Hervé Kaufmann

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  • Hervé Kaufmann
    Participant

    bonjour,

    j’ai tjrs de la peine avec ce discours qui consiste à dire qu’avec, 15, 20, 30 …grammes de SR, un vin peut se goûter sec:S…. De qui se moque-t-on ? Si je peux entendre ce discours jusqu’à une dizaine de grammes de SR, au-delà, je ne comprends résolument pas. A moins d’avoir une acidité vertigineuse dans le vin (et dès lors le sucre cache la misère…. ce qui n’est manifestement pas le cas avec Deiss ! ), ou de s’adresser à des palais totalement blindés par l’abus de « soft drinks », cela sort de mon entendement. Voici pour mon petit coup de gueule.:?

    Si je peux comprendre qu’un vin demi-sec (et encore avec 30 g de SR, on est résolument dans le demi-doux::o…), peut parfaitement accompagner de très nombreux plats, il faut nommer un chat, un chat, et là je m’adresse aux producteurs (alsaciens, valaisans et autres), qui affirment de telles choses…). Je reste néanmoins sceptique sur l’accord d’un tel pinot gris avec des oeufs, fussent-ils truffés, à moins que la recette n’intègre du…. sucre.:o N’étant néanmoins pas totalement obtusB), je lirai attentivement le CR de cette association. J’imagine par contre parfaitement qu’avec un grand sauvignon cela ait pu fonctionner.(tu)

    Cordialement

    RV

    Hervé Kaufmann
    Participant

    Les oeufs et le vin, voici un mariage pas facile. A fortiori avec des truffes, l’alliance entre un ingrédient assez basique et l’autre éminemment noble…

    Je privilégierais plutôt un vin sec à cause des oeufs… Pas vif, mais sec quand même. Les oeufs s’accomodent parfois assez bien d’un mousseux, pas trop fin, pas trop vif, un rien rustique, un gaillac, un crémant, un Limoux, un Saint-Péray, un Bugey ? Pourquoi pas une marsanne (Saint-Joseph, Crozes-Hermitage ou du Valais…) ou un jurançon sec, avec quelques années au compteur, ces vins évoluent avec l’âge assez volontiers sur des notes truffées… Eventuellement un blanc plus « passe-partout », chardonnay, sylvaner ou pinot blanc, cuvée générique; éviter peut-être un grand cru…

    Hervé

    Hervé Kaufmann
    Participant

    CR: Domaine Schoffit, Clos Saint Théobald, Gd cru Rangen de Thann, Riesling, 1996

    Aspect : jaune assez intense, reflets orangés, très gras, lumineux, limpide. Nez : fin, épanoui, beaucoup de fraîcheur, quelque chose de minéral, évoquant le gypse, notes citronnées, pamplemousse, pêche, quelque chose d’un peu épicé (cardamome ?), des nuances pétrolées. Bouche : attaque ample, sèche, beaucoup de matière, un très joli gras, une grande tension tout au long de la bouche, une note presque saline, une belle longueur très fraîche, presque un peu stricte, avec un peu d’amertume. Globablement, un très bon riesling mature, racé, à l’équilibre très sec. Son évolution dans le verre laisse à penser qu’il ne faudra plus trop l’attendre. TRES BIEN. Un riesling pour les amateurs de vin très droit et tendu, à boire impérativement durant un repas.

    Ayant acheté un lot de 6 bt dans une vente aux enchère, je suis rassuré par cette bouteille, qui doit être la quatrième, car la troisième, bue en début d’année, était manifestement oxydée.

    Hervé

    Hervé Kaufmann
    Participant

    CR: Henri Cruchon, Les Lugrines, 2003
    Aspect : rouge rubis, encore de belle intensité, à peine évolué, gras, limpide. Nez : puissant, épanoui, une légère note poivronnée, fruits noirs, avec une note réglissée, pivoine, à l’évolution fruits rouges, framboise. Bouche : attaque ample, tanins denses, mais sans astringence, du gras, de la concentration, avec juste ce qu’il faut d’acidité, finale corsée, tonique et longue. Un rouge puissant, concentré et tonique, dans un millésime solaire, avec tout de même 14 ° annoncé au compteur, peu au courant en appellation Morges… Très bien. Cet assemblage de pinot noir (80 %) et gamay (20%) a bien évolué et devrait encore faire un bout de chemin, trois ou quatre ans probablement.

    Hervé

    Hervé Kaufmann
    Participant

    voici une cuvée que je sirote régulièrement depuis une année et demi, suite à un achat à Arvinis, toujours avec le même plaisir. Il s’agit d’un vin doux, issu de raisins apparemment flétris sur souche.

    Aspect : jaune moyen, gras, dense, lumineux et limpide. Nez : trés typé du cépage, élégant, fin, très fruité, pêche, abricot, poire, une note de prune jaune, une nuance de raisin sec, une impression légèrement épicée, épanoui, mais encore très frais et juvénile. Bouche : attaque onctueuse et douce, très bel équilibre entre un gras voluptueux et une fine acidité racée, de la concentration, mais aucune lourdeur, une finale fraîche et persistante. Un très bon vin doux, délicat, élégant, racé, gourmand, avec une excellente buvabilité. TRES BIEN +. Il donne bcp de plaisir maintenant, mais devrait pouvoir réserver quelques bonnes surprises au vieillissement, sur trois ou quatre ans au moins. 20 francs les 50 cl = un très beau rapport prix plaisir. (tu)

    Hervé

    Hervé Kaufmann
    Participant

    Merci Christophe pour ce CR auquel j’adhère pleinement. ;-)… Pour ne rien cacher, le caviste en question est le club DIVO, à Penthalaz.

    Superbe dégustation, ou le niveau évoluait entre bien et très grand. Des vins concentrés et typés, mais jamais au détriment de l’élégance, sauf peut-être sur la cuvée Cabassaou, avec une concentration tellement énorme que l’on se pose des questions sur sa digestibilité. Les 2007, domaine, Tourtine et Migoua, vont rejoindre ma cave, d’autant plus que c’est le millésime de mon aînée.–

    Hervé

    Hervé Kaufmann
    Participant

    Jolie bouteille, que ce vin, assemblage de syrah 90%, de roussanne et de marsanne, 5% chacun.

    Aspect : rouge grenat, un peu évolué, limpide et brillant. Nez : un rien froid, poivre, café, une note de cuir et de graphite, une impression un peu viandée, évoluant sur les fruits rouges, framboise. Bouche : attaque souple, concentration moyenne, un bel équilibre où tout est fondu, des tanins avec un joli grain, l’alcool et l’acidité joliment filigranée, se terminant sur une finale de belle longueur avec une belle définition aromatique. Voici un beau vin du roussillon, mature, fin, élégant et racé. Le nez fait fortement référence à partie nord de la Vallée du Rhône (encépagement oblige…), voire au grands ligériens, la bouche évoque certains bourgognes et la finale rappelle par sa fraîcheur les bons gamays issus de terroirs granitiques. TRES BIEN. A boire dans les deux ou trois ans.

    Hervé

    Hervé Kaufmann
    Participant

    alors Thierry, ton séjour roumain a-t-il pris fin ?

    cordialement

    Hervé

    Hervé Kaufmann
    Participant

    Pinot gris, 2009

    Aspect : beau jaune moyen, lumineux et limpide, reflets un rien cuivrés, belle densité. Nez : très épanoui et typé, fruits jaunes, poire, prune, épicé, un rien mentholé, un pointe miellée, très frais, fin et direct. Bouche : attaque très ample, superbe évolution, marquée par un très bel équilibre, un gras voluptueux, une belle acidité, en partie carbonique, qui transporte très bien le vin tout au long de la bouche, beaucoup de concentration, finale très éclatante, aromatique, un petit rien sur l’alcool, et d’une grande longueur. Un très bon vin typé, gourmand, concentré et superbement balancé, malgré ses 14,8 ° annoncés.. TRES BIEN. Je n’attendais pas une telle concentration au bord du lac de Zurich. Une très belle découverte.(tu)

    Hervé

    Hervé Kaufmann
    Participant

    amusant de voir comment des illustres inconnus peuvent débarquer dans un forum auxquels ils n’ont jamais contribué, ne se sont jamais présentés, en espérant pouvoir y entrer comme dans un hall de gare, se servir ou plutôt être servis, puis probablement disparaître à jamais….

    o tempora, o mores ! comme aurait dit le grand Ciceron.

    bonne journée.

    Hervé

    PS : Babou 94, un petit détour préalable par la charte LPV vous aurait peut-être évité de vous prendre un parail râteau… Par ailleurs, j’imagine que certains des vins de votre liste sont commentés dans les forums y relatif (Bordeaux, Bourgogne, etc…).

    Hervé Kaufmann
    Participant

    Sauvignon blanc 2009

    Aspect : jaune pâle, gras, densité, brillant et limpide. Nez : typé du cépage, fruité, citron, groseille, impression légèrement végétale, fleur de sureau, simple, frais, fin. Bouche : attaque assez ample et souple, sèche, belle évolution, du volume, de la concentration, de la fraîcheur, finale fraîche, ample et de bonne longueur. Globablement un sauvignon olfactivement un peu sur la retenue, mais bien fait, frais, typé, de bonne densité et présentant un bon équilibre. BIEN. A suivre dans son évolution en bouteille.

    Hervé

    Hervé Kaufmann
    Participant

    Surprenant ce désir ardent des absents de savoir tout de suite ce qui s’est passé….(td)

    Alain, tu as recollé les pages de ton agenda ? 😉

    cordialement

    RV

    Hervé Kaufmann
    Participant

    Merci de du super reportage et pour l’analyse pointue et toute en nuances.

    Voici qui donne en effet envie de retourner dans cette belle région.

    Cordialement

    RV

    Hervé Kaufmann
    Participant

    Salut Laurent, bonjour à tous,

    A ma connaissance, aucun des clubs de vin ou des cavistes que je connaisse, ne propose du chasselas allemand, au mépris de la production indigène. Par ailleurs, ils valorisent beaucoup des producteurs biologiques, voire biodynamiques. Pour le reste, tous les produits qu’ils vendent ne sont en effet pas tous équitables, biologiques ou avec un bilan écologique favorable. Je te le concède sans aucune réserve.

    Si l’on veut appliquer à fond le concept d’achats « éthiques », encore faut-il entendre ce que l’on met dans ce « label » fourre-tout. Appliquer de façon intégriste, il ne faudrait rien acheter qui a été produit à plus 10, 20, 30, éventuellement 100km de chez soi. Cela veut dire, pour un Neuchâtelois des montagnes comme toi ou un Lausannois comme moi, en substance, adieu vins valaisans, grisons, alsaciens, bordelais, bref notamment tous les vins français, etc… Au revoir ,également ananas, bananes, mangue, café, thé, cacao, riz, etc…. Ce qui a des effets négatifs pour certains pays du Tiers-monde, si l’on renonce totalement à ces produits, certains paysans, du commerce équitale ou non, de ces pays ne s’en sortiront pas mieux.

    Pour moi, le mot éthique ne veut rien dire, car il recouvre trop de concepts différents J’en identifie trois principaux.

    Il peut vouloir dire qui a été produit de façon pas trop défavorable à l’environnement, donc le plus souvent biologique ou un concept approchant. Mais on peut produire des haricots en Egypte ou au Kenya de façon biologique (à nouveau un clin d’oeil à la coop ou à la migros…), mais en puisant à grand frais dans la nappe phréatique d’une région désertique, puis les importer à coup de tonnes de kérosène de là-bas….

    Il faut donc en plus du bio, être attentif à l’ensemble du bilan carbone et éviter d’acheter des produits hors saison ou qui viennent de trop loin, ça c’est l’aspect plus globalement écologique ou environnemental, quui rejoins l’idéologie des « locavores », auxuels je tente d’adhérer un maximum pour les fruits et les légumes.

    Ensuite, le concept éthqiue peut s’appliquer aux conditions de travail et d’existence de ceux qui produisent de tel produits. On peut faire du bio, et du proximal, en payant ses employés agricoles au lance-pierres et au mépris des droits syndicaux les plus élémentaires. Je préfère pour cet aspect des choses parler de commerce « équitable« . Mais là encore, on peut acheter du miel équitable qui vient de l’autre bout de la planète et produit de manière totalement conventionnel, équitable n’équivaut pas à biologique ou écologique…

    Il appartient donc à chacun d’être attentif à ces différents aspects, production respestueuse de l’environnoment, produit de proximité et de manière équitable… pas facile de coller à ces trois exigences cumulativement.

    Il n’en reste pas mois qu’il est possible aujourd’hui en Suisse de se tourner vers des formes de consommations qui s’approchent fortement d’une ou plusieurs de ces trois exigences. Je ne jette aucunement la pierre aux grandes surfaces, mais je n’achète pas tout à la Migros par exemple. Il n’en reste pas moins que la plupart des enseignes de la grande distribution tentent de proposer des produits biologiques, écologiques, voire équitables, mais bcp plus rarement répodant à ces trois exigences. Reste par ailleurs le prix, qui est peut être un élément discriminant, tout le monde n’ayant pas les moyens de manger bio, équitable et écologique. Cela ne doit toutefois pas empêcher tout en chacun de se nourrir et plus globablement d’acheter de manière consciente et donc un peu réfléchie. Voilà pourquoi je n’achète jamais du vin à la Coop ou chez Denner,car lorsque je bois du vin, j’aime bien savoirr qui l’a produit et comment.

    Cordialement

    RV

    Hervé Kaufmann
    Participant

    très intéressant effectivement, merci pour ces contributions en direct du vignoble.

    Cordialement

    Hervé

    Hervé Kaufmann
    Participant

    Facile de renoncer à acheter auprès de ces grandes surfaces. Il suffit d’acheter directement à la propriété, auprès d’un bon club (CAVE, DIVO, etc…) ou encore chez quelques bons cavistes qui ne manquent pas dans les villes de Suisse romande. Au final, le consommateur a toujours des alternatives et donc le pouvoir de dire NON.

    Cordialement

    RV

    Hervé Kaufmann
    Participant

    J’ai aussi connu ce problème de livraison très tardive du guide vert, trois ans de suite…. Chaque année, j’ai tenté de joindre le service des abonnées par courriel, en vain. Durant trois ans, j’ai à chaque fois dû multiplier les courriels (au moins trois), en montant dans la hiérarchie de la revue pour être entendu, généralement au mieux aubout de trois semaines… Calamiteux, en effet.

    Je viens de recevoir hier l’édition 2011, alors qu’il est en librairie depuis la fin août, à la FNAC Lausanne notamment…. Inacceptable. Je l’ai fait savoir très vertement à la responsable du marketing. Si cela se reproduit encore en 2012, je pense renoncer définitivement à l’abonnement.

    Cordialement

    Hervé

    Hervé Kaufmann
    Participant

    Grande Cuvée, Sélection blanche, 2008, (assemblable de Riesling-Sylvaner et Raüschling)

    Aspect : jaune moyen, gras, brillant et limpide. Nez : fleur de sureau, citron, pêche blanche, impression muscatée, franc, frais et fin. Bouche : attaque ample, ronde, évolution présentant un bel équilibre, du gras qui emballe bien un acidité racée, de la concentration, finale fruité-épicée de longueur moyenne. Un vin sec sans grande complexité, frais, un rien vif, mais présentant une belle buvabilité. A boire dans les trois ans. BIEN. Trés original cet assemblage de deux cépages que tout oppose, le RxS plutôt floral et très tendre, combiné au fruité un rien tranchant du Raüschling. Un vin à boire à l’apéritif, avec des poissons fumés, des fromages, ou encore avec des crustacés et des poisons de mer.

    Hervé Kaufmann
    Participant

    retrouvé cette vieille bouteille, parmi mes premiers achats comme amateur de vin.

    Aspect : rouge grenat, évolué, bonne densité, limpide. Nez : trés évolué, mais de loin pas « éteint », impression boisée, graphite, nuance de fruits rouges, note animale, évoquant la fourrure, un côté viandé. Bouche : attaque souple, très belle évolution, un bon équilibre ou tout est fondu, un beau gras, des tanins fins, une fine acidité, la finale est longue, complexe et fraîche. Très bien, un vin qui ne fait pas ses vingt ans. Un superbe vieillard, fin, élégant, dense, complexe, mais bien évidemment à boire sans tarder.

    Si ce vin existe toujours en assemblage tempranillo, merlo et cabernet sauvignon, 14 mois en barrique de chêne français, il était à l’époque, à en croire la contre-étiquette, pur tempranillo et 24 mois en barrique de chêne, français déjà.

    Hervé

    Hervé Kaufmann
    Participant

    retour sur un des vins achetés en son temps dans ce domaine, lors de la visite, objet du premier CR ci-dessus.

    Aspect, jaune de belle intensité, presque pas évolué, brillant et limpide. Nez : un rien austère, typé du cépage avec des notes fruitées, bananes très mûres, poires, et végétales rappelant la tomate verte, nuance d’amande amère, un petit côté lactique, beurré. Bouche : attaque grasse, sèche, à l’évolution, belle concentration, mais acidité en retrait, une très légère impression de verdeur, malgré les 13°… finale assez longue, mais un peu lourde (alcooleuse) et marquée par une certaine amertume. En résumé, un vin paradoxal : voici un vin plutôt vieux, mais que ne paraît ni pleinement épanoui, ni sur le déclin, bien au contaire, mais dont on peut douter qu’il évolue encore très positivement; un vin gras, mais un rien austère. Peut-être que dans ce millésime très solaire, même avec 13 °, le silvaner n’était-il pas parfaitement mûr ?… Agréable, il se présente toutefois beaucoup moins bien qu’en 2005. Probablement à boire.

    Hervé

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