DanielG

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  • DanielG
    Participant

    Bonjour, pour moi un grand vin est un vin que l’on a attendu assez longtemps pour qu’il se livre enfin.Le tout c’est qu’il soit vivant . René Daniel Descartes.

    DanielG
    Participant

    Bonjour et bon dimanche à tout le monde.
    J’aimerais bien avoir des avis sur les millésimes récents de Pontach Lynch. J’ai le souvenir du 82 qui avait beaucoup de fruit et de force et du 85 que j’ai encore goûté recemment. Au début, le 85 par rapport au 82 ne me parlait(plaisait) pas et puis maintenant, sans avoir le fruit du 1982, il est complexe en bouche et assez passionnant: on a une structure type liqueur de margaux qui se superpose à une structure tannique type haut-médoc. Les deux semblent ne devoir jamais fusionner. C’est intéressant. Quelqu’un a-t-il goûté des millésimes récents et déja buvables(96, 2001 par exemple)?
    Daniel

    DanielG
    Participant

    Bonjour j’avais discuté il y a 20 ans avec Mr Boyer. C’était un des derniers vignerons à avoir un petit troupeau de moutons pour le fumier et les rotations culturales. Je ne sais pas s’il en a encore. Il m’avait donné une photocopie d’un article où était présenté l’historique de la propriété. Déja on apprend qu’un ancien propriétaire le marquis d’Aligre ne souffrait pas que l’on trouve son vin dans le commerce « tout entrait dans sa cave et n’en ressortait que pour la table ou pour quelques cadeaux de loin en loin ».Ensuite il était surnomé le Bordeaux défendu car sur les vieilles (et tellement belles bouteilles) il était moulé d’un côté « Margaux Bel-Air Marquis d’Aligre » et au dos »Défense d’en laisser ». Je vais pieusement appliquer la méthode que vous m’indiquez ouvrir 24 heures avant de consommer sur le 75,78 et 82 qu’il me reste en cave. Car pour l’instant(avec le 90) je l’ai toujours trouvé fermé mais pas désagréable. J’attendais simplement qu’il se transforme comme un vrai Margaux en liqueur de framboise. Il le fera j’en suis sûr.
    Sinon je suis d’accord avec Etic il y a d’autres Margaux au prix accessible fait par des passionnés: Pontac-Lynch, Marsac-Séguineau, Tayac(quel 82 Margalais!mon meilleur souvenir de vin en 2005).

    Personnellement je pense que pour qu’un médoc soit régal il lui faut entre 10 et 20 ans selon le millésime et la qualité. C’est mon opinion et je respecte ceux qui aime les médoc jeunes.
    Daniel.

    DanielG
    Participant

    CR: Château Carbonnieux rouge 1985
    Bon bouchon encore souple.
    -nez de pâte de coing, d’oranges confites.
    -bouche de réglisse, cuir, humus et sel.
    -fin de bouche eau de vie de prune,saupiquet.
    a tenu sur 21 ans avec les honneurs.
    Les blancs de 1986 que j’avais achetés ont été très agréables, pas très forts mais très fins.
    Daniel.

    DanielG
    Participant

    CR: Château Carbonnieux rouge 1985
    Bon bouchon encore souple.
    -nez de pâte de coing, d’oranges confites.
    -bouche de réglisse, cuir, humus et sel.
    -fin de bouche eau de vie de prune,saupiquet.
    a tenu sur 21 ans avec les honneurs.
    Les blancs de 1986 que j’avais achetés ont été très agréables, pas très forts mais très fins.
    Daniel.

    DanielG
    Participant

    CR: Château Carbonnieux rouge 1985
    Bon bouchon encore souple.
    -nez de pâte de coing, d’oranges confites.
    -bouche de réglisse, cuir, humus et sel.
    -fin de bouche eau de vie de prune,saupiquet.
    a tenu sur 21 ans avec les honneurs.
    Les blancs de 1986 que j’avais achetés ont été très agréables, pas très forts mais très fins.
    Daniel.

    DanielG
    Participant

    Oui mes excuses Chritophe Jallot.
    Daniel.

    DanielG
    Participant

    (tu)Bonjour,bravo pour le post qui est d’une excellente tenue(comme le vin) et le classement de l’équipe de Luc Javaux qui est sans appel. Je voudrais juste ajouter que le Chateau La Louvière est toujours accessible en prix en blanc comme en rouge. Et puis une question dans quel millésime et de quel chateau peut-on humer et goûter le fameux « galet/silex heurté » qui est pour moi la marque exceptionnelle du terroir des graves?
    Daniel.

    DanielG
    Participant

    Bon dimanche à tous!
    J’interviens dans le débat sur Haut-Bailly 1988 pour apporter le témoignage qu’il fût ma dernière grande découverte de Bordeaux au 1ier de l’an 2002.
    Je compris pourquoi les bordelais ont toujours un coin de leur coeur dans les graves.
    La sensation au nez et en bouche était comme de la confiture de raisin qui semblait venir d’être cuisiné. Dans les écoles primaires il y a longtemps on distribuait dans des petits sachets plastiques cette confiture aux élèves avec du lait frais vitaminé.Le vin n’avait pas la notion du temps. Du plaisir à l’état pur sur une côte de boeuf cuite surbois de chêne.
    L’été suivant,je voulus le faire découvrir à un ami et ce fut un ratage complet à cause de la chaleur (été 2003). Il me reste 6 ou 7 bouteilles et, croyez-moi,
    je ne vais pas les gacher. Daniel.

    DanielG
    Participant

    Bonjour, j’ai partagé 2 St Estèphe 1986 durant les fêtes.
    J’avais goûté à plusieurs reprises, la dernière il y a 4 ans je crois.
    Je n’y croyais pas trop, vu qu’ils sèchaient en finale il y a 4 ans.
    Et bien non, il s’est remis :
    -bouchon: parfait, ne se casse pas en deux si on le plie lègèrement.
    -nez pas très puissant mais stylé de cèdre vanillé.
    -robe sombre peu évoluée comme beaucoup de 86.
    -boucle velouté, structurée, longue, fruit avec de la vanille fanée.
    Très bonne surprise, pour les St Estephe j’ai l’impression qu’ils s’ouvrent, se ferment, s’ouvrent, se ferment. Ils faut les suivre et pour cela LPV c’est parfait.
    PS je suis addict à Phélan Ségur depuis 1970 je crois.

    DanielG
    Participant

    Bonjour, la bonne question en effet est :il y a-t-il du terroir dans la bouteille? ou il y a t’il :
    -du marqueting(cela me gène pas si ce sont pas les amateurs qui se font avoir et si les prix sont raisonnables),la vente bien faite est indispensable.
    – du bois(cela me gène pas s’il y a beaucoup plus de fruit)
    – du micro-bullage (là ça me gène un peu plus car maintenant beaucoup de Bordeaux sentent comme des côtes rotis il y a 20 ans et est-ce qu’ils sentiront autant dans 20 ans, mon âge de prédilection pour boire un Bordeaux ).
    – du brûlé de bois pourquoi pas pour amener un peu plus de complexité au vin.

    Mais surtout, est-ce qu’il y a au moins un homme (ou une femme) qui sait parler de la terre comme Jean Giono et s’en occuper comme Emile Peynaud: »Donnez-moi les meilleurs raisins du monde et je vous ferais le meilleur vin du monde. »

    Plus clairement une belle femme avec les yeux surlignés, je trouve cela très naturel, mais……

    Ou autrement à Yquem, tout est parfait. Les pieds et les baies sont les plus grosses que je n’ai jamais vues, le drainage du moyen-âge permet aux racines de descendre très profondemment, les rendements sont bien en dessous de ceux autorisés, là il y a du terroir dans la bouteille. Et il y a plein de Bordeaux aux prix raisonnables où il est présent.

    DanielG
    Participant

    Bonne année à tous,
    Le vin que j’ai en référence et qui à mon avis le restera toujours: Domaine des Célestins 1986,un miracle de la nature.
    Le jour où j’ai eu la chance de le déguster à la barrique avec le maître de la vigne, j’ai eu l’impression d’avoir les cheveux se dressant sur la tête comme au Palais de la Découverte à Paris lors des démonstrations sur l’électricité statique. Mes papilles me sont revenues quelques heures plus tard(je croyais les avoir définitivement perdues). Sonné, je me souviens que j’entendais dans une sorte de brouillard Monsieur Bonneau me disant qu’il pensait que ce devrait être un vin de garde……
    En blanc, au même niveau Chateau Yquem 1959.La perfection des odeurs ,du gras, de la liqueur de tous les Sauternes dans une année bénie des dieux.

    Je suis le premier depuis son départ de cave et il m’en reste 8 bouteilles . Aucun du second malheureusement, Le premier a eu une structure tannique impénétrable pendant 12 ans (du goudron, il a fait caler un de mes amis « boit sans soif »à 3 heures du matin), et depuis de multiples fleurs voient le jour au dessus de la muraille de Chine. Un chef d’oeuvre par un Maître Vigneron.
    Des bonnes bouteilles aux bons momments à tous et que l’exceptionnel reste l’exceptionnel pour tous. Daniel.

    DanielG
    Participant

    Bonjour à tous, un apport à la discussion car comme Claudius je pense qu’un vin à grande mâturité n’a rien à voir avec un vin jeune. Ma contribution au post: qu’est-ce qu’il peut se passer lorsqu’un vin a atteint un âge canonique:
    1/C’est devenu un fluide ressemblant à de l’eau avec quelques colorants ajoutés.Aucun intérêt et l’on a eu tort d’attendre.
    2/C’est un vin en pleine expression d’arômes, de senteurs, de saveurs et l’on a bien fait d’attendre 10,20,30ans ou plus. Apparait avec ces vins le problème des goûts de poussières. Avec un St Estèphe 83 vendredi, ce goût est apparu à l’ouverture et a complétement disparu 36 heures après. Fallait-il le mettre droit la veille? C’est un phénomène alléatoire que je ne comprend pas, sauf qu’il ne faut jamais boire un vin de 20 ou 30 ans juste après l’avoir fait voyager, il met des mois et des mois à s’en remettre.
    3/Le vin se transforme en ovni et les saveurs d’acides, de sucres, de sels, d’amers apparaissent dans leur pureté d’expression et pour moi c’est le paradis des terroirs. Mais il faut aimer ces sensations, il faut aimer jouer(car pour moi si le vin a tenu il n’y a plus de petits, de moyens et de grands vins mais des vins de volonté d’homme).Dans les millésimes pluvieux il me semble que cela mette 10 ans à arriver, donc il faut surveiller pour ne pas arriver au stade 1 et le boire au moment de la mutation, mais pour les millésimes solaires il faut des dizaines d’années.
    Je comprend absolument que d’autres personnes préferrent les vins jeunes.
    Moi-même je me souviens de très beaux vins sur le fruit(dont tous les Sauternes ). Daniel.
    PS: je n’ai pas encore ouvert la caisse de Poujeaux 90,millésime solaire, acheté en primeurs d’après les conseils de la RVF.

    DanielG
    Participant

    Bonjour Thierry, c’est une recette qu’avait donnée Fredy Girardet à Cuisine et Vins de France au début des années 90. Pour ma part, je l’ai souvent réussi pour des amis avec des sauternes que tu connais peut-être: Chapelle St Aubin 75,76,81,82, Chateau de Veyres 67,76, Chateau Sigalas-Rabaud 88,98,99 et d’autres occasionnellement. Comme pour tous les salé-sucré c’est un équilibre. La principale difficulté est de savoir réduire une crème fraiche sans la faire tourner, c’est à dire un feu gaz très très doux. On démarre avec le sauternes qu’on réduit très très doux d’un tiers puis on rajoute la crème et l’on réduit le tout à nouveau. On sale un peu quand on met la crème, quelques secondes avant la fin de la cuisson on rajoute le safran(du bon et frais), on rajoute un peu de crème pour l’onctuosité, on rectifie en sel et on sauce les St Jacques avec en garniture des petits tronçons de jeunes poireaux et des fines barettes de carotes revenues sans brunir au beurre. Si c’est réussi grand moment garanti. La cuisine c’est zen et il est nécessaire que tous les ingrédients de départ se retrouvent en goût entiers à l’arrivée.Important: quand c’est prêt, il faut servir, cela n’attend pas. Daniel.

    DanielG
    Participant

    Bonjour, à mon avis on peut dire les deux. Quand on dit coquilles, on sous-entend que le mollusque est dedans. Pour rire cela me rapelle une chanson française qui dit « les mots sont devenues des coquilles vides ».
    Pour en revenir au post, je les sers avec un grand sauternes. Poellées une minute sans rien d’un seul côté. Quand le dessus est chaud je les réserve.
    Je réduis tout doucement le même sauternes ensuite je réduis de la crème non stérilisée avec, rajoute en fin de réduction du safran, je rectifie avec du sel et cela le fait. Daniel.

    DanielG
    Participant

    Bonjour Claudius, ce que j’ai voulu dire sans aucune animosité c’est que certains préferrent les vins vieux, d’autres les vins jeunes, certains aiment un habillage et une technologie parfaite, d’autres sont plus penchés sur le terroir(qui pour moi se révelle souvent tard).
    Pour avoir goûté plusieurs millésimes de Cos Labory(mais pas encore le 90) j’aime bien sa spécificité de commencer comme un pur Saint Estèphe et d’avoir une finale ressemblant à ses bons concurrents de l’autre côté de l’estuaire de la Gironde. Je pense que cela me le ferait reconnaître et c’est ce que je recherche dans le vin, les racines.
    J’adore aussi Meyney qui a son style à lui. Cordialement. Daniel.

    DanielG
    Participant

    Bonjour, je compte ouvrir la caisse de Cos Labory 90 cet hiver ou l’hiver prochain. Je me rend compte en lisant LPV que tous les goûts sont dans la nature et personnellement j’aime les vins typés et Cos Labory pourrait faire partie des vins que je reconnaitrais à l’aveugle. J’ai regretté la dernière bouteille de 88(de 12) bue il y a 5 ans environ.Et très important pour moi c’est à la portée de toutes les bourses. Soit sa finale est abrupte mais bon sang un peu de caractère cela fait du bien. Daniel.

    DanielG
    Participant

    Bonjour, je trouve le forum accord « met et vin » très intéressant. Je vais essayer de répondre à un accord que j’ai essayé il n’y a pas longtemps. Deux préalables:En premier quelle pintade et en second quelle cuisson des cèpes.
    La pintade, essayez d’en touver une de 1.8 kg, qui ressemble à un poulet, venue doucement dans une ferme. Je sais c’est pas facile mais cela change tout. Là vous pouvez mettre des vins un peu plus tanniques. Cuisson à l’étouffée bien sûr.
    Deuxièmement les cèpes: à la bordelaise ou à l’aveyronnaise. Lègèrement grillés avec ail et persil non grillés ou cuits dans leur eau sans changer l’huile à l’étouffée. Bon l’essai était il y a un mois avec une pintade de 1.8kg(se trouve sur le marché de St Affrique le samedi) et des cèpes à l’aveyronnaise. Deux bouteilles Sociando-Mallet 89 et Côtes du Rhône Charvin 2004. Les deux vins étaient carafés et excellents , étaient servis ensembles et la gourmandise allait vers le domaine Charvin pour sa liqueur de fin de bouche. Le Sociando-Mallet aurait été plus à l’aise sur une entrecôte bordelaise(la vrai avec échalottes grises et sarments) je pense. Daniel.

    DanielG
    Participant

    Bonjour, je me joins à vous pour apporter mon témoignage sur le très bon souvenir que m’avais laissé Meyney 1978 . Dans ce millésime qui est mon préferré de la décénie 70, il avait tout le caractère Stéphanois à un prix doux. J »ai goûté le 2002 qui est gras, volumineux, bien habillé , il y a un an sur le fruit. Mais c’est beaucoup trop jeune pour moi,quoique cela etait bon à l’instant. Daniel.

    DanielG
    Participant

    A Thierry merci je n’avais pas trouvé la rubrique. Daniel.

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