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    [quote= »PtitPhilou post=1222233 userid=974″]Très belle dégustation, merci pour ce beau compte-rendu, Yves. 
    Qui donne des idées comme le souligne JiPé 
    Quand je pense NSG, j’ai en tête Chevillon, Chicotot, Bouchard P&F, Gouges, Thibault Liger-Belair… et leurs premiers crus, notamment les Saint-Georges et Vaucrains. 
    Y’a de quoi faire une voire deux autres soirées sur ce thème. 
    impatient de vous lire 
     [/quote]
    Sans compter les blancs de l’appellation…

    dt
    Participant

    Jamais senti ça sur des vieux Fallet mais pourquoi pas.
    En revanche en goûtant en parallèle l’été dernier (CR ICI) un VDMP 99 de Ganevat, un Camille Loye 1985 et un Vigne aux dames 75 de Marius Perron, la proximité aromatique était frappante malgré les différences de terroirs, d’élevage et de cépages…

    dt
    Participant

    J’ai eu les deux versions et elles sont toutes les deux revendiquées comme des cuvées ouillées.
    Les Camille Loye n’ont pas eu des élevages aussi longs (j’ai bu pas mal de millésimes entre 79 et 90) et ils goûtent pourtant toujours avec ce goût de jaune bien qu’étant issus exclusivement de chardonnay.

    dt
    Participant

    [quote= »Luc Javaux post=1221943 userid=967″]Quand je pense qu’on s’échine à donner une définition au terroir, il doit y avoir des centaines voire des milliers de pages sur le sujet, rien que sur LPV, alors que finalement, c’est tellement simple à te lire : le terroir c’est la levure.

    Luc

     [/quote]

    Mon expérience avec les très vieux vins du Jura me montre que les vins ouillés évoluent irrémédiablement vers le goût de jaune. Chardonnay (vieux Camille Loye) ou Savagnin (Vieilles vignes de mon père de Ganevat 1999 bue l’été dernier par exemple) développent ces notes qui les rapprochent des vins jaunes ou des Château-Chalon. A l’inverse, les vieux blancs de bourgogne ou les vins de voile de Gaillac ne développent pas la même aromatique.
    On pourrait donc en déduire que ce sont bien les levures jurassiennes qui sont à l’origine de ce fameux goût de jaune (en plus de l’effet du vieillissement ou du terroir probablement).

    dt
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    CR: San Leonardo 1999 – Tenuta San Leonardo

    La dernière bouteille de San Leonardo de ma cave. Un vin que j’avais découvert lors de mon expatriation américaine en 2006 et que j’ai eu la chance de boire de nombreuses fois sur plusieurs millésimes. 1999 est incontestablement un des très jolis millésimes produits par le domaine.

    Le vin se tient encore très bien. L’aromatique envoie plutôt vers un beau cabernet franc de Loire (une constante pour moi) avec des notes de jus de viande, de tabac, de mûre, de poivre ou de violette. Beaucoup de fraicheur en bouche avec un jus fin aux tanins suaves, sans note boisée. Fin de bouche longue et fraiche, sur une sensation d’after-eight.
    Magnifique bouteille. Je l’ai bien goûtée à tous les âges mais il y a aujourd’hui une forme d’épanouissement réjouissant.
    A boire ou à attendre pour ceux qui en ont encore quelques unes en cave.

    dt
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    CR: Riesling GC « Eichberg » 2002 – domaine Schueller

    Superbe riesling qui se goûte magnifiquement bien ne ce moment. Le nez est un véritable panier gourmand avec du cédrat, des agrumes, des fruits secs. Très légère pointe terpénique. La bouche est tout aussi remarquable avec un équilibre parfait. Longue finale sur les herbes aromatiques.
    Un grand vin tout simplement.

    dt
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    [quote= »Eric B post=1221489 userid=1810″]Parmi les deux plus grands liquoreux que j’ai bus dans ma vie, deux avaient dépassé la limite autorisée et n’ont jamais été commercialisés : un Madame 2001 * de TLG  (il y a une étoile collée sur la bouteille) un Riesling SGN de Kreydenweiss (89 ou 90, je ne sais plus trop). Mais c’est vrai qu’avec le sucre, ça passe mieux 😉 
     [/quote]

    En effet Eric. Et on pourrait ajouter à ta liste les grands vins de Madère ou de Rivesaltes dont on peut soupçonner qu’ils dépassent dans bien des cas la limite autorisée.

    dt
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    Je maintiens que l’interrogation est légitime.
    Puisque la définition de la norme est arbitraire, elle est soumise à débat. On a d’ailleurs eu débat sur l’abaissement de la limitation de vitesse… Ça ne serait par conséquent pas absurde de rediscuter la norme de volatile, par région, par millésime, par cépage ou je ne sais quoi encore.
    Je ne dis pas que c’est bien ou mal. Je dis que ça aurait du sens.

    Quant à Cheval Blanc 1947, encore une fois, je ne dis pas que c’est bon ou pas bon, je dis juste que c’est largement considéré comme un très grand vin par ceux qui l’ont goûté. Alors qu’il est notoirement bardé de volatile. C’est tout.

    dt
    Participant

    [quote= »Michou post=1221473 userid=17375″]
    [quote= »enzo daviolo post=1221408 userid=2677″]
    [quote= »Boubzou post=1221400 userid=18207″]

     

    Certains vignerons s’offusquent des propos de Sylvie A., et il est vrai qu’il est difficile de définir ce qu’est un défaut ; la tolérance à la volatile, aux bretts,… variant d’un individu à l’autre.

     [/quote]
    Pour la volatile, il y a des seuils réglementaires donc ça me semble suffisant pour caractériser une déviance, au delà des seuils de tolérance.
    Pour les bretts, en effet à ma connaissance il n’y a pas de seuil réglementaire, pour autant au delà d’une certaine quantité de bretts, un vigneron sait très bien qu’il engendre une tromperie car une fois en bouteille l’évolution ira vers un vin imbuvable (sauf si l’on aime les odeurs fécales et les vins destructurés ou décharnés).

     [/quote]
    Comment ont été fixé ces seuils ? Sur quelles bases ? Par qui ? Faut-il les remettre en question car la notion de vin a évolué ?
    Sur ce débat, j’ai vu passer une réflexion intéressante de Claire Naudin ces derniers jours. S’il y a un marché pour des boissons à base de raisin avec des volatiles à 1,2, 1,5 ou même 2, pourquoi les déclarer non marchands ? Peut-être faut il inventer une nouvelle catégorie. Ce n’est plus du vin mais c’est une boisson qui a du sens et un public. Elle mentionnait notamment le cas des bières trappistes pour lesquelles l’acidité volatile est un critère important.
     [/quote]
    C’est une bonne question et elle est légitime.
    Je serais curieux de connaitre le taux de volatile de Cheval Blanc 1947 qui est notoirement connu pour son taux élevé et pourtant considéré comme un des plus grands vins du 20e siècle par tous les critiques, y compris ceux qui sont connus pour leur rejet de toute déviance.

    dt
    Participant

    Dis donc, tu ne rigoles pas avec le dosage

    dt
    Participant

    CR: Sancerre « Comtesse » 2014 – domaine Gérard Boulay

    Bu sur 3 jours.
    Un vin qui n’a quasiment pas bougé. Profil aromatique assez classique, évoquant certaines expressions chablisiennes, sur des notes de salade de fruits et de buis. Jolie bouche sèche et incisive avec une belle matière et une jolie finale sur les agrumes.
    Ça manque peut être un peu de naturel d’expression mais c’est proprement fait. Un vin consensuel dans le bon sens du terme.
    Très bon.
     

    dt
    Participant

    CR: VdF « Cir’Rose » 2022 – domaine Jessica Litaud

    Une cuvée qui rassemble les jus des 2èmes presses de tous les crus du domaine (Macon, St Véran et Pouilly).

    Encore très jeune, il faudra à ce vin plus de 24h d’aération pour s’ouvrir. On a alors un nez fruité avec un côté « caillouteux ». C’est gras sans être mou en bouche et le jus est parfaitement équilibré. La grosse matière n’altère pas la buvabilité de ce vin bu bien trop jeune mais manifestement plein de promesses.
    A attendre sereinement au moins 1 ou 2 ans à mon avis.
    Encore une bien belle bouteille produite par cette vigneronne talentueuse.

    dt
    Participant

    CR: Saint-Romain blanc 1993 – domaine Gabriel Barolet

    Je n’avais jamais entendu parler de ce producteur avant cette bouteille.
    C’est pourtant très bon. Un vin certes évolué (30 ans tout de même !) mais doté d’une grosse matière et avec un équilibre irréprochable. Les arômes sont tertiaires sans que ça bascule dans l’oxydé, champignon, cuir, encens, crème… La bouche est impressionnante de densité avec une matière quasi visqueuse. L’ensemble est agréable et c’est une très belle surprise.

    dt
    Participant

    CR: Bandol rouge 1989 – ​​​​​Château de Pibarnon

    Bu hier soir sur une côte de bœuf. Un vin qui a brillé de mille feux. Et pourtant le casting du soir était prestigieux (Champans 90 de Voillot, Musigny 88 Vogüe, BAMA 1961….).
    Le nez est superbe et développe des notes de jus de viande sans excès, de menthe fraîche, d’épices, de truffe noire. La bouche est pleine avec des tanins fondus et une fin de bouche admirable de netteté et de classe.
    Un vin encore tout jeunot et fringant malgré ses 35 ans. Mon plus grand souvenir de Bandol à ce jour.
    Grand vin.

    dt
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    CR: Pouilly-Fuissé « sauvé des eaux » 2006 – domaine Guffens-Heynen

    Un millésime pas facile en chardonnay et pourtant parfaitement réussi par le domaine qui signe avec ce vin une bouteille parfaitement à point. Belle complexité au nez avec du beurre frais, des fruits secs et un début d’évolution vers la truffe. Aucune note iodée. Grosse intensité en bouche avec un vin gras, idéalement équilibré. Ça claque, ça glisse, c’est long et raffiné.
    Superbe.

    dt
    Participant

    CR: Gewurztraminer clos Zisser grande réserve 1962 –  domaine  Klipfel

    Très belle expression apaisée du gewurztraminer sur un des plus beaux terroirs d’Alsace pour ce cépage.
    Le vin fait encore très jeune en couleur. Les arômes sont nets,  précis et explosent littéralement dans le verre sans aspect variétal. Le vin se montre puissant, presque violent, sur des notes épicées/poivrées mais également végétales (dans le sens noble du terme). La bouche est tout aussi puissante avec une jolie amertume et  une acidité élevée. Il devait y avoir un peu de sucre mais c’est totalement mangé à ce stade. Superbe longueur épicée.
    Il semble immortel.
    Les grands clos Zisser d’avant 1976 (pour ce que j’en connais) sont véritablement de grands vins.
    Excellent 

    dt
    Participant

    CR: Château La Croix de Gay 1989 –  Pomerol

    Le beau pomerol à maturité avec ses notes ferrugineuses et truffées. Le vin est évolué mais ne bascule pas dans le trop vieux grâce à sa jolie matière dense de merlot mûr et gourmand. La rondeur associée avec la complexité du nez en fait un vin très agréable à boire et surtout parfait sur une volaille de Noël.
    Excellent

    dt
    Participant

    CR: Meursault 1er cru « Goutte d’Or » 2005 – domaine Buisson-Charles

    La grande bouteille de Noël avec ce vin superbe et cueilli parfaitement à point.
    Le nez développe des notes de nèfle, de poire pochée aux épices, de pralin, le tout autour d’une très fine réduction. L’ensemble est complexe et harmonieux. Confirmation en bouche avec un jus dense et crémeux. Parfait équilibre et impression globale fantastique avec cette finale sur des notes de fruits au sirop et d’épices douces. 
    Incontestablement le meilleur blanc 2005 parmi les vins que j’ai achetés au domaine. Dommage que les résultats aient été aussi variables d’une bouteille à l’autre et pas au niveau de ce magnifique exemplaire de Meursault.
    Excellent +

    dt
    Participant

    Pas facile de donner une info générale.
    Ça peut en général se boire à partir de 4/5 ans et pendant au moins 20 ans. Les 2004 par exemple sont sur leur plateau de maturité et vont y rester encore longtemps je pense. Un millésime que j’aime beaucoup.
    J’aime les boire à tous les âges.

    dt
    Participant

    CR: VdF blanc 2013 – Clos Lalfert

    Encore un grand blanc du clos Lalfert. Issu de vieilles vignes de roussane, ce 2013 possède une robe trouble et un nez admirable, finement réduit, complexe où se mêlent de jolies notes fruitées et végétales. Superbe équilibre, surtout lorsque le vin est servi frais. Au réchauffement, l’alcool se fait plus sentir.
    Dommage que les vignes aient été arrachées parce que tout ce que j’ai goûté avant 2015 est au niveau de ce qui se fait de mieux en blanc du Languedoc.
    Servi en parallèle d’un Onglés 2017 de Bernaudeau, la paire était tout simplement jouissive
    Excellent.

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