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- 22 juin 2021 à 15h28
- in reply to: Mon premier séjour en Bourgogne, jour 0
[quote= »starbuck post= »]Fredimen: « à 40€ le kilo «
Si tu veux je t’en échange 3kg contre 3kg de Montrachet et Chambertin

Sinon tu es quand même un sacré GO
Tu roules, tu apportes des bouteilles mythiques et tu rédiges les CR
C’est sympa le club Fredimed
[/quote]
Sincèrement vu le panard que j’ai pris, la rédaction du CR était autant pour moi que pour la troupe.
La même logique s’applique aux bouteilles, seul comptait le partage et les cartouches que nous avons partagé ne pouvaient pas je pense trouver meilleur moment pour être dégustées.
Tout goûtait divinement bien à l’aveugle quel que soit le pédigrée.
Éventuel reproche peut être formulé à l’ami Pins, pas vraiment le copilote de rêve sur le retour (l’heure était plutôt pour lui à la réfection du capital sommeil).
- 22 juin 2021 à 13h08
- in reply to: Mon premier séjour en Bourgogne, jour 0
Direction Gevrey domaine Sylvie Esmonin, quelque peu dépitée suite à un passage orageux et grêle relativement important 2 jours auparavant. 70mm d’eau en 2 x 30 minutes sur 2 jours, Gevrey semble avoir été la seule commune aussi touchée (Brochon épargnée, le bas de la cote de nuit également). Comme nous le faisait remarquer Sylvie les premiers orages tracent généralement les sillons des futurs à venir sur l’année, vu la typologie de la parcelle un gros travail de remontage des sols devra être effectué, la grêle a bien touché les feuilles mais les fleurs semblent avoir été protégées, pénétration d’eau par capillarité dans la cave bref, Sylvie a connu des jours plus faciles et cléments.
Allez, direction la cave pour une dégustation sur fûts des 2020, dont les malos sont en cours. Sylvie nous explique avoir une cave relativement fraîche, l’avantage c’est que les malos sont lentes, désavantage c’est qu’en période de dégustation là ou d’autres ont terminé leur malos Sylvie elle doit se fendre d’une pointe de réduc.
Nous gouterons la quasi-totalité des cuvées, Bourgogne, Gevrey, Gevrey VV jusqu’au mythique Clos St Jacques. Malos ou pas en cours, je trouve que ça goutte pas mal (si on fait abstraction du millésime dont je suis pas un grand fan), y’a du jus. J’aime ce côté charnel dans les vins de Sylvie, mais surtout la patte de la vigneronne qui préfère faire des vins différents / de garde que coller aux standards habituels. Les vins de Sylvie transpirent sa personnalité, la sincérité, le travail, l’opiniâtreté. Nous terminerons la dégustation en bouteilles, ou Sylvie aura la gentillesse et générosité d’ouvrir 4 bouteilles sur des millésimes plus anciens (2015/6 majoritairement, dont un clos saint jacques) pour nous laisser en disposer pour notre soirée à venir (au cas ou il en aurait manqué on sait jamais…).
Nous évoquerons avec Sylvie les difficultés rencontrées, la transmission (sujet d’ailleurs assez récurent en ce moment en Bourgogne, ou majorité des « enfants » doivent s’endetter copieusement pour racheter les terres de leurs parents), une discussion simple, honnête, profonde, à couteaux tirés. Cette rencontre avec Sylvie m’a touché, une vigneronne au grand cœur, qui passe et a passé le plus clair de son temps à la vigne j’imagine au détriment d’autres chemins de vie.
Il est quelle heure là ? Oula ! Mais il est temps d’y aller. Nous avons convié Jérôme Castagnier ainsi que le duo de choc Bra et Flo au gîte, sans savoir que nous nous apprêtons à passer une soirée mémorable en tous points.
Petit temps pour un run quand même qu’est ce que vous en pensez ? On chausse les shoes, et on profite de la route des grands crus au départ de Morey jusqu’à Gevrey, au détour de parcelles mythiques ;
Première pour moi, ce run du soir en bordure de cette magnifique bourgogne accueillante et chaleureuse est une dégustation à elle seule. Pas le temps de prendre une douche, je croise Jérôme qui ne restera pas car avec ses enfants ce soir là, nous restent nos deux compères de choc(s) rencontrés la veille Bra et Flo ainsi que Luc le cousin de Pins, trois personnes rencontrées depuis 24h mais avec qui le courant passe tellement bien qu’on a l’impression de se connaître depuis des années.
Pattés en croute en tous genres, Tournedos de bœuf au grill (jamais un tournedos n’aura été aussi tendre en supermarché, tu me diras à 40€ le kilo il pouvait l’être), potatoes au four, chaussettes disposées, c’est calé. On attaque la dégustation en Zaltos Bourgognes / Unis sur un Cristal Roederer 2012. Toujours un bon moment passé sur Cristal, c’est vineux, notes briochées, en pleine fougue, mais terriblement frais et long en bouche. La finesse de la bulle n’a d’égal que cette « vinosité » si caractéristique de cette cuvée (en témoigne des bouteilles de 20 ans qui n’ont plus de bulles mais restent excellentes à la dégustation).
On enchaîne sur les blancs. Pour l’anecdote, je souhaitais absolument gouter un Montrachet. J’avais « misé » sur une bouteille de 1996 du domaine Jacques Prieur aux enchères il y a deux ans dont niveau comme bouchon et « aspect couleur » étaient honorables. Ceci étant dit, aux enchères, 25 ans de garde, à tout moment c’est du Chardonnien. Convenu donc avec la tablée, j’ouvre cette bouteille « non aveugle » dans le doute qu’elle soit fumée, et ai réservé une autre bouteille dans le doute.
Malheureusement (ou heureusement c’est selon), ce Montrachet s’avèrera être stratosphérique. A l’ouverture un joli plop nous cueille, la robe d’une jaune / vert fluo semble laisser présager du bon, voir du très bon, le nez malgré cette petite pointe de foie gras (je trouve) caractéristique de bouteilles « âgées » laisse transparaître une excellente conservation. Pour beaucoup si ce n’est tous, c’est une première sur ce climat, le moment est déjà saisissant. Bra me confie en avoir des frissons quand après sa première gorgée, il comprend comme nous tous que ces arômes évolués sont magnifiques, que l’attaque reste vive, que la matière est en place, enrobante, tapissante, la tension toujours perceptible et offrant une longueur plus qu’honorable pour un vin qui a passé 25 ans de sa vie en bouteille. Grand vin.
Le moment est incroyable, hors du temps. Les minutes passent, un ange aussi, le crachoir s’éloigne. Les hostilités d’une dégustation hors normes sont lancées.
La transition du Montrachet n’était pas chose aisée. Que nenni, le Chablis Grand Cru Les Clos cuvée l’authentique 2015 du domaine Pinson assurera une parfaite jonction de dégustation. Pour beaucoup impossible de situer ce vin à Chablis, tant il sonne plus Beaunien que Chablisien. L’aromatique est en place, pas ou peu de salinité, un côté extrêmement gourmand, des amers bien intégrés, une matière en place et une superbe persistance aromatique avec cette rétro caramel (ou hydromel, voir beurre salé pour certains), je suis un grand fan de cette cuvée / ce domaine. Pour mémo CR ici ; https://lapassionduvin.kinsta.cloud/bourgognebeaujolais/32119-domaine-pinson-freres#1140109
Transition surprenante, avec Latour de Curon Le Clos 2017 de Bénédicte et Stéphane Tissot. Cette bouteille aura donné du fil à retordre aux dégustateurs [s]qui se vautreront tous royalement[/s] avertis. J’étais pour ma part sur un vin type Clos St Hune, sur la piste de l’ami Pins qui trouvait un côté terpénique après avoir passé un bon moment sur Puligny / Meursault (un peu typé Vincent Dancer). Faut reconnaître qu’à l’aveugle le baromètre de l’humilité se remet naturellement à sa jauge de base, laissant une chance pleine et entière à tous concurrents, qu’elle que soit la valeur pécuniaire de la bouteille. Ce vin nous aura mis à tous une grosse claque, de l’aromatique à la tension en bouche pour conclure par une finale extrêmement longue, sapide et fraîche quasi perlante / nature typée Jura (forcément à étiquette découverte ça va mieux). C’est simplement excellent.
Diplomate d’empire, Comte Abbatucci 2017. A l’aveugle tout le monde se dirige très vite vers le sud. Italie, Espagne, Corse, c’est Corse ! Pas le plus objectif sur ce type de vins, extrêmement bien fait au demeurant mais qui appelle un met au risque d’être trop « pataud » dégusté pour lui-même. Une belle rencontre tout de même.
Domaine de Montcalmes 2009, dégustation utile. Utile dans le sens où celle-ci nous a démontré à quel point nous sommes tous [s]cons[/s] bêtes de déguster nos Montcalmès en jeunesse. Le fruit est conservé, la syrah à un superbe plateau de maturité, épices, matière, tout se fond sur des notes onctueuses mais fraîches sur un millésime pas nécessairement facile en Languedoc. Magnifique.
Château Rayas 2007, Flo et moi partons sur Richebourg immédiatement, c’est dire la finesse du nez, de la bouche, la puissance contenu et le toucher de ce purulent étron. Je ne trouve aucune trace alcooleuse, pas l’un des convives ne cite Rayas tant ce 2007 est finesse, délicatesse, au nez comme en bouche. Longueur exceptionnelle, nul doute c’est un grand vin sur son apogée (ouverture h-24).
Ce Rayas 2007 est tellement magnifique que je suggère à la tablée de faire une petite transition sur les vins laissés gracieusement par Sylvie ESMONIN, de manière à ne pas dilapider la dégustation suivante.
Domaine Armand Rousseau, Chambertin Grand Cru 2013. Le saint-graal. J’avais contacté le domaine avant achat de cette bouteille pour m’assurer que 13 puisse se goûter. Réponse favorable, je ne pouvais rêver meilleur moment pour partager cette dernière. A l’ouverture déjà (5 heures à l’avance), j’avais pris 30 pulsations minutes. Le premier nez s’échappant de la bouteille me laissait entrevoir quelque chose de grand, mais j’étais pas loin de l’AVC au moment de servir la tablée dans le doute que la bouteille usurpe son rang. Les échanges de regards fusent au premier nez, comme au deuxième, les sourires se tendent sur les visages après avoir grumé et tous décidés de ne pas cracher ce nectar. Ce vin a tout, l’aromatique (notamment ses épices, ce côté mentholé également), l’attaque, la profondeur, le toucher de bouche, le soyeux des tanins, finesse, pureté, délicatesse, racé et puissance noble, la persistance aromatique, tout est perfection, rien n’est laissé au hasard. Nous sommes en bourgogne, certains évoquent Chambertin, mon sourire en coin et ma béatitude difficiles à cacher, je décide de découvrir l’étiquette. #danse_de_la_joie, grand vin qui n’a en rien usurpé son rang. La bouteille vide sera précieusement remise à Flo et Bra pour immortaliser leur soirée en notre compagnie, une garde partagée de 6 mois l’un / 6 mois l’autre semble avoir été actée entre les deux lurons.
Allez, on se remet de ses belles émotions, et on enchaîne avec un château Carbonnieux 2009. La bouche est massive et puissante, ça sent le chaud, la puissance et l’austérité. Le nez comme la bouche laissent néanmoins envisager de belles promesses, mais en l’état à moins de carafer longuement, je l’ai personnellement trouvé assez fermé. A revoir dans 5 ans minimum.
On reste sur Bordeaux avec un Château Margaux 1995. Quelle finesse, quelle précision, le nez, la bouche, la persistance, la profondeur de la matière, ce château margaux 1995 est à son apogée. Pour mémo précédent CR déjà commenté ici ; https://lapassionduvin.kinsta.cloud/bordeaux/228-chateau-margaux?start=480#1133362
On enchaîne sur les Moelleux avec un magnifique Vouvray Le Mont Moelleux du domaine Huet 2017. J’adore le domaine Huet, pourquoi ? Ce côté aérien, outre la partie aromatique avec ce côté très litchi, en bouche le toucher est aérien, c’est léger, ça glisse, gouleyant en restant sapide, de la fraîcheur en barres. CR déjà commenté ici sur 09 ; https://lapassionduvin.kinsta.cloud/degustations-eclectiques/50133-fredimen-en-pays-cathares
Conclusion sur un Yquem 1998. Pour moi pas le plus grand des Yquem, mais le plus représentatif et « frais » je trouve. Les notes de Safran sont très largement perceptibles, tous les marqueurs du château (mandarine, fruits exotiques…), c’est fin, c’est frais, ça glisse, c’est beau. Il y a des pours et des contres, mais j’ai personnellement rarement été aussi séduit que par ce château, à l’aveugle, ou pas. CR déjà commenté ici ; https://lapassionduvin.kinsta.cloud/bordeaux/192-chateau-d-yquem?start=2310#1122549
Il doit être 2 heures du matin, Bra nous initiera au sabrage de champagne avec un couteau à beurre, technique ancestrale importée du Japon par des Samouraïs [s]bourrés[/s] aguerris. Ca faisait bien longtemps que j’avais pas ri autant.
A ce sujet de fausses vidéos tournent sur Internet, mettant en exergue le jeune prodige à l’ouvrage. Je tenais à vous dire qu’elles sont toutes fausses, nous avons bien plus rigolé que ça.
Une soirée hors du temps, une rencontre inopinée avec Flo et Bra, c’est aussi ça le vin, magnifier des rencontres, des tranches de vies, cette soirée restera pour moi gravée à jamais. Quelle heure il est ? 2h45, ah oui, dodo, un autre réveil à 07h nous attend le lendemain…
On a super bien temporisé.
- 22 juin 2021 à 1h03
- in reply to: Le Lit de vin, chambre d’hôtes à Uchizy (71)
J’admire votre capacité (au départ d’un coin à champignons / salue de la gentillesse et les tarifs pratiqués par David et Isabelle) à partir en vrille sur la carte du côté restaurant (qui n’en est pas un, c’est une chambre d’hôtes).
Manque un tchat en direct sur le forum, ça limiterait grandement le nombre de lignes qui encombrent inutilement la base de données.
- 21 juin 2021 à 17h52
- in reply to: Mon premier séjour en Bourgogne, jour 0
Des membres plus aguerris trouveraient probablement plus de vocabulaire pour « qualifier » les vins de Patrick.
Ce que je ressens personnellement ayant eu l’occasion de goûter sur 10 notamment, 19 et 20, c’est un vin très « typé » Meursault avec de superbes amers, mais surtout une magnifique alchimie tension / fraîcheur / rondeur, c’est extrêmement précis, équilibré, net.
Tout ce que j’ai goutté personnellement était superbement exécuté à tous les niveaux.
[EDIT] : et j’ajoute aimer le personnage, pour plein de raisons différentes (sa technique, son franc-parler, le temps qu’il consacre à LPV / ou à des clampins comme moi dans sa cave qui ont la bouche pleine de questions :)).
- 21 juin 2021 à 15h00
- in reply to: Mon premier séjour en Bourgogne, jour 0
Sur 17/18/19 chez Gros, plus d’Echézeaux à la vente.
Chez Gros F&S tarifs 19 ;
o HCDN Rouge ; 20 (22 en blanc)
o Vosne ; 53
o Vougeot ; 120.Chez Confuron mes excuses, mais nous sommes passés en coup de vent, et il faisait très sombre dans la cave 🙂
- 21 juin 2021 à 12h52
- in reply to: Mon premier séjour en Bourgogne, jour 0
J’ai beau être matinal, j’ai mal. Je vous fais l’impasse sur la quantité de domaines dans lesquels nous nous arrêtons pour récupérer nos 19, RDV 10h chez Mr Patrick ESSA au domaine Buisson-Charles.
Superbe dégustation sur fût + bouteilles ou nous apprécierons l’exubérance des 2019, comme l’accueil, la générosité et la pertinence d’un Patrick ESSA passionné et passionnant.
Majorité de Malo en cours, les 2020 goûtent déjà très bien. En rouge néanmoins, je dois confesser pas être un foufou de ce que je goute (pas chez Patrick, mais de manière générale). C’est très solaire, les robes extrêmement soutenues, très fruits noirs à ce stade plus que fruits rouges. De manière générale (pas uniquement chez Patrick mais partout) une belle pointe d’acidité à l’attaque permet toutefois de tempérer l’ensemble et de ne pas confiturer le millésime, néanmoins à ce stade pas nécessairement ce que je recherche sur un pinot. Confirmé par beaucoup de vignerons, étonnement à la presse et sur raisins les pH étaient bons, c’est ce qui donne cet élan aux 2020 et a probablement sauvé la confiture bonne maman.
Pour en revenir à Patrick, gros coup de cœur sur le Volnay-Santenots, magnifique de pureté, enrobant, séducteur, ce vin est complet, magnifique.
En blanc, cornélien tant la gamme est incroyable. D’un vieille vigne, vigne de 1945 aux 1er et notamment goutte d’or stratosphérique, tout goûte divinement bien.
Ces 2 heures passées en compagnie de Patrick seront hors du temps, tant sur les anecdotes à la vigne (souvenirs des conseils de son beau-père, un vigneron hors pair), qu’en vinif, que sur la qualité des bouchons employés (2,4€ / pce si je ne dis pas bêtises), ou sur la transition du domaine / millésimes désormais vinifiés par son fils Louis.
Démonstration d’écart des 2020 avec les 19 par ouverture d’un Volnay Santenots, Meursault VV magnifique, Charmes dessus incroyable et un aligoté qui m’a quasiment fait dire que j’aimais bien finalement ce cépage.
Merci Patrick pour ces moments. J’adore cette belle alchimie tension (via de beaux amers notamment) / gras sur vos vins.
Pause déjeuner au Soufflot à Meursault, où la réputation du restaurant / la carte des vins et l’accueil de Charles / simplicité des échanges avec ce dernier tiendront leurs promesses.
C’est bon, c’est frais, ça goutte, Charles quelqu’un de simple, très accessible qui connait ses vins et capable de passer 5 minutes avec ses convives tout en leur laissant liberté / confidentialité, un superbe moment. Une adresse parfaite en tous points, cuisine, carte des vins, verrerie ( :)) , tuyaux, cadre, bref, superbe.
L’entrée de Mr Pins ; Tartare Asperges vertes / Langoustines.
[i]Le plat de Mr Pins ; Mignon de Veau à la moutarde/ Salade de fenouil.
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[i]Le dessert de Mr Pins ; Gavotte/ Fraise/ Rhubarbe/ Basilic.
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Note ; j’aimerais pas être votre estomac à la vue de ces photos.
Pour accompagner le tout ;
Vincent DANCER Meursault Les corbins 2017. Je reconnais la patte du vigneron en bouche, avec un style très caractéristique du domaine (typé « nature » dirais-je), belle tension / acidité et gourmandise dans cette bouteille. Ne fait pas l’unanimité à table, mais j’apprécie personnellement cette fraîcheur et différence du vigneron.
Pour suivre, un Gevrey-Chambertin VV village 2018 du domaine Fourrier, qui goutte, grave. Néanmoins, je ne mesure pas ou très mal l’écart entre le Gevrey, et le bourgogne générique dégusté il y a peu (voir : https://lapassionduvin.kinsta.cloud/bourgognebeaujolais/10051-domaine-fourrier-bourgogne-2018?start=90#1144297). La patte du vigneron est telle que je retrouve tout ce que j’avais découvert dans le générique, l’écart / appréciation de hiérarchie se fera probablement au vieillissement mais en l’état, superbe, mais à l’aveugle ne sais si j’aurais pu dissocier le générique du village. Bravo au domaine Fourrier, dommage que vos vins soient si compliqués à se procurer.
14h, faut y aller, petit arrêt chez JJ Confuron pour récupérer nos allocations, mais également descendre rapidement goûter sur fûts CDN, Chambolle Village, Chambolle 1er (assemblage de deux parcelles), Clos Vougeot et la Romanée Saint Vivant.
Encore une fois je dois confesser ne pas être foufou du profil 2020, néanmoins le toucher de bouche, le soyeux et surtout la persistance sur Vougeot et la RSV sont exceptionnels.
Chambolle Village comme 1er goutent bien, mais je trouve l’ensemble trop orienté fruits noirs, comme majeure partie des 2020 que j’ai pu déguster sur fûts. Seuls les touchers de bouche / pureté des matières me feront mettre la main au portefeuille sur ces 20.
Direction le domaine Gros frères et sœurs, où on change diamétralement de registre.
Nous sommes attendus par Vincent GROS pour la visite et dégustation.
Rapide passage par la cave de stockage des 2020 que nous ne dégusterons pas, ce sera 2019 en bouteilles. De la cave aux chais, on peut manger par terre, c’est clean, propre, magnifique.
Ca fait très bling bling c’est sûr, mais Vincent nous accueille simplement, répond à nos questions, connait son sujet, nous passons un agréable moment sur ces 2019.
HCDN Rouge, ça glisse. Fruit éclatant, gouleyant, un superbe jus.
Vosne-Romanée village, superbement exécuté, même si j’ai pour la peine préféré Le chemin des moines de Vergy, ultra sapide avec une pointe sucrée des plus agréables.
On monte littéralement d’un cran sur Vougeot, avec un superbe toucher de bouche (même si plus j’avance plus Vougeot quel que soit le vigneron me vend de moins en moins de rêve, ne m’y retrouvant pas et préférant des premiers, trop de volume, trop d’exploitants, trop cher pour ce que c’est juste pour la beauté de son château et de son rang de grand cru), et on prend une grosse claque avec un Richebourg au top de sa forme. Ce vin a tout, l’aromatique, la concentration, la profondeur, la finesse, la longueur, et est incroyablement accessible à ce stade.
Pour terminer le HCDN Blanc, ou là personnellement je passe, c’est pataud, ça manque de tension, mais je suis pas des plus objectif sur les chardos génériques, je n’aime pas ça.
De manière générale les 19 en bouteilles se goutent très bien, un espèce d’hybride entre 18 et 20 éclatant de fruits à ce stade, extrêmement lisible et sapide.
J’aurais bien aimé pouvoir gouter Echézeaux / Grands-Echézeaux, ce sera pour une prochaine fois.
J’aime beaucoup ce domaine, même si je trouve compliqué de refuser à un client un Echézeaux 17 par exemple (visibles au passage dans les caves mais je suppose réservés), 18 comme 19 quand des caisses sur palettes entières sont prêtes à partir pour l’étranger. Je ne souhaite pas rentrer dans le débat, mais disons que même si j’aime la patte « Gros Frères et Sœurs », je suis « moins » sensible aux « valeurs » du domaine.
Direction Gevrey, pour notre dernière dégustation du jour chez Sylvie Esmonin au cœur du magnifique clos Saint-Jacques…
- 20 juin 2021 à 15h03
- in reply to: Mon premier séjour en Bourgogne, jour 0
Visite et inspections des travaux en cours ou Jérôme nous fera remarquer de noter tout ce qui déconne de manière à étoffer ses réserves en vue de sa prochaine réception. Nous rencontrerons durant ce diner Flo et Bra (tous deux amis du légendaire Matlebat et de Jérôme Castagnier), deux personnages qui après 2 soirées seulement nous laisserons une impression d’amitié de longue date, et que nous ne regretterons pour rien au monde d’avoir re-invité le lendemain soir au gîte (attention spoiler ; l’un est Samouraï la nuit, trader le jour, l’autre acteur le jour, Samouraï Uber la nuit).
Note ; @Mat nous avons d’ailleurs joué du fond moka sur les deux jours 🙂
Chaque compère était venu avec une ou plusieurs cartouches à partager à l’aveugle. 21h30, nous démarrons les hostilités.
Cristal Roederer 2002 ; à la hauteur des attentes. Un beau champagne, toujours vineux à la fine bulle pétillante qui mettra les papilles en alerte.
Domaine Fourrier Bourgogne Chardonnay 2016 ; nous sommes tous partis sur un climat en 1er, inutile de dire / souligner la qualité de cette « simple » cuvée entrée de gamme du domaine dont la réputation n’est plus à faire.
Domaine Henri Gouges, NSG 1er Cru Clos des Porrets St-Georges 2017 en Pinot blanc s’il vous plait ; idem, tout le monde trompé par le cépage et la qualité du vin présenté.
Pause ; Jérôme part en cave nous chercher un Corton Charlemagne Grand Cru 2015 du domaine. Nez, bouche, tout est en place et se goutte divinement bien. Un cru au rang des grands, avec une superbe allonge, rondeur et rétro caramel en fin de bouche que j’affectionne tant.
Josmeyer Grand Cru Hengst Riesling 2011 ; J’adore ce domaine. Terpé relativement peu présent, superbe nez, belle bouche, je trouve toutefois que la finale tombe un peu court.
Fin de dégustation ET des blancs ET des pâtés / foie gras maison des uns et des autres. Inutile de dire que l’ambiance est excellente, le seul à s’ennuyer visiblement est le crachoir au centre de table.
Direction les rouges, et on attaque fort fort fort avec un Chambertin Grand Cru 1990 de la maison Pierre Bourrée Fils. Grosse concentration, un vin qui conjugue puissance avec des notes animales bien équilibrées et un cuir noble, c’est racé, puissant mais bien contenu. Une pointe d’austérité vient je trouve légèrement déranger l’ensemble pour faire un grand vin.
On enchaîne avec une Côte-Rotie de la maison Guigal, la Mouline 2000. RAS, la syrah est en place, je m’attendais à plus de côté lardé mais c’est beau, puissant tout en restant fin, poivré, 10 ans de plus auraient presque été bénéfiques.
Transition avec Les Ormes de Pez sur un millésime compliqué, à savoir 2009. Belle balle, cet orme de Pez conserve une belle fraîcheur, absolument pas lourd / confituré, plutôt fin et parfaitement exécuté.
Direction la Suisse (n’oubliez pas qu’il doit être Minuit, que j’ai conduit 8 heures et que j’ai rien craché), avec un superbe Barolo de la maison Giacomi Fenocchio, cuvée Cannubi 2015. Mon premier Barolo, et force est d’admettre que j’ai beaucoup aimé. Relativement frais, fin et bien exécuté. Séducteur.
Jérôme repart en cave pour notre plus grand bonheur, nous chercher un Clos de la Roche 2003 du domaine. Superbe nez comme toucher de bouche, extrêmement frais sur un millésime pourtant supposé compliqué.
Changement diamétral avec le domaine Camin Larredya et sa superbe cuvée l’Iranja. Un vin orange comme on souhaiterait en déguster tous les soirs. Assez compliqué de relater cet ovni, mais à retenir que l’aromatique est superbe, le milieu de bouche tout autant et la longueur exceptionnelle, hashtag #fan (voir si nécessaire https://lapassionduvin.kinsta.cloud/sud-ouest/1729-camin-larredya-jurancon?start=120#1105555).
« Jérôme, mais non arrête, reviens ! »
…Bonnes Mares Grand Cru 2015 domaine Jérôme Castagnier. En rouge je pense le vin que j’ai le mieux gouté. Incroyable d’accessibilité, lisibilité et toucher de bouche. Sapide, superbe alchimie fraîcheur / rondeur, c’est tapissant, rond, bon, long, une caisse de 12 svp.
Conclusion en bulles sur un champagne Bonnaire Grand Cru Blanc de Blancs qui rincera superbement bien le palais, amène une belle fraîcheur et conclusion sur une soirée que je n’oublierai jamais.
Chaleureuse pensée pour Jérôme qui nous aura accueilli avec une simplicité et une sincérité hors du commun, une belle personne humble, accessible, généreuse et bienveillante qui a su magnifier ce beau moment de partage.
Cette soirée nous rapprochant tous (ça, le partage et l’alcool), RDV est donné à l’ensemble de la tablée le lendemain soir au gîte pour le match retour, ça promet.
Il est donc 2h30 du matin, le retour à pied sera une tranche de vie, le dodo sous les toits par 27/28 degrés un peu moins. Ceci étant nous avons pris nos « médicaments », nous démarrons rapidement les tronçonneuses et nous réveillons à 7h du matin, planning chargé oblige.
- 19 juin 2021 à 15h46
- in reply to: Mon premier séjour en Bourgogne, jour 0
30€ village, quasi 50€ sur Perrières et Goutte d’or. Très bien placé, donc.
- 19 juin 2021 à 14h56
- in reply to: Domaine Bernard Millot, Meursault
Nous sommes donc accueillis par Emilien, fils de Bernard Millot et actuel repreneur. Exploitant sur Meursault et Puligny en village et 1ers, Emilien prendra le temps de nous faire déguster la quasi-totalité de sa gamme (relativement longue) sur 18 en bouteille. Le milieu de gamme étant extrêmement bien fourni, nous avons pu à prix équivalent comparer l’impact climat sur 4 villages différemment placés, goûter les premiers, comme goûter un Puligny-Montrachet 2008 (Les Corvées) et un Meursault Perrières 2010.
Si sur 18 les vins restent étonnamment cristallins, pur et frais (seul 17 goûté en la barre témoignait de plus de tension et matière), l’ensemble des cuvées s’est superbement bien gouté (plus particulièrement le Puligny et Perrières / Gouttes d’or en 1er avec une petite préférence pour moi en Village sur Buisson Certaut). A noter que les deux millésimes anciens gouttaient velu !
Le domaine produit 30 à 35000 cols par an sur 8 hectares (40 hecto environ).
Chardonnay 2017 ; élevé en cuves inox sur 2 climats, fruits ++, floral, effectivement saisissant de ne percevoir rien de bois et que la pureté du fruit. AB.
Meursault Terres Blanches 18 ; élevé 12 mois 10% fûts neufs. Nez légèrement réduit à l’ouverture sur l’allumette, c’est gras, beurré, fruits à chair blanche, chèvrefeuille, bien +.
Meursault en la barre 18 ; élevé 9 mois 10% en fûts neufs. Nez plus en retrait, bouche massive, puissante. Bien+.
Meursault en la barre 17 ; superbe attaque, belle acidité, en tension, agrumes, fruits à chair blanche, Très bien+.
Meursault les Vireuils 18 ; élevé 12 mois. Fruits à chair jaune, séducteur, ça glisse, c’est délicat, quelques arômes de pamplemousse en finale, très bien+.
Meursault Buisson Certaut 18 ; élevé 12 mois. Finesse, longueur, fraîcheur, épices (poivre blanc), très bien+, pas immédiat mais extrêmement complexe.
Meursault Petit Charrons 18 ; fleur blanche, gras, enrobant, agrumes, bien+.
Puligny-Montrachet les Corvées 18 ; légère réduction qui empêche la bonne lisibilité de la dégustation. A revoir.
Meursault Goutte d’or 19 ; 20% fûts neufs. Floral (fleurs jaunes), superbe bouche, délicat, belle matière, longueur, accessibilité, beurré, très bien+ à excellent-.
Meursault Perrières 2010 ; pur, cristallin, belle robe vert / jaune, très bien+ à excellent -.
Puligny-Montrachet les Corvées 2008 ; superbes amers, caramel en rétro, magnifique acidité à l’attaque comme matière, excellent+.
Pinot Noir Bourgogne 2017 ; un petit bonbon, superbe jus !
Conversion en bio en cours (2 années révolues), approche biodynamique, tarifs accessibles, super accueil, what else pour bien démarrer ce périple ?
L’accueil était superbe, la générosité d’Emilien à souligner (nombre de bouteilles ouvertes / ouverture de deux millésimes anciens), un excellent moment passé en compagnie d’un vigneron qui sait accueillir, et parler de ses climats avec amour, simplicité et sincérité.
- 19 juin 2021 à 14h39
- in reply to: Mon premier séjour en Bourgogne, jour 0
5h30 réveil, 6h45 départ, direction le domaine des Tours pour récupérer domaine et triplettes, où l’ami @Pins aura la chance et le temps de partager 5 minutes avec Emmanuel Reynaud, aussi sympathique que loquace. Dans le jus comme à l’accoutumée, mais accessible, simple et somme toute j’ai trouvé bienveillant. Un grand homme, qui nous aura offert 5 minutes de son temps au milieu du flot de personnes qui s’arrêtent toutes les 5 minutes pour demander au domaine s’ils peuvent acheter l’une ou l’autre des cuvées mythiques qui ont fait la renommée de ce dernier.
13h15 petit stop sur une aire d’autoroute pour se délecter d’une assiette digne des plus grands gastro (plutôt entérite que nomique), nous sommes attendus à 16h30 chez Bernard Millot à Meursault.
Nous rejoignons là-bas l’ami @Nathenri, que je rencontre pour la première fois. Nous ne sommes pas arrivés que les joutes verbales éclatent, un Ariégeois et un Clermontois qui se clachent, on aura tout vu.
Profitez bien parce que c’est le seul domaine où j’ai fait preuve d’assiduité et pris des notes, le reste ce sera de la retranscription pifométrée de qualité, ayant préféré « vivre » l’instant présent que m’appuyer sur un mur pour écrire en posant mon verre.
Nous sommes donc accueillis par Emilien, fils de Bernard Millot et actuel repreneur. Exploitant sur Meursault et Puligny en village et 1ers, Emilien prendra le temps de nous faire déguster la quasi-totalité de sa gamme (relativement longue) sur 18 en bouteille. Le milieu de gamme étant extrêmement bien fourni, nous avons pu à prix équivalent comparer l’impact climat sur 4 villages différemment placés, goûter les premiers, comme goûter un Puligny-Montrachet 2008 (Les Corvées) et un Meursault Perrières 2010.
Si sur 18 les vins restent étonnamment cristallins, pur et frais (seul 17 goûté en la barre témoignait de plus de tension et matière), l’ensemble des cuvées s’est superbement bien gouté (plus particulièrement le Puligny et Perrières / Gouttes d’or en 1er avec une petite préférence pour moi en Village sur Buisson Certaut). A noter que les deux millésimes anciens gouttaient velu !
Le domaine produit 30 à 35000 cols par an sur 8 hectares (40 hecto environ).
Chardonnay 2017 ; élevé en cuves inox sur 2 climats, fruits ++, floral, effectivement saisissant de ne percevoir rien de bois et que la pureté du fruit. AB.
Meursault Terres Blanches 18 ; élevé 12 mois 10% fûts neufs. Nez légèrement réduit à l’ouverture sur l’allumette, c’est gras, beurré, fruits à chair blanche, chèvrefeuille, bien +.
Meursault en la barre 18 ; élevé 9 mois 10% en fûts neufs. Nez plus en retrait, bouche massive, puissante. Bien+.
Meursault en la barre 17 ; superbe attaque, belle acidité, en tension, agrumes, fruits à chair blanche, Très bien+.
Meursault les Vireuils 18 ; élevé 12 mois. Fruits à chair jaune, séducteur, ça glisse, c’est délicat, quelques arômes de pamplemousse en finale, très bien+.
Meursault Buisson Certaut 18 ; élevé 12 mois. Finesse, longueur, fraîcheur, épices (poivre blanc), très bien+, pas immédiat mais extrêmement complexe.
Meursault Petit Charrons 18 ; fleur blanche, gras, enrobant, agrumes, bien+.
Puligny-Montrachet les Corvées 18 ; légère réduction qui empêche la bonne lisibilité de la dégustation. A revoir.
Meursault Goutte d’or 19 ; 20% fûts neufs. Floral (fleurs jaunes), superbe bouche, délicat, belle matière, longueur, accessibilité, beurré, très bien+ à excellent-.
Meursault Perrières 2010 ; pur, cristallin, belle robe vert / jaune, très bien+ à excellent -.
Puligny-Montrachet les Corvées 2008 ; superbes amers, caramel en rétro, magnifique acidité à l’attaque comme matière, excellent+.
Pinot Noir Bourgogne 2017 ; un petit bonbon, superbe jus !
Conversion en bio en cours (2 années révolues), approche biodynamique, tarifs accessibles, super accueil, what else pour bien démarrer ce périple ?
L’accueil était superbe, la générosité d’Emilien à souligner (nombre de bouteilles ouvertes / ouverture de deux millésimes anciens), un excellent moment passé en compagnie d’un vigneron qui sait accueillir, et parler de ses climats avec amour, simplicité et sincérité.
Retour au gite, ou nous « jetons » nos affaires, les cuvées prévues pour le séjour, celles récupérées en cours de route, direction la maison Jérôme Castagnier où nous serons accueillis par un Jérôme au taquet, en plein travaux aux bureaux comme en cave, qui je l’espère verra rapidement le bout du tunnel.
- 7 juin 2021 à 1h04
- in reply to: Château Larcis Ducasse
CR: Château Larcis Ducasse – Saint-Èmilion Grand Cru Classé – 2013
La grande année !
Bouteille épaulée 2 heures avant dégustation.
Belle robe grenat à l’intensité soutenue, pas de dépôt dans la bouteille quasiment.
Au nez un élevage classe, magnifiquement intégré avec de belles notes fruitées (cerise / prune). C’est avenant, et frais sans être opulent, très prometteur.
L’attaque est salivante, belle densité tout en finesse, malheureusement rapidement rattrapée par un côté fluet en matière qui dénote du nez et de la densité. En résumé, les tanins sont enveloppants, l’élevage séducteur, la densité présente sans pêcher en finesse, la matière malheureusement en retrait (sans pour autant être « trop » végétale).
Finale courte mais belle exécution tout de même sur un millésime compliqué, j’adore ce château pour sa finesse. Bien (+).
- 7 juin 2021 à 0h55
- in reply to: Domaine Vincent Dancer, Chassagne-Montrachet
CR: Vincent Dancer – Bourgogne Blanc 2018
Robe extrêmement claire et pale, plutôt verte que jaune.
Un nez qui envoi du lourd. Fruits à chair blanche (pomme), fumé et minéralité typée silex (on se croirait presque en Pouilly-Fumé), agrumes (plutôt citron), notes beurrées, noisette / pralin, l’ensemble fait très typé « nature ». A l’ouverture et réchauffement plus de fruits jaunes, voir exotiques.
En bouche ce n’est plus perlant mais limite pétillant. Ce pétillant amène ET de la fraîcheur à l’attaque, ET mâche en milieu de bouche avec de belles notes lactées. Superbe alchimie fraîcheur / rondeur donc, finale extrêmement rafraîchissante sur les agrumes et cette pointe fruits exotiques (typée ananas en rétro) à la longueur honorable pour un générique.
J’ai acheté ça à prix d’or (30€ de mémoire), et ne regrette pas mon achat, c’est dire… Très bien (+)
Assez déroutant, je réitère mais typé nature (nature « stable » :)). Je comprends mieux désormais l’engouement autour du domaine tant ce générique est différent de ceux que j’ai eu l’occasion de déguster jusque lors.
- 3 juin 2021 à 12h23
- in reply to: Domaine Pinson Frères, Chablis
CR: Domaine Pinson Frères, Chablis Grand Cru Les Clos 2017 « L’authentique »
Aucune originalité, je vous invite à lire : https://lapassionduvin.kinsta.cloud/bourgognebeaujolais/32119-domaine-pinson-freres#1140109
La différence ? Plus de tension, et en conclusion, un vin qui s’est avéré être stra-tos-phé-ri-que

Ce vin a délivré pour moi une parfaite alchimie arôme – gras – longueur, avec ce caramel en rétro qui caractérise tant le domaine.
Un milieu de bouche gras, tapissant, une matière aussi fine, pure, cristalline qu’enrobante, et des amers parfaitement intégrés viennent foutre un bordel pas possible sur l’appréciation / géo-localisation de cette cuvée. Sommes-nous à Chablis ? Je mets un billet sur un gros climat à Meursault.
Au nez fraîcheur (agrumes, citron type kumquart), minéralité (plutôt pierre que coquille), gourmandise (beurre, vanille), fruité (fruits croquants à fleur blanche avec un zeste pêche) et amandes se toisent pour offrir ce qui se fait de meilleur.
Vous allez probablement dire que je suis pas objectif (vu mon affect pour le domaine), mais la tablée qui elle ne le connaissait pas à pris une sacrée claque également.
Excellent(++).
- 26 mai 2021 à 18h22
- in reply to: Caves : Construction, rénovation, isolation etc…
[quote= »Marc C post=1147520″]Las casiers métalliques c’est top ! Deux inconvénients :
– les gros-c** bourguignons et autres se font peler l’étiquette lors des manipulations
– la tentation de la pyramide peut avoir des conséquences en cas d’éternuement à côté ! https://lapassionduvin.kinsta.cloud/a-propos/5127-avez-vous-deja-casse-une-belle-bouteille?start=30#1042163Marc
[/quote]
Je rebondis plutôt tard sur ce fil ; perso j’ai opté pour des casiers métalliques de la marque Lesuper (https://www.lesuper.fr/).Tout est modulable, tu sors / enlève les barres où remplace les barres bouteille par des barres magnum (et peut ainsi caser sur un rack du magnum comme du bouteille) où bon te semble, c’est le top. Assez galère à monter (si ton mur, ton sol ou ton plafond ne sont pas d’équerre compliqué à tout mettre de niveau être deux est un plus), mais quand tu y es, tu y es.
Les bouteilles Bourguignones passent (la seule qui déconne est une Château de Meursault – Meursault 89 encore plus large que les Bourguignones actuelles), plusieurs hauteurs (c’est le cas chez moi avec notamment l’escalier), bref, tu modules comme tu veux.
Hic du métal, quand tu n’es pas délicat tu as tendance (notamment avec les Bourguignones qui passent limite) à abimer les bouteilles, mais comme je filme tout perso, c’est nickel.
- 26 mai 2021 à 14h08
- in reply to: Domaine Trapet, Gevrey-Chambertin
CR: Domaine Trapet – Marsannay 2017
Dégusté au restaurant sans prise de note. Bouteille carafée minute.
Belle robe grenat / rubis, intensité moyenne.
Superbe nez frais sur les fruits acidulés (cerise, fraise), chêne en fond de verre mais parfaitement intégré au nez, pointe ronce et les épices (poivre / clou de girofle).
Attaque salivante à souhaits, matière en demi corps plus longue que large superbement étirée. Les tanins sont soyeux, l’ensemble glisse, je ne ressens aucune trame végétale, les épices prennent le dessus et la conclusion se fait même sur une pointe d’onctuosité.
Finale un peu courte, mais l’ensemble offre une fraîcheur / digestibilité / torchabilité hors pair. Gouleyant à souhaits, très bien (+) et d’une incroyable accessibilité.
- 25 mai 2021 à 13h15
- in reply to: Château Les Carmes Haut-Brion
CR: Château Les Carmes Haut-Brion, Pessac-Léognan, 2014
Bouteille témoin.
Ouverture midi pour dégustation soir + épaulée 2 heures avant dégustation en Zalto Bordeaux.
Belle robe grenat à l’intensité soutenue.
Cerise, mûre, cassis, le boisé est présent mais parfaitement intégré (léger grillé), nez assez typique de l’appellation mais extrêmement classe, séducteur avec un côté légèrement floral. Rien ne dépasse, ce n’est pas outrancier au contraire témoigne d’une certaine finesse et fraîcheur.
La bouche suivra d’ailleurs le nez. Attaque salivante, volupté de la matière, un superbe équilibré fraîcheur / rondeur, la persistance aromatique excellente sur ces notes onctueuses avec quelques épices en fin de bouche qui viennent ramener un peu de fraîcheur et équilibrer l’ensemble. La matière est vraiment d’une grande finesse et ne souffre d’aucune lourdeur, les tanins soyeux, l’élevage contre toute attente sur un Bordeaux de cet âge quasi digéré, j’ai vraiment passé un excellent moment.
En résume pour comparer à d’autres châteaux de l’appellation notamment Smith que j’ai eu l’occasion de croiser sur plusieurs millésimes (malheureusement pas 14 pour véritablement comparer), je trouve plus de fraîcheur, finesse et délicatesse dans Carmes.
Très bien (+) / Excellent (-).
- 25 mai 2021 à 13h02
- in reply to: Ermitage du Pic Saint-Loup
CR: L’Ermitage du Pic-St-Loup – Languedoc – Pic Saint Loup – Guilhem Gaucelm – 2009
Bouteille ouverte à 08h pour dégustation à 14h. A peine dans le verre je me dis que l’épauler n’eut été de trop, assez giboyeux de prima bord.
Belle robe grenat aux reflets rubis, intensité soutenue (-).
Le nez est fruité (mure, myrtille, évoluera légèrement vers la prune à l’aération), cuir évolutif (giboyeux – cuir – métal – puis re-cuir), garrigue avec des notes de thym, de foin, d’olive noire, de cacao mais surtout, surtout, surtout ! d’épices (poivre avec une pointe clou de girofle).
La bouche peu salivante à l’attaque conserve l’acidité suffisante pour propulser vers une matière délicate, soyeuse, voluptueuse. Les tanins sont polis, parfaitement intégrés, la persistance aromatique excellente sur ces notes cacaotés avec un léger retour alcooleux rapidement « masqué » par ces épices extrêmement puissants (pointe mentholée en finale qui reste en bouche). Délicatesse de la matière et épices permettent de conserver une belle fraîcheur sans jamais tomber dans l’excès.
Le vin se tient jusqu’au soir sans tourner vers l’eau de vie.
Comme à l’accoutumée pour moi, une réussite et un rapport qualité / prix incroyable. Très bien(+) voir Excellent(-) pour le Q/P, décidément fan de cette cuvée.
- 21 mai 2021 à 18h35
- in reply to: Inscription du millésime sur le bouchon d’un Haut Brion ?
Salut Christophe,
Aucune idée, mais je suis persuadé que quelqu’un du Forum pourra t’aider.
A tout hasard, as-tu simplement pensé à contacter le domaine ? Qui je pense se fera un plaisir de te renseigner.Par ailleurs, juste en dessous de la touche « TAB », et au-dessus de la touche « MAJ » se trouve la touche « VERMAJ » (ou CAPSLOCK si tu es bilingue).
Cette touche te permet de passer de majuscule, à minuscule.
C’est anodin, mais ça permet en tant que lecteur de ne pas se faire hurler dans les oreilles. Nous sommes vendredi, ne pas l’oublier.
- 18 mai 2021 à 15h40
- in reply to: La Bourgogne se lance dans la vente en ligne
Création du compte ce matin pour ma part.
Je rebondis sur le message de Super Pingouin :
1 – Offres régulières : là clairement, hormis des génériques et quelques premiers crus, pas grand chose à se mettre sous la dent. A ce stade les domaines représentés sont > Héritiers du comte Lafon, domaine des croix, Bachelet-Monnot, Thibault Liger-Belair, René Bouvier, Bruno Colin, Domaine de Montille, JP & Benoît Droin, David Duband, Antoine Jobard, Méo-Camuzet, Etienne Sauzet, Nicolas Rossignol, Domaine Trapet, Domaine Taupenot Merme, Merlin, François Feuillet, Domaine Lafon, Château des quarts.
2 – Offre spot, comme c’est le cas pour Méo Camuzet en ce moment (les prix sont stratosphériques, et comme me le faisait si bien remarquer un ami, je suis bien couillon d’en acheter (frais de port en sus svp)), également Domaine des Croix.
3 – Sur certains domaines, la possibilité de cliquer sur « Demande d’allocation ». Derrière rien ne se passe, si ce n’est je présume que le domaine reçoit une information de demande d’allocation qu’il traitera j’imagine ultérieurement, ou lui permettra d’étoffer sa longue liste d’attente.
A ce stade les prix sont à minima caviste (avec donc les frais de port en sus), et l’offre relativement limitée.
Je pense que l’objectif de ce site n’est pas de transformer les allocations / offres annuelles aux clients fidèles en ventes Internet, simplement de mieux contrôler le circuit de distribution / vente justement « AUTRE » que celui en direct (ça + probablement liquider un stock de vieux millésimes ou les génériques notamment, qui partent j’imagine certes bien, mais dont les volumes sont importants).- 17 mai 2021 à 13h46
- in reply to: Domaine Auguste Clape, Cornas
CR: Domaine Auguste Clape – Cornas 2017
Tentative furtive d’approche. J’encave une bouteille par an de cette cuvée depuis le millésime 2016, sans jamais avoir goutté.
Au diable l’avarie, je décide en récupérant ma 2018 de prendre une 17 pour goûter et me faire une idée.
Bouteille ouverte la veille pour le lendemain soir, Zaltos Bourgogne.
Malgré ces précautions, le bouquet reste compliqué d’accès, l’élevage puissant. Se dégage tout de même de belles notes de cuir, de garrigue, thym, fruits noirs (mûre) et olive noire.
Je ne regrette pas d’avoir ouvert cette bouteille pour la matière. Elle est tout simplement magnifique, la texture est là, velouté, presque « talc », velours, promue à un magnifique avenir.
Je m’attendais à ce que le vin soit plus ouvert le lendemain (soit J+2), négatif, il restera malheureusement fermé à double tour.
En conclusion ; ne les ouvrez pas, mais le potentiel de garde et d’évolution de cette bouteille est énorme.