Forum Replies Created
- Replies
-
- 2 février 2025 à 22h19
- in reply to: Champagne Legrand-Latour
CR: Champagne Legrand-Latour, Turbidité 2018
dosage zéro
A noté, peu d’infos sur la bouteille à part que la vendange a eu lieu au 21ieme siècle


Robe très trouble, bulle fine, un peu de cerise au nez, du fermentaire aussi.
Il y a de l’énergie en bouche mais c’est un peu brouillon pour le moment.
un peu déçu à la levée de la chaussette, certainement à attendre.
BienJ’en profite pour fortement conseiller la visite de la cave aux coquillages à Fleury-la-Riviere.

La visite est impressionnante et pour une fois, toute la famille pourra s’amuser. Les enfants peuvent repartir avec un kit pour déterrer des fossiles qui transformera votre salon en champs de ruines


- 2 février 2025 à 18h36
- in reply to: Château Bel Air Marquis d’Aligre, Margaux
CR: Château Bel Air Marquis d’Aligre 1970, Margaux
Bouteille bue une journée et demie après ouverture à l’occasion cette soirée là.
Le bouchon est complètement imbibé qui se casse en deux et se désagrège mais il n’en laisse pas dans la bouteille.
Un dégazage s’opère. Est-ce bon signe?
Il était quand même temps vu l’état du bouchon!La robe est évoluée sur le brun tuilé on va dire.
Premier nez à l’ouverture, pas de bouchon, pas d’odeurs suspecte. ouf!
Le nez est ouvert et somme toute classique de vieux Bordeaux sur la boîte à cigare, le cèdre.
La bouche est fine mais ce n’est pas fluet, le vin est bien vivant. L’attaque prèsente une petite rondeur puis vient un trou sur la poussière et ça reprend sur du cèdre le tout porté par une acidité salivante qui emmène assez loin le vin.Après 4 heures d’ouverture, le nez s’est complexifié, le fruit apparaît mais le cigare prédomine .
La bouche s’est posée gagnant en fruit et en homogénéité, il n’y a plus ce trou et la poussière a disparu pour laisser une belle place aux fruits rouges, fraise, cerise, qui prennent le dessus sur la boîte à cigare et le cèdre. C’est d’une sensualité rare mais aussi plus léger qu’à l’ouverture. On est encore du bon côté de la force mais on s’approche du fluet.
Bizarrement, le vin a perdu en longueur et en vigueur ce qu’il a gagné en homogénéité.Un jour et demi après l’ouverture donc, le nez est magnifique, automnale sur les feuilles mortes, le sous-bois, la boîte à cigare, le cèdre, une balade en forêt.
En bouche, il est goûté un peu frais dans un premier temps avec de la poussière comme à l’ouverture et des tanins un peu asséchants puis il regagne en fluidité et en jus au réchauffement.
La matière est fine mais pas fluette sur une aromatique bordelaise classique : la boîte à cigare, le cèdre et une touche saline en finale du plus bel effet qui lui donne une certaine classe.
Un vin qui semble au final délicat, fragile dans un premier temps. On lui trouve au final une certaine vaillance.
Bien loin de la sénélité, il procure une certaine émotion.Cette dégustation sur quasiment 2 jours est intéressante et montre qu’on peut facilement passer à côté de ce vin. La meilleure version fut la dernière à température de la pièce en particulier pour la complexité du nez.
Très bien- 1 février 2025 à 19h50
- in reply to: LPV Louboutin – Soirée Grosses quilles 2023
Nous revoici au quasi-complet pour notre traditionnelle soirée annuelle, la quinzième déjà si je compte bien.
C’est François, notre caviste préféré qui nous reçoit cette année dans son antre du 10ième au milieu de cartons d’un déménagement qui se fait attendre.
Le carton d’invitation officiel de la soirée
Les commentaires sont plutôt succincts, je viens juste de perdre mes notes en faisant une fausse manip sur mon téléphone

C’est parti sur une première bulle autour de gougères toujours aussi aériennes préparées par Lionel et d’une focaccia de Pierre-Yves.
Champagne Legrand-Latour, Turbidité 2018
dosage zéro
A noté, peu d’infos sur la bouteille à part que la vendange a eu lieu au 21ieme siècle
…
Robe très trouble, bulle fine, un peu de cerise au nez, du fermentaire aussi.
Il y a de l’énergie en bouche mais c’est un peu brouillon pour le moment.
un peu déçu à la levée de la chaussette, certainement à attendre.
Bien
Champagne A. Bergère Grand cru Oger Les Peignottes 2017
100% chardo
zero dosage
Dégorgement mars 2022Le nez est complexe sur le calisson, la pâte d’amande.
En bouche, les bulles sont hyper fines, c’est clairement pâtissier à l’attaque puis plus vineux avec de la densité quelques amers pour souligner le jus. Grosse longueur.
Excellent champagne qui en a encore sous la pédale pour donner encore plus au vieillissement.Domaine Ramonet – Chassagne-Montrachet 1er cru Boudriotte 2008
Nez ouvert sur un élevage classe.
En bouche, la matière est dense avec une belle fluidité, c’est beau, ça chardonne, l’élevage est bien intégré. La finale est longue. Il lui manque juste un supplément de peps pour boxer dans la catégorie supérieure.
j’ai beaucoup aimé.
ExcellentBernaudeau – Les Nourissons 2012
Robe sur un léger jaune.
Le nez envoie sur un camaïeu de citron, du vert, du jaune, du confit, magnifique.
La bouche est au diapason, quelle énergie! Ça claque, ça trace et vous emmène loin au nirvana du citron.
MagnifiqueCette année, on décide de varier les plaisirs en entrelaçant les couleurs avec une série de deux rouges légers servis sur le, maintenant, classique pâté-croûte artichaut/foie gras de Lastre.
Philippe Pacalet – Vosnes-Romanée 2021
Le nez est ouvert sur le poivre, une touche végétale.
Le touché de bouche est soyeux, aérien. La matière est plutôt légère et l’aromatique nettement dominée par le poivre avec toujours cette note végétale qui souligne le vin. C’est apparemment une caractéristique assez commune aux pinots 21. En tout cas, on part sur un pineau d’aunis, une mondeuse voire même en Rhône nord. C’est plaisant et bien fait, un peu monolithique sur le poivre quand même.
Très bien.
Bel Air Marquis d’Aligre – Margaux 1970
Je l’ai ouvert 1,5 jours avant à température de cave, je rajouterai un CR plus complet dans la rubrique dédié à BAMA.
Robe brune tuilée.
Le nez est magnifique, automnale sur les feuilles mortes, le sous-bois, la boîte à cigare, le cèdre, une balade en forêt.
En bouche, il est goûté un peu frais dans un premier temps avec de la poussière, des tanins un peu asséchants puis regagne en fluidité et en jus au réchauffement. La matière est fine mais pas fluette sur une aromatique bordelaise classique : la boîte à cigare, le cèdre et une touche saline en finale du plus bel effet qui lui donne une certaine classe. Un vin qui semble dans un premier temps délicat, fragile puis on lui trouve une certaine vaillance. Bien loin de la sénélité, il n’a pas dit son dernier mot.
Très bien
On retourne aux blancs:
Domaine Ramonet – Batard-Montrachet 2011
Au nez, des fruits jaunes et un lacté envahissant.
En bouche, c’est massif, puissant avec un volume digne de son rang mais voilà, l’élevage prend le dessus, on a les produits laitiers, mais il faut repasser pour les sensations pures
.
Il y a des watts aussi, l’équilibre est un poil chaud qui fera partir certains en hermitage.
Un vin impressionnant qu’il faut attendre pour qu’il digère son élevage. Et au vu de la matière, l’espoir est permis.
Très Bien en l’étatOn entame maintenant une série de rouges un peu plus en muscles pour accompagner un bœuf bourguignon de toute beauté préparé par Charlotte.

Jean-Louis Chave – Hermitage rouge 2009
La robe est opaque, impénétrable.
Au nez, c’est moyennement expressif, on retrouve la syrah quand même sur un léger poivre, un côté animal.
La bouche est souple et dense avec un jus homogène. Les tanins sont nombreux et civilisés, rien ne dépasse. On sent un élevage qui polisse le vin. L’équilibre est impeccable, on ne sent pas le millesime chaud.
Un vin qui ne délivre pas un plaisir facile immédiat pour le moment mais que j’ai bien apprécié pour son harmonie et sa classe cistercienne.
Très bien et surtout à attendreGuigal – Ermitage Ex voto 2006
C’est tout de suite plus baroque avec un nez marqué par l’élevage avec du clou de girofle, un léger café, des fruits rouges.
Le bouche est aussi plus expressive et légère que le Chave sur la même aromatique. La finale, juteuse et acidulée apporte une gourmandise au vin. Nous sommmes nombreux à partir en côte-rôtie mais c’est bien la Coline de l’hermitage qui a produit ce beau vin au style marqué par son élevage.
Très bien++Chateauneuf-du-Pape – Henri Bonneau – Marie Beurrier 2015
Au nez, c’est mûr avec un fruit sucré explosif, un peu de prune.
En bouche, il y a de l’alcool mais la finesse des tannins nous fait d’abord partir sur un beau pinot d’un millesime chaud.
L’Orange apparaît et une sucrosité pas écoeurante pour un sous mais marquée nous fait partir plus dans le sud.
Quel vigneron ! Qui arrive à conjuguer une telle maturité du fruit en gardant un équilibre impeccable.
MagnifiquePomerol – Château Certan 1998
Poivron rouge au nez assez marqué avec du cèdre qui font partir l’assemblée en rive gauche.
Meme aromatique en bouche avec un peu de fruits noirs. La qualité des tanins est remarquable, c’est soyeux, apaisé.
[b]Tres bien++[/b]
Ceparello Toscana – Isole e Olena 2016
Je me souviens d’un vin assez massif aux tanins abondants mais ma mémoire s’arrete là.Domaine Ramonet – Puligny-Montrachet 2014
Elevage intégré, un peu de floral, des fruits jaune, de la fraîcheur. On est loin du Batard déjà bu et son équilibre passe bien après tout ces mastodontes bus.
Bien++
Arbois – Bénédicte et Stéphane Tissot – Clos de la Tour Curon 2013
Fruits jaunes et léger oxydatif pour une bouche tonique mais qui manque un peu de confort.
Un peu déçu à la découverte de l’étiquette.
[b]Bien++
[/b]François Rousset-Martin – Chateau-Châlon Vigne aux Dames 2012 voile numéro 10
Noix fraîche, rancio, alcool de prune et un côté salin un peu particulier. Il y a une aromatique particulière mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.
La bouche est fine, longue, bâtie en longueur.
Très bien
Bel accord avec un bellota.
Coteaux du Layon Saint-Aubin – Philippe Delesvaux – Clos du Pavillon 1998
Robe cuivrée.
Nez ouvert sur le safran.
En bouche, la liqueur est mesurée, une partie des sucres a été mangée. L’aromatique est sur …le safran. C’est monolithique et un peu chiant en fait.
[b]Bien[/b]
Sauternes – Yquem 1996
Nez ouvert et complexe sur l’orange, le safran et un joli rôti.
La bouche offre une belle liqueur pleine et une fraîcheur qui équilibre parfaitement le vin. C’est très long sur l’orange.
ExcellentEncore une bien belle soirée. Merci à nos hôtes du soir!
- 15 décembre 2024 à 3h32
- in reply to: Champagne Pierre Paillard à Bouzy
CR: Champagne Pierre Paillard à Bouzy – Verzenay Grand cru vieille vigne 2019
100% pinot noir, terroir crayeux exposé nord-est qui fait des merveilles apparemment en année chaudes.
Grosse impression pour ce champagne goûté dans des conditions peu propices mais sympathique aux caves augé sur le trottoir à 5 degrés.
Une matière dense, impactante avec une race de dingue. La bulle est fine et la longueur impressionnante.
Il a pour moi survolé la vingtaine des champagne présentés
Il a une grande carrière devant lui.Grand vin
- 25 novembre 2024 à 3h05
- in reply to: Domaine Delaporte, Chavignol
Voici les rapides impressions de mon passage au domaine ce week-end. A noter, un petit doute sur les millésimes des blancs.
Pour les blancs,
– Chavignol 2023 : très variétal sur le buis, bof
– Silex 2023: A fond sur le cailloux, longueur correcte, bien +
– Monts Damnés 2023: de nouveau, du buis, un peu plus complexe que Chavignol. Moyen
– côte D’Amigny 2022: élevage sous 4 contenants différents, fût neuf, vieux fût, grès et Wine globe. Gros gros cran au dessus des autres blancs. Importante complexité, le vin est changeant tout à tour sur les fruits blancs, le cailloux, les fruits secs se développant sur une belle longueur. Il m’a fait forte impression. ExcellentVous l’aurez compris, une impression très moyenne sur les blancs et une pépite.
– Le rosé 2023: Couleur grenadine. Élevé un an en barrique, il y gagne un joli gras qui met en valeur son aromatique de petits fruits rouges. Il pourra vieillir 3,4 ans sans problème. Beaucoup aimé Très bien +
Les rouges:
– Chavignol 2022: ça pinote ! C’est frais sur les petits fruits rouges, la fraise et une légère trame calcaire. Un vin franc et gourmand. Très bien ++
– Silex 2022: Moins de souvenirs si ce n’est de l’avoir bien apprécié. Je dirai entre le Silex et les MD. Très bien
– Monts Damnés 2022: Fruits rouges et noirs, plus de structure, matière plus dense. C’est plus sérieux et plus à attendre. Très bien++Les rouges sont de bonne facture, vraiment d’un beau niveau.
- 20 novembre 2024 à 0h12
- in reply to: Domaine Valette
Selon le domaine, c’est l’élevage qui retend les vins. Les raisins sont récoltés à pleine maturité et peuvent être complètement mous au début de l’élevage. Je n’ai aucune idée de comment cela fonctionne d’autant plus que les analyses montrent des taux d’acidité faibles mais ça fonctionne! Il suffit de goûter pour s’en convaincre.
L’énorme maturité conjuguée à une énorme acidité ressentie est pour moi la marque de fabrique du domaine (avec l’oxydatif) et ce quelques soit les millésimes.- 4 novembre 2024 à 2h03
- in reply to: Domaine Cosse-Maisonneuve – Cahors
CR: Domaine Cosse et Maisonneuve – La Marguerite 2015
La robe est foncée sans être noire, et sans réelle trace d’évolution.
Le nez est discret et la bouche aussi. Quelques fruits noirs, un peu d’épices. Ça manque singulièrement d’expression. Par contre, le touché est digne d’un grand vin, les tanins sont poudrés et d’une grande finesse.
Il a perdu sa fougue et les notes florales de sa jeunesse. Je ne sais pas trop quoi en penser n’ayant pas de recul sur cette cuvée.
Peut-être une bouteille en dedans ou une phase ingrate?
Qui vivra verraMoyen sur cette bouteille
- 4 novembre 2024 à 1h36
- in reply to: Domaine Armand Rousseau, Gevrey-Chambertin
CR: Domaine Armand Rousseau, Gevrey-Chambertin 2021
Robe claire et brillante.
Joli nez moyennement ouvert mais complexe sur les fruits rouges, la framboise, on y retourne avec bonheur.
La bouche est infusée sur la même aromatique. C’est de la dentelle où le vin s’écoule jusque dans la gorge sans le moindre accroc. L’équilibre est parfait. La longueur est correcte toujours sur ce melting-pot de petits fruits rouges.
Un joli vin sur la dentelle et diablement gourmand que je boirais sur sa jeunesse si j’en avais dans ma cave.Très bien.
- 2 novembre 2024 à 0h06
- in reply to: Domaine Delaporte, Chavignol
CR: Domaine Delaporte, Sancerre Les Monts Damnés 2015
La robe est jaune brillante et tire sur le vieil or.
Le nez est ouvert et posé/ fondu avec un léger pamplemousse, un peu de pomme mais c’est surtout les fruits exotiques et en particulier le litchi qui ressortent sur un fond de craie.
Le touché de bouche est magnifique avec un peu de gras et encore cette sensation de fondu lié à l’âge du vin. L’équilibre est top et contraste avec l’aromatique de millésime chaud. Elle reprend celle du nez et finit sur une longueur correcte sur le cailloux et un litchi salivant.
Un beau vin assagit. Je ne pense pas qu’il gagnera grand chose à la garde.Très bien ++
- 27 octobre 2024 à 14h15
- in reply to: Domaine du Coteaux des Margots
Voici un domaine du mâconnais très peu (voire pas) commenté sur LPV.
Et pourtant, il s’agit d’un sympathique domaine niché sur un magnifique coteaux dominant le château de Pierreclos.

Vue sur le château de Pierreclos et du coteaux
Le terme Margot en patois bourguignon signifie la pie, d’où les références à l’oiseau sur les cuvées du domaine.
Nous sommes accueillis par Véronique.Le domaine possède 18 Ha de vignes principalement sur Pierreclos ainsi qu’une vigne sur Saint-Véran et une vigne acquise cette année sur Fuissé. Viticulture raisonnée avec la pratique de l’enherbement. Des raisins sont encore apportés à la coopérative mais la proportion a tendance à diminuer.Les blancs:
CR: Coteaux des Margots, Bourgogne aligoté La Pie Rouette 2023
Un aligoté gourmand à l’acidité mûre sur le citron confit.
Le nez est ouvert et la bouche a une belle longueur.
Un aligoté gourmand, simple mais très réussi.
Facturé 9€, c’est un super vin d’apéro pour les copains.
Très bien dans sa gammeCR: Coteaux des Margots, Mâcon-Pierreclos chardonnay 2023
Passé 3 semaines en cuve inox à 20 degrés.
Beurré léger, sensation de bois légère, j’aurais parié sur un élevage bois et pourtant le vin ne touche pas un fût!
On sent bien le chardonnay mais je trouve le vin dilué et sans caractère.
Moins fanCR: Coteaux des Margots, Mâcon-Pierreclos, La Pie Col 2023
Cuvée issue de vieux chardonnay dont la fermentation se fait à 10 degrés en levures indigènes.
Le vin est ensuite séparé pour subir trois élevages différents en cuve, fûts et jarre pour être assemblés dans des proportions définies suivant dégustation.
Au nez, on a plusieurs agrumes , le pamplemousse, le kumkat, le citron.
La bouche est plus concentrée, il y a un peu de gras, l’équilibre est top, c’est mûr et un léger miel et une certaine en font un vin gourmand. La longueur est au rendez-vous.
Bon rapport prix/ plaisir (12,50€)
Bien++CR: Coteaux des Margots, Saint-Véran Aux Colas 2023
Le nez est ouvert sur du minéral type pierre à fusil et du floral, fleurs blanches. C’est très avenant.
La bouche confirme cette aromatique que j’aime beaucoup, il y a de surcroît une belle longueur et de la tension.
On est passé dans une autre catégorie. 18,50€
Très bien
Les blancs du domaine
CR: Coteaux des Margots, Crémant de Bourgogne Chardonnay 2023
La bulle est très fine, évanescente . Après quelques minutes dans le verre, on se retrouve avec une sensation de vin tranquille.
Aromatique de chardonnay mûr avec un léger oxydatif, c’est très bien fait. En bouche, il y a une certaine concentration et toujours cette impression de maturité. Le dosage est inconnu mais je pense que ce fruit mûr pourrait compenser un dosage très faible voire nul.
Ça devrait bien vieillir et pour 11,50€, on remplace avantageusement nombre de champagnes de premier prix.
Très bien
On passe aux rouges qui sont tous vinifiés en semi-carbo.
CR: Coteaux des Margots Mâcon Bussières Les Gardes 2023
Les vignes de gamay ont 6 ans et il s’agit du deuxième millésime. Cette donnent de petits raisins très concentrés.
Le nez est explosif sur les fruits rouges et noirs, la fraise, le cassis, la prune, c’est très avenant voire limite écœurant à force.
La bouche est suave avec un joli touché sur la même aromatique.
A donner aux enfants pour le quatre heures! 12€
Bien++CR: Coteaux des Margots Mâcon-Pierreclos Gamay Margot 2023
Vignes de gamay sur silice plein sud.
L’aromatique est plus sérieuse sur les fruits noirs, les épices, le poivre. Même touché caressant. Le plaisir est moins immédiat que le précédent mais il y a plus de fond et de finesse au final. Belle finale sur l’acidité salivante. 13€
Bien++CR: Coteaux des Margots, Bourgogne Pinot noir 2023
Un pinot gouleyant sur les fruits rouges avec toujours ce touché de semi-carbo mais ça reste très simple.
Bien
En conclusion, le domaine produit de jolis vins d’une grande franchise qui en font une belle adresse à qui veut se procurer des vins au bon rapport prix/ plaisir.
Un grand merci à Véronique pour son accueil et son enthousiasme contagieux.- 31 mars 2024 à 17h39
- in reply to: Domaine Larue, Saint-Aubin
CR: Domaine Larue, Puligny-Montrachet 2014
Jolie robe jaune fluo.
Nez sur la noisette, les fleurs.
En bouche, l’attaque se fait sur le citron confit avec un joli gras puis, ça repart sur la noisette accompagnée d’une acidité citronnée. Belle persistance sur la noisette.
Un joli vin en pleine forme.Très bien
- 15 février 2024 à 3h29
- in reply to: Domaine Bernard Faurie
De passage aujourd’hui au domaine, je vous livre les dernières nouvelles en direct du domaine.
Vous avez dit retraite?!
J’ai trouvé un Bernard en pleine forme particulièrement joyeux et maniant les feuilles de saupalin comme jamais !
.
Je pensais aller chercher son dernier millésime mais que nenni, M. Faurie n’a pas pris sa retraite ! Il a en revanche passer la main à son beau-fils sur Bessard et Greffieux. Il lui reste le Méal et la cuvée du papi. Il a donc à la vente Le Méal 21 et papi 22.Papi pas papy
La raison du changement d’orthographe vient d’une injonction du domaine Montez qui avait déposé la marque « cuvée du papy ». M. Faurie avait reçu un courrier AR lui demandant de ne plus utiliser le nom…Pas classe.Des cuvées plus fraîches grâce au réchauffement climatique
M. Faurie constate que les blocages de maturité liés aux sécheresses estivales des derniers millésimes donnent des cuvées avec des degrés alcooliques plus faibles.Entre toutes ces discussions, nous avons dégusté les 2 cuvées à la vente:
CR: Domaine Bernard Faurie – La cuvée du papi 2022
C’est croquant, gourmand, très équilibré sur les fruits rouges, une « minéralité granitique » classe. Ce n’est pas le papi le plus concentré que j’ai bu mais c’est assez long.
Un vin facile à boire, de plaisir immédiat avec déjà une belle complexité.
Très bienA 10€, un des meilleurs RPP que je connaisse avec le domaine des Tours.
CR: Domaine Bernard Faurie – Hermitage Le Méal 2021
Quel plaisir tactile! Un vin de taffetas. M. Faurie plaisante en disant qu’il a fait du Bourgogne. Les tannins sont d’une rare finesse, ce n’est pas hyper concentré non plus. L’aromatique est moins extravertie que papi mais la profondeur est là, fruits rouges et une mineralité qui donne une colonne vertébrale au vin.
Il me fait penser au 2011 bu il y a 3 ans avec un équilibre digeste et des arômes de mines de crayon.
ExcellentJ’ai pris un réel plaisir à discuter de tout et de rien avec M. Faurie qui transmet un réel enthousiasme et une passion vivace pour son métier. À son âge, je trouve ça beau et je lui souhaite de continuer le plus longtemps possible pour son bonheur et pour le notre.
- 11 février 2024 à 23h07
- in reply to: Clos Manou
CR: Clos Manou 2016
Commentaires à j+1.
Il s’est bien ouvert sur 24h.Robe grenat pas complètement opaque qui commence à tuiler sur les bords.
Au nez, on a des fruits noirs mûrs mais pas compotés, du cassis, du bois précieux, un peu de boîte à cigare.
La bouche est à la fois souple avec une trame tannique encore bien présente mais agréable vu la délicatesse des tannins. L’aromatique reprends les fruits noirs, le bois précieux et surtout une salinité importante qui donne une certaine droiture et classe au vin. La rétro est sur quelque-chose ressemblant à de l’encre même si j’en ai jamais bu
et du salin. L’équilibre est bon, par contre je trouve la finale un poil alcooleuse mais j’y suis très sensible avec mon pdf.Très bien+
garde: à boire sur ce profil jeune avec une bonne aération ou à garder pour que les tannins se fondent
- 10 février 2024 à 21h05
- in reply to: La Ferme des 7 Lunes
CR: La Ferme des 7 Lunes – Saint-Joseph pleine lune 2018
Nez épicé, légère volatile.
C’est en bouche que ça se passe sur une aromatique lardée/ fumée, la violette avec une énorme tension qui arrive en milieu de bouche qui donne une belle énergie au vin. Ça se termine « pointu » sur l’acidité qui titille le bout de la langue. C’est assez long.
Plaisir simple mais gros plaisir.
Très bien- 10 février 2024 à 20h48
- in reply to: Le Bouc et la Treille
CR: Le Bouc et la Treille – Hircus blanc 2021
Commentaires à j+3. Bouteille entamée de moitié laissée à température de cave.
Nez ouvert sur le grillé, le sésame, avec un peu de fruits blancs suivant le verre utilisé (assez présent dans les Lallement, totalement absent dans les zalto universel). On est à Meursault en tout cas dans son image d’épinal, c’est gourmand.
La bouche est dans la continuité aromatique sur l’autolyse, le pétard mais laisse s’exprimer le fruit. Le touché est joli avec du gras, un volume correct s’exprimant dans un équilibre d’école. Belle finale saline de bonne longueur.
Un joli chardo travaillé sur la réduction qu’il faut laisser s’aérer pour qu’il s’exprime pleinement.
Acheté 14€ au domaine, c’est un super rapport prix / plaisir.Très bien
- 10 février 2024 à 20h26
- in reply to: Domaine Aurélien Chatagnier
CR: Aurélien Chatagnier – Cornas 2019
Retour sur cette cuvée que j’avais apprécié il y a quelques mois et le plaisir est toujours là.
Robe opaque, sombre légèrement violette.
Nez sur la violette, le lardé / fumé et les fruits rouges.
La bouche est fluide et dense avec une belle acidité qui étire le vin à partir du milieux de bouche. Ça finit acidulé et salivant avec encore quelques fins tanins joueurs.
Très bien- 30 janvier 2024 à 11h27
- in reply to: Domaine Huet, Vouvray
[quote= »tomy63 post= »]La tentative d’explication est intéressante. Je ne sais pas si d’ordinaire le domaine presse en grappes entières ou pas. Par contre de là à dire que les notes végétales viennent de là, je resterais prudent. Il faudrait voir exactement comment le domaine a pressé et s’il y a un un court temps de macération ou non. Normalement le pressurage grappes entières c’est surtout pour éviter toute oxydation (les baies n’éclatent pas sous le poids de celles du dessus tant qu’il y a les rafles), c’est obligatoire en champagne par exemple. Mais s’il n’y a pas de macération un peu poussée je ne pense pas que ça change quelque chose au goût du vin au final, ou en tout cas pas au niveau de libération de composés végétaux.[/quote]
Je viens d’avoir l’explication du domaine :
Sur cette Constance 2003 le temps de pressurage a été allongé: 5 heures furent nécessaires sur 4 cycles dans nos pressoirs pneumatiques.Pour information toutes nos presses sont réalisées à rafles entières, des vins de base aux liquoreux. Le temps de pressurage diffère en fonction des années, de la qualité de « l’appareil végétal » (rafles, pépins et peaux de raisins) et en fonction des acidités et des sucrosités.Les notes « végétales » de la Constance 2003 notamment sur le thé noir viennent en effet de cette extraction permettant de trouver de la fraicheur quand la pulpe est déficitaire en acidité (notre ressenti).Vous trouverez des similitudes sur le millésime 2018, porté par des notes lui aussi de thé (noir ou vert) : des flacons à encaver bien entendu.
La variable est donc la durée de pressurage et il y a bien un lien avec les notes végétales. Interessant! Du coup, j’ai craqué sur des Constance 18

- 28 janvier 2024 à 16h29
- in reply to: Domaine Delaporte, Chavignol
[quote= »rudy.B post= »]Quelle patience! Ça se buvait tellement bien en jeunesse que j’avais tombé tout le stock en une année je crois.
Par contre un détail m’interpelle. Il me semble qu’à l’époque, c’était encore les étiquettes jaunes (la bascule s’était faite vers cette période effectivement) avec pour nom de cuvée « Maxime Silex » si mes souvenirs sont bons.
S’agirait-il du coup de bouteilles ressorties plus tard par le domaine (et étiquetées pour l’occasion avec les nouvelles etiquettes)? Ou bien le changement d’étiquettes avait été opéré en plein milieu du millésime?[/quote]
Je les avais achetés au domaine lors de leurs sorties en même temps que des blancs 2015. Je ne sais pas si ce décalage de millésime entre rouge et blanc est normal. Peut-être y a t il eu plusieurs mises.- 28 janvier 2024 à 16h24
- in reply to: Domaine Delaporte, Chavignol
Effectivement, pas mal de plaisir sur ce pinot frais.
C’est un Lehmann Lallemand n2 de 60 cl. C’est le verre que j’utilise le plus, très bien sur les pinots, les Champagnes, les blancs en général. Sur les rouges sudistes, je lui préfère le zalto Universal.- 28 janvier 2024 à 14h14
- in reply to: Domaine Barraud, Vergisson
Des amateurs lyonnais organisait en cette fin janvier dans mon village une dégustation des meilleurs crus du domaine sur des mini-verticales. Le domaine était invité avec la présence de Daniel et Anaïs Barraud.
La dégustation s’est effectuée sur 5 séries de 3 millésimes centrés sur les millésimes 15 et 16 plus 2 bouteilles plus anciennes du climat La Verchère.
Les vins sont goûtés par série de 3, étiquettes découvertes.On commence par la série préliminaire des 2022:
CR: Domaine Barraud, Mâcon Vergisson 2022
Nez expressif sur un léger beurre et un élevage « blond ».
La bouche est dans la continuité avec du gras et une assez longue finale saline et citronnée. Il y a de l’énergie dans cette entrée de gamme d’un haut niveau.
Très bienCR: Domaine Barraud, Saint-Véran En Crèche 2022
Le nez est plus fermé, plus profond aussi.
La bouche offre quelques amers, c’est plus renfrogné, plus mou, moins long.
MoyenCR: Domaine Barraud, Pouilly-Fuissé Alliance 2022
Le nez est fermé.
Gros volume en bouche avec une finale longue tendue et citronnée. On monte d’un gros cran au niveau de la matière.
Très bien +Seconde série sur le Saint-Veran « Les Pommards »
CR: Domaine Barraud, Saint-Véran Les Pommards 2022
Nez de bonbon anglais.
La bouche est jolie, équilibrée de longueur moyenne.
Bien++CR: Domaine Barraud, Saint-Véran Les Pommards 2016
Le nez est sur le beurre rance. Je n’aime pas, c’est écœurant.
La bouche est dissociée sur une attaque molle et une finale saillante.
BofCR: Domaine Barraud, Saint-Véran Les Pommards 2015
Le nez est sur l’oxydatif, la pomme faisant penser à Valette.
En bouche, il y a du gaz, la matière est dense, musclée. C’est riche et il y a de l’énergie. J’ai bien aimé même si le style est complètement différent de l’ensemble des vins présentés.
Bien++On attaque les Pouilly avec le climat Les Crays:
CR: Domaine Barraud, Pouilly-Fuissé Les Crays 2020
Le nez est joli avec du floral et des amandes grillées.
La bouche est dense, équilibrée avec une belle énergie. Il y a une matière sèche importante avec une rémanence calcaire sur les joues. C’est salin, on suce le cailloux.
On monte d’un gros cran après le Saint-Véran.
Très bien++CR: Domaine Barraud, Pouilly-Fuissé Les Crays 2016
Le nez est très mûr avec le même ressenti au nez que le Saint-Véran du même millésime même si c’est moins rédhibitoire.
En bouche, on a de l’alcool de prune et la même empreinte calcaire et rémanence saline que sur le 20 qui équilibre bien la bouche.
Très bienCR: Domaine Barraud, Pouilly-Fuissé Les Crays 2013
Le nez est moins expressif sur un léger beurré.
La bouche est paradoxale car moins mûre, moins grasse, plus tendue mais offre des notes exotiques d’ananas.
Daniel Barraud nous a expliqué que l’acidité venait du millésime tardif (mois de juin pourri, coulure importante et vendange début octobre). Il y a eu un gros orage fin septembre qui a fragilisé et accéléré la maturation des baies. Il a fallut se hâter de ramasser avant que cela pourrisse.
A noter que l’on retrouve cette emprunte calcaire.
Très bienEn résumé, les Crays porte bien son nom et malgré l’hétérogénéité des millésimes, on retrouve le point commun que constitue cette finale saline et calcaire.
On passe au Pouilly « sur la Roche »
CR: Domaine Barraud, Pouilly-Fuissé Sur la Roche 2017
Nez ouvert dans le classicisme des beaux chardonnay.
La bouche est dense, tendue mais ce qui marque est l’impact calcaire de la matière sèche. On est sur la roche, le cailloux avec un équilibre d’école.
Re-gouté à j+2
Le vin n’a pas faiblit, au contraire, il a gagné en sérénité et en pureté en gardant son volume et sa tension avec toujours cette mâche caillouteuse. C’est du haut niveau. Seul, l’aromatique monolithique limite le vin.
ExcellentCR: Domaine Barraud, Pouilly-Fuissé Sur la Roche 2016
Du beurre au nez sans le rance. C’est joli mais on ne retrouve pas la pureté du 17.
En bouche, il y a un beau volume avec toutefois un peu moins de matière sèche que 17.
Très bien +CR: Domaine Barraud, Pouilly-Fuissé Sur la Roche 2015
Effet wahou sur le nez qui est mûr et extraverti avec de l’exotique, du résineux, de l’alcool de prune. Très joli.
En bouche, le touché est soyeux avec une grosse densité donnant une impression de sérénité. C’est mûr mais l’équilibre est là.
Excellent+Avec La Roche, on monte encore d’un cran en terme de densité de matière avec cette impression de mâche calcaire partagée par ces 3 vins. Un sacré climat!
On passe à mon chouchou En Buland qui n’a pas eu droit à sa montée en grade de premier cru à cause de son exposition nord.
CR: Domaine Barraud, Pouilly-Fuissé En Buland 2019
Le nez se présente plus fermé même si on sent une sacré maturité derrière. Difficile d’en dégagé les arômes.
La bouche est aussi renfrognée mais développe une sacrée matière avec un gras aérien et une acidité salivante en finale. Je suis surpris de cet équilibre tellement j’avais en mémoire lors d’une dégustation peu après la mise au domaine d’un vin ultra mûr et un peu mou.
il est fermé pour le moment mais ça va faire une sacrée quille dans quelques années.
Excellent (pour son potentiel)CR: Domaine Barraud, Pouilly-Fuissé En Buland 2016
Le nez, comme tous les 16 dégusté, est encore sur le beurre frais.
La bouche présente un beau volume avec du gras mais en dessous du 19 sur des notes de beurre.
Très bien+CR: Domaine Barraud, Pouilly-Fuissé En Buland 2015
Un boisé blond marqué mais agréable se dégage du vin. De la noisette aussi. Je l’ai moins bien goûté que les 16 et 19. À revoir peut-être, on commence à enchaîner les vins et je me méfie des effets de séquence.
Très bienEn résumé, je dirai que ce qui distingue En Buland est sa matière plus aérienne, soyeuse alors que sur la Roche est plus musclé « macheux ».
On termine par 2 bouteilles apportée par Daniel et Anaïs:
CR: Domaine Barraud, Pouilly-Fuissé La Verchère 2010
Magnum
Léger beurre sur le nez.
En bouche, il y a un gras aérien, sensuel, faisant penser à En Buland. Léger beurre et du dynamisme.
Très bien+CR: Domaine Barraud, Pouilly-Fuissé La Verchère 1995
Robe sur le vieil or.
Léger rancio au nez.
En bouche, il y a de l’énergie avec une jolie acidité par contre le vin a perdu son gras et fait un peu décharné après les monstres goûtés précédemment. On sent que son apogée est derrière lui. C’est quand même une belle expérience.En conclusion,
La série des Pouilly est impressionnante et vraiment au dessus du lot même si j’ai beaucoup apprécié le Mâcon Vergisson 2022 qui constitue un RQP de tout premier ordre.
Certains ont mis en avant le millésime 2016. J’ai été très surpris tellement je l’ai mis en dessous des autres le trouvant moins équilibré avec une aromatique de beurre rance plus ou moins prononcée et un manque d’énergie. Les goûts et les couleurs…
Confirmation que 2022 semble être un très beau millésime.
J’ai toujours trouvé que Sur la Roche et En Bulland se distinguaient de la gamme et ce sont ceux que je prends systématiquement avec une préférence pour En Buland. Cela s’est confirmé aujourd’hui avec un ordre inversé.Merci aux organisateurs pour cette belle initiative ainsi qu’à Daniel et Anaïs pour leur présence et les vieux millésimes apportés.