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- 5 novembre 2024 à 1h17
- in reply to: Domaine Jacques Puffeney
[quote= »chrisdu74 post=1239946 userid=5135″]Bonjour, à ma connaissance Jacques Puffeney ne faisait pas d’élevage sous voile de ses chardonnays.
C’était ouillé, donc ce vin doit plutôt être en voie d’oxydation malgré son superbe goût de jaune à l’heure actuelle[/quote]
En effet. C’est important de rappeler que le goût de jaune n’est pas forcément synonyme d’élevage sous voile.
Ce 2009 semble en être un bon exemple, tout comme la vigne de mon père de Ganevat ou les cuvées de Camille Loye…- 2 octobre 2024 à 23h53
- in reply to: Le vin effervescent anglais détrônera-t- il le champagne français ?
[quote= »Michou post=1237705 userid=17375″]
La pluviométrie dans le sud de l’Angleterre est comparable à la Champagne entre 700 et 800mm de pluie. Je doute que ce soit vraiment le facteur limitant.[/quote]
Ce n’est pas tant la quantité de pluie tombée qui compte mais le nombre de jours de pluie et le nombre d’heures d’ensoleillement, notamment pendant la période végétative. Et là, il y a je pense bien plus de jours de pluie dans le sud de l’Angleterre qu’en Champagne ( pour l’ensoleillement ça doit être proche).
Ca ne signifie pas qu’on ne peut pas y produire des vins intéressants. On parvient ainsi à faire de très bons vins dans des régions humides et modérément ensoleillées : Irouléguy, Jurançon, Muscadet par exemple.
Ce qui est important c’est l’adéquation entre le cépage et le combo sol/climat sur lequel il pousse…- 15 septembre 2024 à 23h31
- in reply to: Petit marathon vinique chez Jull
[quote= »Eric B post=1236608 userid=1810″]VDF Les Noëls de Montbenault 2022, Benoît LalanneLa robe dorée est légèrement trouble. Le nez est réduit, sur la lie, le sésame et le pétard, avant que n’arrive la pomme rôtie. La bouche est vive, élancée, tout en ne manquant pas d’ampleur, avec une matière mûre et aérienne légèrement astringente, et un léger perlant. La finale est intense, dominée par les notes de réduction (lie, grillé). J’étais en train de penser à Richard Leroy lorsqu’on a annoncé la cuvée et le producteur. Les raisins proviennent de chez lui, et le producteur est pressenti pour lui succéder. Tout s’explique…
[/quote]Benoît Lalanne exploite ses propres parcelles sur Montbenault et ses vins ne sont pas issus de jus provenant de chez Richard Leroy.
Mais la philosophie est proche…- 6 août 2024 à 16h50
- in reply to: Domaine Vaudoisey-Creusefond, Pommard
[quote= »Gastronomix post= »]CR: Vaudoisey-Creusefond Pommard 1er cru Epenots 2010
Sorti à l’occasion de l’anniversaire de ma femme, mes attentes étaient élevées compte tenu du climat et du millésime.
J’ai malheureusement été déçu par sa bouche (pas celle de ma femme, hein). Celle-ci est de demi-corps, très saline et surtout très évoluée. Les notes de thé noir dominent. C’est assez étonnant car ma cave est froide (et les bouteilles sensées prendre plus de temps que la moyenne pour arriver sur leur plateau d’apogée). J’espère que c’est un problème de vieillissement de cette bouteille mais suis loin d’en être certain.
Si comme moi, il vous en reste ne tardez pas à les ouvrir.[/quote]
j’ai donc ouvert hier soir une bouteille de cet Epenots 2010 pour voir comment il évolue.
Mon constat : sans être au niveau des meilleurs millésimes du domaine, ce vin n’est pas trop évolué. Il fait même plutôt jeune avec son nez floral et fruité sans évolution notable. Ça manque un peu de complexité et je lui reprocherais une certaine forme de rudesse de tanins en bouche. Hormis ça, c’est un vin agréable.
un vin qu’on peut attendre même si je n’espère pas forcément d’amélioration.
Bien+- 6 juillet 2024 à 14h16
- in reply to: Domaine Vaudoisey-Creusefond, Pommard
Claude,
il me reste des Epenots 2003. Je crois que le dernier millésime produit est 2004.
Je n’ai pas regoûté 2010 depuis longtemps mais je vérifierai ça cet été.- 6 juin 2024 à 1h31
- in reply to: Intrusion franc-comtoise chez des LPViens historiques
Vraiment dommage pour le clos Zisser 62 qui est normalement une très belle bouteille lorsqu’elle a bien évolué. Le gewurz bien né et bien conservé développe avec l’âge un profil nettement moins exubérant mais très complexe avec un équilibre bien loin d’être pataud. Je soupçonne quelques grammes de sucre qui ont pu aider à donner cet équilibre au vin. Et puis cette amertume qui signe le cépage est aussi une caractéristique typique d’un vieux clos Zisser.
Quant au vin de Deux, je ne suis pas surpris. En fait, tous les chablis devraient se goûter comme ça, avec autant de netteté et de gourmandise.
- 5 juin 2024 à 12h48
- in reply to: Intrusion franc-comtoise chez des LPViens historiques
Merci pour le glougloucar Arnould
. L’occasion de faire connaissance quelques minutes.
On boira un verre (ou plus) ensemble la prochaine fois que tu passes dans le coin…- 25 mai 2024 à 17h05
- in reply to: Prieuré Saint-Jean de Bébian
CR: Coteaux du Languedoc rouge 1991 – Prieuré St Jean de Bébian
Un rouge encore en pleine forme, très dense en couleur, grenat, qui ne fait pas son âge. Le nez est plus évolué, complexe, sur des notes presque tertiaires de jus de viande, de morille, de clou de girofle ou de tabac. Bouche sanguine avec une masse tannique imposante. Un vin qui a plus sa place à table qu’en dégustation pure car il peut alors paraitre un poil rustique.
C’est bon mais assez loin du niveau du 89 qui reste pour moi l’étalon du grand vin du domaine.
- 5 mai 2024 à 16h40
- in reply to: Le Vin de Deux, Chablis
CR: Chablis 2018 – Le vin de deux
Un vin encore jeune mais pourtant bien ouvert avec une aromatique plus florale que fruitée. Le nez se développe sur les fleurs blanches et les fruits secs dans un ensemble pur (pas les notes soi-disant typiques de sous maturité et de sur rendement des vins du coin…) et sans artifice. Beaucoup de volume en bouche avec du gras et de confort. L’expression est plus simple que le premier cru bien entendu mais c’est surtout la buvabilité de ce village que je retiens. L’ensemble est gourmand sans manquer de profondeur ni de complexité.
A attendre encore un peu je pense..
- 27 avril 2024 à 15h27
- in reply to: Clos Larrouyat – Jurançon
CR: Jurançon Sec « Comète » 2021 – Clos Larrouyat
Je craignais une mauvaise combinaison entre terroir froid et millésime 2021 avec cette cuvée du domaine. Étonnamment le vin s’en sort très bien.
Joli nez net, frais et fruité sur de fines notes exotiques mais également d’agrumes. La bouche est dotée d’un bel équilibre, tendue par une grosse acidité mais la matière est suffisamment large pour l’enrober. Il y a probablement quelques grammes de sucre résiduel qui trainent mais participent de ce bel équilibre. Jolie longueur citronnée.
Très bon.- 26 avril 2024 à 22h37
- in reply to: Domaine Antoine Sanzay, Saumur Champigny
CR: Saumur-Champigny « Les Poyeux » 2009 – domaine Antoine Sanzay
Une demi déception hier soir avec ce vin strict et peu gourmand que je commente avec presque 24h d’aération.
Le nez est assez peu complexe sur des notes plus florales que fruitées complétées par des arômes finement végétaux. La bouche manque de confort avec ses tanins anguleux et sa matière fluide. J’aurais aimé plus de présence, surtout sur un millésime comme 2009.
Je ne vois pas bien ce que la garde pourrait lui apporter de plus.
Pas la grosse marrade…- 18 avril 2024 à 13h04
- in reply to: Anselmo Mendes (Vinho Verde)
CR: vinho Verde « Tempo » 2015 – Anselmo Mendes
La grande cuvée de blanc du domaine. Un vin singulier et assez remarquable. La couleur orange inquiète au moment de servir mais le vin n’est pas du tout oxydé. Le nez se présente sur des notes de peau d’agrumes, de bois précieux, de cire dans un ensemble complexe et réjouissant. Le jus est frais et particulièrement équilibré. Un vin qu’on boit avec plaisir et sans aucune sensation de lourdeur ni de chaleur. Grosse longueur.
Excellent.- 18 avril 2024 à 12h54
- in reply to: Buçaco (Portugal)
CR: Buçaco tinto reserva 1987
Bu hier soir sur un plat portugais de porc aux coques.
Un vin intéressant mais qui semble sur cette bouteille avoir dépassé son apogée. Le vin est assez peu coloré. Le nez présente une forte volatile mêlée à des arômes de fruits confits, de cèdre ou d’épices. L’ensemble est plutôt simple. La bouche est souple, étonnamment soyeuse mais surtout trop lisse et fluide. J’aurais aimé plus de densité pour me faire un premier avis positif sur ce vin mythique portugais. On sent un vin construit sur la finesse. Il faudrait pouvoir regoûter ça sur un millésime plus récent.- 6 avril 2024 à 16h14
- in reply to: Domaine Chopin-Groffier, Nuits-Saint-Georges
CR: Côtes de Nuits villages rouge 1995 – domaine Chopin-Groffier
Un « simple » Côtes de Nuits de presque 30 ans d’âge, il y a de quoi être inquiet à l’ouverture, non ? En fait, absolument pas. C’est un vin étonnant de jeunesse et superbe de complexité qui s’offre dans le verre.
Grand nez évolué plus fruité que floral. On est sur un vin sérieux, dense qui évoque plus Gevrey ou Morey que Vosne. Pas le style évanescent, presque exotique de certains pinots mais plutôt un style tellurique. On est estomaqué devant une telle profondeur. Très belle finale mentholée et cacaotée.
Superbe.
- 6 avril 2024 à 15h58
- in reply to: Domaine Olivier Pithon
CR: Côtes catalanes blanc « LA D18 » 2013 – domaine Olivier Pithon
Vin issu des cépages grenaches blanc et gris.
La couleur est évoluée, presque vieil or. Le nez est intéressant sur des notes d’hydrocarbures, d’encens, de rhum vieux. Bouche riche mais sèche, sans mollesse. Le vin est confortable, bâti sur un équilibre irréprochable qui lui donne une belle buvabilité. Fin de bouche longue et finement tourbée.
Très chouette et à mon sens à parfaite maturité.- 6 avril 2024 à 15h47
- in reply to: Domaine Gérard Duplessis, Chablis
CR: Chablis 1er cru « Montmains » 1990 – domaine Duplessis
Ma dernière bouteille de ce cru sur ce millésime (il me reste un Vaillon) acheté directement au domaine.
Le nez est superbe. Il délivre de belles notes champignonnées/truffées mais également de fruits secs, d’encaustique dans un ensemble avec beaucoup de complexité. La bouche est grasse mais fraiche. Le vin donne l’impression d’un chardonnay d’école sans les notes que j’apprécie peu de croûte de fromage qu’on trouve trop souvent dans les Chablis. Là, on est sur un beau chardonnay classique avec la fluidité des équilibres bourguignons plus nordistes.
Excellent.- 1 avril 2024 à 22h49
- in reply to: Domaine Jean-Michel Alquier, Faugères
CR: Faugères « Les Bastides » 2001 – domaine Alquier
Incontestablement la grosse bouteille de ce week-end de Pâques. Je savais le vin très réussi sur ce millésime mais il est cueilli aujourd’hui à un moment irrésistible de son évolution.
Le nez est magnifique. C’est sudiste avec du fruit noir, de la menthe, des épices, du cacao. Légère volatile qui participe à la complexité de l’ensemble. En bouche, c’est doux et crémeux avec des tanins imperceptibles. La matière colossale n’enlève rien à cette sensation de légèreté qui rend le vin extrêmement buvable. Sans renier la puissance de ses origines ensoleillées, voici un vin qui a su rester équilibré et qui témoigne de façon éloquente de la qualité et du potentiel des grands vins du Languedoc de grand millésime.
Superbe et encore très jeune.- 1 avril 2024 à 22h34
- in reply to: Domaine Castéra, Jurançon
CR: Jurançon sec « Tauzy » 2017 – domaine Castéra
Demi déception avec ce vin certes agréable mais qui a perdu l’explosivité de ses années de jeunesse. Il se présente aujourd’hui avec des nuances oxydatives au nez mais également sur les fruits secs, la nèfle ou le tabac blond. Bouche grasse avec une acidité contenue et une impression de plénitude sans ressort.
Je l’ai déjà nettement mieux goûté.
- 31 mars 2024 à 15h52
- in reply to: Château Magdelaine, Saint-Émilion
CR: Saint Emilion 1er GCC 1989 – Château Magdelaine
Bu vendredi soir en parallèle d’un superbe Figeac du même millésime, ce Magdelaine s’est révélé au même niveau.
Le magdelaine, un cru issu du plateau de St Emilion et d’une partie de côtes est sur ce millésime 89 un vin d’une plénitude et d’une race époustouflantes. L’élevage est discret, au service du jus, et souligne de jolies notes finement végétales mais aussi de prune et d’after-eight. Bouche fraiche, élancée, avec de petits tanins encore sensibles mais l’équilibre est superbe et la longueur signe un vin noble de grand terroir et de grand millésime.
Encore incroyablement jeune, il devrait pouvoir évoluer encore de longues années.
Excellent +- 30 mars 2024 à 22h11
- in reply to: Weingut Heymann-Löwenstein
[quote= »dt post=663598 userid=1324″]Weingut Heymann-Löwenstein, Riesling « Röttgen » 2001
J’adore les 2001 d’Heymann Löwenstein. Les simples schieferterrassen ou von blauem schifer sont excellents sur ce millésime et toujours en bonne forme. Avec ce Röttgen, on passe un cap. Un vin plus dense, plus complexe et toujours autant d’équilibre.
Beaucoup de fruit, aucune note d’hydrocarbures mais de la pureté : amande, frangipane, pamplemousse, nèfle… Bouche pleine, remarquable concentration, équilibre acide idéal, belle longueur.
Rien ne presse mais c’est drôlement bon dès maintenant:)-D.
Excellent
[/quote]
CR: Weingut Heymann-Löwenstein, Riesling « Röttgen » 2001Bu hier soir en parallèle d’autres rieslings alsaciens, ce beau riesling mosellan présente une robe évoluée et des senteurs confites mêlées à du sucre d’orge, des zestes d’agrumes ou de la verveine. Bouche pleine et confortable avec probablement quelques grammes de sucres résiduels mais l’équilibre est beau et cette sensation doucereuse ne perturbe en rien l’harmonie du vin. C’est gras et frais avec une longue fin de bouche sur des notes miellées/mentholées du plus bel effet.
Superbe.