100CHÂTEAU YQUEM 1966
Le nez est enthousiasmant grâce à ses parfums de cointreau, d’oeufs en neige et de cuiraço. La bouche m’évoque un peu plus du passerillage. Le couple acide-amer tranche nettement avec le précédent et semble plus agressif. Plus il s’aère et plus il s’améliore. Sa personnalité est intéressante. 92/100CHÂTEAU YQUEM 1955
Broadbent classe ce millésime dans les années marquantes pour les liquoreux…Je suis excité. Cinquante ans est souvent la limite pour un vin : Il y a ceux qui entament leur déclin et ceux qui se transforment ; La chenille devient papillon et là, on part dans les étoiles. Contre toute attente, on est ici dans le 1er cas de figure. Le nez marque son âge avec du vieux fût et de l’humus. Le sirop d’érable, l’eucalyptus et la vanille bourbon sont pourtant là ! La bouche est un sucre candy liquide et la finale minérale semble presque désaltérante. A l’air il sèche malheureusement un peu et perd donc naturellement 1 point. 94/100CHÂTEAU YQUEM 1950
Le nez hyper puissant m’évoque le pétrole et le plastique chaud. Puis viennent le caramel brûlé et le citron confit épicé. La bouche est un modèle de préservation. La pêche alcoolisée, l’orange amère, le sucre candy avec une salinité en finale qui lui permet de tenir sans problème son rang. Je pense que c’est un vin sujet à débat: Il aura ses fans mais aussi ses détracteurs. Un cachet étonnant. De retour chez moi , j’ai découvert que Bettane l’avait adoré lors du marathon 1784- 1991. C’est idiot mais ça me rassure ! 95/100CHÂTEAU YQUEM 1948
Le nez paraît plus infusé dans l’eau. J’ai l’impression de sentir un vieux graves très mûr ou peut être un Pavillon Blanc dans le style du 1937. La tourbe mariée aux agrumes. La bouche est un peu maigre et donc moins intéressante, mais elle s’ équilibre tout de même vite sur le coing, la cire et l’abricot. Là encore il s’améliore à l’air et taquine le 1955. A noter que certains vins de cette série gagneraient probablement 1 ou 2 points en fin d’un repas classique. 93/100CHÂTEAU YQUEM 1945 ( Bouchon d’origine)
Fredy Vifian de Tan Dihn m’avait montré sa bouteille en m’expliquant que c’était lui le maître et qu’il surpassait le 1921 et 1937. Broadbent pense la même chose depuis quelques temps. Le nez est d’une perfection sans pareil; Il est devenu papillon ! Le nougat, une hypothétique « mandarine amour », l’ananas rôti, la pêche enrobée de miel de sapin, et les épices de la route des Indes. La bouche est une douceur extatique, presque aphrodisiaque. On perçoit la mirabelle et la pomme qui auraient accroché au fond d’une gamelle caramélisée, puis la tatin d’abricots, l’anis, le pain d’épices et le thé noir. On y est ! Il est plus puissant que le 1921 , mais on verra plus loin que ce dernier offre une décoction de parfums plus aboutie. Si je ne devais en racheter qu’un, ça serait sans doute celui-ci… 100/100CHÂTEAU YQUEM 1925
Le nez vieillissant est encore debout, mais un peu brûlé-iodé. En bouche, le sucre est toujours là, mais il a l’amertume d’un caramel raté et le quinquina annonce une fin toute proche. 87/100CHÂTEAU YQUEM 1921 ( Bouchon d’origine)
Je peux vous avouer que je tremble comme une feuille. Des centaines de choses tournent dans ma tête ; Pourvu qu’il ne soit pas bouchonné, puis l’espoir que la conservation soit idéale….tant qu’à faire puisque je ne le boirais certainement qu’une fois, autant que la perfection soit au rendez vous. A mon palais elle y est ! Il faudrait demander à Dominique Fornage qui l’a bu 10 fois ce qu’il en pense par rapport aux précédentes…
C’est le plus sombre, le plus mat de la série. Comme pour le 1967, le nez est un peu en retrait au départ. Il n’est pas aussi jaillissant que le 1945. Mais rapidement des arômes entêtants arrivent comme une grosse cavalerie qui me rappelle Arche Crème de tête 1906. La dragée, le sirop d’orgeat, le café , la fève de cacao puis le thé. La bouche est une douce liqueur d’une finesse totalement inattendue. On dirait le 1945 ayant acquis la sagesse et la sérénité d’une vie entière. La sucrosité est pourtant massive , mais je ne sais pas comment il réussit ce tour de force, on croirait boire une dentelle. La tourbe, l’abricot et la pêche trempés dans le caramel salé, l’after eight, l’orangette, le cuir et surtout ce safran, véritable touche made in Yquem. Dernier cadeau : Une magique décoction d’érable , de hêtre et de pêche en finale. Le plus abouti, un peu plus « intellectuel » que le 1945. Une fois je préfère ce dernier , puis l’instant d’après c’est le 1921…. Quelle chance de les avoir bu aussi parfait ! 100/100Par contre je précise que certains liquoreux tels Arche 1906, ou Château de Fesles « Chapelle » 1947 m’ont plus immédiatement bousculé. Les Yquem sont bizarres, on leur donne 100/100 en se disant qu’ils ne seront que 3éme ou 4éme de notre palmarès, puis avec les jours on se demande si finalement on a déjà eu une telle complexité en liquoreux. Pour ceux qui se posent des questions encore plus pointues, je dirais que Yquem 1921 ou 1945 ne m’auront pas donné autant de sensations presque surnaturelles que Petrus 1961, Cheval Blanc 1947 ou Clos des Lambrays 1937…cela peut aider à faire un choix, si une fois et une seule, on veut casser sa tirelire !
CHÂTEAU YQUEM 1920
Puisqu’il fallait que cela arrive , je préfère que le destin choisisse ce moment ! Il est bouchonné ! On perçoit tout de même derrière ce masque une belle sucrosité et une conservation intacte. Très rageant ! NNPour accompagner un magnifique buffet, Dominique Fornage nous offre un rouge intéressant :
CHÂTEAU TALBOT 1975 Jeroboam
Nez superbe de cuir, de chocolat, d’herbes grillées et de cassis. En bouche il est un peu sec avec les tanins rugueux du millésime, dommage. 89/100[i]Dominque Fornage a bien voulu que j’ emporte un peu d’Yquem 1921 dans mon verre pour que ma femme partage avec moi ce moment d’exception ; Elle le mérite bien , non?
Quelle journée hors du temps ! Il va me falloir des mois pour m’en remettre. La vie doit pourtant reprendre son cours et ce soir, dans quelques heures donc, nous fêtons les médailles des champions. Quel incroyable week end ![/i]- 1 mai 2009 à 22h05
- in reply to: Tour Blanche 1959, Clos des Petits Croux 1992, La Turque 1991, les médaillés honorés !
François
c’est un vrai crève coeur que ce heidsieck & Monopole Diamant Bleu 1964… C’est un vin mythique que je n’ai bu qu’une fois, mais complètement mort. La bouteille, le niveau, tout était parfait, sauf le vin , sans gaz et sans âme. Tu penses bien que je rêve de le reboire !Je ne m’étendrai pas sur le sujet des notes. Je fais partie de la génération Parker et Bettane , et donc forcément leur système m’a influencé, mais surtout, et c’est le point le plus important, à moins d’être millionnaire, on a besoin de la critique pour être guidé et éviter certaines erreurs. De plus comment faire un choix et un seul si l’on manque de moyens??? Je prends comme exemple la grande dégustation d’ Yquem que je viens de faire. Nous avons goûté 13 millésimes, 76, 75, 71, 70, 67, 66, 55, 50, 48, 45, 25, 21, 20. Il serait tentant de les décrire chacun avec leur personnalité, incroyablement bon et persistant. Le problème est que bien peu de gens ont les moyens de tous les acheter ( le total dépasse vite 15 000 euros !) donc comment un autre amateur va t’il s’y retrouver si je ne donne que des pistes de goûts en vantant chaque année… S’il ne doit en acheter qu’un ou deux il va falloir que je sois précis en indiquant clairement lesquels sont les meilleurs ou alors que je donne une note en plus de mon commentaire. Je ne dis pas que j’ai raison, chacun fait selon sa préférence , mais je remarque juste que lorsque j’ai commencé à déguster il y a une quinzaine d’année, la RVF et Bettane en tête critiquait le système de notation…idem pour les anglo saxons… mais que voit on aujourd’hui? : Bettane avec des notes sur 20, la RVF idem et Broadbent et Cie avec des étoiles et le fameux et rare 6 étoiles!!! ou est la différence avec une note chiffrée?? Ils ont tous constaté qu’ à un moment donné les commentaires permettaient de se regaler et d’imaginer le vin, mais ne permettaient pas de faire un choix…. 95/100 est une note exceptionnelle et le commentaire le sera aussi…mais avec 98/100 on rentre dans les vins d’une vie! et souvent les mots ne suffisent pas à rendre justice à cette perfection….
François à trouvé une parade intéressante qui est le classement en fin de dégustation. Pas de note, mais une indication plus claire que le commentaire seul, pour savoir quel vin est incontournable.
Une petite note en plus permettrait de jauger les dégustations les unes par rapport aux autres… en gros vaut ‘il mieux avoir en cave Pichon 47 ou Lafite 1900 ou encore Mouton 1961 ??? 😉
quant aux commentaires précis, ils ne sont que le reflet de mes sensations, mais ils ont le mérite de définir la personnalité d’un goût et d’être encore plus clair pour le futur consommateur… A présent je sais qu’un 99/100 Juhlin n’est pas forcément ce que je dois rechercher en premier, car son registre est dans la finesse alors que le mien est plus dans la puissance… Quant à ceux qui goûteront un jour une Grande Rue 1962 et seront bouleversé, ils sauront que leur registre est proche du mien et qu’ils pourront acheter les yeux fermés un vin que je note 99/100(:P)
Florent.- 1 mai 2009 à 21h24
- in reply to: Tour Blanche 1959, Clos des Petits Croux 1992, La Turque 1991, les médaillés honorés !
Quand je parle du registre de Juhlin, je parle en fait de ce qu’il aime… On a longtemps parlé du goût de Parker pour les vins puissants…. Chaque critique a son pécher mignon !
Pour Juhlin , je me base sur mes propres constatations. A force de tester des champagnes anciens , j’ai pu remarquer que beaucoup de vins très bien notés par ce critique étaient dans le registre de la finesse avec une grosse trame minérale et crayeuse… Donc lorsque je parle du registre Juhlin , je fais référence à ces arômes qu’il aime tant. Pour ma part , ce n’est pas ce que je préfère, j’ai un petit faible pour les champagnes très glycérinés et massifs comme Heidsieck & Monopole par exemple.
Voilà , j’espère que c’est plus clair…
Florent.- 28 avril 2009 à 2h09
- in reply to: Bollinger Vieilles Vignes Françaises et Egly-Ouriet au restaurant de la Grande Cascade
Juste une info :
Il y a bien trois petites parcelles de pinot noir qui ont miraculeusement échappées au phylloxera, et avant 1969 ( 1ère VVF) , les raisins étaient incorporés dans la cuvée millésimée… je sais que la vigne a été replantée en 3 fois :1972, 1986 et 1995 selon la méthode en foule.
On peut donc imaginer que les mythiques VVF 69 et 70 sont des « vrais » pré phylloxériques , puisque issus de vignes originelles épargnées et non replantées… Je pense que les années suivantes sont issues de vignes non greffées mais effectivement pas pré phyllo…
qu’en dit Luc ???
Florent- 25 avril 2009 à 3h22
- in reply to: Mission 43, Palmer 66, La Tache 74 en MG, Dom Pé 70 à l’Astrance
Ca donne envie ce Climens 29 !!!!!
Caillou crème de tête est un Barsac que j’aime bien , le 47 est le meilleur que j’ai bu.
Il existe bien un homonyme avec » Le » devant Caillou en monbazillac, et je peux te dire que le 43 est au niveau d’un immense Barsac… Le château le tient pour leur plus grande réussite. A goûter absolument !
Florent.- 25 avril 2009 à 2h50
- in reply to: Mission 43, Palmer 66, La Tache 74 en MG, Dom Pé 70 à l’Astrance
Dégustation très imaginative et rondement menée !
Je suis heureux de voir que tu as apprécié Dom P 70, car il y a quelques mois , ce champagne m’avait surpris…jeunesse et complexité , bref un millésime que je n’attendais pas à ce niveau !
Comme tu avais pu le voir dans le compte rendu de la dégustation ou je t’avais invité, La mission 43 m’avait plu, avec là encore un niveau très élevé auquel je ne m’attendais pas…
As tu déjà gouté Château Le Caillou en Monbazillac 1943? c’est très grand !
Florent.- 21 avril 2009 à 4h26
- in reply to: Heidsieck & Monopole 1947, Cos D’Estournel 1928, Vosne Les Beaumonts 1990 Leroy, la famille est en fête !
génial !
j’en avais repéré ( paille 1893) l’an dernier chez un caviste Bordelais, puis j’ai laissé passer le temps, et un jour il n’y était plus…Je pense qu’il sera gigantesque !c’est vrai que 1952 est une année incroyable en champagne, j’ai le souvenir d’un Pol Roger incroyable de jeunesse…
Heidsieck & monopole est une de mes maisons favorites… Les 1961, 1955, 1964 , 1976 ont toutes été impeccables….
En plus récents les diamants bleus assurent !
Florent.- 20 avril 2009 à 17h30
- in reply to: Trois vins de 1900, trois de 1986 et dix autres vins rares, dont un Enfant Jésus 1891 fab !
François
peux tu m’en dire plus sur le chambertin 1955…
Tu as peut être vu sur ton post du repas à Bordeaux, que j’attendais avec impatience ta description sur ce vin que Lalou considère comme le plus accompli du domaine. Ou peux tu le situer dans ta hiérarchie?? Tiens t’il la comparaison avec d’autres légendes en Pinot que tu as goûté dans ta vie? ou bien est il simplement très bon…- 20 avril 2009 à 1h57
- in reply to: Trois vins de 1900, trois de 1986 et dix autres vins rares, dont un Enfant Jésus 1891 fab !
Il suffisait d’attendre un peu!!! Voilà le commentaire de cet incroyable repas..
1900, une année qui fait rêver! j’espère pouvoir un jour goûter un vin de ce millésime mythique…en tous cas cela donne envie…
Tes commentaires très enthousiastes sur le Laville 47 me surprennent car je l’ai bu 2 fois, et les 2 fois je l’ai trouvé bon , mais sans plus….a des années du 1949… Mais aucune bouteille ne se ressemble, tu as du tomber sur la bouteille parfaite, quelle chance !
pourrais tu en dire un peu plus sur le Constantia , car tu dois te rappeler que je l’avais trouvé superbe la dernière fois; sur quel plan était il plus accompli??
Pour 1986, je n’ai jamais fait la comparaison directe comme vous Samedi…je les ai goûté les 3 dans la même année, et Mouton était , de loin mon favori, alors qu’il avait été ouvert par un ami au dernier moment et sans carafe, comme quoi, quelques fois la nature ne respecte rien:P
j’ai hâte que tu goûtes Arche crème de tête 1906 pour me donner ton avis par rapport au Yquem…
bravo , comme toujours, pour le commentaire et à bientôt…
samedi j’étais au concours de Mâcon avec Bettane comme je te l’avais dit, mais le soir nous avons bu une « débauche » de grandes bouteilles en famille…J’essaierai de mettre le compte rendu dans la semaine.- 20 avril 2009 à 1h33
- in reply to: Au château Canon La Gaffelière, une incroyable débauche de très grands vins
C’est vraiment très surprenant et intéressant de voir que le Montrachet 1985 n’arrive « que » 3ème de ton classement !
C’est une belle série qui donne envie, forcément !
Vivement le compte rendu sur les 1900 et le fameux Chambertin 1955 leroy…Tu te rappelles peut être que c’est un vin que j’avais ouvert fin 2008, la fois ou je t’avais invité…il était malheureusement dans son cercueil …c’est une des grandes déception de ma vie, car c’est un de mes vins de rêve!! Le plus grand Leroy jamais élaboré, dixit Lalou. J’éspère donc un peu le goûter par procuration grâce à ta description !Ce week end j’ai bu l’un des plus grands Champagne de ma vie, je t’en dis plus dès que le compte rendu sera fait.
Florent.- 10 avril 2009 à 20h28
- in reply to: Richebourg DRC 1933 et Romanée Conti 1983 avec un hôte illustre
Merci pour l’info…
Personnellement, j’aime assez l’idée de donner une liste, car cela renseigne un peu sur la solidité de l’analyse d’un millésime…Il est effectivement audacieux de prétendre analyser une année lorsque l’on a bu qu’un ou deux vins…
Un peu à l’image du monde médical dans lequel je travaille… Qui oserait prétendre connaitre tout d’une maladie sous prétexte d’avoir soigné un seul cas?…. ça ne serait pas sérieux ! D’ailleurs , n’importe quel article sur une pathologie s’appuie sur un échantillon de plusieurs patients…c’est le seul moyen d’avoir une référence viable….
Idem pour l’analyse du millésime à venir à la vente…Les professionnels ont une idée des caractéristiques de l’année grâce à tous les vins qu’ils ont bu et en général , il y en a au moins une vingtaine par région….Je comprends l’idée d’année solide car j’ai en mémoire un Clos de Tart 1934 colossal qui a mis à genoux Mouton 1959 et réserve des célestins 1990 … Je me souviens également d’un Clos Vougeot 1934 de Drouhin en magnum qu’il a fallut aérer en carafe presque 1 H ! Dans le style , encore plus « solide », presque Mammouth, il y a 1923…
En récent je trouve que 1978 est assez romantique pour reprendre ton image… Millésime très ouvert, complexe et envoutant…J’imagine donc 1933 dans ce style, mais peut être que je me trompe… En tous les cas , je vais essayer d’en trouver…