› forums › A propos … › ça devient infernal !
- Ce sujet contient 520 réponses, 63 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
1 1, le il y a 12 années et 2 mois.
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Cela devient de plus en plus difficile d’éviter les déviances, les faux goûts ou les mauvais goûts et personnellement, j’en ai assez.
On peut sans doute faire un travail respectueux de la nature et en même temps respectueux des consommateurs.Il devient également de plus en plus difficile à un vigneron qui veut vivre de ne pas faire sa cuvée sans soufre, parce que c’est la mode et même si c’est contre ses convictions : faut bien manger. Je l’ai encore éprouvé dernièrement en visitant un producteur pourtant très sérieux.
Rien que cette semaine : le sauvignon de Touraine du Tue Bœuf, caricatural d’acétate et d’oxydation, le Mauzac nature de Plageoles qui sent la serpillière, le sec 2012 Part d’Avant très acétate, un doux de Gaillac qui laisse une sensation de rouille dans la bouche pire que si on léchait une poutre en fer.
Je veux boire du vin qui a la gueule de l’endroit et non pas la sale gueule de son process. C’est finalement aussi caricatural que le vin bodybuildé / boisé des années Parker.
Stop !
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- 11 mars 2014 à 12h46
Oui tu as raison Laurent « animale » c’est trop large…effectivement le cuir c’est animal…la fourrure (la belle des manteaux) et ce sont plus des notes d’évolution dans mon psyché…
- 11 mars 2014 à 13h04
Les bretts se nourrissent en partie des tanins, du coup ce n’est pas étonnant qu’elles trouvent un terrain propice avec les bandols.
- 11 mars 2014 à 13h04
Les bretts se nourrissent en partie des tanins, du coup ce n’est pas étonnant qu’elles trouvent un terrain propice avec les bandols.
- 12 mars 2014 à 2h42
Serait il possible que selon leur concentration, les bretts puissent donner des notes animales plus ou moins nobles, probablement agreables a de faibles concentrations, et de moins en moins, plus la concentration en phenols volatiles augmente ? Ainsi on pourrait imaginer que l’on puisse ressentir de tres belles notes de fumee, puis de tres nobles notes de cuir, puis de cuir moyen de gamme, puis d ‘ecurie de standing, puis d’ecurie mal entretenue, puis de ventre de lievre, pour finir par la serpillere et l’oeuf pourri, a mesure que la concentration de bretts augmente ?
(Cela n’enlevant en rien la possibilite de notes de cuir d’autre origine)- 12 mars 2014 à 2h42
Serait il possible que selon leur concentration, les bretts puissent donner des notes animales plus ou moins nobles, probablement agreables a de faibles concentrations, et de moins en moins, plus la concentration en phenols volatiles augmente ? Ainsi on pourrait imaginer que l’on puisse ressentir de tres belles notes de fumee, puis de tres nobles notes de cuir, puis de cuir moyen de gamme, puis d ‘ecurie de standing, puis d’ecurie mal entretenue, puis de ventre de lievre, pour finir par la serpillere et l’oeuf pourri, a mesure que la concentration de bretts augmente ?
(Cela n’enlevant en rien la possibilite de notes de cuir d’autre origine)- 12 mars 2014 à 2h50
Oui, tout à fait. Il faut voir qu’il y a quelques années, une bonne partie des vins étaient contaminés. C’était la signature de Talbot, par exemple, qui brettait avec une certaine classe 🙂
- 12 mars 2014 à 2h50
Oui, tout à fait. Il faut voir qu’il y a quelques années, une bonne partie des vins étaient contaminés. C’était la signature de Talbot, par exemple, qui brettait avec une certaine classe 🙂
- 12 mars 2014 à 12h20
la concentration joue surtout sur le fait que les bretts continuent de dégrader le vin au cours de son vieillissement. la concentration acceptable c’est celle qui fait que les bretts n’agissent plus, et on peut alors avoir une aromatique touchée mais dont la structure du vin n’a pas été dégradée (les tannins mangés comme le dit nono) et qui peut complexifier l’aromatique, donc le vin.
exemple: tout les amateurs du domaine savent que les vins de Bonneau ont des bretts, ça n’empêche pas certains vins d’être superbes car leur concentration n’a j’imagine pas permis leur developpement destructeur.
Après joue forcément aussi un peu la sensibilité de chaque dégustateur, mais un vin mal protégé avec des bretts, c’est caricatural et uniformisé.- 12 mars 2014 à 12h20
la concentration joue surtout sur le fait que les bretts continuent de dégrader le vin au cours de son vieillissement. la concentration acceptable c’est celle qui fait que les bretts n’agissent plus, et on peut alors avoir une aromatique touchée mais dont la structure du vin n’a pas été dégradée (les tannins mangés comme le dit nono) et qui peut complexifier l’aromatique, donc le vin.
exemple: tout les amateurs du domaine savent que les vins de Bonneau ont des bretts, ça n’empêche pas certains vins d’être superbes car leur concentration n’a j’imagine pas permis leur developpement destructeur.
Après joue forcément aussi un peu la sensibilité de chaque dégustateur, mais un vin mal protégé avec des bretts, c’est caricatural et uniformisé.- 12 mars 2014 à 13h21
[quote= »Talbot, par exemple, qui brettait avec une certaine classe »]
[/quote]
oui encore que toutes le bouteilles n’étaient pas contaminées : certaines pètent encore de fruit et d’autres sont complètement brettées et séchées en plus par un bois trop présent, le fruit n’étant plus là. j’ai eu le cas sur des 82,85(moins) des 86 (dont une à la maison) 88 et 90.
mais j’en ai aussi eu chez gruaud larose, meyney, lafon rochet et calon ségur.
à mon sens c’est une des raisons de l’irrégularité des bordeaux des années 80, ça plus les bouchons, des mises différentes et enfin aujourd’hui des conditions de conservation.
alors imaginez un seul instant qu’ils n’aient pas mis de soufre 😀- 12 mars 2014 à 13h21
[quote= »Talbot, par exemple, qui brettait avec une certaine classe »]
[/quote]
oui encore que toutes le bouteilles n’étaient pas contaminées : certaines pètent encore de fruit et d’autres sont complètement brettées et séchées en plus par un bois trop présent, le fruit n’étant plus là. j’ai eu le cas sur des 82,85(moins) des 86 (dont une à la maison) 88 et 90.
mais j’en ai aussi eu chez gruaud larose, meyney, lafon rochet et calon ségur.
à mon sens c’est une des raisons de l’irrégularité des bordeaux des années 80, ça plus les bouchons, des mises différentes et enfin aujourd’hui des conditions de conservation.
alors imaginez un seul instant qu’ils n’aient pas mis de soufre 😀- 12 mars 2014 à 13h46
Pour les brettanomycès, un lien intéressant : Brettanomyces by Excell (que à coup sûr Oliv a déjà lié quelque part :))
J’ai quelques doutes sur cette histoire de tannins… vu que ça n’est pas le substrat que dégrade brettanomyces pour produire les phénols volatiles qui nous bousillent le vin. Par contre, le PH >3,7 favorise très nettement le développement, et je pense que dans les cas des vins du sud, c’est un risque majeur (PH des Bandols ???).
- 12 mars 2014 à 13h46
Pour les brettanomycès, un lien intéressant : Brettanomyces by Excell (que à coup sûr Oliv a déjà lié quelque part :))
J’ai quelques doutes sur cette histoire de tannins… vu que ça n’est pas le substrat que dégrade brettanomyces pour produire les phénols volatiles qui nous bousillent le vin. Par contre, le PH >3,7 favorise très nettement le développement, et je pense que dans les cas des vins du sud, c’est un risque majeur (PH des Bandols ???).
- 12 mars 2014 à 14h37
c’est assez curieux sur ce lien que pour eux le seul soucis des bretts soit l’uniformisation aromatique (c’est bien sûr vrai) quand on voit à quel point ces levures peuvent décharner un vin.
- 12 mars 2014 à 14h37
c’est assez curieux sur ce lien que pour eux le seul soucis des bretts soit l’uniformisation aromatique (c’est bien sûr vrai) quand on voit à quel point ces levures peuvent décharner un vin.
- 12 mars 2014 à 15h19
En lisant la partie bibliographique de cette thèse https://www.vignevin-sudouest.com/publications/theses-GIS/documents/these-bioconversion-pcoumarique.pdf et en particulier à partir de la page 17 du manuscrit (p. 36 du pdf) on découvre que les bretts sont des levures tout terrain. C’est-à-dire qu’elles se nourrissent avec tout ce qui est présent dans le vin (sucre, éthanol, acide acétique, etc.) et qu’elles sont capables de se développer avec ou sans oxygène.
- 12 mars 2014 à 15h19
En lisant la partie bibliographique de cette thèse https://www.vignevin-sudouest.com/publications/theses-GIS/documents/these-bioconversion-pcoumarique.pdf et en particulier à partir de la page 17 du manuscrit (p. 36 du pdf) on découvre que les bretts sont des levures tout terrain. C’est-à-dire qu’elles se nourrissent avec tout ce qui est présent dans le vin (sucre, éthanol, acide acétique, etc.) et qu’elles sont capables de se développer avec ou sans oxygène.
- 13 mars 2014 à 0h48
Pour les passionnés du sujet : https://lapassionduvin.com/phorum/read.php?22,70656,page=1
- 13 mars 2014 à 0h48
Pour les passionnés du sujet : https://lapassionduvin.com/phorum/read.php?22,70656,page=1
- 13 mars 2014 à 3h15
J’ai déjà lu et relu des textes à ce sujet, mais c’est ce soir que ça me fait tilt, dans l’article de P. Chatonnet, je le cite :
cette levure est capable de décarboxyler les acides cinnamiques naturellement présents dans le raisin et le vin (acide p-coumarique, férulique et caféique) en vinyl-phénols et de les réduire ensuite en éthyl-phénols .Je m’étais bien aperçu qu’un transvasement dans une autre bouteille, ou dans plusieurs petites, permettait , après quelques jours au frigo, de ne plus percevoir certaines odeurs de Brett, y c. cuir , métallique. Donc jusqu’à plus ample informé, je fais l’hypothèse qu’un peu d’oxygène qui se dissout dans le vin permet de ré-oxyder les éthyl-phénols en vinyl-phénols, et d’avoir une aromatique acceptable.
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