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- 2 mars 2007 à 19h25
- in reply to: Domaine François Chidaine, Montlouis-sur-Loire
Bonjour à tous.
Quid des 1999 et 2002 en ce moment? Lequel des millésimes se goûte le mieux?
Merci d’avance pour les réponses.
David.
- 2 mars 2007 à 19h15
- in reply to: Domaine du Clos Naudin, Vouvray
La « grande explosion au nez », il est possible de l’obtenir tout en sachant qu’elle est tributaire du moment, de l’environnement, et du type de chenin que l’on déguste. Pour avoir goûté les 2005 de Philippe un mois environ après la mise, je peux vous assurer que les vins étaient explosifs et n’avaient donc nullement souffert des effets de leur sarcophage. J’ai dégusté à nouveau ses vins à la fin août, les feux d’artifice aromatiques qui caractérisaient leur nez quelques mois auparavant s’étaient bien nettement estompés pour laisser place à une discrétion subtile, mais affirmée.
David.
- 26 février 2007 à 20h42
- in reply to: magret de canard aux mangues roties
Au débotté, avec un magret de canard aux mangues rôties (j’y intégrerai du safran), je choisirai le Vouvray moelleux 1996 de Philippe Foreau. Je l’ai goûté pour la dernière fois, il y a un peu moins d’un an. Pourquoi ce vin (s’il n’a pas bougé) ? C’est un vin d’une grande fraîcheur, qui est doté d’une magnifique longeur, et qui possède beaucoup de fonds. Il est axé sur des notes exotiques où la mangue domine très nettement et sur des notes légères d’agrumes (l’orange). Le nez est également marqué par de subtiles émanations de pistils de safran. C’est un vin qui est susceptible d’entrer en résonance avec les mangues rôties, et de porter les arômes du canard à un étage supérieur via son côté svelte et tonique.
Cordialement,
David.
- 26 février 2007 à 20h18
- in reply to: besoin d’aide pour les vins du menu de mon mariage
Bonjour à tous.
Lalila,
Vous pouvez oublier ma suggestion concernant le Vouvray demi-sec 2005 de Philippe Foreau. A l’instar des vins de Noël Pinguet (sur le même millésime), les élixirs de Phillipe se ferment progressivement. Toutefois, si vous le souhaitez, vous pouvez toujours arrêter votre décision sur les flacons du Clos Naudin (le domaine de Philippe Foreau). Prenez son sec 2004 ! Bien que très différent, je pense que le choix sera tout aussi bon. De plus, il sera moins onéreux que le demi-sec proposé précédemment. La dernière fois que j’ai eu les tarifs sous les yeux, le Vouvray sec 2004 était proposé à moins de 10 euros si je ne m’abuse.
Jean-Philippe,
Merci.
Cordialement,
David.
- 22 février 2007 à 22h10
- in reply to: besoin d’aide pour les vins du menu de mon mariage
Une gelée de langoustines et ses pétits légumes accompagnée d’une chantilly de céleri (pourquoi pas en guise d’amuse bouche ? ), puis un plat autour du saumon fumé me paraît plus juste qu’un mélange entre langoustines et saumon fumé.
JU, je pense que le saumon va prendre le dessus et atténuer grandement la subtilité iodée des langoustines. Au final, je pense que les langoustines ne seront présentes dans le plat qu’afin de faire de la figuration. De plus, le mélange des deux structures ne me semble pas cohérent.
Lalila, c’est juste que je ne comprends pas la logique du cuisinier. En même temps, je ne possède pas les contours de son plat ni même son talent…. car je ne suis pas cuisinier de métier.
David.
- 22 février 2007 à 20h40
- in reply to: besoin d’aide pour les vins du menu de mon mariage
Lalila,
Puisque vous ne savez que peu de choses au sujet du vin, l’idée qui consiste à s’appuyer sur les conseils d’un caviste pour choisir vos flacons, est bien évidemment pertinente. Malheureusement, une telle solution, si elle est bonne pour le choix des bouteilles, elle l’est moins pour l’état de votre budget. A ce titre, commander des bouteilles en direct après les avoir choisi parmi les propositions des LPViens, me semble la meilleure stratégie à adopter. Le conseil sera tout aussi bon, et le prix total sans doute plus faible à bouteilles équivalentes.
Sinon, pouvez-vous nous en dire plus sur les plats et la manière de les composer ? Tout comme J. Ph. Durand, je ne saisis pas l’intérêt du mariage entre le saumon fumé et la salade de langoustines. En répondant à cette question, peut-être allez-vous éclairer nos lanternes ?
En attendant, je me risque à vous donner un blanc et un rouge dont les prix doivent être d’environ 12-13 euros :
Vouvray demi-sec 2005 de chez Philippe Foreau.
Marsannay 2002 de chez Joseph Roty.David.
- 14 février 2007 à 21h33
- in reply to: Domaine de la Taille aux Loups
Laurent,
En repensant au vin et surtout en lisant à nouveau mon commentaire, je ne crois vraiment pas lui avoir « trouvé autant de fruits ». Poire (oliv l’a également détectée ; pour cet arôme, je ne fantasme donc pas), citron confit et ainsi qu’un peu de senteurs exotiques, est-ce beaucoup pour des arômes qui « s’expriment dans la discrétion » ? Je tiens à préciser que ce vin n’a pas été goûté en dégustation pure, mais lors d’un repas. J’ai donc pu le voir évoluer quelque peu et s’exprimer différemment entre le moment où le flacon a été débouché et servi dans la foulée, et le moment où la dernière gorgée s’est engouffrée dans ma bouche. La température et l’oxygène ont bien évidemment joué leur rôle et eu un impact sur les perceptions aromatiques du vin.
De plus, les émanations que j’ai perçues pour ce vin — ou que je peux percevoir d’une manière générale lorsque je goûte d’autres vins — sont plus ou moins évanescentes, volatiles, éphémères pour certaines, plus ou moins persistantes, constantes, tenaces pour d’autres. Cette règle s’applique ici. De cette manière, j’ai sans doute attrapé une ou plusieurs notes olfactives fugaces dont je parle dans mon commentaire.
Il est également possible que les caractéristiques aromatiques de ce vin ont évoluées entre le dernier moment où vous l’avez goûté et celui où je l’ai bu. Par exemple, comme je le note dans mon post concernant le Salon des vins de Loire à Angers, les notes lactées qui prédominaient lorsque j’ai dégusté Les Bournais 2005 de François Chidaine au cours du salon, étaient inexistantes au mois de novembre 2006.
En outre, je n’ai jamais écrit ni laisser penser (enfin, je l’espère !) que ce vin possédait « si peu de boisé ». Quiconque l’aura goûté, percevra sans grande difficulté le boisé ostentatoire. Je pense que les effluves empyreumatiques évoqués dans mon commentaire en attestent. En ce qui concerne le bois, j’ai seulement remarqué que bien qu’il soit particulièrement apparent et qu’il lestait le naturel du vin, « sa séduction intrinsèque », il n’écrasait pas la bouche. Il l’alourdit, mais ne l’écrase pas. J’ai trouvé effectivement que le vin cheminait convenablement en bouche. En d’autres termes, il ne casse pas les sensations gustatives dès l’attaque ou le milieu de bouche. Le vin ne coupe pas court en raison de ce boisé trop présent.
Quel éloge en ai-je fait ? Je me suis peut-être mal exprimé. C’est bien possible ! Toutefois, notez que je termine mon commentaire en soulignant que « la bouche manque cruellement de tension et de fraîcheur ». L’adverbe utilisé n’est pas innocent et traduit, je pense, l’impression d’ensemble. Vous vous êtes peut-être fié à la note dont je l’ai affublé. Dans mon esprit, il s’agit d’une note relative au style qui était ici présenté (i.e. un style utilisant le bois de manière indiscrète ; un style dont l’intention est que l’utilisation du bois soit remarquée) et non une note absolue. J’aurai dû le préciser. Si je l’avais noté de manière absolue, la note aurait sans doute été plus faible. Au total, je ne pense donc pas avoir posé les fondations d’une cathédrale dont le dessein serait de célébrer ce vin, et donc de le couvrir d’éloges.
Enfin, je vous invite à prendre connaissance de ces quelques lignes (si ce n’est déjà fait, et je pense que cela doit l’être) :
« Un des moments forts de ce colloque fut donc le rappel des découvertes de la neurophysiologie du goût par Patrick Mac Leod, ancien directeur du Laboratoire de neurobiologie sensorielle et actuel président de l’Institut du goût. En résumé, les neurosciences nous apprennent que le grand nombre de gênes de nos sens chimiques — 347 gênes pour l’olfaction et au moins 50 pour le goût — rend impensable le fait que deux individus perçoivent des goûts et des odeurs de la même façon. Aïe. De plus, le rôle subjectif de notre cerveau semble au moins aussi important que les informations objectives transmises par nos sens. Bref, on continue à penser que 100% du goût provient du vin (ou de l’aliment) que l’on déguste ; or « le produit, ce n’est pas 100% du goût, c’est peut-être 50% ; et le goût, c’est au moins 50% de celui qui goûte » » (Antoine Gerbelle (décembre 2005-janvier2006) : « Théorie de la relativité… du goût », La Revue du Vin de France, Bloc-notes, p.170).
Que dire de plus ? Je trouve que l’utilisation du bois est ici ostentatoire et superfétatoire. J’aime les vins minéraux, fins, élégants, subtils, tendus, longs, complexes, dotés d’une grande fraîcheur. Ces qualités ne sont ici nullement réunies. Le style des vins de cette maison ne me plaît guère. C’est pour cette raison que je n’en possède aucun.
Au plaisir d’échanger.
Cordialement,
David.
- 12 février 2007 à 19h58
- in reply to: Domaine de la Taille aux Loups
Laurent,
En ce qui concerne cette cuvée, je vous rejoins effectivement sur vos commentaires, tout comme je rejoins oliv sur le manque d’intérêt de ce vin.
Cordialement,
David.
- 12 février 2007 à 19h37
- in reply to: Domaine de la Taille aux Loups
Le 31 janvier 2007 au restaurant Cap Sud : Montlouis Triple Zéro, Montlouis sec Rémus 2005, Bourgueil Mi-Pente 2004, Montlouis moelleux Cuvée des loups 2003 — Domaine de la Taille aux Loups/Domaine de La Butte.
CR:
Montlouis Triple Zéro : le nez exprime des arômes de coing et de végétal. La bulle est sur un registre agressive, un peu rêche, sans élégance ni noblesse. Le vin est vineux, sec. On retrouve le végétal en bouche. La finale rétrécit la bouche. Elle se veut asséchante, peu encourageante ; elle manque de netteté. Je ne comprends pas où se trouve l’intelligibilité de ce vin. J’ai le sentiment que cette cuvée manque profondément de cohérence. Peut-être n’en ai-je pas saisi la logique ?….11/20
Montlouis sec Rémus 2005 (sols argilo-calcaires, vignes de 80 ans, rendement de 35 hl/hectare, 3 grammes de sucre résiduel, acidité de 5g/l, fûts d’un vin et neuf) : le bouquet manifeste des notes de fruit à pépin (la poire), des arômes d’agrumes (citron confit), ainsi que quelques flaveurs de fruits exotiques. Mais toutes ces émanations s’expriment dans la discrétion, car la vanille et les notes empyreumatiques de caramel apportées par le bois écrasent quelque peu la séduction intrinsèque du vin. L’attaque est ample. On y retrouve les arômes de citron confit et de caramel. La bouche grasse est marquée également par le bois sans pour autant que celui-ci l’écrase. Le vin est plutôt équilibré. L’acidité porte suffisamment le vin et le bois, mais n’est pas prégnante. Ceci fait que la bouche manque cruellement de tension et de fraîcheur….15/20
Bourgueil Mi-Pente 2004 (sol argilo-calcaire, vignes de 50 ans, rendement de 25 hl/hectare) : le nez est marqué par des notes animales et des arômes de fruits noirs dans un premier temps. Le bois est également présent. Après quelques minutes d’aération dans le verre, les fruits noirs se transforment en fruits rouges. Je perçois des senteurs de groseilles et d’airelles. L’attaque est souple, le milieu de bouche un peu tannique, et la finale se montre asséchante et un peu marquée par l’alcool. J’ai pu goûter à nouveau ce vin à la fin du repas. Les notes de fruits rouges acidulés s’étaient transformées à leur tour en senteur de griotte ; la minéralité pointé également son nez à ce moment par le truchement d’arômes de cailloux. Toutefois, la finale était toujours aussi revêche, raide et peu entraînante. Sans doute s’agit-il d’un vin tout en devenir qui demande à se fondre et qui aurait mérité d’être passé en carafe comme son compagnon montlouisien….15,5/20
Montlouis moelleux Cuvée des Loups 2003 (assemblage de terroirs, 100 grammes de sucre résiduel, acidité de ?g/l, fûts de 3-4 vins) : le bouquet qui n’est pas imposant est marqué par des arômes d’agrumes (la mandarine), et par des effluves de fruits à pépin (la poire et le coing). La liqueur est d’intensité moyenne en bouche comme elle l’est au nez. La bouche est fine, mais manque cruellement de longueur. Où est passée l’acidité ? Le vin tombe effectivement rapidement en bouche, avant son arrivée sur le milieu de bouche. Il s’agit ici d’une petite liqueur. Le vin est propre, mais il se montre peu prolixe, peu complexe. Il manque de tension et de fraîcheur….14,5/20.
Cordialement,
David.
- 12 janvier 2007 à 20h07
- in reply to: Domaine François Chidaine, Montlouis-sur-Loire
Jérôme,
Comme tu l’auras compris, je ne me souviens pas avoir ressenti que les vins chauffés. Je trouve que les équilibres sont plutôt bons même s’ils ne sont effectivement pas parfaits. En ce qui concerne la vivacité, elle aussi, est perfectible. Mais il est toujours difficile de la trouver dans des vins dont le style est axé sur une présence non négligeable de sucres résiduels; ou bien il faut aller chercher des millésimes comme 2002.
Tu as peut-être raison! Tes commentaires me font douter. J’irai les goûter à nouveau prochainement pour en avoir le coeur net.
Amicalement,
David.
- 12 janvier 2007 à 18h46
- in reply to: Domaine François Chidaine, Montlouis-sur-Loire
Bonjour à tous,
Comme l’indiquait Laurent avec justesse, les Chidaine se sont faits déborder par la nature en ce qui concerne Les Bournais. Après examen de la maturité du raisin qu’ils ont jugé insuffisante pour faire un grand sec, ils ont décidé de laisser faire Mère Nature afin de la parfaire. Malheureusement, le millésime et ses effets leur ont joué un mauvais tour et ont dépassé leur espérance…
Jérôme, je n’ai pas le souvenir que les vins chauffés (le millésime jouit par exemple d’un bien plus grand équilibre que 2003 malgré la forte richesse des vins)… si c’est dans ce sens que tu utilises le mot « chaleur ». En revanche, si tu l’utilises pour évoquer la grande affabilité des vins, je suis complètement en accord avec toi.
David.
- 11 janvier 2007 à 20h21
- in reply to: Domaine du Clos Naudin, Vouvray
Jull,
Je vérifierai lors de ma prochaine rencontre avec Philippe. Toutefois, je pense que tu as raison pour la nature du vin. Il s’agissait d’un demi-sec et non d’un brut comme je l’ai écrit. En ce qui concerne le millésime, il me semble vraiment qu’il était de 1982. Mais je m’abuse peut-être…
David.
- 11 janvier 2007 à 20h02
- in reply to: Domaine François Chidaine, Montlouis-sur-Loire
A l’occasion de la dégustation annuelle organisée pour la sortie du nouveau millésime, je me suis rendu à La Cave Insolite le 11 novembre dernier… Voici mes notes qui concordent grosso modo avec celles de Jérôme.
Vouvray sec Le Clos Baudouin 2005 (sol argilo-calcaire, vignes de 50 ans, 14%, 1 gramme de sucre résiduel, acidité de 4,5g/l) : le nez se positionne sur des arômes de fleurs blanches, de fruits à pépins (la poire), et d’agrumes avec des notes de mandarine et de légères senteurs de citron. La bouche est sensuelle et riche (elle est à l’image du millésime). Elle présente également une belle longueur….17/20
Vouvray sec Les Argiles 2005 (sol argilo-calcaire, vignes de 30 ans, 14%, 2,5 grammes de sucre résiduel, acidité de 4,5g/l) : le nez se présente plus intense ; il exprime derechef des arômes d’agrumes (l’orange et le citron), de fruits à pépins (la poire), et également d’épices (le gingembre). La bouche est douce, riche, longue….17/20
Vouvray sec Le Clos Baudouin 2004 (sol argilo-calcaire, vignes de 50 ans, ???) : le nez exprime immédiatement de très agréables senteurs empyreumatiques (le caramel blond) ainsi que de belles émanations d’orange. La bouche droite est bien évidemment moins riche et sensuelle que celle de son cadet. Elle possède également une longueur convenable….15,5/20
Montlouis sec Les Choisilles 2004 (sol d’argiles à silex, vignes de 90 ans, 12%, ? grammes de sucre résiduel, acidité de 4,5g/l) : le nez se positionne sur des effluves minérales (les cailloux), des arômes de citron confit, et une nouvelle fois de caramel. L’attaque est ample, le milieu de bouche est rond. Le vin est long et minéral….16,5/20
Le vin suivant n’était pas encore sorti, mais j’ai tout de même eu la possibilité de le goûter.
Montlouis sec Les Choisilles 2005 (sol d’argiles à silex, vignes de 90 ans, ?%, ? grammes de sucre résiduel, acidité de 4,5g/l) : le nez dégage des notes d’agrumes (le pamplemousse et l’orange), des senteurs minérales (les cailloux chauds), ainsi que des arômes de fruits exotiques. Comme pour celle de son cadet, l’attaque est ample. Le vin est riche, droit, minéral, long. C’est une très belle bouteille !…18/20
Montlouis sec Le Clos du Breuil 2005 (sol d’argiles à silex, vignes de 40 ans, 14%, 2 grammes de sucre résiduel, acidité de 4,5g/l) : le nez est discret et fin. De nouveau nous retrouvons des flaveurs d’agrumes, de poire et minérales. La bouche est fine et minérale, typée agrumes. Un vin qui s’exprime avec finesse….17,5/20
Montlouis demi-sec Le Clos Habert 2005 (sol d’argiles à silex, vignes de 50 ans, 13%, 27 grammes de sucre résiduel, acidité de 4g/l) : le nez se positionne sur des arômes d’agrumes (le pamplemousse et le citron) ainsi que sur des notes de fruits exotiques (j’avais le sentiment d’avoir une mangue bien mûre et juteuse sous le nez). La bouche est avenante, large, longue. On y retrouve les agrumes. C’est une superbe bouteille et le vin que j’ai préféré au cours de cette dégustation….18/20
Pour la petite histoire, j’ai goûté à nouveau ce vin pendant les fêtes. Il était présenté à l’aveugle et son nez dégagé des senteurs dominantes de…… châtaignes !
Montlouis demi-sec Les Tuffeaux 2005 (sol d’argiles à silex, vignes de ? ans, 13%, 34 grammes de sucre résiduel, acidité de 3,5g/l) : le nez présente des senteurs confites d’agrumes (l’orange et le citron) et de fruits à pépins (la poire). Comme pour les autres vins, le vin est équilibré, long. Les notes d’agrumes apparaissent en bouche….17/20
Montlouis demi-sec Les Bournais 2005 (sol argilo-calcaire, vignes de 8 ans, 11,5%, 47 grammes de sucre résiduel, acidité de 4g/l) : le nez est calé sur des flaveurs de fruits exotiques pour l’essentiel (la mangue et la noix de coco). On les retrouve dans une bouche où l’ananas cette fois-ci domine. Le vin est longiligne et minéral. Beau flacon !…17,5/20
Comme pour les Choisilles 2005 le vin n’était pas encore sorti, mais j’ai toutefois pu le déguster.
Montlouis moelleux 2005 (sol d’argiles à silex, vignes de ? ans, ?%, 80 grammes de sucre résiduel, acidité de 3,5g/l) : nez grillé qui s’exprime par des arômes d’agrumes confits (le pamplemousse et le citron), des fragrances de fruits exotiques (la mangue qui surgit dès l’ouverture, et l’ananas qui persiste ensuite), des senteurs d’épices (la vanille) et des émanations empyreumatiques (le café). La bouche est ample, doucereuse, longue, gourmande, et longue qui a besoin de digérer son bois. Très belle bouteille en devenir !…18/20
Les vins possèdent beaucoup de fond. Ils se caractérisent tous par une grande sensualité qui est la marque de ce grand millésime dans les vins de Vouvray et Montlouis. Les notes de poire (comme l’indiquait Jérôme) et d’agrumes se retrouvent dans quasiment l’ensemble des vins au sein desquelles s’exprime plus ou moins fortement la minéralité, les expressions florales, et les effluves exotiques. Ma préférence va aux Montlouis (comme sur les autres millésimes d’ailleurs), et en particulier au Clos Habert, aux Choisilles, puis au moelleux et aux Bournais. Comme l’écrivait Jérôme, cette dernière cuvée devrait à l’avenir retrouver son lit (i.e. être un sec) —qu’elle n’aurait d’ailleurs jamais du quitter—, sauf si le léger imprévu qu’elle a connu au cours de 2005 se reproduit. En effet, de manière peu prévisible, la maturité des raisins a grimpé en flèche sur quelques jours et à de facto transformer le devenir des Bournais… Pour finir, je tiens à signaler que la proportion utilisée de fûts neufs est de 10% pour l’ensemble des vins à l’exception du moelleux élevé dans sa totalité dans 100% de fûts neufs (ce qui est inhabituelle).
Merci Manuéla et François pour cette superbe dégustation… et pour les vins qui ont suivi, mais pour lesquels je n’ai pris aucune note (Le Clos Baudouin 2002, Les Lys 1990, Les Lys 2003… entre autres !).
Cordialement,
David Odet.
- 11 janvier 2007 à 19h40
- in reply to: Domaine de la Romanée Conti
Charles,
Vous ne m’embêtez absolument pas ! Malheureusement je ne possède pas les réponses précises à vos questions… Je peux seulement vous dire que le vin n’a ni été chambré ni mis en carafe, et que la bouteille a donc été ouverte au dernier instant. Pour la température, le flacon nous attendait dans une pièce plus fraîche que celle où nous dégustions. Le vin a par conséquent été servi à une température inférieure à la température ambiante. Nous avons tourné autour de longues minutes une fois qu’il fut versé dans les verres, et logiquement il atteint la température ambiante quelques instants plus tard. Seulement je ne connais ni la température de départ ni la température de fin. Désolé de ne pas pouvoir vous apporter plus de précisions. Bon voyage tout de même !
Cordialement,
David.
- 9 janvier 2007 à 20h48
- in reply to: Domaine de la Romanée Conti
Charlesv,
Voici mes impressions sur un vin que je n’ai pas senti « fermer à double tour » (bien au contraire) le soir où j’ai eu l’immense chance de le déguster… Mais je n’ai que peu d’expérience sur les vins du domaine. Mes commentaires ne reflètent qu’une photographie à un moment t d’un flacon ammené sans doute à se bonifier, comme le suggère LaurentG.
Le 15 décembre 2006 quelque part à Vouvray : Romanée-Saint-Vivant 1996 — Domaine de la Romanée Conti. 19/20
La robe, très limpide et très vive, se présente à travers une couleur rubis pastel. Les reflets sur la bordure du disque apparaissent de couleur brique.
Son bouquet, d’une admirable complexité car développant une large gamme de parfums, se caractérise par des arômes floraux et fruités véritablement envoûtants. Amoureux éperdu des vins de Bourgogne, elle m’a fait basculé immédiatement dans une autre dimension. Dès les premiers instants, on rend les armes devant la noblesse insigne du parfum de rose ancienne qui domine et de flaveur discrète de pivoine. Puis des notes aériennes de fruits rouges d’une grande délicatesse et subtilité (la gelée de framboise essentiellement et la fraise) se font jour et augmentent le pouvoir attractif du vin. Les effluves minéraux qui s’expriment sous la forme de notes de terre mouillée font office de transition. Puis, toujours dans la subtilité et légèreté, les épices entrent sur scène et nous emmènent en voyage vers des contrées orientales : le poivre noir apparaît ainsi que des notes d’épices douces qui évoquent donc le bazar oriental. A cet instant, elle se tourne indubitablement vers l’Orient et elle en prend les accents. Enfin, de fines touches aromatiques de cuir noble surgissent lentement pour compléter cette admirable peinture olfactive.
Le corps éthéré se caractérise par une grande élégance, une subtilité affirmée ainsi qu’une excellente fraîcheur et tension comme on pouvait l’attendre d’un millésime où l’acidité ne manquait pas. Les tanins sont fins, le vin est long ; il porte avec délicatesse l’ensemble des fragrances. Bref ! En dégustant ce magnifique nectar, mon esprit s’est évadé dans un maelström de légèreté, d’élégance, de subtilité, et d’harmonie. Magique !
La littérature permet de vivre selon la nuance et est la preuve que la vie ne suffit pas. Lorsque le vin se présente sous ces traits — avec de tels atours et une telle grâce —, il exprime à l’instar de la littérature un monde bâtit sur la nuance et nous démontre que sans lui il n’existe pas d’accès au réel direct, nu.
Cordialement,
David Odet.
- 9 janvier 2007 à 20h25
- in reply to: Domaine François Cotat, Sancerre
Le 11 novembre 2005 à La Cave Insolite à Montlouis :
CR: Sancerre Les Culs de Beaujeu 2005 — François Cotat 17/20
La robe est claire. Le nez qui possède beaucoup de fond se positionne sur les arômes variétaux du cépage : les fruits noirs (le cassis), puis les fruits exotiques (la mangue notamment) dans un deuxième temps. La bouche guidée par une acidité fantastique est très longue, étirée et puissante. J’ai vraiment aimé ce vin. J’en ai donc acheté.
Le 27 décembre 2005 à Vouvray :
CR: Sancerre La Grande Côte 2002 — François Cotat Pas de note…
La robe est d’une couleur jaune d’or pâle. Le nez est aérien et littéralement ancré sur la roche : minéral (roche), eau de rose remarquable, tilleul, céleri. Le nez est de grande distinction mais malheureusement, malheureusement, malheureusement… trop marqué par le soufre. Quel dommage ! Quel grand dommage car le terroir et ce qu’il produit est semble-t-il immense !… La bouche est pure, très longue (résultat d’une acidité incroyable), droite, vive.
Il semblerait (d’après un caviste de Tours) que cet excès de soufre — que je n’ai pourtant pas rencontré sur Les Culs de Beaujeu 2005 — est le résultat de la méthode utilisée pour soufrer les barriques et qu’il disparaisse après 10 ans. Avez-vous déjà rencontré ce problème dans les vins de François Cotat ? Dans des millésimes jeunes ? Dans des millésimes anciens ? Merci pour les futures réponses.
Cordialement,
David.
- 9 janvier 2007 à 20h22
- in reply to: Domaine du Clos Naudin, Vouvray
Le 27 décembre 2006 à Vouvray : Vouvray Brut (dégorgé en 1982) — Domaine du Clos Naudin. 18/20
La robe est d’une couleur jaune d’or marquée de légers reflets ambrés, l’effervescence est peu développée et présente des bulles fines qui s’estompent après quelques minutes dans le verre.
Le nez grandiose et d’une immense subtilité est marqué par des arômes magnifiques et purs de moka et… de foie gras ! Etonnant mais également très intéressant et agréable. On retrouve cette subtilité caressante et fantastique dans une bouche vive, fraîche et qui possède encore une belle tension. S’il n’y avait qu’une chose à retenir de ce vin, je pense que vous l’aurez compris, c’est sa subtilité qui prend ici tout son sens. C’était ma première rencontre avec un effervescent du domaine de cet âge. J’espère que ce ne sera pas la dernière. Superbe !
Merci énormément Philippe pour cette magnifique soirée.
David.
- 8 janvier 2007 à 21h39
- in reply to: Meilleurs Voeux 2007
Je vous souhaite une merveilleuse année. Que 2007 soit synonyme pour tous de bonheur, réussite, accomplissement… et bien évidemment de découvertes et d’émotions bachiques inoubliables!
J’en profite également pour remercier les créateurs de LPV pour leur formidable création et pour les efforts qu’ils fournissent sans doute pour la consolider et l’améliorer. Merci également aux connaisseurs patentés tels M. LaurentG ou M. Audouze (entre autres) qui nous font partager, de manière plus ou moins récurrente, leurs émotions et savoirs…
Bonne année à tous.
David.
- 8 janvier 2007 à 21h24
- in reply to: Vos meilleurs vins bus en 2006
Sans les classer, voici quatre flacons qui m’ont fait tutoyer les anges en 2006:
Romanée-Saint-Vivant 1996 du Domaine de la Romanée Conti
Vouvray moelleux 1945 du Clos Naudin
Rayne-Vigneau 1948
Krug Millésimé 1990- 8 janvier 2007 à 20h26
- in reply to: Domaine du Clos Naudin, Vouvray
Revenons aux magnifiques flacons du maître Foreau…
Le 13 décembre 2006 : Vouvray sec 1988 — Philippe Foreau. 15,5/20
Le vin affiche une robe couleur jaune or un peu pâle. Les reflets sur la bordure du disque sont argentés.
Le nez exprime des arômes de pain d’épices, des notes d’agrumes (le citron notamment), de légères senteurs de fruits à pépin (le coing mais dans la discrétion donc !), des arômes minéraux (la craie qui est prégnante), des notes balsamiques et de miel discrètes ainsi que des arômes marin, l’iode (mais bien plus discrets que sur la gamme des 2002 qui sont… grandioses !). J’ai le sentiment de sentir des notes de froment également…. Un poil de soufre aussi !
La bouche est marquée par une forte acidité. Elle est vive et plutôt longue mais très stricte. Le citron est prédominant en bouche. On retrouve les touches de miel que l’on avait au nez. La finale est crayeuse. C’est un vin dont le corps est léger, qui se définit par une certaine finesse et une certaine subtilité. Le fonds du verre sent le coing et le miel. Un beau vin pour les poissons marins.
Cordialement,
David.