macflo76

Nous avons 1 invités et 0 utilisateurs enregistrés en ligne.

Forum Replies Created

Affichage de 20 réponses de 21 à 40 (sur un total de 256)
  • Replies
  • macflo76
    Participant

    Vaste question !
    Plus jeune, je ne privilégiais que les « mise château », persuadé que c’était les seules qui valaient le coup… Depuis j’ai un peu changé… En fait il y a certains châteaux moins célèbres (St Emilion, Pomerol surtout) qui devaient avoir peu de moyens financiers, j’imagine, pour embouteiller correctement au château. Pour ces châteaux donc, la mise négoce est souvent extraordinaire, et même meilleure que la version château. Par contre, pour les crus les plus célèbres, j’ai toujours trouvé la version château largement meilleure que la négoce.
    Là où ça se gâte, c’est qu’il faut donc, en vérité, faire du cas par cas selon le château, et bien sélectionner sa mise négoce, car le nom du négociant change énormément la donne.
    La meilleure est, à mon sens Hannapier, et certaines mises Belges sont parfois sublimes… Vandemeulen est superbe aussi, mais malheureusement il a aussi un peu trafiqué ses mises certaines fois (c’est de notoriété publique), et autre problème : Il existe beaucoup de faux actuellement, car le bouchon est neutre, et la capsule aussi ! Quand on voit le nombre de Lafleur,et autre Petrus 47 qui passent sur Ebay et Cie, il faut avoir peur, car le niveau est toujours parfait de chez parfait… bref un faux à coup sûr…( il suffit de choisir un vieux vin très correct et de savoir coller une étiquette !).
    Donc en me basant sur mon expérience, et pour répondre à ta question, je pense que le Calon ségur que tu as mis en photo est une mise Suisse. Pas géniale, car pas trop dans l’esprit de la mise château. Je ne suis donc pas étonné, que tu y trouves de la finesse, et peut être même un manque d’ampleur ! Calon Ségur est le château par excellence, où il convient de privilégier la « mise château ». La fois où je parlais d’un Calon S 1955 négoce, c’était une mise Belge, avec bouchon estampé, bref du travail propre et assez proche de la mise château. J’ai aussi un souvenir du 1947, en mise Hannapier, somptueux.
    Je pense donc que tu devrais laisser tomber les 1949, sauf si le prix est valable ( fourchette 50-80euros max le flacon ). Au delà, tu seras déçu à coup sûr…
    J’espère n’être pas trop embrouillé, car ta question mériterait d’être traité sur un Cr entier !!!!! N’hésites pas à préciser si tu n’as pas pigé:S
    Florent.

    macflo76
    Participant

    Une soirée complètement dingue, qui fait rêver !
    Salon 1961 est une légende. J’espère pouvoir le boire un jour…
    Le Dom P rosé 1966 est l’un des plus grands rosés que j’ai bu ; En magnum il doit être d’une jeunesse sidérante. 1934 est une année que j’adore en Pinot. Peut-être bien la plus séduisante, avant-guerre, qu’en penses tu ?
    Merci pour ce partage d’émotions.
    Florent.

    macflo76
    Participant

    Oups, j’ai oublie Arnaud, le saucisson est toujours le saucisson lyonnais, lorsque je saisis cet arôme dans un vin ! Tu vois ce que je veux dire ce parfum de fumée et de viande qui accompagne les lentilles … Miam !
    Florent.

    macflo76
    Participant

    Le charbon, c’est pour vérifier que vous ne lisez pas que les notes ! Avec cette description je suis certain de vous voir bouger8-). Charbon humide effectivement … Pour le Donnhoff, je n’ai pas eu l’info et n’ai pas vu la bouteille pour faire une photo, désole…
    Florent.

    macflo76
    Participant

    Tu as tout a fait raison Luc… C’est la Cote Brune bien évidemment !!
    Pour Cristal, je peux vous assurer que les trois bouteilles bues étaient superbes, mais je préfère prévenir que c’est pas tout le temps le cas ! Vos expériences soulignent encore plus ce fait inquiétant … Sinon pour info, toutes ces bouteilles n’ont pas été bues en une seule fois, mais bien lors de différentes occasions tout au long de ces deux semaines…
    Florent.

    macflo76
    Participant

    Très belle dégustation Christophe !
    Je découvre avec ce CR la qualité de l’Evangile 64, et je crois que je vais me laisser tenter…. Merci aussi pour le tuyau sur Fargues 73….
    Florent.

    macflo76
    Participant

    Bravo pour cette superbe dégustation !
    Je ne suis pas étonné pour Cheval Blanc 1982. Comme je l’ai dit dans mon CR ce domaine est le champion toutes catégories des variations entre bouteilles, et ce depuis les années 40 ! C’est un problème vraiment rageant, et je suis heureux de me joindre à vous pour le signaler encore et encore. Restons objectifs cependant, quand la bouteille n’ est pas défectueuse, c’est un vin phénoménal !!!!
    Florent.

    macflo76
    Participant

    Très belle soirée, bravo… Je suis surpris de voir qu’ Angélus sorte si bien. Tant mieux, c’est tout le charme d’une dégustation aveugle.
    A quand la même avec 1982 ?;)
    Florent.

    macflo76
    Participant

    [i]C’est mon tour de préparer le fameux casual friday, organisé par François plusieurs fois par an. Je suis motivé, et j’ai envie de faire plaisir à tous les participants présents. J’ai donc essayé de sélectionner des vins éclectiques, d’années et de régions différentes. Le choix est difficile, mais après plusieurs semaines d’hésitation, je me décide enfin pour 9 vins rares. François, étonné par tant de folie, me demande d’en retenir 7, ce qui est déjà énorme d’après lui.
    Mon Gruaud Larose 1926 étant dans un état sanitaire parfait, je suggère à François de mettre Haut Brion 1926 en confrontation directe. Le maestro est joueur et d’une générosité sans limite, et il accepte donc avec grand plaisir cette idée qui lui plaît.
    J’arrive vers 10H30 chez Gérard Besson, afin de préparer mes vins tranquillement. Le chef vient goûter chaque flacon, et commence à réfléchir à d’éventuels changements dans sa composition. Quel bonheur de voir « en live » la créativité d’un cuisinier d’exception ! Un moment rare et privilégié que je n’oublierais pas de sitôt !! François me rejoint vers 11H30, et c’est l’occasion de bavarder vins, vente aux enchères, dernières acquisitions… Bref des moments d’intimité et d’amitié comme je les aime !
    A 13H, tout est prêt pour que le déjeuner étincelle de mille feux. Mon instinct me pousserait à mettre le Moet rosé en premier ; Il sera servi en guise de vin de dessert. Dommage !
    Pour patienter et attendre les retardataires, François fait amener un Champagne : Bonne pioche ![/i]

    COMTES DE CHAMPAGNE 1995
    Il a besoin d’un peu d’air, mais après 20 minutes, il nous régale de parfums d’anis, de fruits exotiques, de bois fumé, et de truffe. La bouche est nerveuse, et la bulle intense réveille les papilles. La finale crayeuse à souhait me met de bonne humeur… 93+/100

    ALFRED GRATIEN 1964
    Un champagne que je connais bien et que j’adore ! Je n’ai aucun doute lorsque le sommelier remplit les verres. Je sais que c’est un grand 64, et qu’il va convaincre tout le monde. Le nez parfait d’humus, de silex, de pain grillé, et de bois luxueux, le tout porté par des notes de bicarbonates légères, nous transportent de joie. En bouche le cordon de jeune homme donne du relief à la truffe blanche, au citron confit et à l’écorce d’orange. La finale offre de belles nuances épicées et minérales. 96/100

    CHÂTEAU CARBONNIEUX Blanc 1937
    J’ai confiance, car la couleur est belle, et le niveau haute épaule laisse augurer de belles choses. Le nez est une vraie claque ! Un créateur d’arômes…. Le caramel mou, la praline, la noisette grillée, le nougat et la poire réveillent l’enfant intérieur qui dort en moi. L’espace d’un instant je me retrouve en pleine fête foraine à OK Corral !
    La bouche n’est pas en reste et affiche une jeunesse insolente. On reconnaît à nouveau le pralin, le chouchou, ainsi que de sublimes notes d’écorce d’orange et de mandarine. La vinosité est encore impeccable. Un immense Bordeaux blanc de l’histoire ! 97/100

    CHÂTEAU PAVILLON BLANC 1929 Château Margaux
    Denis, un invité surprise nous fait l’immense honneur d’amener cette rareté. La couleur est moins ambrée que le 1928 ou le 1937. Dès le premier nez, je sais que l’on sera malheureusement loin d’atteindre la perfection de ces deux millésimes d’anthologie. Des notes agressives de lierre et de vieux champignons dominent l’ensemble. La bouche est encore parfaitement buvable, mais on est classiquement dans le type de vins anciens qu’il faut chercher à défendre un peu. Le message est donc surtout historique…. L’air l’améliore nettement ! Mais il souffre trop de la comparaison avec le 1928 ou 1937 qui m’avaient tant ému pour réellement m’embarquer. 80/100

    MONTRACHET 1949 Diard
    Le verre est foncé, et la couleur ambrée du vin n’est pas forcément significative, d’autant que le niveau est parfait. Cependant, c’est l’une de mes bouteilles qui me fait douter. J’ai donc en réserve un vieux Chante Alouette de Chapoutier.
    Dès que le sommelier verse les premières gouttes, je sais que son heure est passée depuis belle lurette : La couleur brune est celle des vins blancs morts. Le nez est sans appel. Viande, vieux torchon…. La bouche tient à la vie avec un soupçon d’alcool, mais je n’ai pas envie de m’attarder sur ce genre de vieux boucs. Il est vrai que la sauce de Gérard Besson lui donne un soubresaut de vigueur, mais je suis bien plus attiré par le Carbonnieux ! NN

    CHÂTEAU GRUAUD LAROSE 1926
    La couleur est rubis intense, très lumineuse comme l’était le 1921… Le premier coup de nez est une vive émotion : Le Bordeaux parfait, sans le moindre défaut à l’horizon. Il se paie le luxe de pinoter en nuance comme le 1921. Des senteurs florales et petits fruits rouges nous sautent au visage. Ensuite, c’est le tour du cuir, du zan, du caramel brun et de la truffe. Quelle beauté !
    En bouche, ce Saint Julien est d’une finesse confondante ; Je me répète, mais c’est pour mieux enfoncer le clou ! On dirait un clone du 1921… L’un des invité parle de vin « porte-jarretelle ». En effet, tout est dit avec ce mot… Une dentelle, aux multiples facettes aromatiques. Après une heure dans le verre, l’acidité monte doucement ; Il perd donc un petit point. 98/100

    CHÂTEAU HAUT BRION 1926
    C’est mon premier Haut Brion avant-guerre… Tous les amateurs savent que celui-ci est le plus mythique au dire des initiés ! La confrontation est l’une des plus intéressante qu’il m’ ait été donné de tester. On ne peut rêver styles plus opposés ! Comme on peut le voir sur les photos, ce Haut Brion est violet-noir comme l’encre, et ressemble donc à un vin de garage. C’est une vinification d’un autre temps, que l’on ne refera plus jamais. Aucun compromis n’a été fait ici…
    Le nez offre une palette masculine de cuir frais, de cendrier, de résine, d’herbes sèches et de pruneau. Avec l’air il s’affine sur le jus de cassis frais, façon Mouton 1959. On se croirait au-dessus de la cuve. Des notes de bouillon et de « mon cheri » complètent dignement cette palette hallucinante. La bouche ne fait pas dans la dentelle : Elle me rappelle le chocolat noir et la ganache épicée du chocolatier Richart. On est saisi également par la tourbe, le charbon et les baies confites. Un immense vin, qui forcément ne plaira pas à tout le monde, du fait de son caractère entier et rebelle. Après deux heures, il continue de s’épurer et prend de belles notes fruités, très jeunes… Il gagne logiquement 1 point ! 99/100

    CORTON GRANCEY 1959 Louis Latour
    Ce mois-ci, l’héritier du domaine raconte dans une interview pour la RVF, que ce vin est sa plus grande émotion. J’ai donc très envie de boire cet exemplaire unique de ma cave… Le nez est d’une précision, et d’une pureté d’école : Violette, rose, truffe, sous-bois et petits fruits rouges sont au programme. J’ai toujours été un poil moins enthousiaste que la critique sur ce grand millésime qu’est 1959, lui reprochant la plupart du temps un manque d’équilibre et surtout un vieillissement précoce. J’avoue, cette fois, rendre les armes devant une telle réussite.
    La bouche impeccable est une essence de vin. L’espace d’un instant ce rôtie, cette ampleur alcoolique presque sucrée semble prendre la tournure d’un Châteauneuf, mais immédiatement le terroir parle et nous jette des groseilles et des minéraux sur la langue. Il est donc bien Pinot jusqu’au bout des oreilles. Les gens qui me lisent savent que la Côte de Beaune me déçoit souvent ; Pas ce coup ci et c’est tant mieux ! Un des monuments de mon panthéon. A la longue aération, son alcool se fait plus pesant, il perd donc un petit point. 98/100

    CHÂTEAUNEUF LA BERNARDINE 1945 Chapoutier
    J’ai longuement hésité sur le choix du millésime pour cette bouteille, avant d’opter pour celle-ci: La plus rare bien sûr ! Le niveau est à 4 cm, donc moyen en fait… J’ai un doute bien que la couleur soit lumineuse.
    Le premier nez me rassure dans la seconde. L’hydromel, les épices rares, les herbes humides, les champignons frais, nous conduisent irrémédiablement dans le saint du saint de l’appellation.
    La bouche est une essence de fruits, mais on fait facilement la différence avec le précédent. Ici le terroir apporte des épices et de la chaleur sans l’équilibre frais du Corton. Mais j’aime ce genre « années 40 » que l’on ne fera plus jamais dans le sud Rhodanien. Ce style de vin était imaginé pour être bu 30 ou 40 ans plus tard. C’était une autre vie, ni meilleure, ni moins bien. Mais j’ai de la peine tout de même, car il y a peu de chance que la génération actuelle puisse connaître aussi cette façon de faire, ce goût moins politiquement correct. 96/100

    MARESTEL 1934
    Merci à Linda de nous faire connaître cette rareté. Les vieux Savoyards sont bien difficiles à trouver de nous jours ! Il affiche une jeunesse insolente.Certes la palette n’est pas des plus complexes, mais il a tout là où il faut. Un nez frais de citron, d’herbes humides, et d’écorce d’orange, et une bouche tout en finesse où la noisette côtoie les agrumes et les minéraux. La couleur d’un or lumineux est à tomber ; J’aime beaucoup. 92/100

    MOET & CHANDON Rosé 1975
    Alors là, je ne m’attendais pas à ça ! Certes je voulais que ce vin soit en premier, mais c’est surtout parce que je sais que les 1975 sont jeunes et un peu nerveux. De plus je connais par coeur la provenance de cette bouteille, et tout ce que j’ai bu jusqu’aux années 20 était parfait ! Là, nous sommes face à un vieillard, sans gaz, avec des odeurs ressemblant étrangement au Montrachet 49. Une daube infâme. A coup sûr un problème de bouteille malheureusement… NN

    DOM RUINART 1996
    Cédric a la gentillesse de commander ce magnifique flacon. Merci ! C’est sûr que sa jeunesse nous déboussolent totalement. Mais il a le mérite de mettre en valeur le reste ! Le nez de zan, et de fruits blancs demande une longue aération pour sortir de sa coquille. La bouche est fine, mais la bulle agresse un peu tandis que l’acidité et l’amertume dominent encore trop l’ensemble. On sent qu’il en a sous la pédale, mais il faut attendre au moins 15 ans, pour espérer prendre du plaisir. 89+/100

    Lorsque l’on est passionné de vins anciens, on sait que la dégustation parfaite, sans « trous », n’existe pas ou très très rarement ! Alors en apportant 7 bouteilles, je savais bien qu’il y aurait certainement des vins en phase de mort clinique… Pour une fois, avoir non pas un mais deux vins « out » dans l’aventure ne m’a pas posé le moindre problème, tant le reste était rare et immense ! Nous avons passé un moment magnifique, avec une cuisine pertinente, mais en voie d’extinction malheureusement… Merci à François d’organiser toujours aussi parfaitement ce type d’évènements, et à bientôt j’espère.

    Florent.

    macflo76
    Participant

    Très belle série !
    Rayas 89 est moins célèbre, mais je le trouve aussi grand que le 90… Pape Clement 1989 est magnifique, mais je crois que le 1988 est encore plus élégant…
    Vivement la suite du Cr…
    Florent.

    macflo76
    Participant

    C’est vrai qu’Henriot fait toujours des vins impeccables. Pour VVF, même le 1989 ne m’a pas réellement ému. Mais je n’ai pas ton recul, car je n’ai pas l’occasion d’en boire souvent:(.
    Selosse est un Champagne que je ne comprends pas vraiment. J’aime bien, me je le trouve un ton en dessous de beaucoup de cuvées. Même les très rares millésimées de 1982 ou 1990 ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable. Un vigneron célèbre qui me laisse de marbre…
    C’est quand même sympa d’être dans le sud avec une aussi bonne compagnie !;).
    Florent.

    macflo76
    Participant

    Pas de problèmes Oliv, je te dis ça :
    2 Amuses bouche avec : Empanada boeuf, poivron et tabasco, puis Escargots au Pouilly Fuissé dans une soupière lutée.
    Velouté de châtaignes et St Jacques flambées au macvin, avec sa chips de jambon Serrano.
    Foie gras poëlé, déglacé au vin de noix, figues rôties et fricassée de pieds de mouton.
    Filet mignon et petits légumes de saison.
    Fromages
    Desserts comprenant macarons, et mendiants maison, puis verrine de crème de marrons, et purée de pommes le tout maison.

    Sobre, mais efficace grâce à de bons produits(:P).

    François, tu me donnes envie de tenter la seule bouteille de Clos Fourtet 47 que j’ai !

    Florent.

    macflo76
    Participant

    On était pas dans le chai à ce moment là, donc difficile d’être catégorique ! En tous les cas, Cheval 47 et 48 sont totalement opposés en style, et je vois mal un peu de 47 dans le 48….
    Le 1947 est le vin le plus confit que j’ai bu, alors que le 48 ( testé 3 fois et toujours pareil ) est encore dans sa jeunesse, sans la moindre trace de Porto… Il est beaucoup plus dans l’esprit 1945… On a l’impression que les vins de cette année sont restés en camisole plus de 60 ans , et qu’une fois dans le verre ils se déchaînent !!!!
    Florent.

    macflo76
    Participant

    Ça me fait très plaisir de lire ce commentaire, car il me semble retrouver exactement le Cheval Blanc 1948 de la semaine dernière… Tu me rends dingue avec cette description de Petrus ! Tu as vu cette jeunesse ! 1948 est un peu dans la droite lignée de 1945, mais peut être encore plus folle. Mon Cheval était un magnum et il pouvait sans problème affronter 50 a 100 ans de plus… A quand un 48 ensemble ?!

    macflo76
    Participant

    Hé, François, faut arrêter de faire connaître les vins anciens ; A force ça va se savoir que c’est bon et il n’y en aura plus pour nous !!!!;)
    Bon trêve de plaisanterie, c’est une belle dégustation ! Je ne suis pas étonné par ton Pommery ! Cette maison est fantastique, et surtout vieillit admirablement bien…
    Julien, c’est un peu l’exception qui confirme la règle, Juhlin passe totalement à côté des vins de Pommery… Mais d’après mes informateurs Suédois, il semble qu’il soit en train de réaliser son erreur… Faut vite en acheter !
    Florent.

    macflo76
    Participant

    Cédric, ta question est très intéressante !
    Très sincèrement, en dégustation à l’aveugle, j’ai bien plus de facilité avec les vins anciens, qu’avec les vins jeunes. Peut être une question d’habitude aussi me diras-tu… Certes, mais je trouve que justement les vins jeunes n’ont pas encore réussi à développer toute la complexité de leur palette aromatique. Il est donc parfois un peu ardu de distinguer une rive de l’autre à l’aveugle, car l’élevage est souvent dominant, et les notes caractéristiques d’un terroir ne ressortent souvent qu’après de nombreuses années. D’où les grosses surprises que l’on voit parfois dans des classements professionnels sur des primeurs ou des vins jeunes…
    Si tu regardes les plus belles émotions des professionnels et amateurs avertis, tu trouveras souvent un pourcentage important de vins anciens, car c’est au delà de 20 ans que la plupart prennent réellement leur envol. La cendre ou la fumée sur Haut Brion , n’est jamais aussi puissante que lorsqu’il atteint une trentaine d’années… La rose fanée de DRC n’apparaît que très tard dans le temps…. A un moment donné de leur vie, je trouve donc que les vins de Pessac deviennent très différents de St Emilion ( pour reprendre ton exemple). Alors que ça n’est pas si évident que ça les premières années. Quant à le retrouver facilement à l’aveugle, ça c’est une haute histoire !::o
    Donc, tu l’auras compris, tout l’intérêt des vins anciens tient justement dans leur capacité à être d’une complexité redoutable. On est donc, à mon sens, à l’opposé d’une saveur universelle…

    Serge, un des mes p’tits pêché mignon est de me prendre un chocolat chaud dans tous les endroits où je passe. Jusqu’à ce jour, deux seulement ont laissé une trace indélébile dans ma mémoire : Le cacao de Oaxaca au Mexique, et celui de Ladurée. Il faut croire qu’ils ont donc vraiment un cachet particulier. Celui de Oaxaca est très épicé, et celui de Ladurée à le doux parfum de l’enfance : Amande, noisette, praline… Après c’est comme décrire la couleur indigo… impossible il faut en faire l’expérience soi-même… Le mieux c’est d’aller faire un tour chez Ladurée et de te faire toi même ton opinion. Une fois que tu auras goûté, tu sauras(:P)…

    Florent.

    macflo76
    Participant

    Bravo pour ce CR très intéressant !
    Ravi que vous ayez pu constater la longévité des coteaux d’aix… Il faut maintenant tenter un Trévallon 1982 !;)
    Florent.

    macflo76
    Participant

    Superbe dégustation, pleine d’audace et d’intelligence !
    J’ai pris énormément de plaisir à lire ce compte-rendu. La chance était au rendez-vous, et ça n’est que justice… Bravo pour cette soirée, et vivement la suite de vos aventures.
    Florent.

    macflo76
    Participant

    Dégustation très intéressante.
    Je retrouve totalement le goût et le parfum des grands Pinots 83… Certes le millésime n’a pas très bonne réputation, mais pourtant certains vignerons ont réussi à faire des merveilles, supérieures à mon sens, à bien des 1985. Je pense entre autre à l’Echezeaux 83 de Jayer, Clos de La Roche 83 Dujac… Plus que des vins, des concentrés de rose…

    J’ai bu la plupart des Mouline depuis 1969, et je te rejoins complètement! La 1990 est un monument absolu, en vin jeune. Encore supérieure à 1991, 1988 et 1985. La plus complexe et équilibrée de toutes…

    Latour 1982, le plus grand et de loin de tous les 1982 rive gauche. Un monument absolu !!!!
    Par contre nous divergeons peut être sur Haut Brion 1982, qui est pour moi, la déception totale de cette année. Certes, lorsqu’on le boit seul, sans confrontation, c’est un beau vin, mais remis dans le contexte de cette année légendaire, je trouve qu’il est largement à la traîne, et pas du tout à la hauteur des 1985, 1989 ou 1990…
    Sur 1982, La mission lui met une claque inoubliable. Je ne suis pas toujours d’accord avec Parker, mais lorsque je le vois baisser la note de Haut Brion 82 chaque année, je comprends.

    Comment est ce que tu le situes dans la hiérarchie des 1982, toi François ?

    Merci pour ce superbe CR riche d’enseignements !
    Florent.

    macflo76
    Participant

    C’est exactement le mot Gaël ! C’est une vraie enquête !
    Vente aux enchères, expert en vin ( pour toucher des vins de première main, avant même qu’ils n’atteignent la salle des vente) vignerons quelques fois, marchands, petites annonces, bouche à oreille… Comme je l’avais expliqué une fois, j’ai des dizaines de livres, je découpe des articles, parfois il suffit d’un mot, d’une phrase dite par un amateur ,un critique ou un sommelier, et je pars en chasse. C’est très excitant, car lors de cette investigation, on tombe forcément sur des bouteilles inattendues, ou inconnues… Et quelques fois, on tombe sur un flacon que l’on cherchait depuis des années à l’endroit où on l’attendait le moins… Je me souviens d’un de mes patients qui avait en cave un Heidsieck 1955, conservé debout à 20°… La bouteille était d’une absolue perfection. C’est parfois à n’y rien comprendre !
    Florent.

Affichage de 20 réponses de 21 à 40 (sur un total de 256)