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- 23 janvier 2011 à 21h36
- in reply to: Château Puygueraud (et Château Lauriol)
Château Puygueraud, cuvée George, 2001
Il s’agit d’une cuvée du domaine comportant selon la contre-étiquette, 35 % de malbec, 35 % de cabernet franc, 20 % de merlot et 10 % de cabernet sauvignon.
Aspect : grenat intense, reflets violacés, peu évolué, gras et assez dense. Nez : retenu, au premier abord un peu « froid », assez ligérien…, impression de lierre et de poivron, à l’aération café froid, cacao, myrtille, cerise noire, un joli boisé avec une nuance vanillée; le nez a besoin d’oxygène pour bien se révéler et 24 heures après l’ouverture (bouteille à moitié pleine), il a à peine bougé… Bouche : attaque ronde, ampleur moyenne, évolution présentant une belle fraîcheur, un joli gras, des tanins moyennement denses et presque totalement fondus, la finale est de bonne longueur, un rien strict, un poil végétale. Un très agréable bordeaux, original, fin, digeste, élégant, présentant un bon rapport qualité-prix. Bien. Il lui manque un tout petit peu de maturité et de complexité pour prétendre tutoyer les meilleurs. A carafer impérativement. Tant en bouche qu’au nez, il semble encore pouvoir évoluer au moins durant cinq ans.
Hervé
- 1 janvier 2011 à 23h18
- in reply to: Caves des Amis (Fully, Frères Arlettaz)
Merci pour la narration de ce moment qui semble avoir été autant magique par le vin que par le cadre et l’ambiance du lieu que tu as visité. Fais-tu ces relevés piscicoles à titre professionnel ?
Bonne année.
Hervé
- 30 décembre 2010 à 23h11
- in reply to: Année 1971
Il y a quelques mois, j’ai mis la main dans une vente aux enchères, à un prix très bas et sans grande conviction, juste pour voir, sur un lot de la bouteille décrite en titre. La bouteille porte le sigille de la confrérie de St-Etienne, numéro 1726. Le niveau du vin est à 2,5 cm sous le bord de la capsule. L’étiquette qui présente un design d’un autre âge est en bon état. La capsule en étain est légèrement oxydée, le bouchon totalement imbibé…, s’est par ailleurs rompu lors du débouchage, pourtant très précautionneux. Les choses commençaient mal….
L’aspect du vin est d’un jaune évolué, avec des reflets verts et ambrés. Il présente une belle densité; il est brillant et limpide. Au nez, une certaine oxydation est sensible, mais c’est assez envoûtant et complexe, la typicité du cépage entre le fruit et l’épice est encore perceptible, il y a des notes de pommes cuites, de safran, d’encens, de curry. En bouche, l’attaque est ample, presque sèche, il y un beau gras, ce n’est pas mou, on sent une matière très concentrée, qui laisse supposer beaucoup d’extraits secs, c’est long, avec de très beaux amers qui ponctuent une finale très sèche. L’impression générale est ma foi bonne et le vin tient longuement dans le verre, sans varier. Une sorte de vin jaune (accidentel…) de gewurztraminer plein de feu, ample, joliment équilibré et complexe. Il a parfaitement donner la réplique à un curry de poulet… Ma foi une belle surprise, pour une bouteille sur laquelle je n’aurais rien parier.
Bonne soirée
Hervé
- 28 décembre 2010 à 19h08
- in reply to: Le Caveau Bugiste
Retour à nouveau sur un des vins de mon CR étoffé suite à ma visite bugiste, y a déjà quelques années :
CR: Caveau Bugiste Chardonnay, vieilles vignes,2004
Aspect : jaune intense, un peu évolué, gras. Nez : typé du cépage, frais, fin, épanoui, subtile mélange de sensations fruitées, évoquant le melon et les prunes et de notes évoquant le foin et les fleurs blanches. Bouche : attaque ample, sèche, évolution présentant un bel équilibre gras-acidité, une impression presque saline, concentration appréciable, longueur moyenne, finale fraîche sur des notes citronnées. Un bon chardonnay mature, typé, fin et équilibré. BIEN. L’évolution de sa robe suggère toutefois de le boire sans trop tarder, d’ici à deux ans.
Voici un vin qui a plutôt bien tenu la route, comme d’ailleurs la plupart des vins ramenés lors de ce périple…
RV
- 28 décembre 2010 à 16h55
- in reply to: Ou aller sur chamoson
les vignes du Potier, Cosendai, à St-Pierre-Clages, spécialement pour ses blancs, chasselas, muscat, johannisberg, arvine et surtout humagne blanche, mais également pour ses vins flétris et certains de ses rouges, superbe gamay notamment.
J’ai récemment également apprécié les vins de David Rossier à Leytron (village voisin à l’ouest) qui a également de nombreuses vignes sur le cône de déjection de Chamoson.
Pour plus d’infos, n’hésite pas à parcourir, dans le présent forum Valais Suisse, les pages consacrées aux vignerons mentionnés dans les trois posts ci-dessus pour en savoir plus… 😉
Hervé
- 25 décembre 2010 à 23h02
- in reply to: Domaine Frédéric Mochel
CR: Domaine Frédéric Mochel – Muscat gd cru « Altenberg de Bergbieten » – 2009
Pour avoir goûté ce vin, je l’ai égalemenet trouvé un rien massif au premier abord. Il est vrai qu’avec 13,5 ° et 10 gr de SR, c’est du lourd… Mais étonnemment, c’est malgré tout assez bien équilibré, le sucre est à peine perceptible. C’est concentré et très long. Résolument un muscat de repas et non d’apéritif. La bouteille bue avait accompagné des beignets de courgettes, avec bonheur… Il a certainement du potentiel.Hervé
- 25 décembre 2010 à 22h59
- in reply to: Autriche – les vins rouges
Etonnante tenue en bouteille pour ce vin et ce cépage, le Blaufränkisch que je n’attendais plus guère 18 après… Il s’agit d’une sélection, apparemment parcellaire, élevée en barrique.
Aspect : rouge rubis intense, un peu évolué, mais sans plus que ça, brillant et limpide. Nez : un poil austère, menthe, note poivronnée, fruit rouge, framboise, un beau boisé, pivoine. Bouche : attaque assez ample, moyennement gras, fine acidité, des tanins assez denses, un rien rustiques, concentration encore appréciable, belle finale, moyennement longue, fraîche, un rien vanillée. Bien. Ce vin a des aspects à la fois ligérien et bourguignon, à tout le moins au nez… Il a parfaitement accompagné la traditionnelle dinde de Noël où le côté un peu gras de la volaille a bien donné la réplique aux tanins. Un poil rustique, mais bien dans l’esprit du cépage, voici un beau vieillard autrichien qui donne envie de retourner dans cette belle région, limitrophe de la Hongrie.
Hervé
- 23 décembre 2010 à 19h54
- in reply to: domaine mittnacht klack
Bouteille avec le sigille de la Confrérerie de Saint Etienne
CR: Domaine Mittnacht-Klack Riesling Clos St-Ulrich 2000
Aspect : jaune moyen avec reflets verts, gras, limpide. Nez : épanoui, typé du cépage, notes de pêche blanche, mirabelle, un peu d’amande, impression minérale sur le gypse et un rien pétrolé, finesse et élégance. Bouche : attaque d’ampleur moyenne, sèche, bel équilibre, un joli gras, une acidité qui apporte fraîcheur et équilibre, impression presque saline, bonne concentration, finale longue, fraîche, sur la pomme et la pêche. Un beau riesling, épanoui, digeste, cohérent et assez racé, moins complexe que le Rosacker dégusté il y a quelques jours, il est toutefois plus tendu. Très bien. Très agréable à présent, il semble pouvoir encore bien évoluer sur cinq ans encore.Deuxième belle redécouverte pour ce domaine peu traité dans ce forum.
Hervé
- 20 décembre 2010 à 15h12
- in reply to: Domaine Albert Seltz
CR: Albert Seltz, Gewurztraminer, Grand cru Zotzenberg, 2002
Aspect : jaune or, assez soutenu, gras, limpide. Nez : très épanoui, puissant, typé du cépage, fruits jaunes, impression épicée et minérales, nuances trahissant un très léger début d’oxydation. Bouche : attaque très ample, mais sèche, impression un tantinet alcooleuse, belle concentration, agréable équilibre, finale très longue et chaleureuse.Un gewurztraminer typé, corsé, sec, épanoui, qu’il ne faudra à mon sens plus guère attendre. BIEN. Il a fort bien accompagné un curry de poulet.
Hervé
- 16 décembre 2010 à 1h24
- in reply to: domaine mittnacht klack
CR: Domaine Mittnacht-Klack Riesling Rosacker 2000
Aspect : jaune de belle intensité, gras, lumineux, limpide. Nez : au premier abord sur la réserve, pomme, fin, typé, complexe, évoluant bien à l’aération sur des notes de pêche, d’abricot, de prune jaune, nuance presque épicée, vanille, cardamome, un peu de menthe, et minérale, un rien de gypse et une note très subtilement pétrolée. Bouche : attaque ample avec un soupçon de douceur, fine acidité, un joli gras, bonne concentration, finale fraîche, qui « résonne » juste et longuement. Un fort bon riesling riesling mature, fin, racé, complexe, cohérent et consistant. Il se présente assez sec, malgré le petit sucre résiduel. Très agréable actuellement, il pourrait encore évouler favorablement sur 3-5 ans. Très bien.Hervé
- 14 décembre 2010 à 12h24
- in reply to: Les LPViens helvètes ne boiraient plus ?
Tipof,
Si tu continues ce petit jeu, les gentils administrateurs vont sortir le carton rouge !…. 😛
Kalmah, joli jeu de mots laids (de mollets) ! (tu)
Cordialement
RV
- 12 décembre 2010 à 21h31
- in reply to: Re: Patricia et Gérald Besse
Besse, portes ouvertes, millésime 2009
La cave Besse présentait tous ses vins du millésime 2009, y compris la gamme « les Serpentines », soit les vins élevés en barrique, les 3 et 4 décembre 2010.
Les trois chasselas se présentent bien, un peu plus expressifs que dans les millésimes précédents, Gérald Besse faisant traditionnellement des fendants, un poil austères, qui ont besoin d’un peu de temps pour bien s’exprimer. Les Bans sont comme d’habitude un cran au-dessus du Martigny ou du Champortay, que ce soit du point de vue de la concentration et de l’équilibre. Le vinificateur a très opportunément renoncé à la malo sur ce millésime pour les chasselas, ce qui a permis d’obtenir des chasselas certes assez opulents, mais avec un très bel équilibre.(tu)
Les deux rosés, en gamay ou dôle blanche, sont bien faits, mais la chaleur du millésime se fait sentir un peu, surtout dans le premier, où plus de fraîcheur aurait été bienvenue.
Le johannisberg est très bon, un rien sur la réserve au nez, avec une très belle maturité, de la concentration, de la typicité, mais sans rien céder à une fine acidité qui équilibre très bien le tout. Il devrait aller loin.
Le petite arvine est opulente, expressive, d’une belle vivacité, mais n’a pas pu, malgré tout, éviter un sucre résiduel notable, qui place résolument le vin dans le registre demi-sec. C’est d’ailleurs la même chose qui s’est produite avec le païen en barrique, qui est très expressif et gras, mais là l’acidité rame un peu pour équilibrer un sucre résiduel un peu trop important à mon goût, surtout pour ce cépage que l’on attend plutôt sec.
Très belle réussite sur l’ermitage en barrique, sur la réserve au nez, mais d’un grandiose équilibre en bouche, concentration, longueur et dans un registre résolument sec, du tout grand art…>:D< Les 3 gamays sont bien différents, comme presque chaque année. Le Bovernier, au fruité explosif, un rien sauvage et à l’équilibre un rien acidulé, constitue un très beau rouge de soif. Le Champortay est plus sérieux, expressif et ample, mais au très bel équilibre, le plus proche d’un grand beaujolais. Le St-Théodule est plus opulent, dense, riche, presque un poil lourd, le plus civilisé des trois…. A chacun de trouver son type de gamay chez Besse. J’ai tjrs eu un faible pour le Champortay, superbe compromis entre la concentration et l’équilibre, une belle digestibilité sans fluidité.
Les pinots noirs, Calvaire ou Serpentines, sont bons, expressifs, denses et opulents, un peu chaud à l’image du millésime. La Dôle s’en tire avec un poil d’équilibre en plus, apport des cépages exotiques que sont le gamaret, le diolinoir et l’ancoletta, ou du plus traditionnel gamay ? Le merlot (barrique), est un peu dans le même esprit que les pinots noirs, ample, dense, très coloré, puissant, mais un poil lourd et le bois est un rien marqué. J’avais préféré le grand équilibre du 2006…
Les Complices, assemblage de Gamaret, Pinot Noir, Diolinoir et Ancoletta, est un bon vin, résolument moderne, presque outre-mer par le style, concentré, puissant, fruité, qui manque toutefois à mon goût d’un peu d’âme ; c’est le moins « valaisan » des vins de la cave. Il sera idéal sur un barbecue de viandes rouges.
La syrah « les [b]Comballes[/b] » est typée, dense, mûre, d’approche un rien stricte, mais qui devrait fort bien évoluer en bouteilles. Quant à la version barrique (les Serpentines), c’est un très grand vin, puissant, encore un peu marqué par la barrique, mais avec une opulence, une concentration et un équilibre digne des meilleurs vins des côtes du Rhône septentrionales, à un prix plus sage… (tu) Elle ira très loin. Le millésime 2009 a particulièrement convenu à ce cépage chez Besse.
Le cornalin « St Théodule » est également, à mon sens, un monument, noir violacé, au fruité retenu, mais typé et bien mûr, la bouche est concentrée, grasse, la trame tannique est serrée, mais sans rusticité, une acidité filigranée donne de la fraîcheur à l’ensemble, qui conserve une belle buvabilité. Il ira également très loin, c’est un des meilleurs cornalins valaisans bus à ce jour. Un grand millésime également chez Besse pour ce cépage, ce vigneron ne passant pourtant pas pour un des chantres de ce cépage, à tort selon moi… 😎
Les liquoreux sont aussi à l’image du millésime, solaire, puissant, épanoui, que ce soit la malvoisie ou la petite arvine, ils sont tous deux, typés, très expressifs au nez, onctueux, très amples, mais rançon de tout ceci, manquent un petit peu de niaque, de tension… Pour les amateurs d’équilibre, les deux 2008, toujours à la vente et qui étaient aussi présentés durant ces deux jour, sont à peine moins opulents, mais sensiblement plus tendus et iront manifestement plus loin. Les 2007 étaient également présentés, je les ai trouvés un peu à mi-chemin des 2008 et 2009, bons et épanouis. A signaler, également un ermitage 2008, ce cépage n’étant pas produit chaque année en flétri, très goûteux, extrêmement onctueux, tout en suavité, mais présentant néanmoins un bel équilibre.
En résumé, une belle réussite d’ensemble sur le millésime 2009, les cépages à maturité tardive, marsanne, cornalin et syrah sont tout particulièrement très réussis, mais le sylvaner, les gamays et les chasselas sont très bons également. Le reste de la gamme ne démérite aucunement, mais dans un style résolument solaire.
Hervé
- 12 décembre 2010 à 21h26
- in reply to: Les LPViens helvètes ne boiraient plus ?
effectivement, je n’imaginais pas que ce post allait autant vous inspirer… Tant mieux… Comme quoi, les LPVéiens helvètes avaient juste besoin d’un petit coup de cravache… Un rien maso, les gars ?!… 😉
Bonne soirée
RV
- 8 décembre 2010 à 21h20
- in reply to: Les LPViens helvètes ne boiraient plus ?
Anthony,
Je lis bien tes arguments, mais il y a longtemps que nos pages helvétiques n’avaient pas été aussi calmes. Il doit donc y avoir d’autres raisons, qui rejoignent probablement celles qui font qu’il est devenu difficile de trouver un nombre de participants suffisants pour faire nos réunions LPV. Désaffection de LPV, moins d’enthousiasme, vies professionnelle et familiale qui laissent moins de temps à notre passion, crise qui fait que le porte-feuille de certains est moins garnis, autres causes… ?!….
Bien cordialement
RV
- 8 décembre 2010 à 16h51
- in reply to: Domaine Cornulus, Savièse
Première approche pour cette bt, suite à son achat l’an dernier, peu après à Arvinis.
CR: Domaine Cornulus, Chenin, Clos de Mangold, 2008
Aspect : jaune assez intense, gras, lumineux. Nez : intense, mais encore retenu, typé du cépage, fruits jaunes, prunes principalement, avec des notes discrètement minérales. Bouche : attaque ample, un sucre résiduel non négligeable (registre demi-sec), une belle concentration, une fine acidité, de l’équilibre, de la fraîcheur et une finale fruitée de bonne longueur. BIEN +, dommage que le sucre résiduel place ce flacon dans un registre un peu trop flatteur à mon goût. La forte empreinte minérale qui marque habituellement les vins du clos ne ressort que peu actuellement.- 6 décembre 2010 à 17h09
- in reply to: Le millésime 2009 en Bourgogne
Bonjour,
On me propose le vin de ce domaine, dans le millésime 2009. Qu’en pensez-vous ? Apparemment, ce domaine n’est pas référencé dans le forum Bourgogne.
Merci de vos avis.
Hervé
- 5 décembre 2010 à 20h09
- in reply to: Domaine Marcel Deiss
Fbnc, Merci de CR. Désolé pour toi que l’accord n’ait pas marché, même si ce n’était pas une surprise. 30 g de SR sur un pinot gris, cela nous met impitoyablement dans le registre du demi-doux, voire plus. Regrettable et à mon avis plus grave et inacceptable, que le sommelier et surtout le domaine, que tu as contacté, n’est pas été de bon conseil.
Je ne sais pas si tu aurais l’occasion de tenter la recette à la maison, mais essaye avec une marsanne et on en reparle.
Bonne journée.
Hervé
- 29 novembre 2010 à 17h17
- in reply to: Re: Patricia et Gérald Besse
Aspect : jaune de belle intensité, brillant, limpide, gras, encore assez jeune. Nez : assez typé du cépage, avec des notes fraîches de fruits blancs, de tomates vertes et une belle minéralité. Bouche : attaque ample, très belle évolution présentant un superbe équilibre entre un gras voluptueux et une fine acidité, de la densité, de l’ampleur et une très belle tension tout au long de la bouche, finale très longue et racée, ponctuée d’une très fine amertume qui lui donne encore plus d’allonge et de fraîcheur. TRES BIEN. Un sylvaner, corsé, bien sec et tonique. Il a de toute évidence un très bel avenir devant lui.
Ce cépage est peu, voire pas, commenté dans les pages consacrés à ce producteur. Dans un style différent des sylvaners de Chamoson par exemple, un peu plus tendu, il ne démérite aucunement, c’est un très joli vin pour la table.
Hervé
- 29 novembre 2010 à 17h01
- in reply to: Cave de la Madeleine
Aspect : beau rouge rubis intense, gras, encore jeune. Nez : bien typé, framboise, poivre, une fine note végétale typée évoquant le lierre et le poivron, une nuance un peu fumée, des notes délicatement boisées. Bouche : attaque assez ample, évolution un rien stricte, mais présentant un très bel équilibre entre un joli gras et une fine acidité, une belle concentration ; la trame tannique est dense, un rien rustique, parfaitement dans l’esprit du cépage ; finale fraîche, longue, présentant une très belle harmonie entre le fruit et le boisé. Le vin devrait encore bien évoluer durant quelques années.
Un très bel humagne, typé, élégant, complexe, de belle densité. Savoureux mélange d’une certaine sauvagerie typique du cépage et de la sophistication due à un élevage en barrique bien maîtrisé. Un des tous grands humagnes bus à ce jour. TRES BIEN. A parfaitement tenu compagnie à une pintade farcie rôtie au four où la belle digestibilité du vin a fait merveille.
Hervé
- 27 novembre 2010 à 21h47
- in reply to: Domaine Marcel Deiss
Patrick, Hyllos,
Je peux partiellement adhérer à ce raisonnement pour le riesling, voire le chenin, en aucun cas pour le pinot gris. J’ai récemment dégusté un pinot gris alsacien, non déclaré en VT, d’une dizaine d’années et le sucre était encore bien (trop…) présent. D’autant plus que certains producteurs nous sortent ce raisonnement, non pas pour des vins vieux, mais pour des vins des deux ou trois derniers millésimes, soit dans des situations où le temps n’a manifestement pas pu faire son oeuvre, soit intégrer le SR. Pourquoi le législateur a-t-il alors généralement fixé la limite du sec à 4g de sr/l ?
Je ne suis pas résolument contre le SR de manière général, il y a des types de vin, des terroirs et des millésimes où cela est approprié, mais je pense que le minimum de transparence dû au consommateur devrait être de l’indiquer, d’autant qu’une très grande majorité du vin consommé dans nos pays n’a guère le temps de vieillir.
Bonne soirée
Hervé