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    CR: Saint aubin 1er cru « Remilly » 2007 – domaine Langoureau

    Un vin qui m’a agréablement surpris hier. A ce niveau de plaisir et de complexité, c’est une pépite.
    Grand nez complexe et parfumé sur le pralin, la noisette grillée, le beurre frais. La bouche est généreuse tout en restant fraiche. Un vin qui impressionne par sa sapidité. Ça se boit tout seul. Jolie longueur tourbée.
    A parfaite maturité.
    Excellent.

    dt
    Participant

    Ça ressemble à des bretts…

    dt
    Participant

    [quote= »asoulier99 post= »]Comment peut on joindre le vigneron? Jamais reussi… pas de mail ni de téléphone trouvé.

    Alex[/quote]
    Olivier Humeau est très difficilement joignable.
    Le mieux est de passer passer par le caviste de Saumur la tonnelle….

    dt
    Participant

    CR: Bonnezeaux « cuvée Mathilde » 1990 – Ferme de la Sansonnière (Mark Angeli)

    Couleur ambrée. Nez luxuriant, évoquant le beau botrytis avec des notes de tarte tatin,  fruits confits, de miel. Belle liqueur en bouche associée à une acidité qui équilibre bien le vin. Dommage toutefois de ressentir une amertume un peu forte en finale…
    C’est très bon mais sans émotion particulière.

    dt
    Participant

    CR: Crémant du Jura 2019 – Domaine de la Touraize

    Un crémant qui s’est mal goûté hier soir et qui a souffert de la comparaison avec une cuvée terroirs de chez Agrapart. Le crémant est apparu trop simple, brouillon, presque grossier. Les arômes manquent de précision, les bulles sont trop présentes. L’ensemble n’a pas beaucoup d’intérêt.
    Ce serait vendu 15 euros, je serais indulgent mais à plus de 25 euros, c’est désastreux.
     

    dt
    Participant

    CR: Volnay 1er cru « les Champans » 1995 – Domaine Joseph Voillot

    Une belle réussite dans ce millésime inégal en Bourgogne. Aucune dureté dans ce vin profond et complexe. Alors on n’est pas dans un style délié et soyeux mais plutôt dans un registre de pinot sérieux, terrien. Très Champans en fait. Le nez embaume la cerise avec une évolution tertiaire légère sur les feuilles sèches, la morille, la terre humide. Bouche avec des tanins encore sensibles mais bien intégrés et qui ne perturbent pas l’harmonie générale. Jolie finale mentholée.
    Un vin qui n’est pas très loin du 90 que j’ai eu la chance de boire plusieurs fois au sommet de sa forme.
    Excellent.

    dt
    Participant

    [quote= »LR post=1000024 userid=21478″]CR: Dominique Laurent Chambolle-Musigny 1er cru Les Fuées 2010

    Tout ce que j’aime dans cette bouteille…
    3ème bouteille dégustée depuis 2014

    Nez qui pinote, finesse des tannins, arômes de fruits rouge ( framboise ) élégance de la bouche, belle longueur et pas une once de bois…
    Tres bon et sans doute excellent dans quelques années

    et dire que la première bouteille goûtée il y a 3 ans ne m’avait pas du tout plu…
    Je l’avais trouvé atypique pour l’appellation avec un côté trop mûr, techno, qui manquait de nuances…

    Comme quoi, il faut parfois être patient et ne pas porter de jugement définitif sur une seule bouteille

    Ludovic
     [/quote]
    CR: Chambolle-Musigny 1er cru « Les Fuées » 2010 – Dominique Laurent

    Bouteille bue hier soir avec l’ami Lud qui a la bonne idée d’avoir cette cuvée en stock confortable.
    Un très joli pinot. Si le boisé n’appelle pas la marque Dom Laurent, la sucrosité en bouche signe la maison. Il n’en reste pas moins un superbe pinot, fin, délicatement boisé, voluptueux, soyeux et surtout complexe.
    Il a l’avenir devant lui.
    Excellent

    dt
    Participant

    CR: Chassagne-Montrachet 1er cru « Maltroie » 2010 – Domaine Bernard Moreau

    Un vin que j’ai assez mal goûté. La faute à un profil lactique qui gâche le nez. Notes de café au lait, de fruits exotiques ou de croûte de fromage. Très curieux et pas spécialement comme les vins du domaine que j’ai déjà pu boire. La bouche est vive et amènerait plus à Chablis qu’à Chassagne. Ça manque de relief et de précisions.
    Je penche pour un défaut de bouteille. En l’état, c’est assez faible…

    dt
    Participant

    Merci Alex. Superbe série éclectique .
    Concernant le Gewurz, il faut quand même dire que ces grands vins de grands millésimes (et 1994 en est un en Alsace), sont de grands vins de garde qui peuvent aller bien au delà de 30 ans…

    dt
    Participant

    CR: Château Haut-Marbuzet 2008 – Saint Estèphe

    Comme toujours avec Haut-Marbuzet, un vin gourmand, croquant, accessible. Les arômes sont fondus dans un ensemble complexe et raffiné. Beaucoup de volupté en bouche avec des tanins suaves et un boisé parfaitement intégré. Le type même de Bordeaux « solution » comme dirait François Mauss. Un vin qu’on a envie de boire mais qui possède aussi une vraie personnalité.
    Très bon.

    dt
    Participant

    CR: Côtes de Castillon 2005 vieilles vignes – Clos Louie

    Ma dernière bouteille de 2005. Un vin en pleine forme et absolument éclatant de noblesse et de raffinement.
    Nez complexe, presque exotique, sur des notes de prune, de paprika, de cendre froide, de pêche. Les tanins sont encore présents mais l’ensemble est cohérent, à la fois équilibré et harmonieux. Jolie fin de bouche sur une sensation d’after-eight.
    Ce sera parfait sur la côte de bœuf prévue ce week-end .
    Excellent

    dt
    Participant

    CR: Côtes du Jura « Les Champs Rouges » 2019 – Domaine Labet

    Bouteille bue hier soir et sifflée sans coup férir à deux
    Grand nez de chardonnay jurassien avec des notes de fruits secs, de poire juteuse et une pointe fumée. La bouche est assez géniale avec un extrait sec démentiel. Le vin colle littéralement au palais et termine avec une fraicheur incroyable. C’est long, enveloppant, décoiffant… Impossible de rester insensible devant une telle perfection.
    Grand vin d’une gourmandise immédiate redoutable.

    dt
    Participant

    [quote= »tomy63 post=1216086 userid=11443″] Elevage 2 ans dans des fûts ayant contenu la cuvée Le Bourg du Clos Rougeard pour la plupart

    [/quote]
    Le Clos Rougeard fait tourner son parc à barriques en interne. Les fûts de bourg sont transférés vers les Poyeux puis vers le Clos. Et comme il n’y a pas assez de fûts de bourg, c’est complété par des fûts achetés d’occasion ailleurs. Bon à la fin, le fût vendu estampillé Clos Rougeard a bien vu du Bourg, c’est vrai, mais il a aussi vu les deux autres cuvées du domaine.
    Le story telling (a travaillé au clos Rougeard – certains vendeurs affirment même qu’il a vinifié les vins du clos , utilisation de fûts de Bourg…) doit permettre de faire vendre plus facilement, surtout que les prix sont déjà très élevés…

    dt
    Participant

    CR: Vin de France chardonnay sous voile « Novelin » 2020 – domaine Didier Grappe

    Très joli chardonnay à peine oxydatif. Le nez développe des notes florales et de fruits secs avec un léger arôme de noix. Bouche dynamique, nette, très peu marquée par le goût de jaune. Jolie finale franche. L’impression globale est positive.
    Bien +

    dt
    Participant

    CR: Bourgogne Aligoté 2018 – domaine Alice et Olivier de Moor

    Une valeur sûre du domaine.
    Nez ouvert et agréable avec une légère réduction sur des notes finement fumées et de fruits secs. La bouche est encore perlante mais surprend par sa densité. Un vin qui éclate en bouche avec intensité. Aucune lourdeur, juste du fruit dans un équilibre parfait entre acidité et rondeur. Jolie finale saline.
    Le vin de soif par excellence, gourmand et profond en même temps.
    Excellent.

    dt
    Participant

    Nouvelle soirée hier en petit comité. Nous ne sommes que 4.
    Même cérémonial que d’habitude : tous les vins sont servis à l’aveugle.

     

    Champagne GC « Shaman 19 » – domaine Marguet
    La couleur est assez prononcée et donne un indice sur la présence de pinot (87%). Le nez est agréable mais plutôt simple. En bouche, ça manque curieusement de fond et de vinosité et on est surpris par la vivacité du jus. L’impression finale est positive mais quand on sait que c’est vendu autour de 45€, on ne peut s’empêcher de penser que le compte n’y est pas.

    Vdf « Argile » 2019 – domaine Lafitte
    Un Jurançon non revendiqué, 100% petit manseng. Grand nez avec une jolie réduction. Je penchais pour un savagnin de Ganevat. C’est incontestablement complexe, gourmand, avec une acidité bien maitrisée, bien loin de certaines expressions citriques du cépage. Bouche impressionnante de densité. Longue finale sur les fruits secs.
    Excellent.

    Vouvray sec « le Compte Marc » 2017 – domaine Julien Vedel
    Un grand classique de chenin avec ses notes de verveine, de tilleul, d’agrumes. La bouche est sèche, pleine avec une matière qui colle au palais. Jolie finale sur le coing. Un vin typique des beaux chenins de Vouvray. Très jeune et probablement capable de vieillir longtemps.
    Excellent.

    Côtes du Jura « Varron » 2019 – domaine Buronfosse
    La seule fausse note de la soirée avec ce vin prématurément évolué. Le nez est fouillis avec des notes oxydatives étonnantes pour un vin si jeune.
    A regoûter.

    Vouvray sec « le Mont » 2006 – domaine Huet
    Autant le Compte Marc représente l’archétype du beau Vouvray, autant ce Huet est marqué par des notes d’hydrocarbures qui peuvent envoyer vers un riesling. Il y a aussi des arômes de naphte et de fleurs blanches. Beau volume en bouche et jolie finale sur le coing.
    Très bien.

    Gevrey-Chambertin « les Seuvrées » 2014 – domaine Hubert Lignier
    Pas le pinot le plus sexy de Bourgogne mais un vin sérieux. Nez évoquant la pivoine, le pot pourri ou la cerise. L’ensemble est bien soutenu par un boisé grillé peut-être un poil insistant. Bouche tout en finesse avec une acidité pointue qui signe le millésime et durcit la finale. Un joli vin malgré tout.
    Bien ++

    Morgon « Corcelette » 2009 – domaine Foillard
    La sensation de la soirée. Je n’aime pas beaucoup les Côtes du Py du domaine, surtout après vieillissement. Là c’est bluffant. Grand nez presque exotique, très fruité, évoquant une grosse maturité des raisins. Bouche douce, tanins caressants et équilibre divin. Longue finale délicatement fumée.
    Je serais curieux de savoir si le Corcelette du domaine est en carbonique comme le Côte de Py…
    Excellent.

    Cornas « la Geynale » 2002 – domaine Robert Michel
    Un vin qui nous a désorientés. Le nez explosif évoque le jus de viande et le beau végétal. Le cabernet franc a été évoqué. C’est vrai qu’il y a une certaine forme de sévérité dans ce vin qui peut orienter vers la Loire… Les tanins sont encore un peu sensibles et la finale est légèrement viandée. Joli vin.
    Bien ++

    Rivesaltes « cuvée Aimé Cazes » 1975 – domaine Cazes
    Rien de tel qu’un grand Rivesaltes pour terminer un repas. Première fois que je bois ce millésime dans cette cuvée. C’est superbe. Nez avec de la volatile sur le caramel au beurre salé, le café, les fruits confits. Immense complexité. Bouche équilibrée avec une belle fraicheur et un sucre fondu. Longue finale saline. Un liquoreux sans aucune lourdeur malgré la richesse.
    Grand vin.

     

    dt
    Participant

    CR: Gewurztraminer VT 1989 – Domaine Pierre Adam

    Injustement méconnu, ce domaine est pourtant une source sérieuse d’approvisionnement, notamment en millésimes un peu anciens. Les 89 et 90 sont en effet de redoutables bouteilles.
    Ce 89 est l’archétype de la belle VT de gewurztraminer. C’est épicé sans excès et le vin reste frais et gourmand sur le litchi et l’eau de rose. Bouche dense et crémeuse, sans mollesse, presque aérienne. Ça se boit sans forcer et on est surpris de voir la bouteille se vider alors que c’est typiquement le genre de vin que je ne sais jamais comment ni quand servir.
    Excellent et encore très jeune.

    dt
    Participant

    [quote= »dt post=1205021 userid=1324″]CR: VdF chenin 2016 – Les Menhirs (Olivier Humeau)

    Encore une magnifique bouteille qui embaume la camomille, le tilleul, les fleurs blanches ou la gelée de coing. C’est frais, complexe, éclatant. En bouche, c’est vif, marqué par une acidité saline, presque crayeuse. L’équilibre est bon, le jus tapisse le palais et laisse une empreinte fraiche et très longue. L’élevage long a sublimé ce chenin précis et diaboliquement gourmand.
    J’adore.
    Excellent.
     [/quote]
    Une bouteille toujours aussi enthousiasmante et qui n’a quasiment pas bougé depuis un an. Un vin droit comme un i, tendu comme un arc et marqué par des notes entêtantes de verveine, de tilleul et d’agrumes. La bouteille a été rincée sans s’en rendre compte.
    Excellent et à mon sens parti pour égaler les plus grands vins de chenin du Saumurois…  

    dt
    Participant

    CR: Saumur Champigny « Les Poyeux » 2017 – Clos Rougeard

    Ouvert ce midi pour voir… C’est très bon. Encore jeune certes mais l’esprit est là avec une belle maturité. Le nez délivre des notes de paprika, de mûre, d’épices douces. Bouche sérieuse avec des tanins encore sensibles mais bien enrobés et qui ne délivrent pas de sensation de sécheresse. L’ensemble est cohérent, plein et vraiment complexe. Pas le plus grand Poyeux du domaine c’est une évidence mais ça reste de très bon niveau, notamment au niveau du grain de tanin.
    A attendre.
    Très bien.

    dt
    Participant

    Nous étions 5 hier soir.
    Comme d’habitude, les vins sont servis à l’aveugle.

     

    On démarre avec deux bulles :
    [b]Crémant du Jura brut nature 2020- domaine Labet
    Champagne 1522 Grand cru extra brut 2008 – maison Philipponnat[/b]
    Le Labet est très intéressant. C’est un pur chardonnay, non dosé. J’étais sur un Champagne 100% blanc de blancs mais j’étais surpris par la maturité du jus qui gagne en densité ce qu’il perd en tension. Bien Le Philipponnat est un gros cran au dessus. Il y a plus de fraicheur et le nez est également plus complexe que le Labet. L’équilibre est parfait et ça termine surtout très long. Vraiment du beau travail. Très bien.

    Trois blancs ensuite.

    VdF « long courrier » 2021 – domaine Laura Aillaud
    Le nez évoque le style sudiste nature avec une aromatique qui part sur la pomme et les terpènes (légers). La bouche est généreuse mais avec un alcool maitrisé. Jolie finale fumée. Je me demande si je n’ai pas préféré la cuvée d’entrée de gamme en blanc qui me semble plus aboutie. Bien[b].

    Arbois savagnin « Autrement » 2015 – domaine de Saint Pierre[/b]
    Grand nez développant des notes de noix fraiche et de réduction. C’est superbe. La bouche est tout aussi belle avec un gros volume et une acidité dantesque qui tire le vin. Le jus colle littéralement au palais et la finale est très longue. Grosse claque et probablement le plus grand vin de Fabrice Dodane goûté jusqu’à présent. Excellent.

    Côtes du Jura savagnin ouillé 3 ans – domaine les pieds sur Terre
    On monte encore d’un cran avec ce savagnin génial. Le style est moins réduit que le Dodane et possède une complexité hors normes, à la fois épicée, florale et avec un beau végétal. Impression de fort extrait sec en bouche avec une matière phénoménale. Immense longueur.  Ma plus grande émotion avec un vin de ce domaine que je n’avais jamais goûté à ce niveau, loin de là. Grand vin.

    On passe aux rouges qui accompagneront un bœuf bourguignon.

    Vacqueyras VV 2007 – domaine de la Monardière
    Le grenache est vite repéré et on a tourné autour de Chateauneuf sans identifier le domaine (Richaud et Gourt de Mautens ont été cités). Nez riche sur la mûre, les épices et la garrigue. Bouche chaleureuse avec encore des tanins qui demandent à se fondre. Finale mentholée. C’est plutôt joli. Bien.

    Côte Rôtie « blonde du Seigneur » 2009 – domaine Georges Vernay
    Une syrah très élégante malgré un élevage trop sensible à mon goût. La matière est fine, soyeuse, gourmande comme un pinot noir bourguignon. Dommage d’avoir masqué ce beau jus avec un boisé vanillé/lactique. Le temps devrait donner plus de fondu aromatique. Bien.

    Coteaux du Languedoc « esprit de Font-Caude » 1999 – domaine Chabanon
    Vin totalement à point. Belle complexité au nez sur le jus de viande avec une évolution vers le sous-bois et la truffe. Bouche douce et crémeuse. Tanins assagis. Bel équilibre sans alcool dominant. Jolie longueur sanguine et mentholée. Très bien.

    Pour terminer : un oxydatif et un sucre.

    VdF « vin Yône » 2011 – domaine Grappe
    Une curiosité. Au départ, c’est un vrai jaune « de cave ». Le vin a été mis en clavelin mais refusé à l’agrément car pas assez marqué par le goût de jaune. Les bouteilles ont été vidées et mises à nouveau en bouteilles mais cette fois ci de 75. Le nez se présente en effet peu marqué par l’oxydation par rapport à d’autres vin jaunes mais présente une belle complexité sur la noix et le curry. J’aime ce style moins exubérant mais malgré tout typé. Très bien.

    Macon Clessé « cuvée spéciale botrytis du 29 septembre » 1989 – domaine de la Bongran
    On termine en beauté avec ce grand liquoreux qui embaume les fruits confits, le raisin croquant, le miel, la rhubarbe. Bouche parfaitement équilibrée et qui ne procure aucune sensation de lassitude. Juste un beau fruit bien soutenu par une grosse acidité. Un vin qui n’évoque pas grand chose de connu sauf peut être une SGN de pinot gris. Grand vin qui se sirote tranquillement. 

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