Forum Replies Created
- Replies
-
- 27 août 2008 à 17h43
- in reply to: Domaine Vacheron, Sancerre
Le 26 août 2008 à Tours : Sancerre 2005 — Domaine Vacheron. 14/20
Un pinot d’esprit terrien : cerise épicée, arc végétal, ronce, pruneau, notes d’élevage, pointe d’alcool. Acidité présente pour une matière peu dense participant à la définition d’une bouche marquée par des tanins accrocheurs qui perturbent sa longueur. Un pinot discret qui souffre sans doute aujourd’hui de son entrée dans une phase de fermeture.
- 24 août 2008 à 16h07
- in reply to: Domaine Clau de Nell
Les vins goûtés au Salon des Vins de Loire 2007 pour rappel :
CR: A Gustave 2003 (rouge de cabernet sauvignon, terroir de silex à grès rouges argileux-silicieux posé une dalle calcaire, vignes de 45 à 50 ans, fûts de 3-4-5 vins, rendements de 15 à 18 hectolitres par hectare). Le vin dégage des notes agréables et d’une grande subtilité de fruit à noyau (la prune), des arômes fins de fruits secs (la figue et le pruneau) ainsi que des senteurs nobles animales d’une grande délicatesse qui soulignent les arômes fruités. Tout comme le nez, la bouche mûre se caractérise par la précision des arômes et par une subtilité affirmée. Bon équilibre et bonne longueur.
CR: A Norbert 2003 (rouge de cabernet franc, terroir de silex à grès rouges argileux-silicieux posé une dalle calcaire, vignes de 30 à 40 ans, fûts de 3-4-5 vins, rendements de 15 à 18 hectolitres par hectare). Quelle subtilité ! Le bouquet s’exprime via des senteurs éthérées et précises de fruits rouges (la fraise et la framboise). La maturité est parfaite. Il donne envi immédiatement de croquer dedans. Le fruité apporté par la palette aromatique est à la fois gourmand et croquant. Le toucher de bouche est magistral malgré l’amertume apportée par les tannins (qui demandent à se fondre). Si l’on fait fi de cette petite marque tannique, c’est un vin qui aurait plutôt tendance à s’exprimer dans la longueur plutôt que dans la largeur. Comme le flacon précédent, c’est une superbe bouteille !
CR: A Madelaine 2005 (rosé moelleux de grolleau noir, terroir de silex à grès rouges argileux-silicieux posé une dalle calcaire, vignes de 60 à 75 ans, fûts de 3-4-5 vins, rendements de 15 à 18 hectolitres par hectare). Le bouquet est marqué par des senteurs légères, subtiles et acidulées de fruits rouges (la fraise notamment, la groseille dans une moindre mesure), des notes fleurs fraîches (la rose), ainsi que des touches d’épices (le poivre noir). Les effluves sont d’une grande délicatesse. L’attaque est souple mais le vin gagne en densité et ampleur au fur et à mesure de sa dispersion dans la bouche. L’équilibre est bon. Comme ses compères ce vin est d’une grande élégance.
CR: Aux Paulettes 2005 (rosé moelleux de cabernet franc, terroir de silex à grès rouges argileux-silicieux posé une dalle calcaire, vignes de 25 à 30 ans, fûts de 3-4-5 vins, rendements de 15 à 18 hectolitres par hectare). Etonnant ! La robe mordorée s’apparente à celle d’un cognac. Pour autant, aucune note d’oxydation que nous pourrions présager d’une telle parure n’est apparente. Le nez qui n’est pas d’une grande intensité se positionne sur des arômes de fruits rouges (la fraise essentiellement), sur des senteurs légères et délicates de fruits à noyau (la prune) ainsi que sur des effluves de pâtisserie (le miel). Le toucher de bouche est délicat, subtil. L’acidité porte convenablement l’ensemble du vin qui possède une fausse légèreté. La bouche est harmonieuse. Le vin est long et la persistance est bonne.
- 23 août 2008 à 22h22
- in reply to: Guide Bettane & Desseauve 2009
Rapide état des lieux en ce qui concerne le Val de Loire. De nombreux domaines gagnent un B&D ou sont en passe de le gagner. Trois maisons notables perdent quant-à elles un B&D : La Coulée de Serrant, Le Domaine de La sansonnière et Le Clos Naudin.
- 4 août 2008 à 13h09
- in reply to: Château Yvonne
Bonjour,
Mes papilles n’ont jamais croisé la version rouge du domaine.
Ma dernière expérience au Salon des Vins de Loire 2007 pour rappel :
[b]Saumur blanc 2005 (Château Yvonne)[/b]. La robe qui affiche une parure jaune or brillante, plus claire que celle affichée par La Lune, est également d’une grande densité. Quelle classe ! Quelle harmonie dans le bouquet ! Celui-ci dégage une grande fraîcheur minérale dont les arômes de cailloux chauds sont les ambassadeurs. Le nez complexe évoque également dans une grande harmonie des senteurs de fruits à pépin (l’aubépine pour l’essentiel, le coing et la poire), des émanations d’épices (le poivre blanc). La bouche qui conjugue finesse, droiture, allonge minérale et élégance est d’une grande harmonie. Elle est également grasse, ronde, longue, suave et crémeuse. La grande classe ! ….. Il s’agit de l’un des trois plus grands secs que j’ai dégustés lors du salon.
Le départ est pour demain matin.
Bonnes vacances à toi également. Bonnes vacances à tous.
David.
- 4 août 2008 à 1h11
- in reply to: Château Yvonne
Bonsoir Julien,
Le domaine produisait déjà des rouges avant que Jean-François Lamunière se sépare du domaine (…souvenir d’un homme sympathique rencontré au Baratin il y a quelques années et avec qui j’avais échangé sur Prieuré-Roch, tout en dégustant deux vosnes de Pacalet en version « pure » :)).
Bonne soirée.
David.
- 1 août 2008 à 21h20
- in reply to: Domaine Arretxea, Irouléguy
Le 31 juillet 2008 à L’Hédoniste, Tours : CR: Irouléguy « Haitza » 2005 — Domaine Arretxea. 15,5/20
60% de tannat et 40% de cabernet sauvignon, 1/3 de fûts neufs et 2/3 de fûts d’un vin
Olfaction réduite déclinant des arômes de viande fraîche, puis de lard fumé, soulignés par des touches épicées. L’air lui sera bénéfique et atténuera cette sensation jusqu’à l’anéantir complètement pour permettre au nez de délivrer des expressions fruitées et végétales : prune, pruneau, cerise burlat, cassis, buis, iris. La transparence de la bouche va s’estomper avec l’oxygénation pour gagner en cohésion via une densité et une longueur plus conséquentes. Profil fin et harmonisé d’une bouche qui joue dans un registre plutôt élégant en annihilant la rusticité naturelle du tannat bien qu’elle pêche toutefois par un léger resserrement en fin de bouche qui contrarie la longueur. Joli flacon.
David.
- 1 août 2008 à 21h18
- in reply to: Domaine Catherine et Pierre Breton
Le 31 juillet 2008 à L’Hédoniste, Tours : Bourgueil « Clos Sénéchal » 2001 — Domaine Catherine et Pierre Breton. 16/20
100% cabernet franc, vignes de 30 ans, terroir argilo-calcaire, 20-30% de fûts neufs a priori
Après la phase de réduction initiale sur des notes de tripes de lapin qui disparaîtront avec l’oxygénation croissante du vin, le nez s’oriente sur des senteurs plurielles : fruits rouges (framboise dominante, cerise), floralité légère mais présente (giroflée ?, rose), nuance végétale, menthe qui apporte de la fraîcheur à l’ensemble. L’attaque est douce et affable. Les tanins, polis et enrobés, concourent au soyeux de la texture marquée par un fond minéral. Ils participent à l’édification fine et délicate de la bouche dont la subtile acidité porte une structure longue emprunt de souplesse, sans pour autant se départir d’une plénitude affirmée. Au final, c’est une bien belle bouteille qui a croisé notre chemin dans un registre accrocheur, gourmand et élégant.
David.
- 1 août 2008 à 21h16
- in reply to: Pérégrinations tourangelles !
Le 31 juillet 2008 à L’Hédoniste, Tours : Bourgueil « Clos Sénéchal » 2001 — Pierre et Catherine Breton. 16/20
100% cabernet franc, vignes de 30 ans, terroir argilo-calcaire, 20-30% de fûts neufs a priori
Après la phase de réduction initiale sur des notes de tripes de lapin qui disparaîtront avec l’oxygénation croissante du vin, le nez s’oriente sur des senteurs plurielles : fruits rouges (framboise dominante, cerise), floralité légère mais présente (giroflée ?, rose), nuance végétale, menthe qui apporte de la fraîcheur à l’ensemble. L’attaque est douce et affable. Les tanins, polis et enrobés, concourent au soyeux de la texture marquée par un fond minéral. Ils participent à l’édification fine et délicate de la bouche dont la subtile acidité porte une structure longue emprunt de souplesse, sans pour autant se départir d’une plénitude affirmée. Au final, c’est une bien belle bouteille qui a croisé notre chemin dans un registre accrocheur, gourmand et élégant.
Le 31 juillet 2008 à L’Hédoniste, Tours : Irouléguy « Haitza » 2005 — Domaine Arretxea. 15,5/20
60% de tannat et 40% de cabernet sauvignon, 1/3 de fûts neufs et 2/3 de fûts d’un vin
Olfaction réduite déclinant des arômes de viande fraîche, puis de lard fumé, soulignés par des touches épicées. L’air lui sera bénéfique et atténuera cette sensation jusqu’à l’anéantir complètement pour permettre au nez de délivrer des expressions fruitées et végétales : prune, pruneau, cerise burlat, cassis, buis, iris. La transparence de la bouche va s’estomper avec l’oxygénation pour gagner en cohésion via une densité et une longueur plus conséquentes. Profil fin et harmonisé d’une bouche qui joue dans un registre plutôt élégant en annihilant la rusticité naturelle du tannat bien qu’elle pêche toutefois par un léger resserrement en fin de bouche qui contrarie la longueur. Joli flacon.
Bien agréable soirée et sympathique ballade encore une fois aux côtés de Julien. La prochaine version de ce voyage se déroulera a priori, mais c’est à confirmer, à la fin du mois d’août. Pour les personnes intéressées, l’invitation tient toujours.
Cordialement,
David.
- 31 juillet 2008 à 18h02
- in reply to: Pérégrinations tourangelles !
Je viens juste de quitter Julien avec qui j’étais au téléphone. Nous avons rendez-vous aujourd’hui à 18h à l’Hédoniste. Si vous êtes disponibles, n’hésitez alors pas à nous rejoindre.
David.
- 26 juillet 2008 à 15h02
- in reply to: Domaine Sébastien Bobinet, Saumur
Bruno,
Il est vrai que les fautes d’orthographe me sont difficilement supportables même s’il m’arrive comme beaucoup d’en faire. J’essaie de me corriger. La raison de votre tropisme est peut-être à rechercher ailleurs que dans le laxisme de votre correcteur d’orthographe. Qu’importe ! Cela vous regarde. Revenons au vin.
Je pense que nous n’appréhendons pas le vin de la même manière. Il y a sans doute moins d’idéologie dans mon approche que dans la vôtre. « La fermentation se fait en barrique usagé de chez Foucault, sans tous les trucs que j’adore (enzymes, levures, vitamines, So2, sucres, acides Tartriques et j’en oublie 294 autres) ». Tout comme vous, je ne leur voue pas avec dévotion un culte particulier….,mais je ne suis pas sectaire et je n’aime pas aveuglement suivre des programmes (essentiellement en ce qui concerne l’utilisation du SO2).
Je souscris donc totalement à une vision qui prône une utilisation minimale voire inexistante de produits exogènes dans l’agriculture et dans la vinification afin de participer à la conservation de notre belle planète et de produire des vins de qualité. Mais si l’on se borne à la question de la production de tels vins, jamais je ne soutiendrai cette vision au-delà de la frontière qualitative. Oui à l’agriculture biologique et biodynamique ! Non aux saveurs approximatives, déviantes. Non aux faux goûts. Non aux robes fluctuantes. Non aux différences notables d’une bouteille à l’autre : c’est un problème récurrent dans le monde des vins dits « naturels », des vins sans soufre ou peu soufrés. Il y a en effet un caractère très variable des vins peu ou pas protégés.
Comme vous, j’ai horreur du soufre, mais je sais me montrer raisonnable et non dogmatique. Je recherche à boire, à découvrir les grands vins. Je ne cherche pas à boire avant tout du sans (ou peu de) soufre ou du « 100% vin naturel extra-vivant ». Je cherche à avoir des émotions, percevoir de nouvelles sensations, à accéder à une partie du réel que seul le vin peu fournir. Je ne cherche pas à boire des vins issus d’une recette quelles que soient les conséquences qu’elle pourrait entraîner sur le niveau qualitatif des vins. Boire une idéologie ne m’intéresse pas !
J’ai adoré beaucoup de vins produits par Nicolas Renard au domaine Lemaire-Fournier à Vouvray. Un vrai sans soufre ! Un vrai génie ! Je peux vous assurer que j’ai regretté son départ de cette maison qui a périclité.
J’aime les vins du domaine Gramenon. J’adore la Mémé. J’ai un souvenir ému du 2004 dans sa jeunesse avec sa complexe floralité attachante.
J’aime tout autant ceux de Hervé Souhaut. Son Saint-Joseph « Sainte-Epine » 2000 avait fait bonne figure face (entre autres) à l’Hermitage 1992 de Chave, il y a maintenant 2 ans.
J’aime la gourmandise, la facilité, la finesse des vins de Marcel Lapierre. Même s’il existe des différences qualitatives d’une bouteille à l’autre. La dernière achetée chez un « caviste alternatif » à Montbazon n’était pas la meilleure que j’ai goûtée avec notamment une volatile trop présente qui étouffait l’olfaction et mon plaisir.
J’apprécie aussi les beaux vins de Jean-François Nicq. J’ai bu avec plaisir un de ses flacons il y a 3 semaines (Les Glaneuses).
J’ai une véritable passion pour les petites merveilles pures et aériennes de Henry-Frédéric Roch. Je regrette de ne pas en boire assez souvent. Même si dans le passé quelques bouteilles se sont montrées moyennes. Grâce aux vins élaborés par Philippe Pacalet au milieu des années 1990, je me suis découvert une vraie passion pour la Bourgogne.
Et bien sûr la liste n’est pas épuisée avec ces quelques noms.
Je pense sincèrement que ma description de « L’Ami Chenin » retrace parfaitement ce qu’il exprimait ce soir-là et non pas « tout le contraire ». Par contre, je suis d’accord avec vous : « c’est dommage ». Je ne crois donc pas en définitive être « passé à côté » (cf. message privé). Vous écrivez que ce vin exprime la minéralité de son terroir. Je ne comprends pas. La bouche était quasi muette et le nez bloqué par la volatile qui à ce niveau est un défaut et non une qualité. J’ai eu la même impression malheureuse sur ma dernière bouteille de Morgon de Lapierre. S’il y a minéralité elle n’était pour le moins pas perceptible à l’olfaction. Le manque de verticalité tout comme la finale chaude sont à mes yeux deux autres facteurs qui le tiraient vers le bas. En outre, le vin ne manquait sans doute pas d’air puisqu’il a été mis en carafe (ce n’est pas qu’une image). Nous avons tourné autour un long moment tout en conversant avec notre hôte. Patients et attentifs avons-nous donc été ! Quant-à l’amour pour le vin, je pense que mon compagnon de voyage et moi-même en avons largement à revendre.
De grands noms et d’autres moins connus, excellent dans le vignoble avec une probité écologique sans faille et une utilisation de produits exogènes parcimonieuse voire inexistante, mais jamais au détriment de l’harmonie et qualité globale de leurs vins.
Si nous ne sommes pas tombés sur une bouteille défectueuse, peut-être que tout en conservant les grandes lignes philosophiques qui structurent l’élaboration de « L’Ami Chenin », quelques réglages peuvent être envisagés afin de lui faire atteindre un niveau supérieur qui tendrait à le rapprocher du Brézé des frères Foucault ? Il en est loin pour le moment. Mais peut-être que ce dernier n’est pas pour vous un grand vin ? Peut-être aussi que votre passion pour votre « mentor » l’emporte sur votre raison ?
Enfin, vous n’avez pas répondu à mon interrogation. Vous évoquez la technique et les principes qui fondent ce vin, mais vous n’évoquez malheureusement pas vos impressions sur ce vin, sur la manière dont vous le percevez, le goûtez ? C’est dommage là aussi.
Cordialement,
David.
- 26 juillet 2008 à 1h51
- in reply to: Domaine Sébastien Bobinet, Saumur
cavanono,
D’après vous la bouteille avait donc un problème ? Que retenez-vous de votre rencontre avec ce flacon ?
David.
- 25 juillet 2008 à 0h36
- in reply to: Domaine Sébastien Bobinet, Saumur
Le 23 juillet 2008 à L’Hédoniste, Tours : Saumur « L’Ami Chenin » 2005 — Xavier Amat (les vignes appartiennent à Sébastien Bobinet). 13/20
Le nez de faible intensité est muselé par une pointe de volatile. Derrière ce voile, une floralité timide se fait jour (lys) qu’accompagnent de légères senteurs épicées et de vanille. La bouche grasse et relativement muette s’exprime quelque peu sur les fleurs blanches. Le manque de minéralité caractérise aussi une bouche dont la structure est simple et relativement monolithique. Le désagrément final causé par la chaleur ne cessera de grignoter du terrain sur l’ensemble de la bouche. C’est une déception pour une bouteille que nous attendions à un niveau plus élevé.
David.
- 25 juillet 2008 à 0h33
- in reply to: Domaine Pierre Sourdais, Chinon
Le 23 juillet 2008 à L’Entonnoir, Tours : Chinon « Les Rosiers » 2006 — Domaine Pierre Sourdais. 13/20
Le nez débute sur une olfaction fruitée (fraise, framboise, cerise discrète), et offre par la suite des notes de fumée, d’épice et des senteurs animales qui soulignent une certaine rusticité. Il terminera sur une expression végétale rédhibitoire (haricot vert) de plus en plus présente. Matière fraîche, ronde, fruitée se clôturant sur une légère astringence. Corrélation positive entre le temps d’ouverture et l’envahissement de l’inflexion végétale médiocre et la montée en puissance de l’astringence. Gourmand les premiers temps, il se caractérise par une tenue aromatique et structurale plutôt faible sur la fin.
David.
- 23 juillet 2008 à 3h22
- in reply to: Avec l’andouillette
Pour moi ce sera andouillette, pommes de terres sautées, mimolette vieille et quelques brins de roquette. J’aime bien accompagner ce plat d’un bourgueil évolué d’au moins vingt ans.
Sinon, l’appariement avec le vouvray est un accord classique. Mais le vin doit être sec et non demi-sec, comme d’autres l’ont rappelé avant moi, afin d’éviter le piège des sucres résiduels.
Bonne fin de soirée.
- 22 juillet 2008 à 18h07
- in reply to: Hygrométrie
Une question tout de même, le bac eau + charbon, il est à placer en haut, en bas, au milieu ou çà n’a pas d’importance?
Je pense que cela n’a pas d’importance.
- 22 juillet 2008 à 3h55
- in reply to: Hygrométrie
Bonsoir,
Je rejoints l’avis d’enzo. Si tu souhaites conserver tes bouteilles sur le long terme, une température de 12 degrés me paraît optimale. C’est en tout cas celle que j’applique au sein de mon armoire.
En ce qui concerne l’hygrométrie, 80% est un taux adéquate pour la longue garde. Il est parfait pour empêcher que le vin « coule » même s’il cause à terme des dégâts sur l’esthétique des étiquettes. Afin de conserver ce taux d’humidité, j’ai placé dans mon armoire un récipient d’eau dans lequel se trouvent des morceaux de charbon qui permettent de prolonger l’état sanitaire de l’eau. Eau et charbon sont à renouveler bien sûr régulièrement.
Bonne fin de soirée.
David.
- 22 juillet 2008 à 3h24
- in reply to: Irancy, bonnes adresses?
Arnaud,
Je te conseille de goûter expressément l’irancy de Vincent Dauvissat. Si les portes du domaine ne te sont pas ouvertes, tu dois pouvoir en trouver chez les bons cavistes.
J’ai un très bon souvenir du 2005 avec un nez fin et distingué sur la framboise légèrement épicée et une bouche fraiche qui présentait une structure élégante, pure et fine. Un rouge dont l’esprit concorde finalement totalement avec ceux des blancs.
Cela me fait penser qu’il faudrait que je remettes la main sur le commentaire que j’en ai fait pour le poster !
Cordialement,
David.
- 20 juillet 2008 à 8h32
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
M. M,
Je ne vois pas où se niche l’utopie dans cette idée qui consiste à établir une telle taxe. C’est techniquement faisable et rapide à mettre en place. Il faut juste de la pédagogie et du courage politique pour activer cette réforme, sans doute bien plus structurante que certaines décisions mises en place ces derniers temps au niveau écologique. Elle maximiserait notre bien-être à long terme par les externalités produites bien plus que ne le feront sans doute ces dernières.
En ce qui concerne les mots qui suivent, « il faudra que les choses changent en trouvant de vraies solutions », j’avoue que je suis touché par la perplexité qu’ils produisent. Ils ne nous aident pas à y voir nettement plus clair dans un futur que l’on imagine chaud et bien différent dans notre rapport à la consommation et à l’accumulation de biens matériels. Ceci est inévitable tant que nous serons historiquement dans cette zone grise où le maximum de production de pétrole sera atteint et qu’aucun substitut technologique aussi efficace et bon marché ne sera découvert et ventilé au niveau mondial. Je rappellerai ici que la décroissance de la production pétrolière sera inéluctable dans moins d’une génération (2025 pour SHELL et 2030 pour TOTAL). Les hausses successives du prix du baril de ces derniers mois ne sont donc que des amuse-bouches….. même si le prix baisse ou stagne ces prochains moi !
En outre, M. M, si je puis me permettre, il me semble que vous m’avez mal lu. La taxe sur les énergies fossiles qui a été évoquée n’est pas destinée à « boucher des trous de budget », mais jouerait le rôle de vecteur d’information afin que les agents économiques ajustent leurs anticipations sur un futur qu’ils connaîtront (i.e. la hausse progressive et constante du prix des énergies fossiles quel que soit l’évolution du marché). Attendre la hausse spontanée nous fait perdre la garantie d’amortissement; attendre que le prix monte tout seul nous fait perdre le bénéfice écologique. Cet argent aiderait les entreprises et les ménages à gérer l’inéluctable modification de l’urbanisme et du système de transport découlant d’une énergie progressivement plus chère. Il pourrait aussi financer bien évidemment la recherche, financer des investissements qui aideraient à diminuer la consommation d’hydrocarbures, financer des formations et favoriser la diffusion de l’information, financer d’inévitables reconversions, ou bien encore inciter financièrement les banques à prêter à taux faibles ou nuls pour l’isolation lourde des logements (cette liste n’est évidemment pas exhaustive).
Enfin, à ma connaissance (mais je peux me tromper), les taxes ne rentrent pas dans le financement de Greenpeace France. En effet, cette organisation est financé à 100% par des fonds privés afin d’assurer une totale indépendance de fonctionnement et d’action et d’éliminer ainsi toutes pressions potentielles. Les subventions d’Etat et les financements des firmes ne participent donc pas à son financement.
M. Audouze,
« Imaginer les neuf milliards de 2050 ayant un comportement moyen de l’ordre de l’européen actuel est une totale utopie ». Je suis d’accord et personne n’a écrit le contraire ! Ceci est bien sûr impossible dans la situation qui sera la nôtre prochainement. Sans saut technologique majeur et donc toutes choses égales par ailleurs, ceci est en effet une utopie. C’est pour cette raison qu’il faudra rompre avec le discours qui prône une hausse éternelle de la consommation. En attendant cette rupture technologique il faudra faire autrement dans cette zone grise qui débutera avec le début de la décroissance de la production pétrolière et la diffusion au niveau mondial des fruits de cette rupture. Et donc notamment en ce qui concerne le niveau de consommation. Il faudra s’orienter vers le « mieux » plutôt que vers le toujours « plus ».
« Conduire la consommation de 9 milliards à celle de 1 milliard de 1950 est du rêve coupable sur le long terme ». Je pense que cela dépend du niveau technologique atteint.
« On doit donc envisager que le recul du bien-être est indispensable à notre survie, mais aussi envisager le modèle de poursuite de l’aventure humaine ». Doit-on envisager le bien-être d’un individu, d’une société, d’une civilisation, à la seule lumière de la somme des biens consommés ? Comme vous l’aurez compris, je pense que d’une manière ou d’une autre le niveau de consommation de biens matériels par tête va décroître au cours du temps ceteris paribus. Mais je pense aussi que le bien-être n’est pas réductible à une somme de biens matériels consommés sur une période donnée. Je souscris plus qu’amplement à la deuxième partie de la phrase.
« Et la seule poursuite ne sera jamais à 9 milliards, mais à un milliard. Toute autre hypothèse est de l’utopie ». Encore une fois, cela dépend de l’époque considérée et donc du niveau technologique atteint.
« Vouloir ne pas engager en même temps le recul de niveau de vie par la cherté des produits de base, avec ce que ça entraîne comme chômage, malheur, guerres civiles, et en même temps le recul drastique de la natalité serait à mon sens totalement irresponsable ». Le bonheur doit-il perpétuellement faire écho à une quantité croissante de biens consommés ? L’utilisation de cette taxe n’est pas synonyme d’un surplus de chômage ; plus d’impôts ce n’est pas nécessairement moins de qualité de vie. J’ai confiance dans la plasticité du capitalisme pour faire face à ce choc exogène. Mais mieux vaut l’organiser ! Il y aura des perdants bien évidemment, mais aussi des gagnants. Des activités se « relocaliseront », d’anciens métiers feront leur réapparition, les réparateurs de toutes sortes ainsi que les petits commerçants y trouveront leur compte, une activité économique de « décarbonatation » de l’économie se développera…………………… Et sans que cela entraîne obligatoirement une décroissance institutionnalisée du nombre de terriens.
En définitive, je préfère pour nous tous une révolution en douceur plutôt qu’un changement brutal et incontrôlé qui n’entraînerait que chaos et désastre. Peut-on avoir pour tout projet de société une augmentation du profit semestriel ? Adoptons une telle taxe afin qu’elle nous oblige à modifier nos comportements. Lançons de grands programmes pour économiser l’énergie qui sont porteurs d’espoir et de motivation………………………………………
Proposons de nouvelles frontières à atteindre !
M. Javaux,
Vous avez raison. Je m’arrêterai donc là.
Cordialement,
David.
- 19 juillet 2008 à 22h55
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
M. Audouze,
En privilégiant une limitation institutionnalisée de la population mondiale vous privilégiez l’anesthésie par rapport au traitement. C’est une idée qui non seulement me semble bien discutable sur le plan éthique, mais aussi qui ne fait je pense que repousser à plus tard l’inéluctable.
L’idée simple, mais au combien efficace de Jancovici et Grandjean, recueille quant à elle mon approbation. Elle consiste en une augmentation progressive et prévisible du prix des énergies fossiles plus rapide que le pouvoir d’achat afin d’aider les adaptations de comportement et les investissements inévitables. Une hausse prévisible et progressive de ce prix donnerait ainsi une visibilité et des garanties aux ménages et aux firmes qui veulent s’organiser pour l’avenir. Et c’est au prix d’une augmentation du coût de l’énergie que les ingénieurs contribueront ainsi activement à la solution globale. Alors, vive la taxe!
Ceci bien évidemment dans le but d’éviter la catastrophe écologique et de conserver nos systèmes démocratiques.
A la suite de Stephen Jay Gould, je crois que notre continuité est ce qui symbolise l’aspect le plus sublime de l’humanité. Subséquemment, laissons à chacun le choix d’avoir ou non des enfants, dans la proportion souhaitée.
Et modifions notre rapport au monde, minimisons notre matérialisme pour cultiver davantage notre spiritualisme afin de préserver notre magnifique planète.Cordialement,
David.
- 19 mai 2007 à 23h45
- in reply to: Vitiloire…
Laurent,
Qu’est-ce qu’un « vrai bon liquoreux » ?
Peut-être n’aura-t-elle pas l’occasion de croiser un « vrai bon liquoreux » de si tôt en raison des prix et/ou de l’accessibilité à de tels flacons ? Je crois que ce domaine peut apparaître comme une bonne introduction aux moelleux et liquoreux ligériens. Estelle n’a peut-être pas encore bu effectivement de « vrai bon liquoreux », ce domaine lui servira alors d’introduction… Et puis, tu sais Laurent, tout le monde n’est pas aussi pointu que toi;)… Elle éprouvera peut-être un grand plaisir à goûter ce type de flacons.
Le domaine Cady présente à mon avis des liquoreux aux rapports qualité-prix forts intéressants et qui ne sont pas si catastrophiques que tu sembles le penser. De plus, dans la liste présentée précédemment, ce domaine se place sans nul doute parmi les meilleurs.
David.