Laurent Labouré

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  • Laurent Labouré
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    Chers amis,

    J’ai en fait sorti ce vin de ma cave car je voulais comparer deux vins du millésime 2003. Je pensais aussi que la finesse de ce vin aurait pu faire écho à celle du Clos Vougeot de D. Laurent. Ce dernier vin est encore un cran au-dessus de la cuvée « Le Viala » (qui a cependant lui aussi évité tous les écueils du millésime). Il lui manque l’acidité du vin bourguignon qui a été quand même (relativement) préservée malgré la canicule ainsi que sa longueur.
    Cela dit, j’aimerais bien goûter cette cuvée dans d’autres millésimes et les deux autres cuvées haut de gamme en rouge de ce domaine. Au final, « Le Viala » vaut quand même son prix (35 Euros au domaine).

    Amicalement,

    Laurent Lab

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    Je confirme les dires de Luc; ce vin avait une magnifique longueur et était superbement épicé, au nez comme en bouche. Tannins soyeux, équilibre. Tout y était. Le boisé etait bien intégré. Potentiel de vieillissement certain, àmha. J’avais auparavant servi la cuvée Le Viala (Minervois La Livinière) de Gérard Bertrand et ce Clos Vougeot avait un peu plus de tout notamment en terme de fraîcheur, même si ce précédent vin n’a pas démérité et a tenu la dragée haute au vin bourguignon avant de devenir un peu lourd dans le verre, je crois.

    Amicalement,

    Laurent Lab

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    Je dois ajouter deux précisions à mon message. Les degrés précités étaient mesurés au mustimètre (Lucien avait utilisé auparavant le réfractomètre sur les différentes parcelles et les degrés étaient un peu inférieurs -respectivement 14 degrés et environ 13 degrés (je n’ai pas bien vu en ce qui concerne la parcelle Léonie)-). Les rendements sont, en ce qui concerne la parcelle Los Abuelos, d’environ 70% de la norme. A confirmer par Robert, cependant, car la récolte de la parcelle Léonie me semblait assez abondante.

    Lyon: nous n’avons pas rencontré Ludovic Richard mais une dame (blonde). Au salon d’Ampuis, en janvier 2008, les deux personnes sur le stand (deux hommes) étaient très aimables et compétentes, en tout cas.

    Amicalement,

    Laurent

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    En compagnie de quelques fidèles vendangeurs du domaine Terre inconnue, j’ai traversé la région du Rhône le jeudi 18 septembre (à l’aller) puis le mardi 23 septembre (au retour). Le jeudi, il y avait un peu de pluie mais, surtout, la température me semblait plutôt fraîche (15 degrés vers 17h30). Au retour, un peu de soleil mais 13 degrés à Ampuis, vers 12h!!! Alors que nous retirions les flacons commandés en janvier lors du salon d’Ampuis au domaine de Bonserine, nous avons demandé à la personne qui nous accueillait ce qu’elle pensait du nmillésime. Elle nous a répondu que ce millésime était très problématique, que les blancs (St Joseph et Condrieu) avaient déjà été vendangés mais que, pour les rouges, il avait fallu stopper la vendange, vu le manque de matûrité. Cette personne était très pessimiste sur la qualité, annonçant que le domaine ne ferait, en 2008, sans doute qu’une cuvée en Côte Rotie (au lieu de trois habituellement, ce qui prouve le sérieux du domaine).

    Au domaine Terre inconnue (situé entre Nîmes et Montpellier), la récolte se poursuit en revanche avec optimisme; les raisins sont beaux, en dépit de la coulure et du mildiou qui a notamment frappé très durement une des parcelles en attaquant directement les raisins. Les degrés mesurés au réfractomètre sont moindres (environ un degré de moins que d’habitude pour les parcelles donnant les cuvées Los Abuelos et Léonie) mais l’année semble prometteuse, avec probablement des vins sur la fraîcheur et la finesse. Pourvu que ça dure (il faut encore récolter la syrah et une partie du carignan)… Lucien Creus estime cependant que ce millésime est atypique, avec une récolte problématique pour de nombreux fruits qui sont tombés avant d’être mûrs…

    Amicalement,

    Lab

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    J’ai eu la chance de participer à cette belle dégustation qui a, àmha, prouvé 3 choses:

    – que les vins de Robert sont bâtis pour durer,

    – que, pour ces vins, les millésimes que je préfère sont les plus « frais »

    et

    – que Marc est un homme généreux que j’ai la grande chance de connaître !

    Carpe Diem 2005:
    Le vin s’exprime des fruits noirs mais aussi rouges. Je le trouve plus évolué que lorsque je l’avais fait goûter à Luc il y a environ 3-4 mois (le fruit était alors explosif). Très gourmand et bien typé grenache. Un vin de plaisir !

    Les Bruyères 2005:
    Belle structure et acidité; avec des notes de réduction (ou animales, je ne sais pas bien faire la distinction :S….) et bien minéral (la faute aux escargots qui envahissent cette parcelle). Un vin très droit, encore sur la réserve et avec un potentiel certain. A attendre, à moins de le carafer longuement.

    Exultet 2004:
    Vin très équilibré aromatiquement et avec une belle longueur. On sent qu’il a aussi encore du potentiel car il est un peu sur la retenue. Bien plus équilibré que le 2005 bu récemment avec Marc, justement (ce dernier millésime n’était pas encore en place, dissocié, alcooleux et surtout trop boisé).

    Grandgousier 2004:
    Très bel équilibre et très belle structure, J’aime beaucoup le bois finement intégré. Il est presque prêt mais on sent qu’il sera encore meilleur d’ici deux ans.

    Los Abuelos 2004:
    Complexe, avec une acidité et un volatile « à la Rayas » (mais je n’ai pas encore goûté le 2004). De belles notes d’agrumes. Très belle longueur. On en redemande !
    Il se mariait très bien avec le curry d’agneau !

    Los Abuelos 2003:
    Sur le sureau, avec une acidité très belle pour 2003. Un peu d’alcool ressort en finale, cependant. C’est cependant très bon.

    Los Abuelos 2002:
    Fraîcheur et minéralité. Belle longueur. L’amertume en fin de bouche ne me gêne pas car elle donne une certaine tension. A encore du potentiel.

    Jus Soli 2002:
    Très belle structure (il dépasse son prédecesseur). Un beau vin avec une certaine profondeur mais surtout avec beaucoup de finesse. On sent le potentiel, lié à cette belle acidité.

    Jus Soli 2001 – Elisabeth:
    Bouteille défectueuse ? Le nez n’est pas net et la bouche sans finesse.

    Los Abuelos 2001:
    Un vrai porto vintage sec. A attendre afin qu’il « mange son sucre » et s’affine. Je suis heureux d’en avoir en cave.

    Léonie 2000:
    Animal (réduction?) et épicé. On sent qu’il a de la réserve et qu’il faut encore l’attendre 2-3 ans afin qu’il livre toute sa complexité et sa puissance.

    Léonie 1997:
    Complexe, minéral, tannins soyeux et profonds. Grandes longueur et structure. Il me semble à point mais il devrait être encore excellent pendant plusieurs années.
    Merci à Robert pour le meilleur vin de la soirée, àmha.

    Sylvie 2004:
    Une excllente Côte rôtie… Minérale et sur les fruits noirs et les épices. Potentiel énorme… J’adore mais je suis encore plus subjectif avec ce type de vin… Merci Robert (bis)…(:P)

    Espectacle 2005:
    Très discret mais je crois ressentir le potentiel de ce vin qui en est au tout début de sa vie. Il me semble très équilibré, en tout cas. A attendre au moins 10 ans…

    Merci à Marc pour cette soirée exceptionelle ! Merci à Eric pour son accueil et sa gentillesse habituels !
    Amicalement,

    Laurent Lab

    PS: en prélude, nous avons aussi dégusté le Roc d’anglade 2004 (VdP du Gard): un vin 100% chenin très riche, avec un léger côté anisé et bien gras. Merci Eric et slurp !
    En conlusion, Marc avait amené la cuvée En Barberon de Stéphane Tissot sur 2003: très typé Jura (savagnin) mais tout en finesse; le millésime ne ressort pas du tout. Encore du potentiel. Reslurp !

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    Goûté en juillet 2007, le Musar 1999 était excellent. Depuis, il m’a déçu, surtout au niveau de la longueur. En phase de fermeture ? Je l’espère car j’ai quelques flacons dans ma cave…:S

    Amicalement,

    Lab

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    Je crois aussi qu’il faut être conscient du hasard des choses. J’ai commencé à intervenir sur les sites « Magnumvinum » et « Degustateurs.com » sous mon pseudonyme actuel (« Lab ») parce qu’il y avait beaucoup de personnes ayant le même prénom que moi et aussi parce que je n’ai réfléchi que pendant quelques secondes avant de choisir mon pseudonyme (mon nom de famille est en fait connu dans le monde du vin, alors que je n’ai aucun lien avec les négociants bourguignons qui portent en partie ce même nom, et je voulais éviter toute confusion). Je n’avais aucune intention de me cacher ni à l’époque, ni maintenant.
    J’ai continué depuis (avec un grand bonheur car LPV est un site qui est incomparable de par sa diversité et sa richesse… ce qui ne facilite pas toujours la tâche des modérateurs), afin d’avoir une certaine continuité dans mes (rares) messages. Il est vrai que je crée peu de messages mais ils sont assez longs…, le plus souvent.
    Je comprends les irritations de certains à l’égard de l’absence de courage d’autres qui se cachent derrière leur pseudonyme mais Internet est vraiment, à l’instar de la langue d’Esope, la meilleure et la pire des choses… comme l’âme humaine… Je préfère ne voir que le côté positif: grâce à LPV, j’ai pu rencontrer des personnes fabuleuses et ma vie a changé… C’est là l’essentiel, pour moi.

    Amicalement,

    Laurent Labouré

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    L’année dernière, on aurait pu s’approcher de la 2ème place si on avait choisi un beaujolais (que je pressentais).:?
    Cela dit, je crois que, cette année, il n’y avait pas photo, Luc a fait presque toujours les bonnes premières analyses. En plus, vu le stress et le rythme assez soutenu des questions, il vaut mieux ne pas trop discuter (ce qui déconcentre, àmha) et essayer de se baser sur ses premières intuitions (surtout en dégustation). Il faut trouver un équilibre,ce qui n’est pas toujours facile.

    J’aimerais bien faire un jour le concours de la RVF, juste pour prendre un bon coup sur la tête…8-) et me remettre en cause.

    Amicalement,

    Laurent Lab

    PS: bon, ça n’est pas si éprouvant que cela de faire un concours avec Luc… Le plus dur, pour quelqu’un comme moi qui roule très lentement en voiture (un autre sujet de sarcasmes…), c’est de faire face aux accélérations de sa conduite::o… Le stress avant le concours, peut-être ?

    Laurent Labouré
    Participant

    Anthony,

    Le concours a lieu tous les ans vers la mi-avril. On part d’un endroit situé à environ 50 kilomètres de Chimay. Le problème est pour toi d’arriver dans cet endroit, plutôt ;)… mais tu l’as déjà fait et je te conduirai, comme je l’ai fait, depuis la gare!

    Amicalement,

    Laurent Lab

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    Merci pour vos félicitations !

    à LaurentG: le concours de Chimay n’est, malheureusement, pas du même calibre que celui de la RVF. C’est, je le répète, un concours très local et centré sur les vins de France.

    Nous nous sommes bien amusés, cependant (:P) et c’est là l’essentiel. J’aimerais bien que d’autres LPViens y participent. Ca serait sympa, non ?

    Amicalement,

    Laurent Lab

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    Ma première rencontre avec la cuvée clos Cardinal 2003 de ce domaine Comte Peraldi.

    La robe rubis, à reflets orangés, est bien révélatrice du cépage sciaccarello. Le nez est très fin, sur les fruits rouges, les épices chaudes et de légères notes tertiaires (cuir et sous-bois). En bouche, le vin est d’une belle structure tout en étant très rond. La longueur est remarquable. A 16 Euros (prix caviste), c’est une belle affaire ! La cuvée de base du domaine est très bonne mais un peu en dessous de cette belle cuvée.

    Amicalement,

    Laurent Lab

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    Dégusté ce week-end en bonne compagnie, le CR: Fandango 5 (vin de table 100 % syrah plantée en 1978; millésime 2005).
    Chez le caviste (qui sert les vins très frais), le nez est intense, avec un côté lactique et sur les fruits noirs (cassis). En bouche, le vin est souple, les arômes puissants de cassis s’associant à une belle fraîcheur (sur la feuille de cassis). La finale est longue, sur la réglisse. Très bon, mais il faut surveiller la température de service (l’alcool ressort vite, sinon).
    Prix (caviste): 17 Euros.

    Amicalement,

    Laurent Lab

    Laurent Labouré
    Participant

    Bonjour,

    Je n’ai pas goûté de millésime postérieur à 2000.

    Désolé,

    Amicalement,

    Lab

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    En fait, je peux vous dire que Luc aime beaucoup Kracher (et il n’y a pas de faute de frappe…:D… même si Luc me frappera peut-être ce soir…::o).

    Amicalement,

    Lab

    PS: désolé, Luc, je n’ai pu m’empêcher d’écrire ce jeu de mot stupide…

    Laurent Labouré
    Participant

    Cher amis,

    Je confirme l’analyse de Luc que je voulais à nouveau titiller car la contre-étiquette indiquait (entre autres choses) « vin élevé en biodynamie »…:D…

    La dégustation de ce vin m’a laissé assez perplexe. Je crois que DidierD (également présent) pourrait confirmer ce sentiment.

    J’avais pris la précaution de carafer ce vin le vendredi soir, suivant à peu près les conseils dudit caviste.
    Le vendredi soir, je prends un petit verre du flacon. Le vin était fort boisé, avec des tannins marqués.
    Le samedi midi, le boisé s’était un peu estompé mais le vin reste astringeant, avec des tannins qui semblent peu mûrs. Le fruit me semble plutôt vert, même si la présence d’un autre vin (australien) a pu perturber notre jugement.
    Le samedi soir, le vin n’a pas vraiment évolué.

    Une déception, à mon humble avis personnel.
    Difficile d’en dire plus. Le vin est peut-être trop jeune mais je ne me sens pas assez qualifié pour donner mon avis sur l’évolution de ce vin dans le futur.

    Cela me rappelle la réflexion d’un autre caviste qui avait participé à la semaine de dégustation organisée début mars 2007 par les producteurs de la vallée du Rhône et qui estimait que les tannins des 2005 étaient assez durs. Il préférait les 2004, « plus classiques ».

    Je rejoins donc plutôt l’avis de de LaurentM (post d’août 2007 « Où l’on reparle de la minéralité ») qui spécifiait « Trop technique et boisé sur une cuvée. Les 2006 sont nettement un cran au dessus… Mon favori, « entre ciel et terre », superbe! ». Bonjour a LaurentM, au passage…

    Amicalement,

    Lab

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    Merci à Marc pour son film magnifique… qui m’a permis de faire mes débuts dans l’audio-visuel…:D…
    Heureusement qu’il y a Lucien et Robert pour « crever l’écran » car je n’étais pas très à l’aise…8-)

    Amicalement,

    Laurent Lab

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    A mon tour de mettre mon grain de sel, mais c’est d’autant plus rare que je veux commenter un Bordeaux !
    L’Aiguilhe 2001, dégusté hier avec Luc, était splendide.
    Comme Luc, je le compare au Pavie 2001 car il en a le même esprit, je crois. Nez très mûr et riche (à la limite de la surmatûrité); bouche ample et complexe mais avec une belle fraîcheur. Ce vin est magnifique !
    Amicalement,

    Laurent Lab

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    Je ne peux que confirmer le message de Luc. Ce vin est excellent, un des meilleurs vins bus en 2007 en ce qui me concerne (ce qui n’est pas peu dire quand on a la chance de partager régulièrement la compagnie de Luc).
    Le nez, au départ sur le lard fumé, évolue ensuite sur un festival d’épices.
    La bouche est à la fois fine (sur de jolies notes d’eucalyptus) et suave, sans aucune lourdeur et d’une grande longueur. Le meilleur Gourt de Mautens que j’ai dégusté à ce jour.
    Un indice, j’ai dû « sauver » la bouteille afin que Luc puisse en déguster un 2ème verre !!!

    Ce vin a même éclipsé le Cornas 2004 de Clape qui, il est vrai, évolue dans un registre différent car il ne sera prêt que dans plusieurs années. Le nez est discret mais sur le fruit noir et la réglisse. En bouche, le structure est magnifique. Aucune austérité mais on sent un potentiel énorme (concentration, longueur, équilibre). J’aime beaucoup également.

    Le Cornas 2003 de Courbis (cuvée Champelrose) était agréable mais un peu marqué par le millésime (chaleur en fin de bouche); je l’avais amené un peu par hasard, n’ayant pu le goûter avant de l’acheter.

    Merci Luc pour ces deux très beaux vins!
    Amicalement,

    Laurent Lab

    Laurent Labouré
    Participant

    Cher Thierry,

    J’ai dégusté, il y a quelques mois, le millésime 2004 de ce clos des Marnettes.

    Mon analyse rejoint, en gros, la tienne, meme si le millésime est différent.
    Robe (très) claire, avec des reflets verts.
    Nez sur les fleurs blanches et les agrumes. Boisé net mais pas trop envahissant (je n’ai pas ressenti la fève de cacao mais, classiquement, la vanille).
    Bouche fraîche mais qui évolue très rapidement, à l’aération, sur une acidité un peu mordante. De mémoire le vin titre 11,5°.
    Finale plutôt courte sur le citron et le boisé.
    Un vin rare et, en conclusion, assez réussi, notamment au vu du millésime et de son lieu de production.

    Amicalement,

    Laurent

    Laurent Labouré
    Participant

    Chers amis,

    Réponse tardive à Damien Authier

    Le Sid = sidérolithique.

    Lu sur Internet:

    [i]Le mot « Sidérolithique » définit une formation géologique. Les terrains sidérolithiques peuvent être composés de sables, d’argiles, d’altérations calcaires, de métaux sous forme d’oxydes. Le minerai de fer est un des composants du Sidérolithique.

    Ces divers matériaux ont été formés et rassemblés de façon similaire par une succession de phénomènes au cours de dizaines de millions d’années. Si nous remontons à plus de 200 millions d’années, toute la région était recouverte par la mer. Des centaines de mètres de dépôts marins s’accumulaient au cours du temps, formant les épaisses couches calcaires. Tout changea lorsque la plaque continentale commença à se soulever il y a 50 millions d’années et que la mer se retira.

    Alors s’engagea le processus inverse, l’érosion des sols. Les couches supérieures se désagrégèrent peu à peu et certains éléments, comme la masse calcaire des roches, furent dissous par l’eau et emportés. Les autres matériaux, en particulier l’argile et le fer, restaient au-dessus des sédiments calcaires non érodés. Sous un climat chaud et humide, ils furent remaniés et déplacés, s’infiltrant partiellement dans les interstices karstiques. C’est à cette époque que se rassemblèrent, sous forme de pisolithes, une partie des oxydes de fer; on les retrouve piégés tout à la base de cette formation, juste au-dessus des couches calcaires. Cette transformation se développa pendant la période géologique de l’Eocène (55 à 35 millions d’années). Les terrains sidérolithiques furent par la suite recouverts par des molasses.

    L’événement majeur suivant fut le soulèvement de la chaîne jurassienne. Sous la poussée de la plaque africaine, après l’émergence des massifs alpins, les couches géologiques subirent un plissement formant les chaînes et les vallées du Jura. On peut dater le début de cette perturbation gigantesque vers 10 millions d’années. Pendant le soulèvement déjà, et continuant jusqu’à nos jours, l’érosion reprit son oeuvre. Comme partout ailleurs, les matériaux des sommets des montagnes sont successivement rejetés vers le fond des vallées. Le sidérolithique est petit à petit érodé et disparaît des pentes des chaînes jurassiennes, à l’exception de quelques poches piégées dans des cuvettes karstiques.[/i]

    Je n’en sais pas plus…

    Amicalement,

    Laurent

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