Eric BERNARDIN

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    • in reply to: Ortolan
    Eric BERNARDIN
    Participant

    Tes propos atteignent le summum du « je ne me mouille surtout pas » donc de la langue de bois quand tu écris, en toute sincérité, et c’est bien cette sincérité que je perçois : « ​​​​​Je n’ai pas le sentiment qu’on évolue toujours dans le bon sens ».

    C’est ce qu’on appelle le chantre mou 😉 

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Le bourru, c’est traître. On en avait abusé un soir de vendanges avec (feu) Manfred Kreydenweiss et 2-3 collègues. J’ai passé une nuit catastrophique (sans m’étaler sur les détails  )

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Bu ICI

    CR: Domaine Barou, Saint-Joseph Un autre monde 2018

    La robe est grenat sombre.

    Le nez est expressif et complexe, sur  la tapenade, le lard fumé, le poivre et la violette.

    La bouche est ronde, ample, veloutée, avec une matière douce, charnue, au fruit gourmand et épicé.

    La finale est plus dense, délicieusement accrocheuse, sur l’olive noire et la violette, prolongée par des  notes poivrées et salines.  

    C’est très bon, et parfaitement à point, tout en pouvant se garder quelques années (mais ce ne sera sûrement pas meilleur)

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Bu ICI

    CR: Domaine de Bellivière – Effraie 2011 – Coteaux du Loir

    La robe évoque l’or en fusion avec des reflets cuivrés.

    Le nez est intense, sur la pomme tatin, le coing, le beurre noisette, le miel de châtaignier avant que n’arrivent des notes racinaires (gentiane, radis noir).

    La bouche enveloppante allie ampleur et tension, avec une matière veloutée pulpeuse presque onctueuse contrebalancée par une grande fraîcheur, sur une aromatique sur les fruits blancs confits et le miel.

    La finale est tonique, renforcée par des amers intenses sur l’orangette, le quinquina et la gentiane.  

    Un vin à maturité très surprenant, combinant des notes de sous- et surmaturité.

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Bu ICI

    CR: Domaine de Saint Just, Crémant de Loire, 1948 Brut Nature 2020

    La robe est jaune paille.

    Le nez frais sur le mousseron, la fleur de tilleul, la poire et la craie humide.

    La bouche est vive, étirée par une acidité traçante, et offrant une matière dense, séveuse, égayée et tonifiée par des fines bulles crépitantes, et soulignée par de nobles amers.

    La finale gagne encore en concentration, avec des superbes amers qui se renforcent, sur l’écorce de pomelo et des notes salines et crayeuse persistantes.

    Une très belle bulle qui n’a rien à envier à un champagne.

     

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Ca ne marche pas à chaque fois 😉 

    Eric BERNARDIN
    Participant

    ya une fuite importante ou un braco à la source?

    Ou de la contrefaçon

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Du cheval ! 

    Mais comme certaines personnes font un blocage sur cette excellente viande, on peut se rabattre sur un tournedos de bœuf, pourquoi pas de façon Rossini, avec foie gras poêlé et lamelles de truffe. Le tout avec des pommes de terre à la périgourdine. 

    Eric BERNARDIN
    Participant

    C’est ce que je me suis dit en le lisant hier : à part le couple en Corse dont je n’ai jamais entendu parler,  on est loin des p’tits jeunes qui démarrent 

    Eric BERNARDIN
    Participant

    [quote= »oliv post=1243604 userid=988″]Accord
    On boit quoi avec du saumon fumé ?

    https://www.terredevins.com/actualites/on-boit-quoi-avec-du-saumon-fume%5B/quote%5D

    Ca me parait plus sérieux que la RVF

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Pour moi, les signes de vieillissement accéléré, c’est plutôt une couleur tuilée des vins et une aromatique oxydative (dans le style « vin cuit » ) que le côté âpre. Et les blancs devraient également s’oxyder, n’étant pas protégés par les tanins. 
    Et si le cave chauffait, tu aurais certainement des bouteilles couleuses. 
    Quand tu dis que ça sent le bois, ça sent quoi, précisément ? Car « le bois », c’est vague. 

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Je ne me rappelle pas avoir goûté ce Clos Rousseau en 2021. Par contre, j’avais pu comparer chez le producteur 2020, 2021 et 2022 sur Maranges, Santenay « village » et Pommard. J’avais préféré les 2021 qui étaient les plus « pinotants » des 3 millésime, sans acidité excessive et manque de maturité. J’avais trouvé que le fruit était trop « mûr » sur les deux autres millésimes, même si les degrés d’alcool n’étaient pas élevés (12.5 %). s

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Oui, enfin, ce que j’écrivais se contentait de répondre à cette phrase de Luc : « Et quelques dizaines de mg/l dans l’eau à exterminer nombre de poissons. »
    Pour le reste, je me contenterai de citer Pascal Chatonnet : « Le cuivre est bien entendu un élément indispensable à l’évolution de la viticulture et il est certainement préférable d’éliminer tous les fongicides organiques de synthèse possédant des effets toxiques, repro-toxiques ou mutagènes employés durant des décennies, que de remettre en cause l’emploi de ce métal à court terme »

    Eric BERNARDIN
    Participant

    En terme de consensualité, un chardonnay jurassien fera mieux le job qu’un savagnin sous voile. 

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Ce que je voulais dire, c’est que la Loire, la Garonne / Gironde, le Rhône… sont bordés par des vignobles qui utilisent du cuivre depuis près de 150 ans, avec pendant longtemps des doses nettement plus élevées qu’aujourd’hui, et qu’il y a toujours une faune aquatique dans ceux-ci. Ce qui la met en danger aujourd’hui, c’est plus le réchauffement climatique et les produits dérivés des PFAS que le cuivre. 

    Eric BERNARDIN
    Participant
      
    Mercredi dernier, j’ai passé quelques heures à Paris afin de découvrir la Maison Brut que semblent avoir apprécié plusieurs amis gastronomes. Elle a été fondée par un jeune chef, Bastien Djait, qui a travaillé avant chez Thierry Marx avant de seconder Mory Sacko à Mosuke, et a ensuite rejoint Jean Imbert au Plazza Athénée.

    Il y a une dizaine de vins au verre sur la carte. J’ai choisi la cuvée Sprat 2022 de David Landron (melon de Bourgogne) : la robe est or pâle. Le nez évoque les fruits blancs frais, avec une légère touche beurrée. La bouche est ronde, fraîche, croquante, avec un fruit expressif et gourmand. La finale est élancée et tonique, très finement astringente, donnant un goût de revienzy. Il accompagnera parfaitement les 4 premiers plats.
    Avec un (très bon) pain au levain provenant d’une boulangerie voisine, un beurre subtilement poivré et salé. On y retourne avec plaisir jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. Le chef l’ayant remarqué, m’en ramène une nouvelle dose (que je ne finirai pas, mais que j’ai bien entamée, tout de même).
    J’aurais voulu choisir le menu Efflorescence en 8 services, mais il n’est pas servi le midi. Je me suis donc rabattu sur Germination (70 €) en 6 services.  Voici le premier : Doubeurre / Piment végétarien / AgastacheDoubeurre, c’est le nom qu’on aurait voulu imposer au butternut il y a une trentaine d’années. Ca n’a pas vraiment marché. Il est aussi sous forme de tranche pas trop épaisse à la cuisson moelleuse. Dessus, une brunoise de piments rouges et verts (doux, ouf !). S’ajoute une huile d’agastache (assez discrète)..
       .
    .. et surtout un pralin de graines de courge grillées qui apporte un sacré peps au plat. L’ensemble est très bon et offre un bon début à ce repas.

    Assez rapidement arrive Héliantis / Comté / Raifort. Les héliantis sont servis limite croquant, ce qui surprend, mais n’est pas dérangeant. Le Comté se trouve dans la (délicieuse) sauce. Le raifort, lui, est dans la chapelure (de façon très discrète). C’est franchement bon, bien construit et équilibré, mais je n’aurais pas détesté des saveurs plus affirmées.

    Suit Cabillaud / Liqueur artisanale / Hure …

    … arrosé d’un beurre blanc bien nappant. La « liqueur artisanale », c’est un mélange d’herbes secret qui a été confié au chef par Frédéric Turpaud, ancien sommelier de Le Divellec. Donc on ne saura pas ce qu’il y a dans cette quenelle. L’hure, c’est la tête du poisson qui a permis d’apporter du collagène (et du goût !) à la sauce.  L’ensemble est excellent.  J’en aurais bien repris une seconde assiette 😉
    arrosé d’une sauce toute aussi mystérieuse. Au visuel, je partais sur de l’anguille. Mais en goûtant, pas de doute, c’est du maquereau, à la chait très délicate, car à peine cuite. Le gros mystère, c’est la pâte noire qui pour le coup à des saveurs trèèès affirmées. Je partirais sur de l’anchois et de la tapenade. Ca y ressemble, mais ça n’en est pas : c’est un garum produit avec les entrailles du maquereau (zéro déchet !). La sauce est un clin d’oeil à la XO asiatique.  Un plat plus intéressant / intrigant que vraiment gourmand. Heureusement qu’il n’y en a qu’un sur six !
    Ce Cahors 2020 du Château Combel la Serre m’a été conseillé sur le lapin. La robe est sombre. Le nez fait bien mûre, sur des notes de prune et de cerises confites, voire de chocolat. La bouche confirme cette impression : on sent le millésime solaire, avec une matière veloutée / juteuse et épicée.
    Les couverts ad  hoc


    En goût, on est aussi à l’antithèse du lièvre à la royale. C’est fin, délicat, assez proche d’une sauce suprême, avec une délicate touche herbacée. Par contre, la texture est proche, dense et moelleuse, assez irrésistible. Un très beau plat !
    Par contre, ça ne collait pas trop avec le vin, trop puissant. Le blanc juste avant aurait mieux convenu 😉   
    Pour finir, Agrumes de Bompas « Damien Blasco« . C’est donc un mélange de différents agrumes, frais et confits. Posés sur un sablé breton croustillant et surmonté d’une excellente crème fraîche non sucrée, formant un superbe contraste.  Simple et très efficace !


    Pas de déca, mais de l’orge torréfié en Bretagne. Au final, une très belle découverte ! Je pense que je reviendrai, même s’il y a tellement de restaurants à découvrir à Paris. A noter que l’accueil a été vraiment top, avec des échanges intéressants et détendus avec le chef et la responsable de salle.

    Eric BERNARDIN
    Participant

    [quote= »oliv post=1243256 userid=988″]

    https://lapassionduvin.kinsta.cloud/languedoc-roussillon/16449-jeff-carrel-cotes-du-roussillon?start=90#1001429%5B/quote%5D
    Ah ben voilà : c’est de la Clairette 😉

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Tu peux mettre la photo de l’étiquette ? Car selon celle-ci, le cépage sera différent. 

    Eric BERNARDIN
    Participant

    [quote= »Lionel73 post=1243214 userid=22432″]Bonjour,

    Né en 1993 je compatie. Dernière bouteille de rouge de mon année l’évangile en début de madèrisation, vraiement passable. Bon poyferré et très bon Pichon baron. Si non pour rester sur Bordeaux j’ai bu un très bon Duhart Milon 1991 il y a environ 4 ans, de belle densité et profondeur, pas attendu à ce niveau. 

     [/quote]
    Tu peux essayer Las Cases 1993 qui est une réussite dans le millésime. En blanc, si tu en trouves, Haut-Brion était encore d’une grande jeunesse quand je l’ai bu en 2021. 

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