Loïc LLDA

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  • Loïc LLDA
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    Bonjour,

    Pour info, une interview de Steve Gormally du domaine Les Dolomies:

    Loïc

    Loïc LLDA
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    Saint-Aubin 1er cru Les Frionnes 2012
    Robe jaune, brillante
    Nez discret sur la noisette puis le beurre avec l’aération.
    Bouche en demi-corps sur le beurre aussi. L’équilibre est bon et la finale est plutôt longue portée par l’acidité.
    Un vin au profil classique pas très complexe avec une matière pas énorme.
    Je ne suis pas emballé même s’il n’y a pas vraiment de défauts.

    Loïc

    Loïc LLDA
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    CR: Robert Chevillon – Nuits-Saint-Georges 1er cru Les Saint-Georges 2011
    Fermé à l’ouverture, il s’est ouvert après un passage d’une heure en carafe.
    Le nez n’est pas exhubérant mais complexe sur la ronce.
    La bouche, toujours sur la ronce, est magnifique, racée et donne une impression de crescendo. Elle tapisse la bouche à l’attaque puis se fait un peu plus ferme avec des tanins fins et bien integrés. La finale est très longue.
    Excellent

    Loïc

    Loïc LLDA
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    Vin de France Le P’tit Blanc du Tue-Boeuf
    Il me semble qu’il s’agit du millésime 2014 sans certitude.

    Le nez est plutôt discret et pur avec un côté agrume plutôt pamplemousse.
    La bouche est à la fois cristalline et mûre voire un peu sucrayeuse.
    J’ai aimé.

    Loïc

    Loïc LLDA
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    Merci pour le CR Alain et sans prise de notes!
    J’ai beaucoup apprécié le pignan et le clos Reyssié qui m’a impressionné par sa matière et sa complexité. Les 2 vins de la soirée pour moi.
    Et déception pour mon premier clos Rougeard.

    Loïc

    Loïc LLDA
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    Saumur Château Fouquet 2014
    Bouteille bue sur table pour 24€ dans une guinguette du parc de Saint-Cloud à côté de Paris.
    Robe sombre, violacée.
    Nez complexe avec des fruits rouges notamment (pas pris de notes).
    La bouche est belle, pure et équilibrée. A l’ouverture, c’est un bon cabernet croquant. Puis ca évolue avec le temps et la température, les tanins deviennent soyeux, ça se complexifie et la longueur là
    Le vin a été servi chambré et même en se réchauffant rapidement (30 degrés dehors), son équilibre n’est pas pris à défaut.
    Beaucoup de plaisir sur ce vin qui était parfait avec l’esprit guinguette.

    Loïc

    Loïc LLDA
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    CR: Domaine Chapelle et Fils, Bourgogne Chardonnay 2014
    Nez discret sur un léger beurré.
    Un peu de gras en attaque, bel équilibre et longue finale sur le citron.
    Ce n’est pas puissant mais il y a vraiment une longue persistance sur le citron, rare pour ce niveau d’appellation.

    Loïc

    Loïc LLDA
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    Seconde bouteille bue hier pour la science :)-Dde Bourgueil Perrières 2014
    Nez expressif sur les fruits rouges, le végétal noble (avec une touche discrète de poivron). Ça change sur la cerise noire et les épices, c’est complexe, je ne m’en lasse pas.
    La bouche est toujours aussi juteuse. C’est large, c’est long, c’est bon.
    Toujours autant de plaisir sur cette bouteille.

    Loïc

    Loïc LLDA
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    Cornas, Champelrose 2005
    Robe noire sans trace d’évolutions.
    Joli nez complexe sur une multitude d’épices et le chocolat.
    La bouche n’est pas très puissante, en demi-corps mais tellement délicate et sensuelle et la longueur est là.
    Ça se boit tout seul.
    Beaucoup aimé.
    Loïc

    Loïc LLDA
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    CR: Saint-Aubin 1er cru En Remilly 2013
    Bu après ouverture sur une heure.
    Profil assez classique avec un nez légèrement brioché et une bouche assez ronde en attaque puis citronnée et qui termine sur une finale de longueur correcte et acide.
    J’ai bien aimé et la bouteille est vite partie même si un peu déçu car je m’attendais à autre chose. Je l’avais goûté en mars sur un profil plus tendu où on avait l’impression de sucer du caillou. Pas du tout retrouvé ce profil minéral hier. Faudra se faire la belle pour voir.
    Loïc

    Loïc LLDA
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    CR: Domaine Le Fay d’Homme – Vincent Caillé – Muscadet Sèvre et Maine sur lie 1994.
    Bu au restaurant pour une trentaine d’euros.
    La robe est éclatante de couleur vieil or. Magnifique.
    Au nez, les hydrocarbures dominent et je serai parti facilement sur un vieux riesling à l’aveugle. C’est surprenant au début mais on s’y fait bien d’autant qu’il est changeant et on se prend à y replonger régulièrement son nez. C’est ludique.
    En bouche, l’attaque est fluide puis la matière se dévoile petit à petit avec des amers puissants bien compensés par l’acidité. La finale est très longue sur le même registre.
    Ce vin à une vrai personnalité et dégage une certaine austérité.
    Classe!

    Loïc

    Loïc LLDA
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    Bonjour,
    Bu également le Bourgueil domaine de la butte Perrières 2014.
    Et je me retrouve totalement dans le CR de Sylvain. Beaucoup de plaisir pris sur ce vin, le fruit est expressif et croquant. Les tanins sont nombreux mais dociles et la longueur est là.
    Belle gourmandise.

    Loïc

    Loïc LLDA
    Participant

    Bonjour,
    Voici quelques commentaires succins (pas de prise de note) suite à une visite au domaine fin juin.
    J’ai pu goûter les 2014 et les 2015 sur fûts mais pas les premiers crus (croix rameau et aux brûlées que le domaine produit en très petite quantité. Il n’y a plus de suchot, la parcelle ayant été récupérée par la soeur de Jacques mariée à un vigneron de Gevrey.

    Bien aimé le village chambolle 1er cru les plantes a une matière impressionnante. Il n’a rien de très chambollien, c’est un vin qui joue des muscles avec une robe particulièrement foncée, des tanins plutôt fins mais très présents et une aromatique masculine me faisant penser à un nuit type vaucrain. C’est le moins ouvert de tous et l’on peut parier sur une longue garde de toute évidence. Patrice nous expliquait que la première année qu’il l’a vinifié, il a fait le même nombre de pigeage et de remontage que les autres et en a sorti un vin trop extrait. Depuis, c’est le vin sur lequel il est le moins interventionniste pendant la macération.
    Les Echezeaux ont la classe d’un grand cru. Le nez est ouvert sur les fruits noirs, plutôt mat je dirai. La bouche est veloutée, large. C’est long. Un grand cru évident dans le sens où il se livre facilement. C’est une fille facile et une belle fille!

    Un grand merci à Patrice qui nous a fait découvrir ses vins pendant une heure et demi avec beaucoup de gentillesse et de passion.

    Loïc

    Loïc LLDA
    Participant

    Bonjour,

    Petite visite au CPA entre deux réunions dans le sud ouest; la vie est dure (:P) CR:
    Nous sommes reçu par Nicolas Cosse, le jeune maître de chai, aussi passionné que sympathique.
    Nous avons commencé la visite par un aperçu du domaine et du travail en vignes. Le domaine fait 18 ha agencé autour d’un petit plateau calcaire qui représente la partie la plus qualitative et de coteaux jouxtant le plateau et bénéficiant de toutes les expositions. Nicolas a insisté sur le coteau nord qui permet d’apporter la fraîcheur au vin en particulier dans les derniers millésimes chauds. Il nous a d’ailleurs indiqué qu’ils récoltent plus tôt maintenant sur l’ensemble du domaine. La couche de terre est peu profonde sur le plateau rendant impossible les plantations à certains endroits où la roche affleure.
    Côté viticulture, la biodynamie est bien visible dans les vignes avec un rang sur deux planté en légumineuses, céréales, moutarde,… pour favoriser la biodiversité et travailler les sols en douceur. Quand les plantes sont trop hautes, ils les coupent ou les couchent. Le rang laissé non planté permet le travail mécanique. Dans le même esprit, de nombreuses essences d’arbres ont été récemment plantées et des espaces importants sont abandonnés aux herbes folles. La monoculture de la vigne est ainsi tempérée et permet le développement d’une vie (microbienne, insectes, faune et flore) riche favorisant un équilibre naturel entre les éventuels parasites et protecteurs de la vigne. La terre n’est pas labourée mais juste sillonnée afin de respecter chaque étage de la vie microbienne.
    Les traitements sont à base de cuivre et souffre, tisanes et décoctions biodynamiques dont certaines passées au dynamiseur. Nicolas m’explique que cela permet de transmettre à l’eau un message qui sera retranscris à la terre. Les doses de mélanges apportées au terrain sont homéopathiques, de l’ordre de quelques centaines de milligrammes par ha !
    J’avoue que c’est un aspect de la biodynamie que j’ai du mal à appréhender.
    En attendant, l’ordre de grandeur de la fréquence des passages de traitement est d’une fois tous les 15 jours.
    Cet ensemble préventif permet d’obtenir des plantes vaillantes qui résistent bien aux maladies. Les attaques des champignons sont rares; les années les plus difficiles sur ce point ont été 2007 et 2008.
    Côté chai, il y a du nouveau avec des expérimentations sur un élevage utilisant un œuf en terre cuite et 5 bonbonnes en terre-cuite (de 500L il me semble). J’ai pu goûter ce dernier pour le millésime 2014. Le vin se goûtait bien avec des tanins particulièrement dociles. Le passage à la terre cuite favoriserait le polissage des tanins et un échange gazeux plus important que sur le fût. Nicolas ne sait pas encore dans quelle cuvée ira ces bonbonnes pour le moment même s’il trouve le résultat un peu en dessous du niveau de CPA.
    Les doses de soufre (seul intrant utilisé) vont de 30mg pour la cuvée bistrot à 60/70mg pour le CPA. Le domaine est certifié demeter et biodyvin. Ce dernier autorisant 80mg/l pour les vins rouges.
    Pour la dégustation:
    – Cuvée bistrot 2014: beaucoup de fruit, vin facile à boire et une structure plutôt fluide. Nicolas nous dit que c’est le plus tannique des bistrots à ce jour. Il admet qu’il pense avoir laissé 1 jour de macération en trop. Ça reste très gouleyant avec un fruit bien mis en avant et je veux bien qu’il fasse des erreur comme celle-ci tous les jours!!
    – Nicolas nous réserve une belle surprise avec la cuvée bistrot 2015 que nous sommes les premiers visiteurs à goûter :-). Nicolas nous explique qu’il recherche un côté gouleyant type beaujolais en macération carbonique. Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est réussi, ça pète du fruit, c’est direct et pure. En bouche, c’est une caresse impressionnante de délicatesse. Torchabilité maximale! C’est pas long mais c’est pas ce qu’on lui demande. Ce vin est un appel à l’apéro et aux copains. C’est top, j’adore, ma collègue aussi. Nicolas en est fiert et il y a de quoi. Seul hic, le domaine ne commercialisera le 2015 qu’après avoir écoulé le 2014. Va falloir se dépêcher de torcher le 2014! Le jus de cette cuvée peut provenir des mêmes raisins que CPA et permet par ce sous-tirage de concentrer dans le même temps le grand vin.
    Pervenche 2014: pas de notes, je me rappelle d’un vin un peu plus concentré sur un cassis très présent et légèrement plus long.
    – Cuvée des ormeaux 2014: nouveau venu dans la gamme, c’est en quelques sorte le second vin de CPA qui est accessible plus rapidement. Il n’y a que 5% du vin qui a touché la barrique et pas de fûts neufs.
    Clos Puy Arnaud 2012: truffe à fond au nez même si le champignon se fera plus discret avec l’aération. Nicolas nous explique que c’est le CPA qui truffe le plus tôt. Cassis et graphite en finale. Il est ouvert et agréable à boire dès maintenant. Nicolas recherche à fait évoluer le style du grand vin afin que celui-ci soit plus accessible jeune tout en gardant son potentiel de garde, cela se vérifie sur ce millésime.

    Merci à Nicolas (et à Thierry Valette que nous avons entraperçu) de nous avoir accompagnés pendant une heure et demie. J’ai trouvé que ce domaine dégage une sorte d’harmonie de part son aspect extérieur, des choix réalisés et de la passion des personnes rencontrées.

    Loïc

    Loïc LLDA
    Participant

    Passopisciaro 2010

    Bouteille bue au restaurant Ostier Vinoteca à Catane que je recommande. C’est une belle table possédant une carte des vins fournie de nombreuses références de toute l’Italie avec des coef qui m’ont parus raisonnables (j’ai payé ma bouteille 30€). Essayez leur spécialité en entrée à base de fine tranche de lard, de fromage et de pistaches posés sur une pâte à pizza incroyablement fondante, un régale (:D

    Revenons donc à notre Passopisciaro,
    La robe est limpide, légèrement brune, tuilée à la manière d’un vieux Bourgogne. J’ai beaucoup aimé l’aromatique mêlant des fruits rouges avec des notes plus évoluées de cuir qui prennent le dessus et un côté fumé, minéral que j’associe naïvement sans doute, à la lave. Mais, ce qui me plaît le plus dans ce vin et plus généralement dans les nerello mascalese (en tout cas, c’était le cas pour les 3 que j’ai pu goûter ), c’est le touché de bouche « évolutif » qui attaque sur une certaine rondeur pour faire découvrir la présence de tanins hyper fins avec lesquels on joue avec la langue à les faire rouler pour en tirer un supplément de jus sur les joues en final. C’est ludique et je ne m’en suis pas lassé. Comme évoqué sur ce fil, on retrouve ça sur certains nebbiolo je trouve.
    Petit bémol sur l’équilibre que j’ai trouvé un peu chaud en bouche. Et je n’ai pas trouvé une acidité particulièrement élevée mais bon, c’est mon palais bourguignon qui parle.
    Un beau vin.

    Loïc

    Loïc LLDA
    Participant

    Tout à fait SOK, il s’agit bien des Chaignots.
    Merci d’avoir relevé l’erreur.

    Loïc

    Loïc LLDA
    Participant

    Bonjour à tous,
    François est sorti de sa cave pour nous convier chez lui sur le thème des vins atypiques (cépages, vinif,…) même si quelques vins pas si atypiques se sont glissés au cours de la soirée.
    Voici le CR de la soirée:

    Hervé Souhaut, Syrah 2014
    Robe plutôt claire, nez pur, nature mais pas dévient. Épices typées Syrah. Un vin avec une bonne buvabilité pour débuter.
    Bien

    Domaine Comte Abbatucci, il cavaliere cuvée du diplomate d’empire 2012
    Nez beurré type chardo et menthe teisseire
    Attaque ronde sur le beurre, la poire et la menthe. La bouche a un beau volume et se termine sur une longue finale épicée.
    On sent une maturité sudiste et ça devient un peu chaud au fur et à mesure.
    J’ai bien aimé ce vin qui a besoin d’être servi frais.
    Bien+

    Clos des amendiers, Rkatziteli 2007, Géorgie
    Cépage Rkatziteli, 6 mois de macération en amphore, 6 mois d’élevage en amphore.
    Robe couleur cuivre magnifique.
    Nez complexe; on y trouve de l’abricot sec, des notes d’orange, de cuir. Quelqu’un dit « on a sucé un cartable » ou selle de cheval.
    Nez faisant aussi penser à un vieux Bordeaux un peu passé.
    La bouche est plus décevante, un peu fluette mais avec une belle allonge. Une bouche plus en longueur qu’en largeur. Les tanins sont bien présents mais un peu asséchants faisant là aussi penser à un vieux Bordeaux un peu passé.

    Autrement, Jacques Maillet
    Forte réduction à l’ouverture. Nez atypique, empyreumatique, sens le « pneu grillé » et les légumes! le poireau notamment.
    Belle bouche (pas pris plus de notes que ça) et petite rétro épicée.
    Vin à laisser respirer 2 jours ou à attendre selon nous.

    Château Laroque 2010, côte de Bergerac
    Plus de souvenir du nez.
    L’attaque est souple et les tanins se font sentir au fur et à mesure pour finir bien juteux; on se lèche les babines.
    La bouche est large, juteuse et épicée. Il y a une belle acidité qui équilibre le vin mais ça manque un poil de finesse.
    Pas un vin d’apéritif et plutôt à boire le lendemain.
    Un petit chouchou de Timo accessible qui fait le job.
    Assez bien

    Nuit-Saint-Georges 1er cru Chaillot 2010, Chevillon
    Bouteille hors thème sortie à la va-vite du carton que venait de me livrer Clément pour fêter la future arrivée du troisième.
    Carrafé une heure.
    Bouche serrée, animale. C’est profond, fin, dense, musclé.
    Bref, un gros et beau jus à attendre.

    Serragghia Fanino Catarratto e pignatello
    Vin élevé en amphore enterrée avec 3 morceaux d’obsidiènne dedans. Tradition censée porter chance aux voyageurs de l’île de Pantelleria (entre Sicile et Tunisie) d’où est originaire le vin.
    Si j’ai bien compris le site du domaine (et ça m’étonnerait!), de la colature d’anchois de Cetara (sauce à base d’anchois produite à Cetara en Campagnie) est ajoutée dans l’amphore. Si quelqu’un peut confirmer ou éclairer ma lanterne sur le sujet…
    Pour revenir à la dégustation, la robe est orange/ framboise, on ne sait pas si c’est un rouge ou un blanc macéré (ce serait plutôt un rosé selon le site).
    Nez fermentaire, vernis.
    J’ai peu de notes mais ce qui m’a frappé, c’est la volatile importante sur la finale (pas présente à l’attaque). Quand on salive, un fort goût de vinaigre balsamique reste. Je n’arrive pas à me détacher de ça et cela me gêne.
    Ce vin nous aura valu un débat animé sur le formatage du goût. Pourquoi supporterait-on le goût du vinaigre dans la salade et pas dans le vin?
    En tout cas, moi, j’accroche pas même si ce vin à une personnalité originale.

    Chardon-Marie 2015, terre des chardons, costières de Nîmes
    Syrah ultra-majoritaire et une pointe de grenache. Parcellaire de galets roulés.
    Nez sur le cassis, synthol
    En bouche, on a du cassis à gogo (un peu écœurant à mon goût), épices, lardé-fumé, tous les marqueurs de la Syrah sont là. Ce n’est pas très large.
    C’est frais, il y a du peps et on ne sent pas les 15•C mais l’acidité est un peu grinçante et n’est pas hyper bien placée.

    Viña Tondonia Reserva 2003
    Coco, café, champignon, gros sous-bois (faisant penser à des vieux chablis) et tertiaire: l’élevage est bien présent.
    Il y a une bonne longueur, c’est assez frais mais c’est un peu chiant et manque un poil de jus.

    Saké Kijoshu 2013, domaine Masuizumi
    Kijoshu est un type de saké voulant dire:
    shu =saké
    Ki = noble
    Ko = fermenté
    Celui-ci est originaire de la région de Toyama
    A l’aveugle, je ne part pas sur un saké même si une fois la supercherie découverte, on fait un rapprochement (c’est toujours plus facile une fois qu’on sait :-))
    L’aromatique est complexe avec de la banane, des notes de chocolat blanc notamment.
    La texture est grasse et soyeuse, c’est frais, équilibré.
    J’ai beaucoup aimé. Merci Kaya!

    Saint-Giraud passerillé 2009, Jérôme Jouret (Ardèche)
    Viognier passerillé.
    Robe orangée légèrement rouble.
    Superbe nez expressif sur l’orange confite, l’abricot, la mirabelle, le citron confit,…
    La bouche est grasse, liquoreuse principalement sur la mandarine. Belle longueur. Manque juste un poil de tension supplémentaire pour que ce soit parfait.
    Très beau vin.

    Domaine de Massandra (Crimée), le nom de la cuvée est en cyrillique…
    Aromatique sur l’oxydatif, la noix, les levures
    L’équilibre est sur l’alcool. Il s’agit à priori d’un vin muté
    C’est dissocié, le fruit et l’alcool naviguent à part…
    Bof

    Barolo Chinato, Cappellano, Serralunga. Je n’ai pas le millésime.
    Vin à base de nebbiollo et de plantes macérées.
    Ça sent le coca ou plutôt la bouteille de bonbon coca avec un soupçon de médicament pour soigner les angines. D’ailleurs, c’est fait par un docteur. Finalement, ça me fait penser au génépis…
    Bref, un vin bien dans le thème 🙂

    Une belle soirée éclectique qui nous a permis de défricher de nouvelles terres.
    À refaire!

    Loïc

    Loïc LLDA
    Participant

    Château Verdignan, Haut Medoc 1999

    Bu sur 5 jours. Il n’a cessé de s’améliorer. Mes commentaires correspondent au 5ieme jour.
    Robe moyennement évoluée.
    Nez ouvert sur le café, la réglisse et le tabac.
    Bouche souple mais l’attaque est un peu molle. Une pointe d’alcool chauffe mais ne me dérange pas plus que ça. Quelques tanins très fins ont survécu et apportent un supplément de chaire agréable.
    L’aromatique de la bouche est dans la droite ligne du nez et se prolonge sur une belle finale.
    Un vin qui m’a apporté du plaisir.
    Bien

    Loïc LLDA
    Participant

    Château Verdignan, Haut Medoc 1999

    Bu sur 5 jours. Il n’a cessé de s’améliorer. Mes commentaires correspondent au 5ieme jour.
    Robe moyennement évoluée.
    Nez ouvert sur le café, la réglisse et le tabac.
    Bouche souple mais l’attaque est un peu molle. Une pointe d’alcool chauffe mais ne me dérange pas plus que ça. Quelques tanins très fins ont survécu et apportent un supplément de chaire agréable.
    L’aromatique de la bouche est dans la droite ligne du nez et se prolonge sur une belle finale.
    Un vin qui m’a apporté du plaisir.
    Bien

    Loïc LLDA
    Participant

    Bonjour,

    Nous étions en petit comité suite à une hécatombe de dernière minute. Nous nous sommes donc retrouvés Pierre-Yves, Kaya et moi-même autour d’une quiche lorraine faite par kaya et d’un magnifique bourguignon concocté par Pierre-Yves.

    Voici les vins que nous avons goûtés hier soir:

    Vouvray 2014 « La Dilettante » Domaine Breton

    Vin découvert la veille à la machine à coude (belle adresse semi-gastro sur Boulogne-Billancourt qui propose des accords mets/ vins natures originaux).
    Il s’agit donc d’un vin nature. L’équilibre et la fraicheur est mise en avant dans ce vin avec des arômes pomme/ poire au nez comme en bouche. L’attaque est agréable plutôt fluide et bien équilibrée puis vient en milieu de bouche une grosse tension qui prend la bouche et s’étire sur une longue finale saline. J’adore la tension qui s’en dégage et le côté minéral de la finale.
    C’est assez surprenant et ludique.
    assez bien et coup de cœur sur la finale

    Saumur Blanc 2009, Domaine du Collier

    Plus de maturité sur ce vin, le Vouvray paraît fluet à côté. Il y a aussi un superbe équilibre et ça se dégomme tout seul.. Arômes complexes avec une prédominance sur le coing. Belle finale plus classique que celle du vouvray.
    Bien

    Viña Gravonia 2005, Haro (Rioja Atta)

    Un vin qui envoie! Grosse matière, du gras avec un élevage plus que prononcé. Arômes complexes que j’ai pas su identifier. En début de dégust, le nez présente des notes pétrolées puis tendent vers l’amande amère et tout un tas de choses à l’aération.
    Ce qui est surprenant, c’est que ça reste très frais avec toute cette matière et cette maturité. Un vin qui est clairement en début de vie.
    Goûté le lendemain après avoir dormi dans le frigo, pas d’évolution notoire. je retesterai dans quelques jours.
    Bien avec un gros potentiel.

    Cheveyron 1422, domaine Saladin, Ardèche.

    95% Syrah, 5% viognier
    Joli nez bien ouvert complexe et pas variétale. La bouche offre un bel équilibre et une belle matière avec une trame encore un peu serrée même si cela ne m’a pas dérangé plus que ça. Belle longueur.
    Une petite côte-rôtie d’Ardèche en quelque sorte à boire dans 5 ans même s’il apporte déjà du plaisir.
    Bien

    Château La Voulte-Gasparet, cuvée Romain Rauc 98, Corbière

    L’évolution et les arômes me font partir sur un bordeaux à l’aveugle. Ce vin montre les capacités de vieillissement des Languedoc.
    Nez évolué envoûtant, un peu champignon, un peu animal.
    Encore une belle matière mais la bouche n’est pas très équilibrée, on sent une touche alcooleuse qui me dérange.

    assez bien

    Gere Attila, Kopar Villanyi 2011, Hongrie
    Il fait très mou après le saladin. On sent le soleil et je repart à l’aveugle sur l’Espagne. Faut croire qu’il fait très chaud en Hongrie l’été.
    Vin un peu écœurant à mon goût, très (trop?) mûr, déséquilibré. Bref, pas de plaisir sur ce vin.
    Bof

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