DavidO

Nous avons 1 invités et 0 utilisateurs enregistrés en ligne.

Forum Replies Created

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 267)
  • Replies
  • DavidO
    Participant

    De retour à Vosne-Romanée un an après la découverte des vins de Maxime Cheurlin, le temps est cette fois-ci moins clément puisque de la neige fondue a accompagné notre venue de Touraine et les frimas nous font grelotter sur la place de la commune face à la mairie. Le temps de faire quelques pas et nous voici un verre à la main. C’est parti :

    Vosne-Romanée : nez racé au possible, intense et empreint de fraîcheur aromatique qui distille de magnifiques notes florales et épicées, avec une petite touche d’élevage (café) qui apporte un supplément de complexité. Un nez de Vosne dans toute sa splendeur, très séduisant. La bouche se montre équilibrée et pleine, fine avec un profil plutôt sphérique. Un très beau village.

    Vosne-Romanée 1er Cru « Les Chaumes » : le vin séduit considérablement dès le premier coup de nez. La palette aromatique se compose de notes de petits fruits rouges et plus particulièrement de fraise. La bouche apparaît droite, souple et déliée, marquée par une plénitude et une forme de transparence dans la texture, un côté cristallin qui lui donne de l’éclat. Comme le vin précédent, l’équilibre et la buvabilité sont exemplaires. Contrairement au précédent, il possède davantage de longueur et de verticalité. Rien dans ce vin n’est fatiguant et tout est engageant. Je l’ai bien mieux goûté cette année que dans sa version de 2013. Très joli, facile et délicieux.

    Vosne-Romanée 1er Cru « Les Petits-Monts » : les premières impressions sont marquées par une légère réduction qui va s’estomper rapidement pour laisser émerger un nez un tantinet serré, minéral (proche du calcaire), précis et frais dans son message et résolument aérien et fin. Cet esprit éthéré et fin le démarque très nettement de ces homologues vosniens. Remarquable cachet aromatique composé de superbes notes kirshée et florale. Je suis sous le charme. La bouche possède une très belle ligne dense et dynamique, constituée par des tanins énergiques et fins. Et elle possède ce tactile singulier du cru proche de la roche qui rend le vin salivant. J’ai adoré ce vin rythmé et élégant.

    Nuits-Saint-Georges 1er Cru « Aux Boudots » : nez réduit, marqué aussi par l’élevage (rien de rédhibitoire pour autant) qui vient brouiller quelque peu le message d’ensemble. Un nez à l’approche difficile cette année. Au-delà de ces scories, on perçoit un aspect plus terrien, ancré dans le sol, qui distille des arômes de fruits noirs. La bouche se déploie dans un registre sphérique, puissante et pleine là aussi, mais se goûte malgré tout un peu moins bien que celles de ses congénères vosniens et nuittons. Bien que confiant au regard du reste de la gamme, il me semble difficile toutefois de me faire une idée définitive en l’état. A revoir.

    Nuits-Saint-Georges 1er Cru « Aux Cras » : le nez est pointu, plus étroit que les autres vins, mais plus riche, plus enrobé que sa version de 2013. Il se montre bien singulier, minéral avec ces notes pyrotechniques (poudre à canon, pétard) qui émergent littéralement du verre auxquelles sont associées des notes entre fruits rouges et fleurs. La bouche est belle, continue (comme les autres), d’un aspect plutôt svelte. Elle apparaît dynamique, déliée, élancée par une très belle acidité qui communie avec la densité naturelle du vin. J’aime beaucoup ce cru.

    Vosne-Romanée 1er Cru « Les Beaux-Monts » : le plus complet de tous, le plus profond, le plus secret peut-être aussi. Très beau nez qui semble insondable sur les petits fruits des bois et plus précisément sur les fraises des bois épicées. La bouche est du même acabit. A la profondeur s’associent largeur et longueur dans un raffinement et un équilibre sûrs. Un vin presque sans surprises ni défauts, imposant et impérial. Superbe… comme l’année dernière !

    Echezeaux : rien n’est exubérant ou d’imposant dans le nez. Il se livre plutôt avec retenue même si j’ai le sentiment qu’il se laisse davantage approché que son aîné de 2013.Du point de vue aromatique, il dégage des notes cadrées de petits fruits rouges. La masse tannique est importante mais très fine. La texture est soyeuse, précise, longue et tendue en bouche sans être imposante ou écrasante, ni même très large, mais alerte et élégante. Superbe là aussi.

    Grands-Echezeaux : la robe est la plus sombre de la gamme, pourpre. Le nez est magnifique, puissant et raffiné, très pur et totalement floral (églantine?). Comparativement à l’Echezeaux, il y a un supplément de largeur et de puissance dans l’attaque qui se montre enveloppante. La bouche est aussi imposante et dense que délicate et raffinée. Un grand flot de tannins très fins et énergiques la compose et l’étire longuement. A l’instar des autres vins, l’équilibre est très abouti. Classieux. Grand vin.

    Gevrey-Chambertin « En Champs » 2015 : le nez est une bombe de fruits rouges frais qui s’exprime avec beaucoup d’ampleur. L’attaque comme l’ensemble de la bouche se montrent évasés. Le jus possède un certain poids et se déploie en volume, glissant avec amabilité et facilité. Le vin n’est évidemment pas terminé, mais je trouve le jus déjà bon, voire très bon.

    Chambolle-Musigny 1er Cru « Les Feusselotes » 2015 : la robe présente une teinte tirant vers le rose, là où celle du Gevrey-Chambertin se parait de rouge rubis. Le nez est ici très charmeur et expansif. La bouche attaque de façon moins évasée que le Gevrey-Chambertin, plus resserrée et carrée, mais présente une finesse à ce stade bien supérieure, une acidité traçante, une structure de feu davantage fuselée et étirée. En l’état, je trouve que cela se goûte très bien avec cette bouche à la texture délicate. Très prometteur et pressé ici aussi de le goûter de nouveau une fois fini.

    Cette année encore, je remercie chaleureusement Maxime Cheurlin pour son accueil et pour le très beau moment passé à découvrir ses 2014. Comme l’année dernière, les cachets aromatiques sont toujours aussi attrayants, voire envoûtants. Fraîcheur, vinosité, équilibre et délicatesse des textures sont au rendez-vous. Chaque vin possède son identité propre. Les 2014 disposent enfin d’un surcroît de matière par rapport à leurs aînés immédiats. Merci encore.

    David.

    DavidO
    Participant

    De retour à Vosne-Romanée un an après la découverte des vins de Maxime Cheurlin, le temps est cette fois-ci moins clément puisque de la neige fondue a accompagné notre venue de Touraine et les frimas nous font grelotter sur la place de la commune face à la mairie. Le temps de faire quelques pas et nous voici un verre à la main. C’est parti :

    Vosne-Romanée : nez racé au possible, intense et empreint de fraîcheur aromatique qui distille de magnifiques notes florales et épicées, avec une petite touche d’élevage (café) qui apporte un supplément de complexité. Un nez de Vosne dans toute sa splendeur, très séduisant. La bouche se montre équilibrée et pleine, fine avec un profil plutôt sphérique. Un très beau village.

    Vosne-Romanée 1er Cru « Les Chaumes » : le vin séduit considérablement dès le premier coup de nez. La palette aromatique se compose de notes de petits fruits rouges et plus particulièrement de fraise. La bouche apparaît droite, souple et déliée, marquée par une plénitude et une forme de transparence dans la texture, un côté cristallin qui lui donne de l’éclat. Comme le vin précédent, l’équilibre et la buvabilité sont exemplaires. Contrairement au précédent, il possède davantage de longueur et de verticalité. Rien dans ce vin n’est fatiguant et tout est engageant. Je l’ai bien mieux goûté cette année que dans sa version de 2013. Très joli, facile et délicieux.

    Vosne-Romanée 1er Cru « Les Petits-Monts » : les premières impressions sont marquées par une légère réduction qui va s’estomper rapidement pour laisser émerger un nez un tantinet serré, minéral (proche du calcaire), précis et frais dans son message et résolument aérien et fin. Cet esprit éthéré et fin le démarque très nettement de ces homologues vosniens. Remarquable cachet aromatique composé de superbes notes kirshée et florale. Je suis sous le charme. La bouche possède une très belle ligne dense et dynamique, constituée par des tanins énergiques et fins. Et elle possède ce tactile singulier du cru proche de la roche qui rend le vin salivant. J’ai adoré ce vin rythmé et élégant.

    Nuits-Saint-Georges 1er Cru « Aux Boudots » : nez réduit, marqué aussi par l’élevage (rien de rédhibitoire pour autant) qui vient brouiller quelque peu le message d’ensemble. Un nez à l’approche difficile cette année. Au-delà de ces scories, on perçoit un aspect plus terrien, ancré dans le sol, qui distille des arômes de fruits noirs. La bouche se déploie dans un registre sphérique, puissante et pleine là aussi, mais se goûte malgré tout un peu moins bien que celles de ses congénères vosniens et nuittons. Bien que confiant au regard du reste de la gamme, il me semble difficile toutefois de me faire une idée définitive en l’état. A revoir.

    Nuits-Saint-Georges 1er Cru « Aux Cras » : le nez est pointu, plus étroit que les autres vins, mais plus riche, plus enrobé que sa version de 2013. Il se montre bien singulier, minéral avec ces notes pyrotechniques (poudre à canon, pétard) qui émergent littéralement du verre auxquelles sont associées des notes entre fruits rouges et fleurs. La bouche est belle, continue (comme les autres), d’un aspect plutôt svelte. Elle apparaît dynamique, déliée, élancée par une très belle acidité qui communie avec la densité naturelle du vin. J’aime beaucoup ce cru.

    Vosne-Romanée 1er Cru « Les Beaux-Monts » : le plus complet de tous, le plus profond, le plus secret peut-être aussi. Très beau nez qui semble insondable sur les petits fruits des bois et plus précisément sur les fraises des bois épicées. La bouche est du même acabit. A la profondeur s’associent largeur et longueur dans un raffinement et un équilibre sûrs. Un vin presque sans surprises ni défauts, imposant et impérial. Superbe… comme l’année dernière !

    Echezeaux : rien n’est exubérant ou d’imposant dans le nez. Il se livre plutôt avec retenue même si j’ai le sentiment qu’il se laisse davantage approché que son aîné de 2013.Du point de vue aromatique, il dégage des notes cadrées de petits fruits rouges. La masse tannique est importante mais très fine. La texture est soyeuse, précise, longue et tendue en bouche sans être imposante ou écrasante, ni même très large, mais alerte et élégante. Superbe là aussi.

    Grands-Echezeaux : la robe est la plus sombre de la gamme, pourpre. Le nez est magnifique, puissant et raffiné, très pur et totalement floral (églantine?). Comparativement à l’Echezeaux, il y a un supplément de largeur et de puissance dans l’attaque qui se montre enveloppante. La bouche est aussi imposante et dense que délicate et raffinée. Un grand flot de tannins très fins et énergiques la compose et l’étire longuement. A l’instar des autres vins, l’équilibre est très abouti. Classieux. Grand vin.

    Gevrey-Chambertin « En Champs » 2015 : le nez est une bombe de fruits rouges frais qui s’exprime avec beaucoup d’ampleur. L’attaque comme l’ensemble de la bouche se montrent évasés. Le jus possède un certain poids et se déploie en volume, glissant avec amabilité et facilité. Le vin n’est évidemment pas terminé, mais je trouve le jus déjà bon, voire très bon.

    Chambolle-Musigny 1er Cru « Les Feusselotes » 2015 : la robe présente une teinte tirant vers le rose, là où celle du Gevrey-Chambertin se parait de rouge rubis. Le nez est ici très charmeur et expansif. La bouche attaque de façon moins évasée que le Gevrey-Chambertin, plus resserrée et carrée, mais présente une finesse à ce stade bien supérieure, une acidité traçante, une structure de feu davantage fuselée et étirée. En l’état, je trouve que cela se goûte très bien avec cette bouche à la texture délicate. Très prometteur et pressé ici aussi de le goûter de nouveau une fois fini.

    Cette année encore, je remercie chaleureusement Maxime Cheurlin pour son accueil et pour le très beau moment passé à découvrir ses 2014. Comme l’année dernière, les cachets aromatiques sont toujours aussi attrayants, voire envoûtants. Fraîcheur, vinosité, équilibre et délicatesse des textures sont au rendez-vous. Chaque vin possède son identité propre. Les 2014 disposent enfin d’un surcroît de matière par rapport à leurs aînés immédiats. Merci encore.

    David.

    DavidO
    Participant

    De retour à Vosne-Romanée un an après la découverte des vins de Maxime Cheurlin, le temps est cette fois-ci moins clément puisque de la neige fondue a accompagné notre venue de Touraine et les frimas nous font grelotter sur la place de la commune face à la mairie. Le temps de faire quelques pas et nous voici un verre à la main. C’est parti :

    Vosne-Romanée : nez racé au possible, intense et empreint de fraîcheur aromatique qui distille de magnifiques notes florales et épicées, avec une petite touche d’élevage (café) qui apporte un supplément de complexité. Un nez de Vosne dans toute sa splendeur, très séduisant. La bouche se montre équilibrée et pleine, fine avec un profil plutôt sphérique. Un très beau village.

    Vosne-Romanée 1er Cru « Les Chaumes » : le vin séduit considérablement dès le premier coup de nez. La palette aromatique se compose de notes de petits fruits rouges et plus particulièrement de fraise. La bouche apparaît droite, souple et déliée, marquée par une plénitude et une forme de transparence dans la texture, un côté cristallin qui lui donne de l’éclat. Comme le vin précédent, l’équilibre et la buvabilité sont exemplaires. Contrairement au précédent, il possède davantage de longueur et de verticalité. Rien dans ce vin n’est fatiguant et tout est engageant. Je l’ai bien mieux goûté cette année que dans sa version de 2013. Très joli, facile et délicieux.

    Vosne-Romanée 1er Cru « Les Petits-Monts » : les premières impressions sont marquées par une légère réduction qui va s’estomper rapidement pour laisser émerger un nez un tantinet serré, minéral (proche du calcaire), précis et frais dans son message et résolument aérien et fin. Cet esprit éthéré et fin le démarque très nettement de ces homologues vosniens. Remarquable cachet aromatique composé de superbes notes kirshée et florale. Je suis sous le charme. La bouche possède une très belle ligne dense et dynamique, constituée par des tanins énergiques et fins. Et elle possède ce tactile singulier du cru proche de la roche qui rend le vin salivant. J’ai adoré ce vin rythmé et élégant.

    Nuits-Saint-Georges 1er Cru « Aux Boudots » : nez réduit, marqué aussi par l’élevage (rien de rédhibitoire pour autant) qui vient brouiller quelque peu le message d’ensemble. Un nez à l’approche difficile cette année. Au-delà de ces scories, on perçoit un aspect plus terrien, ancré dans le sol, qui distille des arômes de fruits noirs. La bouche se déploie dans un registre sphérique, puissante et pleine là aussi, mais se goûte malgré tout un peu moins bien que celles de ses congénères vosniens et nuittons. Bien que confiant au regard du reste de la gamme, il me semble difficile toutefois de me faire une idée définitive en l’état. A revoir.

    Nuits-Saint-Georges 1er Cru « Aux Cras » : le nez est pointu, plus étroit que les autres vins, mais plus riche, plus enrobé que sa version de 2013. Il se montre bien singulier, minéral avec ces notes pyrotechniques (poudre à canon, pétard) qui émergent littéralement du verre auxquelles sont associées des notes entre fruits rouges et fleurs. La bouche est belle, continue (comme les autres), d’un aspect plutôt svelte. Elle apparaît dynamique, déliée, élancée par une très belle acidité qui communie avec la densité naturelle du vin. J’aime beaucoup ce cru.

    Vosne-Romanée 1er Cru « Les Beaux-Monts » : le plus complet de tous, le plus profond, le plus secret peut-être aussi. Très beau nez qui semble insondable sur les petits fruits des bois et plus précisément sur les fraises des bois épicées. La bouche est du même acabit. A la profondeur s’associent largeur et longueur dans un raffinement et un équilibre sûrs. Un vin presque sans surprises ni défauts, imposant et impérial. Superbe… comme l’année dernière !

    Echezeaux : rien n’est exubérant ou d’imposant dans le nez. Il se livre plutôt avec retenue même si j’ai le sentiment qu’il se laisse davantage approché que son aîné de 2013.Du point de vue aromatique, il dégage des notes cadrées de petits fruits rouges. La masse tannique est importante mais très fine. La texture est soyeuse, précise, longue et tendue en bouche sans être imposante ou écrasante, ni même très large, mais alerte et élégante. Superbe là aussi.

    Grands-Echezeaux : la robe est la plus sombre de la gamme, pourpre. Le nez est magnifique, puissant et raffiné, très pur et totalement floral (églantine?). Comparativement à l’Echezeaux, il y a un supplément de largeur et de puissance dans l’attaque qui se montre enveloppante. La bouche est aussi imposante et dense que délicate et raffinée. Un grand flot de tannins très fins et énergiques la compose et l’étire longuement. A l’instar des autres vins, l’équilibre est très abouti. Classieux. Grand vin.

    Gevrey-Chambertin « En Champs » 2015 : le nez est une bombe de fruits rouges frais qui s’exprime avec beaucoup d’ampleur. L’attaque comme l’ensemble de la bouche se montrent évasés. Le jus possède un certain poids et se déploie en volume, glissant avec amabilité et facilité. Le vin n’est évidemment pas terminé, mais je trouve le jus déjà bon, voire très bon.

    Chambolle-Musigny 1er Cru « Les Feusselotes » 2015 : la robe présente une teinte tirant vers le rose, là où celle du Gevrey-Chambertin se parait de rouge rubis. Le nez est ici très charmeur et expansif. La bouche attaque de façon moins évasée que le Gevrey-Chambertin, plus resserrée et carrée, mais présente une finesse à ce stade bien supérieure, une acidité traçante, une structure de feu davantage fuselée et étirée. En l’état, je trouve que cela se goûte très bien avec cette bouche à la texture délicate. Très prometteur et pressé ici aussi de le goûter de nouveau une fois fini.

    Cette année encore, je remercie chaleureusement Maxime Cheurlin pour son accueil et pour le très beau moment passé à découvrir ses 2014. Comme l’année dernière, les cachets aromatiques sont toujours aussi attrayants, voire envoûtants. Fraîcheur, vinosité, équilibre et délicatesse des textures sont au rendez-vous. Chaque vin possède son identité propre. Les 2014 disposent enfin d’un surcroît de matière par rapport à leurs aînés immédiats. Merci encore.

    David.

    DavidO
    Participant

    Le millésime 2013 est épuisé au domaine. Les 2014 seront mis en bouteille au début du mois de décembre prochain. Ils seront en vente en janvier/février 2016 aux tarifs TTC de 25.00 euros départ cave pour les St-Jo rouges et de 28.00 euros pour « Les Oliviers ».

    DavidO
    Participant

    Le millésime 2013 est épuisé au domaine. Les 2014 seront mis en bouteille au début du mois de décembre prochain. Ils seront en vente en janvier/février 2016 aux tarifs TTC de 25.00 euros départ cave pour les St-Jo rouges et de 28.00 euros pour « Les Oliviers ».

    DavidO
    Participant

    Le millésime 2013 est épuisé au domaine. Les 2014 seront mis en bouteille au début du mois de décembre prochain. Ils seront en vente en janvier/février 2016 aux tarifs TTC de 25.00 euros départ cave pour les St-Jo rouges et de 28.00 euros pour « Les Oliviers ».

    DavidO
    Participant

    Bonsoir Benoit,

    Nous serons d’accord sur la volonté des vignerons de combiner harmonieusement, sur des équilibres hauts, l’acidité et une matière dense et mûre dans les vins qu’ils élaborent.

    J’ai peu d’expériences sur les millésimes 1990, 1995 et 1996, tous vins confondus. Mais sur ceux que j’ai goûtés, je vous rejoindrais totalement. Effectivement, après réflexions, ces vins malgré leur âge n’étaient pas dépourvus de puissance. Ma formule semble donc maladroite. Pour l’anecdote et à titre comparatif, j’ai goûté au cours des douze derniers mois cet Avize sur sa version 1995 qui était aussi d’une jeunesse insolente. Ce qui me marqua particulièrement fut la texture pure et cristalline du vin (sur ces deux seules qualités je le placerais d’ailleurs au-dessus du 1996).

    Ceci étant dit, ou plutôt écrit, et pour revenir sur le début de vos écrits, quel que soit le millésime, je ne suis pas certains qu’il y ait une indépendance stricte entre puissance et âge. Cette indépendance semble exister pour les grands millésimes. Certes. Mais existe-t-elle aussi pour les autres millésimes ? J’ai le sentiment (mais peut-être fais-je fausse route ?) qu’il existe un affaiblissement de la puissance, entendue comme une conjugaison de la fougue (de la jeunesse) et de l’impact, à mesure que les vins avancent en âge. L’intensité aromatique et les textures percutantes s’assagissent avec le temps (pour certains vins). J’ai le sentiment d’avoir goûté des vins jeunes d’une (relative) puissance qui au cours du temps perdaient cet impact.

    Bref ! Il faut peut-être envisager d’aborder les éléments de puissance et d’âge relativement à la qualité des millésimes. Il y a une indépendance stricte entre ces deux éléments pour les grands millésimes. Pour ceux là, ce couple ne fait pas sens. Dans le cadre des millésimes, disons plus conventionnels et selon leur degré de réussite, il existe une relation peut-être plus ou moins distendue, mais réelle, entre ces deux variables.

    Dans cette perspective, ma formule a sans doute été malheureuse pour ne pas dire inexacte, 1996 étant un grand millésime de champagne (entre autres régions).

    David.

    DavidO
    Participant

    CR: Champagne Avize Grand Cru Extra-Brut 1996 – Jacquesson:
    Dégorgement: 1er trimestre 2006. Dosage: 3,5 g/l. Nez plein de jeunesse qui sur un mode aérien dégage des parfums de beurre frais, de noisette, de zeste d’orange, de fumée, de pierre froide. Les bulles sont présentes sans être excessives et sont surtout assez fines. La bouche est pleine, en volume, avec encore assez de puissance malgré l’âge avancé du vin. La belle acidité porte le vin et élance la bouche. Il y a de la fraîcheur, de la pureté, du jus, de la jeunesse, de l’élan. J’adore ce vin.

    David.

    DavidO
    Participant

    Bourgogne Hautes-Côtes de Beaune « Orchis Mascula » 2011 – Claire Naudin: Nez direct et franc qui dégage avec séduction et intensité ces notes aromatiques irrésistibles de vendange entière que j’affectionne tant de rose légèrement épicée. C’est plutôt monolithique en l’état, mais d’une grande efficacité. La bouche est fraîche, glissante, facile bien que très légèrement serrée. Le vin se déploie tout en délicatesse sans longueur ni texture phénoménales, mais dans un registre léger et aérien. Bref! Superbe buvabilité. Une jolie bouteille apaisante.

    David.

    DavidO
    Participant

    CR: Puligny-Montrachet 2010 – Domaine Leflaive :

    Jean-Loup,

    Je n’ai pas ressenti de boisé sur ce magnifique 2010. L’élevage était complètement intégré. Et en relisant les commentaires de mes camarades, il semblerait qu’ils n’aient pas ressenti tout comme moi les stigmates d’un élevage non encore digéré.

    David.

    DavidO
    Participant

    Echantillon de cette soirée.
    CR:
    Corton-Charlemagne Grand Cru 2010 – Domaine Rapet : le nez se montre réduit, diffus, peu expressif où peinent à percer des notes de citron. La bouche est belle, légèrement grasse, d’un aspect plutôt délicat, vineuse. Un vin qui semble quelque peu en dedans, sur son quant-à soi ; il semble ne pas vouloir se livrer et fait de facto moins d’impressions que son petit frère. Avec l’aération, le nez dégage des notes de dragée, d’amande sucrée de façon similaire au « Clos du Village ». Il se montre fin, imposant, dans le contrôle. La bouche est consistante, droite, ne laissant rien dépassé et ne s’est pas étiolée contrairement à celle du Pernand-Vergelesse. En devenir indubitablement.

    David.

    DavidO
    Participant

    Echantillon de cette soirée.
    CR:
    Pernand-Vergelesses 1er Cru « Clos du Village » 2010 – Domaine Rapet : nez de moyenne intensité qui s’exprime à travers des notes citronnées et anisées, mais aussi un côté végétal noble et un très très léger floral. Beaucoup de finesse, de délicatesse qui imprègnent la bouche et donnent au final de la classe au vin. Superbe équilibre avec des amers de grande qualité, de la précision en bouche à revendre. Un travail d’orfèvre cette bouche. J’aime beaucoup. Je goûte une nouvelle fois le vin dans la soirée. Le nez dégage de façon dominante des notes de dragée. La bouche est toujours empreinte de finesse et précision, mais elle apparaît plus légère, sa construction semblant s’être quelque peu effondrée.

    David.

    DavidO
    Participant

    Echantillon de cette soirée.

    Meursault « Les Tessons » 2010 – Pierre Morey : nez réduit, aspect croûte de fromage, qui dégage des parfums de crème fraîche, de caramel blond, d’anis. La bouche se caractérise par un gras, un volume imposant, se déployant en rondeur, et marquée par un boisé un peu envahissant ; elle possède moins de rythme, de classe et d’élégance que celles des deux premiers vins. On retrouve le caramel dans cette bouche à l’acidité prégnante et qui termine avec punch. Ce n’est pas mon profil de vin dans l’absolu et il souffre, par ailleurs, de la comparaison avec les deux premiers. Je suis assez déçu à la découverte de son identité. Il se positionne bien derrière le magnifique 2008.

    David.

    DavidO
    Participant

    Echantillon de cette soirée.

    Chassagne-Montrachet 1er Cru « La Romanée » 2010 – Vincent Dancer : un nez essentiellement floral, séducteur et pénétrant (ici aussi), teinté subtilement par une réduction sur le sésame, par un léger citron et du minéral. L’attaque est large et percutante puis le vin peu gras déroule associant vitesse, fluidité, puissance et densité. Une bien belle bouteille.

    David.

    DavidO
    Participant

    Echantillon de cette soirée.

    Meursault « Les Grands Charrons » 2010 – Domaine Boisson-Vadot : le nez est grillé, légèrement marqué par une réduction sur le sésame (de manière moins intense que le précédent). Peu de largeur en bouche, très légèrement gras, du poids malgré tout, et une belle longueur et acidité qui apporte de la tension. Un joli vin.

    David.

    DavidO
    Participant

    Echantillon de cette soirée.

    CR: Bourgogne blanc 2010 – Arnaud Ente : le nez est réduit sur un sésame net et dégage des parfums de fleurs blanches ainsi qu’un côté pop-corn. Il est véritablement marqué par la finesse. On retrouve cette finesse en bouche qui se montre insinueuse, pénétrante, mais aussi assez puissante. Avec l’aération, les notes de réduction se sont estompées, et j’ai le sentiment que le nez s’est encore affiné et à gagner en précision. La bouche vineuse conjugue pureté, finesse et précision. Un Bourgogne blanc de luxe d’un vigneron dont la réputation (du moins sur ce simple échantillon) ne semble pas usurpée. J’aime beaucoup.

    David.

    DavidO
    Participant

    Echantillon de cette soirée.
    CR:
    Chassagne-Montrachet 1er Cru « La Boudriotte » 2010 – Domaine Ramonet : le nez dégage des notes discrètes fumées, vanillées et citronnées. Il semble relativement muet et peine donc à se livrer. La bouche est marquée par l’élevage dans un profil élancé plus que large et où l’acidité est quelque peu dissociée, non intégrée. Une bouteille en devenir là aussi.

    David.

    DavidO
    Participant

    Echantillon de cette soirée.
    CR:
    Bourgogne blanc 2010 – Domaine Coche-Dury : l’élevage marque ce nez qui dégage des parfums de fruits blancs avec principalement de la poire. La bouche est peu large et plutôt longiligne, l’acidité marquée rythme et structure la bouche. Elle se caractérise par son dynamisme, sa tension, sa fraîcheur, son aspect citrique.

    David.

    DavidO
    Participant

    Echantillon de cette soirée.

    CR: Chassagne-Montrachet 1er Cru « Les Caillerets » 2010 – Domaine Marc Colin : la palette aromatique est plurielle, nette et fraîche. De façon insinuante, très pénétrante, elle associe des parfums de citron, de fruits blancs, de crème fraîche, du floral, un arc végétal et une salinité imposante. Il y a du vin dans cette bouche à la très belle acidité qui se montre puissante et marie densité/vinosité à un train important. Un vin complexe, puissant et séduisant qui se classe dans mon premier tiers. J’aime beaucoup.

    David.

    DavidO
    Participant

    CR: Puligny-Montrachet 2010 – Domaine Leflaive :

    Un échantillon de cette soirée.

    Puligny-Montrachet 2010 – Domaine Leflaive : Joli nez pimpant, légèrement large, qui s’exprime aromatiquement à travers des notes citronnées et florales. J’y trouve plus de vin que dans le flacon précédent ; vinosité supérieure qui fait suite à une attaque plus évasée, une belle acidité là aussi, davantage de puissance, de longueur. La bouche est ciselée et distribue des goûts citronnés et floraux en cohérence avec les arômes. Plus tard dans la soirée, je trouve que le nez a gagné en profondeur et minéralité. J’ai le sentiment de plonger dans le sol. La bouche est complète : longue, large, résolument vineuse tout en étant confondante de facilité. La buvabilité est considérable. Superbe !

    David.

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 267)