DavidO

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  • DavidO
    Participant

    Bonsoir à tous,

    Petit passage sur LPv avant de dîner.

    Chacompte, sans être aéré, le vin était déjà fin bien que fluet. Je pense que les deux ne sont pas antinomiques.

    Soit, Laurent! C’est intéressant. Je comprends. Peut-être est-cela?

    « Après si ce que je prends pour un gain de volume, d’ampleur, voir de qualité de texture est tout simplement le passage d’un vin de l’état dissocié à l’état homogène. »

    Le soucis est qu’il n’y avait pas de dissociation sur ce Clos de la Roilette. Je sais de quoi il est question lorsque l’on parle de dissociation pour l’avoir rencontré à plusieurs reprises, comme vous certainement. Dans mes commentaires, il en est notamment question pour la Côte-Rotie de Vincent Gasse. Je pense que c’est un phénomène assez facile à identifier en bouche puisque (jusqu’ici pour moi) net, marqué, criant. Ceci étant, il existe peut-être des niveaux de dissociation moins nets et donc bien plus subtils pour que mon palais puisse les détecter? Je ne sais pas.

    Allez, zou, à table. Ciao les garçons.

    DavidO
    Participant

    Salut (à nouveau) Laurent,

    Nous avons donc un ami en commun.:)-D…….. Le mien (allez, un peu de pub, Le Petit Larousse) me dit cela à propos du terme densifier : « Augmenter la densité de qqch. » Et rien que cela. Pour dense : Compact, épais………………………… Je te cite à nouveau : « J’ai du mal à imaginer une matière fluette devenir dense ».

    Dans ton syntagme, « devenir dense« , il y a donc la réalisation d’un processus : le vin est dense (donc, compact, épais). Point. Il ne pourra plus gagner en densité. C’est comme cela que je comprends ces deux mots.
    Alors que dans le terme « densifier » (donc, augmenter la densité) est inscrit la notion de progression vers cette phase ultime symbolisée par le mot « dense », de processus dynamique qui va faire progresser le corps du vin de « fluet » vers « dense », en s’arrêtant quelque part entre les deux. Il n’est plus fluet, mais il n’est pas pour autant dense. Comme je l’écrivais plus haut, il a gagné en consistance, en corpulence sans devenir pour autant dense. Il s’est étoffé tout simplement, mais n’est pas dense.
    Il y a du statique dans « devenir dense » (phase réalisée) et du dynamique dans « densifier » (phase dynamique de progression vers plus de corps). Je crois donc que ces termes ne sont pas équivalents.

    La fin de la définition, mais pas la première partie. Tu prends ce qui t’arrange et non la totalité des éléments. Comme cela te plaira mon cher Laurent! Je ne peux pas te l’expliquer scientifiquement puisque c’est cela que tu demandes. Je ne suis malheureusement pas compétent pour répondre à ton interrogation. Un autre peut-être. Comme toi, je ne le comprends pas scientifiquement. Je ne l’ai observé que dans l’expérimentation, la pratique. Rien de plus. Comme l’a fait Jean-Bernard, je te répondais donc uniquement en me basant sur mon expérience. Et pour peut-être apporter un peu plus de crédibilité sur ce sujet (le carafage), je me suis basé sur les écrits d’un professionnel. Je pense qu’il sait de quoi il parle (enfin, je l’espère!). Dans la phase de décantage (« séparer le dépot d’un vin« ) ou non, l’action est la même, le résultat est identique : on met le liquide (le vin) dans une carafe. Il y a donc carafage. Et quel est l’effet de ce carafage? Je cite à nouveau : « Le carafage est simplement l’acte permettant d’aérer le vin, par un passage en carafe au contact de l’air, afin que le vin (souvent jeune) puisse s’étoffer, et s’assagir. »

    Bon! Je te laisse. Je te répondrai plus tard s’il y a lieu de le faire.

    David.

    DavidO
    Participant

    Bonjour Jean-Luc,

    Merci beaucoup.

    Rien d’étonnant en ce qui me concerne. C’est un vin qui ne m’a jamais emballé (manque de naturel ici dans les perceptions olfactives, peu de sapidité en bouche; les premières que j’ai goûtées il y a maintenant plusieurs années étaient végétales au possible). Je pense aussi qu’il y a aussi de meilleures bulles en Touraine.

    J’ai répondu précédemment à Laurent sur l’ordre de dégustation. L’ordonnancement des vins de la liste correspond à l’ordre de dégustation. Le triple zéro est donc le dernier vin dégusté lors de cette campagne de vendanges. Il a été bu à table lors du berlot (nom que l’on donne en Touraine à la fête de fin de vendanges). Et il a été bu après le Champagne BdB 1er Cru 1995 de Moncuit.

    David.

    DavidO
    Participant

    Bonjour Laurent,

    Je ne suis pas atteint de trouble sémantique et je connais le sens, la définition des mots que j’utilise. Il m’arrive de douter bien évidemment et dans ce cas j’ouvre mon dictionnaire (fabuleux livre!). Fluet : « qui est mince et d’apparence frêle, délicate ». Comme je l’ai écrit précédemment, le corps du vin m’est apparu sous dimensionné. Cet adjectif (fluet) reflète, je pense, plutôt bien la manière dont je l’ai goûté ou la façon dont j’ai eu le sentiment de le goûter……… En tout cas, il semble que tu connaisses bien le vin ainsi que des millésimes plus âgés, alors ta remarque me donne envie de le goûter à nouveau. J’essaierai de m’en procurer une.

    Par contre, tout comme Jean-Bernard (avec qui je suis en phase sur cette question), je suis assez surpris de ta remarque sur les effets du carafage. « J’ai du mal à imaginer une matière fluette devenir dense » écrivais-tu. Je suis d’accord avec toi. Mais je crois (par expérience) que l’effet de l’oxygénation via la carafe peut lui permettre de se densifier (subtil, mais différent), c’est-à-dire de gagner en consistance, en corpulence sans pour au temps devenir dense.

    Un petit tour du côté des définitions. Je ne suis pas sommelier, mais nous en connaissons (presque) tous un qui officie sur la toile : Emmanuel Delmas. Sur son site, existe une page intitulée « Carafage ou décantage?« . Il y donne une définition en deux temps du carafage et de ses effets…… qui nous donne finalement raison à tous les trois. La première partie de la définition (dans la phase décantage) : « Le carafage est simplement l’acte permettant d’aérer le vin, par un passage en carafe au contact de l’air, afin que le vin (souvent jeune) puisse s’étoffer, et s’assagir. » La deuxième partie (plus loin dans le texte) : « Le carafage consiste uniquement à verser le vin dans une carafe afin de l’assagir. On le pratique surtout pour les vins rouges ou blancs jeunes. Ces vins sont bien souvent encore peu homogènes, leurs éléments étant encore un peu éparpillés. »

    David.

    DavidO
    Participant

    Bonsoir,

    Les deux mon capitaine! L’ordre de dégustation se reflète dans celui de la liste. Il est donc passé après le Cheverny 09 de Tessier. A côté de ce vin, Le Clos de la Roilette semblait bien plus mince en effet. Il y a donc un effet relatif. Au-delà de l’ordre de passage, le vin apparaissait au moment où nous l’avons goûté de toute manière quelque peu fluet, mince, manquant de consistance. Bref! Tessier ou pas Tessier le corps du vin semblait un peu sous dimensionné (dans l’absolu donc!). Je ne connais pas bien la nature de ce cru, mais au regard du millésime nous avons été quelques uns à être un peu surpris. Nous l’avons bu à table immédiatement après l’avoir débouché (comme l’ensemble des vins de la liste par ailleurs). Il me semble l’avoir dégusté qu’une seule fois. Peut-être qu’une aération prolongée lui aurait fait le plus grand bien?

    David.

    DavidO
    Participant

    Bonsoir Eric,

    Bravo à toi aussi pour être arrivé au bout de mes quelques lignes. Merci pour ton commentaire.

    David.

    DavidO
    Participant

    Bonsoir Mathieu,

    Félicitation tout d’abord car il faut un certain courage et une appétence éprouvée pour la lecture (et pour le vin) pour arriver au bout de cette longue page. Merci pour tes quelques mots. Cela fait toujours plaisir. Suite à la lecture du post d’à côté, je constate que tu partages ce même soucis dans tes descriptions : une vision analytique des vins que tu goûtes, une volonté d’être précis dans ce que tu ressens à laquelle est associée une expression transparente de tes goûts. Finalement, une volonté d’être rigoureux sans que cela prenne le pas sur le plaisir. Merci encore.

    David.

    DavidO
    Participant

    Bien que tardifs, voici les commentaires des vins dégustés lors des vendanges du millésime 2010 effectuées au Clos Naudin. Ils ont été écrits il y a déjà de longs mois. Certains vins ne sont pas précisément commentés. Leurs caractéristiques du moments se sont égarés dans ma mémoire. Pour certains d’entre eux, j’avais laissé une trace écrite de leur personnalité sur de petits papiers qui se sont malheureusement également perdus. Bonne lecture.

    Vouvray demi-sec 2008, Foreau : Bouteille goûtée à plusieurs reprises. Nez frais et subtil qui dégage de délicats parfums d’amande et de clémentine. La bouche est peu grasse, moins en volume que les millésimes immédiatement précédents. Elle est d’une féminité non sensuelle (comme peut l’être le 2005), mais toute effilée, tout en sveltesse. Bouche dense sans être large, condensée, longue, d’une grande élégance, qui exprime des goûts d’écorce de clémentine, des touches épicées et libère de manière contrôlée l’amertume de l’amande qui persiste. Profil tendu sur une trame épurée. J’adore!

    Cahors « Le Sid » 2001, Mathieu Cosse : Goûté à l’aveugle. Palette olfactive sauvage, fougueuse, « sanguine » qui distille des effluves de sureau, de cassis à l’ouverture. Avec les effets de l’aération et sur la fin du verre, le vin gagne considérablement en élégance et en distinction, s’éveille vers la grandeur et dégage des notes de fraise et des évocations presque florales. La bouche droite, longue, légèrement rustique avec une très légère accroche en fin de bouche. Une très belle bouteille que j’ai beaucoup aimé. Et plus je la goûtais, plus je l’aimais.

    Vouvray brut dégorgé deux fois de 20-25 ans, Foreau : Nez atypique pour un brut vouvrillon possédant un élégant registre aromatique sur des « notes d’école de rancio » (dixit le maestro Foreau), d’épices. La bouche répond encore présente, est nerveuse et libère de fines bulles qui portent les arômes perçus au nez. Intéressant, didactique, mais à ne pas mettre entre toute les mains.

    Vouvray sec 2009, Foreau : Bouquet franc, percutant, d’une grande présence, élégant qui dégage un impact minéral d’ores et déjà présent avec des notes de calcaire auxquelles s’associent des parfums de poire et de fleurs blanches. La bouche est sensuelle, volumineuse, charnue et raffinée, développe une belle amplitude, mais aussi droite et sans aucune lourdeur. On y retrouve des goûts de poire ainsi que la très fine amertume de l’amande. La finale chauffe un peu. Très bien.

    Bourgueil « Cuvée Ronsard » 1996, Jean Gambier : Goûté à l’aveugle. Nez qui dégage de la fraîcheur, élégant et terrien sur une framboise terrienne dominatrice et des touches de cerise rouge. Robe toute aussi élégante, d’un rubis-rose, plutôt claire, diaphane. La bouche possède une belle acidité ainsi que la fraîcheur perçue au nez, mais est malheureusement assez courte, décevante et tend à sécher en finale. L’alcool est également un peu saillant. Un beau nez ligérien, mais bouteille au final plutôt moyenne en raison des faibles qualités et des défauts de la bouche.

    Cahors « Les Laquets » 2002, Mathieu Cosse : Goûté à l’aveugle. Nez rédhibitoire pour ma part qui se trouve cadenassé par un boisé superfétatoire, envahissant, extrêmement grossier, qui arômatise le nez et donnant le sentiment de se retrouver au centre d’une parfumerie, privant de facto de tout caractère naturel et le rendant au contraire superficiel, faux. La bouche n’est pas plus amène, sans caractère affirmé, concentrée, mais sans véritablement d’intérêt. Le vin sèche considérablement la fin de bouche. De l’épate, mais aucune élégance, sans classe. Très loin du magnifique Sid 2001.

    Alsace Pinot gris« Clos des Capucins » 2007, Weinbach : Goûté à l’aveugle. Nez blindé de soufre d’où émergent péniblement des notes fugaces de litchi dès l’ouverture, puis plus stables des expressions exotiques et d’agrumes. Le soufre se fait dominateur et véritablement gênant. La bouche est dodue, grasse, lourde et alcooleuse. La finale est aromatiquement polluée par le soufre, marquée par de faux goûts, de mauvaises notes. Une bouteille catastrophique.

    Vouvray brut (base 2004), Foreau : Bulles présentes, bouche à la fois stricte et austère (minéral, acide, végétal); développement propre, nette, un peu neutre gustativement. Bon effervescent.

    Vouvray moelleux 1996, Foreau : Le nez s’ouvre sur des notes de camphre puis s’éclaircie sur des parfums de mangue et de safran. Grand pureté, nervosité, longueur, de la classe et une très belle harmonie d’ensemble caractérisent ce magnifique moelleux. Toujours aussi bon.

    Chinon « Franc de Pied » 2002, Baudry : Flacon goûté à plusieurs reprises. Nez fin et nuancé, une apparence bourguignonne (effet millésime?), nez fait de fraîcheur, de tenue et de retenue, de raffinement, sans explosivité vulgaire, qui distille des parfums classieux de framboise et petits fruits rouges acidulés. La bouche est agréable, svelte, subtile, longue, constituée autour de la pureté et de la netteté, possédant une superbe finesse tannique toutefois granuleuse mais glissante. Une très belle bouteille.

    Marcillac « Lo Sang del Païs » 2005, Domaine du Cros : Nez atypique, curieux, voire déroutant (pour ma part), mais for intéressant d’encre, de cassis, de poivre. Bel équilibre en bouche. Bouche pleine, sur le fruit, assez dynamique, de longueur correcte avec malgré tout un peu de rusticité, d’accroche en bouche. Un bon vin de casse-croute qui souffre peut-être de son passage après le Franc de Pied 2002.

    Coteaux du Languedoc « Cuvée Ultreïa » 2007 – Magnum, Mas de Martin : Orientation olfactive monolithique sur les fruits noirs. L’entrée en bouche apparaît de bonne augure, mais malheureusement s’écroule très, très rapidement. Elle se dégonfle comme un ballon de baudruche. Le liquide entre en bouche, s’évase tout en s’effondrant. Le vin ne possède aucune structure. Un vin sans matière, mais alcooleux qui finit sur des notes végétales. Une finale presque « métallique » est évoquée. Bof, bof!

    Bourgueil « Cuvée Ronsard » 2002, Jean Gambier : Bouche légère, un peu végétale, mais bien plus longue que la version 1996.

    Chinon « Clos Guillot » 2001, Baudry : Nez délicat et léger qui se construit autour de petites notes sauvages, des notes un peu animales, des notes fumés, de fruits rouges légers, un peu de poivron rouge également. La texture se montre également légère, un peu lâche, transparente, manquant peut être d’un peu de chaire, mais toutefois cohérente et assez longue. La jeunesse des vignes expliquant sans doute ces caractéristiques. Bon vin.

    Pépié – Côt du Pays Nantais 2009, Marc Ollivier : Le vin pourvoie des notes mûre de fruits rouge et noir (mûre, figue, airelle), d’épices. Bouche qui développe un joli volume, sans grande profondeur mais aussi sans creux. Bouche fine, coulante, glissante, moyennement longue. Bien.

    Moulin-à-Vent 2009, Jean-Charles Pivot : Nez intense, solide, poivré et floral. Bouche vineuse, pleine de caractère, assez longue. Bonne bouteille.

    Vouvray sec 2006, Foreau : Bouche molle, amère, des résiduels, sans vivacité et dynamique typiques des vins de la maison. On est loin du style tranchant habituel du domaine. Je n’aime pas du tout.

    Vouvray moelleux 2008, Foreau : Nez explosif et monolithique sur l’ananas, puis apparaît à l’aération de très belles notes d’amande sucré. Bouche en volume, sensuelle, où l’acidité a parfaitement intégré cette matière délicate et puissante. Finale bâtit autour de la fraîcheur. Superbe flacon!

    Chinon Croix-Boissée 2003, Baudry : Goûté à l’aveugle. Nez tout en retenu, fin, frais, minéral sur le calcaire, de la framboise, des effluves florales. Bouche qui possède de la sève, de la finesse, du caractère, mais pêche malheureusement par une légère astringence qui s’installe rapidement, avant la fin de bouche et qui coupe l’élan tannique. Plutôt bien pour le millésime malgré ces tanins accrocheurs dommageables.

    Bourgueil « Clos Princé » 1996, Gambier : Goûté à l’aveugle. Nez timide constitué autour d’une thématique de petits fruits rouges. Profil mince et étriqué. Bouche maigre, fluette au possible, dissociée, marquée par une astringence dès le milieu de bouche (excès d’extraction?) et une présence considérable de l’alcool. Bouche sérieuse mais vraiment peu amène, très sèche, anguleuse (acidité et alcool saillants). Bof, bof!

    CDR Château des Tours 2002, Reynaud : Goûté à l’aveugle. Nez pimpant, intense qui développe une large palette aromatique autour du poivre, de baies roses, de prune, de figue, « tabac blond ». La bouche est en revanche très moyenne, fine mais molle, sans dynamique réelle, dominée par des sucres résiduels et une expression considérable de l’alcool. Bouteille plutôt (très) moyenne malgré un beau nez attrayant et plein de charme.

    CDJ Les Chamois du Paradis 2004, Ganevat : Bouteille ouverte la veille. Nez intense et complexe, large arômatiquement, assez distingué et enjôleur qui dégage des effluves de beurre, de fruits exotiques et des parfums floraux. Bouche grasse, assez fraîche, longue mais dont la continuité est stoppée nette par une présence alcoolique bien trop prégnante qui marque ainsi la finale. Bouteille intéressante, pas mal.

    Beaujolais (blanc) 2005, Brun : Bouquet expressif, intense sur des notes de fruits exotiques, miel, fruits blancs. Bouche dodue, grasse, matière répondant présent marquée par un bâtonnage appuyée et qui manque pour ma part de relief structurel, de naturel. Bien fait toutefois.

    Chinon 1995, Guertin : Nez évolué typique et rustique de beaucoup de cabernets de Touraine sur des notes de fumée, animales, de poivron. La bouche possède encore de l’assise et une bonne mâche un peu abrupte.

    Cheverny 2009, Tessier : Nez compact, sérieux, mais aussi expressif et doté d’une certaine élégance où domine les effluves d’épices, de poivre doux, de fruits rouges toniques. Matière concentrée, juteuse, longue, vigoureuse. J’aime.

    Fleurie « Clos de la Roilette » 2009, Coudert : Goûté à l’aveugle. Nez élégant et racé qui exprime des notes de fruits rouges acidulés (groseille), de poivre, des touches florales discrètes. La bouche est fine, plutôt fraîche, mais aussi un peu fluette et ne possède qu’une longueur somme toute moyenne. Matière souple et bien mûre, dans un style assez léger qui séduit par l’élégance de sa texture. Manque un peu d’âme. Bouche correcte sans plus. Bien mais sans grand caractère, sans génie apparent.

    Bourgueil « La Chevalerie » 1995, Calot : Goûté à l’aveugle. Bouteille dont le nez est en demi-teinte, qui semble fatigué, en bout de course. Il développe des notes cacochymes de fruits et d’épices. La bouche est du même acabit, sans grand relief, exprimant un faible souffle. Une âme qui s’envole.

    Saint-Joseph 2006, Gonon : Goûté à l’aveugle. Olfaction assez profonde, sombre, explosive qui explore des expressions de lard, de fumée, de fruits noirs, d’épices, de violette. Bouche bien enrobée, fondue, fine, suave, moyennement longue, fruitée dans la discrétion, délicatement fumée, poivrée. J’aime bien. Beau et bon flacon.

    Gevrey-Chambertin 2005, Maume : Goûté à l’aveugle. Du bois, du bois, du bois! Nez vulgaire et bien étranger aux autres vins de ce domaine que j’ai déjà eus l’occasion de goûter, où transparaît des notes de vanille, de vernis, de parfums industriels. Aucune typicité du pinot tout comme celle de Gevrey. La bouche est elle aussi marquée en profondeur par ces stigmates. Très, très loin des (très) beaux Lavaux-Saint-Jacques 04 et 05. Je n’aime vraiment pas.

    Vouvray « Vin de lie » 1990, Foreau : Le nez propose des senteurs de noix, raisins de corinthe, prune, épices (curry, safran). La bouche est perlante à ses débuts avant de reprendre des formes plus classiques, avec un milieu gras, un déroulement sensuel. Vin long dont l’arômatique s’exprime sur la prune et les épices.

    Côte-Rotie 2002, Gasse : Goûté à l’aveugle. Nez avenant d’une grande fraîcheur claquante qui irradie de naturel, sauvage, sensuel, très fin distillant des arômes de violette, de poivre, de ronce, de fumée, un peu lardées également. La bouche dégage de la fraîcheur, de l’allonge, grains très fins, toucher tactile de grande classe, belle acidité, avec toutefois une pointe de rusticité en fin de bouche (petite accroche) et une très légère dissociation entre le tapis de tanins et le couple alcool/acidité. Fin, sensuel, sauvage. J’adore.

    Côtes-du-Rhône « La Mémé » 2007, Aubéry-Laurent : Goûté à l’aveugle. Magnifique nez dont je suis fou qui m’abreuve de fleurs bleues sauvages et capiteuses : violette, iris, …. Il dégage ici aussi énormément de sensualité et de féminité. La bouche est assez longue, grenue, finit toutefois un peu rapidement car asséchante en finale, dure. La bouche est en dedans. Elle se goûtait mieux il y a quelques mois. Bien+ tout de même.

    Irancy « Les Mazelots »1995, Podor : Goûté à l’aveugle. Nez typique de pinot, qui s’exprime avec une certaine élégance, sur la cerise rouge et de très légères touches florales, un peu végétal également. Nez très cassis le lendemain.

    Volnay 1er cru « Clos des Chênes » 1993, Lafarge : Goûté à l’aveugle. Nez élégant, mais aussi déroutant pour ma part car d’un impact minéral sans concession, écrasant le nez de tout son poids, et qu’il m’est difficile de caractériser (« pierre chaude », pierre brûlée, écaille fraîche de poisson marin, … ???). Dans un deuxième rideau olfactif le nez exprime des parfums de cerise rouge, queue de cerise, un peu kirsh. La bouche dégage de la prestance, elle est droite et suave, à la fois délicate et charnue, mise en tension par l’empreinte minéral ainsi que marquée en final par une fraîcheur saline qui envoie le vin dans une autre dimension (« sels minéraux » évoqués). Aucune aspérité, aucune amertume en final. De la classe! Très belle bouteille, déroutante certes, mais que j’ai beaucoup aimé et dont j’ai appris.

    Gevrey-Chambertin « Mes Favorites » 2000, Burguet : Goûté à l’aveugle. Nez ouvert, délicat, sensuel, frais qui concède des notes de framboise, de rose fraîche, mais aussi des notes rédhibitoires pour certains « d’huiles essentielles », stigmates peut-être d’un élevage non digéré. Belle acidité, beau déroulé pour une bouche marquée en final par de la volatile qui tend à la durcir. Le lendemain le vin s’est considérablement dégradé puisque étouffé par un élevage qui durcissait considérablement la bouche et débarrassait le nez de ses afféteries, atours de départ.

    Haut-Bailly 1970 : Goûté à l’aveugle. Nez évolué, tertiaire qui conjugue une palette large de parfums de café, humus, animal noble, tabac blond, foin, champignon. Bouche mince, mais encore vivante, fine, agréable, attrayante, glissante, patinée qui a conservé de la fraîcheur, assez longue et plutôt droite sur des notes de foin et de tabac perçues au nez. Beau témoignage et plutôt belle bouteille même si elle semble arrivée en fin de parcours.

    Pape-Clément 1998 : Goûté à l’aveugle. Nez intense et profond, marqué encore légèrement par son élevage, mêlant des senteurs de fruits noirs, de fumée, de beurre. De la maîtrise, de la retenue en bouche, voire une certaine prestance, de la classe où la bouche développe une forme aristocratique autour de tanins fins. Élégance et noblesse du boisé, finesse des tanins L’aération ne lui est pas favorable puisque la bouche devient un peu asséchante. J’ai beaucoup aimé.

    El bandito – Testalonga 2008, Craig Hawkins : Goûté à l’aveugle. Nez atypique où le bois n’est pas loin avec des notes fermentaires, pomme, poire, vanille, caramel, « bierre blanche » évoquée.

    Vouvray « Clos du Petit Mont – Excellence » 2005 : Goûté à l’aveugle. Pomme, gelée de coing, fleur de lys, mais aussi dramatiquement pharmaceutique (surtout le lendemain) et évoquant des notes de végétales rédhibitoires (« chou » évoqué). La bouche est molle, sans dynamique interne, sans race et classe, et marquée par du végétal. Certains autour de la table se demandent même si le vin n’a pas été chaptalisé (vu le comportement du vin en bouche, on pourrait en effet le penser). Une tragédie vouvrillonne!

    Vouvray moelleux « Réserve » 2005, Foreau : Goûté à plusieurs reprises et à l’aveugle. Prodigalité aromatique et assurance sans faille d’un nez qui exprime des notes d’amande dominatrice, gelée de coing, gelée de fruits blancs (raisin, poire), une touche fugace de mirabelle. Sensualité et persistance aromatique à revendre en bouche. C’est long et doté d’une grande finesse ainsi que d’une fraîcheur qui enrobe les résiduels et dote la bouche d’un caractère aérien. Une très grande bouteille et immense en devenir.

    Vouvray moelleux 1990, Foreau : Goûté à l’aveugle. Nez frais et attirant, voire envoûtant sur des arômes de mirabelle, de coing, de miel, d’épices. Bouche archétypale des vins de la maison avec un couple gras/résiduels et acidité en harmonie. De la verticalité qui transperce une bouche suave sans lourdeur et la laisse nette sur une gamme aromatique persistante miellée et épicée.

    Vouvray moelleux « Réserve » 1989, Foreau : Goûté à l’aveugle. La puissance au service de l’élégance. Toujours aussi grand! Mon préféré dans l’époque contemporaine.

    Vouvray moelleux « Réserve » 1997, Foreau : Goûté à l’aveugle. Prune, reine-claude, léger citron, épices, miel. De l’intention en bouche, de l’allonge, de la fraîcheur et de la plénitude, des sucres aériens qui donnent une classe folle au vin et lui confère aussi une grande buvabilité. Finale marquée par un duo fraîcheur/acidité sur des arômes de citron solaire et épices. Un vin sans une longueur inoubliable comparativement notamment aux autres Réserves. Très bien.

    Vouvray demi-sec 2005, Foreau : Goûté à l’aveugle. Nez retenu, muet qui s’exprime sous les effets de l’oxygénation tout en discrétion et nuance sur des notes d’amande et de fruits blancs. Bouche longue, droite, tonique sur des parfums d’amande. Persistance vive et fraîche.

    Vouvray sec 2007, Foreau : Bouteille goûtée à plusieurs reprises et à l’aveugle. Le nez s’ouvre sur le tilleul et l’amande. Bouche à l’acidité citronnée, transperçante sans être agressive, verticale, qui traverse le gras du vin pour harmoniser la bouche. Puis l’aromatique s’éteint pour laisser libre champ aux sensations tactiles de la bouche. Le tactile de la bouche est profondément minéral : on lèche littéralement le calcaire. Plus tactile donc qu’aromatique actuellement.

    Vouvray sec 2005, Foreau : Goûté à l’aveugle. Nez versatile où alterne une expression apparente nette (citron confortable, dominateur) et un retrait aromatique évident. Le vin s’éveille tout en se cherchant encore un peu. Bouche dense et alerte à la fois, sensuelle et droite. Le vin est véritablement massif en bouche avec une finale tonique mais aussi tannique; « un peu d’alcool » en finale est évoqué. Le nez citronné s’efface avec le jeu, les effets de l’oxygénation pour laisser place à une expression entièrement minérale (calcaire, craie).

    Morgon 2009 – Magnum, Lapierre : Goûté à l’aveugle. Nez terrien, précis et d’une magnifique pureté sur des notes de framboise, grenade, de pomme, « calvados » évoqué. Bouche glissante, fraîche, au grain très fin, pénétrante, vraiment persistante en bouche sur la pomme et la framboise. Un poils de dureté en finale. Étonnant ce mariage aromatique entre la pomme et la framboise, mais terriblement attirant. Grand!

    Hermitage 2001, Belle : Goûté à l’aveugle. Parfums délicats de cerise rouge, fumée, violette, ronce. Bouche un peu fluide, glissante et fine, structure élégante et plaisante, mais aussi timide et plutôt bien faite mais sans génie. Bouche sur la ronce et les fruits rouges. Elle manque de sève, de consistance et s’avère assez courte. Fluidité de la finale. Bonne bouteille mais ne possède pas la race, le génie du cru.

    Château-Neuf-du-Pape 1998, Clos des Papes : Goûté à l’aveugle. Palette olfactive sur la cerise, le tabac blond, des notes de garrigue, de l’alcool aussi. Bouche délicate, glissante, persuasive, articulée aux grains fins, longue où l’alcool ressort malgré tout. Très, très légère aspérité et finale un tantinet chaude. Bien+.

    Château-Neuf-du-Pape 2000, Vieux Télégraphe : Goûté à l’aveugle. Le nez distribue des arômes de figue, pruneau, cerise rouge, mais aussi trop d’alcool qui le rend presque vernis. Bouche dimensionnée, pleine, sèveuse, charnue, plus musclée que la précédente, mais aussi déséquilibrée où l’aspect alcooleux ressort nettement. Seul l’alcool persiste sans sapidité. Nez débridé sur l’alcool avec l’aération. Repoussant au final.

    Château-Neuf-du-Pape « Marie Beurrier »2001, Bonneau : Goûté à l’aveugle. Nez kalidéoscopique (avec l’action de l’oxygène), s’exprimant avec retenue, d’une élégance insigne, à la fois tout en nuance et en force, éblouissant, très fin, voluptueux, génial même, d’une sensualité envoûtante : végétal noble, cerise rouge, épice, poivre (poivre gris), baie rose, cannelle, ronce, cuir. Le vin attaque large, en volume et semble même vouloir dépasser les limites physiques de la bouche. Celle-ci est fraîche et profonde. L’équilibre est magistral; la silhouette élancée, volumineuse et éthérée, tout en féminité. Finale terriblement aérienne. L’alcool ne s’impose à aucun moment de la dégustation. Digestibilité d’école. La buvabilité est parfaite : j’en boirai jusqu’au bout de la nuit. Je vibre. C’est tout simplement fabuleux!

    Champagne BdB 1er Cru 1995, Moncuit : Goûté à l’aveugle. Nez expressif, ouvert qui s’exprime autour de nuances confites autour de la noix, frangipane, amande, noisette, pâtisserie, crème fouettée. Le vin développe une bulle fine non étouffante. Bouche dense, vineuse, du caractère, de la personnalité. La bulle se fait de plus en plus subtile, devient en bouche quasi imperceptible. Petite amertume sur le milieu de bouche. Belle bouteille.

    Montlouis Brut « Triple Zéro », Blot : Goûté à l’aveugle. Nez comme artificiel, forcé, grossier voire un peu vulgaire sur des notes de fruits blancs et fleur blanche (lys). Du volume en bouche, avec une neutralité aromatique, peu de sapidité donc; la finale est rétrécissante, asséchante. Peu de charme pour cette bouteille manquant de naturel. Je n’aime vraiment pas. Plus de préférence toutefois par rapport aux deux autres rencontres malgré les commentaires peu dithyrambiques.

    Parmi les vins dont je ne possède plus les notes (et évoqués au début du post), mais seulement quelques impressions générales (de souvenir), ont été dégustés : Vouvray moelleux 2009 du domaine (très bon), Vouvray demi-sec 2003 du domaine (je n’aime pas : chaleur, déséquilibre, peu de rectitude), Mazis-Chambertin 2001 de Maume (une grosse déception, pas de distinction, pas de race, pas à la hauteur du pedigree tout simplement), Mas Jullien 2001 (ma première rencontre avec ce domaine qui ne m’aura pas laissé une grande impression; déception assez partagé par ailleurs autour de la table).

    De cette campagne de vendanges, je retiendrai l’étourdissant CDP de Monsieur Bonneau (LE vin de cette longue série), le très beau Volnay didactique de Monsieur Lafarge, une « Mémé » séductrice au nez envoûtant, le naturel et sensuel CR de Monsieur Gasse, une Réserve 89 que j’adore toujours autant et dont je ne me lasse pas, une Réserve 05 en devenir mais d’ores et déjà immense, un demi-sec 08 de toute beauté (le plus grand de la décennie au domaine?), et un Cahors juste magnifique dont j’aimerai avoir quelques exemplaires en cave.

    Encore une fois, mille mercis à Philippe pour ces vins offerts si généreusement et au numéro 2 de la maison pour ses quatre très beaux flacons. Merci à ces deux hommes pour avoir élargi mes connaissances de cette passion qui anime chacun d’entre vous qui venait de finir cette longue lecture.

    David.

    DavidO
    Participant

    Quid du vin?

    DavidO
    Participant

    Trois semaines de pluie au mois de septembre pour ce millésime. Des maturités phénoliques sans doute pas toujours des plus abouties. Seule une sélection rigoureuse a pu faire naitre des vins de bonne qualité et sans doute en quantité infinitésimale.

    Il s’agit je pense de mettre le vin en valeur. Des saint-jacques justes poêlées et nacrées au coeur en fin de cuisson, un peu de sel de Guérande, un tour de moulin à poivre. Et hop! A table.

    DavidO
    Participant

    Un ou plusieurs blogs? Celui de Perrin peut-être?

    DavidO
    Participant

    Bonsoir PdGvins,

    Ce n’est malheureusement pas ma cantine et cela fait déjà un bon moment que je n’y ai pas mis les pieds malgré les éloges en filigrane que j’ai pu en faire précédemment. Je ne peux donc répondre de manière juste et actuelle à la question. De mémoire, toutefois, je me rappelle d’une carte assez courte, avec peu de vignerons et de références. La tarification m’est apparu lors de mon dernier passage plutôt honnête. Pour prendre les vins de F. Chidaine, je crois que les prix était multiplié par deux par rapport aux prix publics. Voilà. A vérifier tout de même.

    David.

    DavidO
    Participant

    Relecture trop rapide. Scoll en avait déjà parlé. 8-)…… Pour ce type d’établissement, il vaut mieux deux fois qu’une.

    DavidO
    Participant

    A la relecture de ce post, je constate qu’il manque un grand classique de la cuisine Tourangelle. Sacrebleu! Etonnant que tu n’y ai pas pensé Jean-François! Il s’agit de La Chancelière qui se trouve à Montbazon. Voici l’adresse précise:

    La Chancelière
    1 Place Marronniers
    37250 Montbazon

    Bon! Ceci étant, il faut tout de même savoir que le restaurant changera de mains à partir du premier septembre; et c’est Olivier Arlot qui assurera la succession. Le chef actuel, Michel Gangneux restera encore quelques années a priori pour accompagner M. Arlot. Un beau duo en perspective.

    David.

    DavidO
    Participant

    Bonjour à tous,

    Après une lecture des plus rapides, le Domaine Claude et Catherine Maréchal accède au niveau de la deuxième étoile; le Domaine Arlaud obtient sa primière étoile, tout comme le Domaine Alain Michelot et celui de Cécile Tremblay; le Domaine des Perdrix en perd une tout comme Vincent Dancer dont le domaine est rétrogradé à une étoile. Olivier Leflaive en perd également une, alors que le Domaine Bruno Colin accède à la première. On remarque aussi le retour dans le guide du DRC.

    Pour La Loire, on note l’acquisition par Stéphane Bernaudeau, Xavier Weisskopf et Alexandre Bain de leur première étoile. Le Domaine Vacheron obtient quant-à lui sa deuxième étoile. Le Domaine FL perd son étoile.

    Voilà pour compléter le tableau.

    David.

    DavidO
    Participant

    Merci Philippe pour ce complément apporté à l’explication de Julien. Au final, je ne regrette qu’à moitié mon interpellation (bien maladroite, c’est vrai) puisque cela m’a permis d’apprendre quelque chose. Je goûterai dorénavant différemment.

    DavidO
    Participant

    C’est vrai. Il ne l’a pas écrit. Je l’ai interpellé maladroitement en écrivant les mots « fût neuf ». J’aurai dû tourner 7 fois le clavier dans ma bouche avant de l’écrire :S. Mais au-delà de cette erreur (Maxi Mea Culpa Gildas. Voudras-tu un jour me pardonner? 8-)), je souhaitais l’interpeller avant tout sur son ressenti, sur le goût de boisé qu’il a perçu dans cette cuvée au regard des types de fûts utilisés. Et le fonds de la question est là. Je pense que ceux qui ont suivi les échanges précédents l’ont compris (au-delà de mon utilisation maladroite des deux mots susnommés). Et je l’ai d’autant plus interpellé que je l’ai moi-même goûté sans percevoir le dit goût, et en mettant bien assuré que cette cuvée n’avait vu que des fûts de 4-5 vins. Et de tels fûts (à mon humble connaissance) ne marquent pas les vins. Ca, je crois le savoir. Des fûts d’un ou deux vins, ok. Mais pas d’aussi vieux fûts. Non??????? Si c’est le cas, tant mieux (si l’on veut), j’apprends quelque chose……… Alors, après, que des fûts si vieux nettoyés avec le système de lavage dont tu parles dans lesquels sont entonnés des vins qui ne « possèdent pas de corps pour digérer le bois » marquent les vins, Ok. Juste une question pour mieux comprendre dans ce cas. Le système de lavage que tu évoques, en nettoyant les fûts, restaurerait en quelque sorte le bois en éliminant la pellicule intérieure usagée? Il leur redonne une nouvelle jeunesse? Suis-je clair?

    DavidO
    Participant

    Ceci étant, des mp échangés avec un de tes compagnons de dégustation confirment que Touche-Mitaine 08 se goûtait boisé. Ce que je trouve toujours aussi bizarre, étrange.

    DavidO
    Participant

    Hello Gildas,

    Goûter un vin en lui trouvant un léger boisé (aussi léger soit-il) alors qu’il n’a jamais vu de bois neuf, seulement des fûts de 4-5 vins, comment dire…… cela m’interpelle, m’interroge. 😉

    Pas toi? Rien ne te choque?

    DavidO
    Participant

    Bonjour à tous,

    « [i]Montlouis Sec Touche Mitaine 2008

    Dégusté sur fûts ; élevage avec 30% de futs neufs ; pas de malo ; soufre libre 0 mg ; 15° alcool.[/i]  »

    « Touche Mitaine, Montlouis 2008 : caractère incisif sur de belles effluves d’agrumes, affirmant une fin de bouche salivante et pulpeuse grâce au léger boisé et une salinité percutante. Bien + »

    Messieurs Patrick et Gildas, bravo pour vos comptes-rendus. Toutefois, je pense que des corrections s’imposent puisque cette cuvée ne voit pas le bois neuf.

    Cordialement,

    David.

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