Valentin Fayeulle

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  • Valentin Fayeulle
    Participant

    Martinborough produit une faible proportion des vins de NZ (1 à 2%) mais comprend des domaines de bonne réputation comme Ata Rangi, Escarpment et Kusada.

    La région est connue pour ses Pinot Noir principalement ainsi que le Chardonnay.

    Au dela de la dégustation, nous avons été très bien accueillis au domaine (sur RDV), avec une des responsables de chai (je pense) durant 45 minutes seulement pour nous et gratuitement ce qui n’est pas si fréquent hors d’Europe. 

    Les vins dégustés (pour mémoire les prix convertis unitaires du domaine)

    CR:

    Escarpment Pinot blanc 2022 (17e)
    Je goute très rarement du pinot blanc, encore moins non assemblé. 
    Le vin présente des notes de fruits exotiques mais est totalement sec avec une belle acidité. C’est assez réussi et loin d’être un vin plat. 

    Escarpment Chardonnay 2021 (27e) 
    Elevage réductif marqué au nez (bouteille ouverte pourtant depuis 48h), pop corn, pierre à fusil … un peu trop marqué à mon gout mais sans être totalement déplaisant 
    Bouche équilibrée avec un fruit mûr et une nouvelle fois un peu plus exotique qu’en Cote de Beaune mais une fraîcheur et acidité bien présente, sans aucun ressenti d’alcool par ailleurs. 
    Interessant 

    Escarpment Pinot Noir 2020 (32e)
    Ouvert, nez évident de pinot sans maquillage boisé.
    La bouche est agréable, un peu facile mais apporte pas mal de plaisir. 
    Légers tanins en finale, qui demanderont je pense 2/3 ans à se fondre. En terme de niveau me fait un peu penser à un Marsannay de chez Bart

    Escarpement Te Rehua 2020 (Pinot Noir) (51e)
    Parcellaire. Pas mal de vendange entière (de mémoire autour de 50%, un peu moins dans les autres cuvées). 
    Nettement plus profond mais un peu difficile d’approche, marqué par la vendange entière sans trace de « verdeur ».
    A voir avec quelques années de cave.  

    Escarpment Kupe Pinot Noir 2020 (69e)
    « Grosse cuvée » du domaine 
    Une très belle réussite qui a besoin de quelques années pour se fondre et sortir du primaire mais le toucher des tanins et les qualités de bouche sont la. Très belle longueur 
    Je situerai le vin au niveau d’un bon 1e cru bourguignon. 

    Bonus : Escarpment Rosé (Pinot Noir) 2022 (17e)
    Assez rond, avec un coté un peu doucereux (pas de SR) et court. Bof. 

    En synthèse, une très belle gamme, tous les vins (en dehors du Rosé) étaient interessants. 
    Les PN revendiquent un style bourguignon (recherché par le domaine, chene français, part de VE…) et sont de bons niveaux. On n’est pas totalement dépaysé on dira.  Question RQP je suis partagé, dans le climat actuel c’est bien/correct. 
    Concernant le Chardonnay (et le pinot blanc dans une moindre mesure), il y a une plus forte identité et des partis pris de vinification, qui donne un style différent qui est interessant, il ne faut cependant pas être allergique à la réduction « type Coche ». 

    Valentin Fayeulle
    Participant

    Petit retour d’une dégustation des vins du domaine Te Mata (Hawke’s Bay). 

    Estate Sauvignon Blanc 
    Assez typé sauvignon, sans vice ni vertu on dira mais ça reste bien fait

    Estate Chardonnay 2022 
    Vin assez léger, plutôt simple, léger grillé. Sans plus

    Elston Chardonnay 2021
    Coup de coeur, largement au dessus de la cuvée domaine. 
    Léger boisé au nez, avec des notes d’abricot, fruits exotiques 
    La bouche est fraiche avec pas mal de volume et une belle longueur.

    Estate Gamay Noir 2022
    Très léger, robe « rosée », court, sans grand intérêt 

    Estate Syrah 2021
    Des airs de petit cote du Rhone Sud, restant assez simple

    Nous avons gouté la cuvée Syrah plus au de gamme (je n’ai pas le millésime ni le nom car ce n’était pas prévu) : un vin assez fermé en l’état, difficile à lire. 

    Awatea Cabernet/Merlot 2020
    Deuxième petit coup de coeur pour cet assemblage typé Bordelais rive gauche. 
    C’est dans un style assez immédiat, fruité et accessible. Très bien 

    Pas gouté la cuvée Coleraine qui est un des assemblages CS/Merlot les plus renommés de NZ.

    En résumé des cuvées d’entrée de gamme avec peu d’intérêt mais sur les plus belles cuvées il y a des choses interessantes, pour un prix raisonnable (25-30e en moyenne).

    Valentin Fayeulle
    Participant

    Merci du retour 

    Je n’ai pas encore bu la version « rouge » de cette cuvée qui se repose un peu. De mémoire 2018 est un millésime compliqué en Corse.

    Valentin Fayeulle
    Participant

    Salut Sebastien

    Je pense que le sur greffage c’était à partir de 2013, mais pas sur à 100%. 
    Dans les millésimes version ancien assemblage, le 2011 m’a bouleversé il y a un an. 

    Valentin Fayeulle
    Participant

    Je vois ce que tu veux dire merci ! Je me laisserai tenter prochainement alors 
     

    Valentin Fayeulle
    Participant

    Merci pour ce retour. 
    Quand tu notes « A boire » c’est que pour toi il ne gagnera plus ? J’ai cru comprendre que les vins du domaine pouvaient bien vieillir. 

     

    Valentin Fayeulle
    Participant

     

    Et la photo de famille pour terminer 

    Valentin Fayeulle
    Participant

    A mon tour de livrer mon ressenti sur cette 3e journée. 
    Tout d’abord vraiment délicieuse par la visite de la région et du secteur de St Antonin, dans des conditions climatiques et de fréquentation optimale, nous avons été chanceux. 
    On s’était dit à priori de réserver des gros canons pour le dernier soir, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, on a bu de très belles choses les 2 jours précédents déjà. 

    Puligny Montrachet Enseigneres  JF Coche Dury 2017
    Nez un poil bridé à la base, sur le pétard et le citron avec une petite touche boisé.
    Il va rapidement gagné en complexité avec un léger toasté très agréable, loin d’être outrancier. Le nez est sur la fraicheur, mélange herbacé et d’agrumes.  
    En bouche c’est initialement très traçant, un poil monolithique à l’ouverture, mais rapidement le vin va gagner un dynamisme assez incroyable venant très légèrement tapisser le palais en entrée, avec une certaine puissance en bouche puis livre une expression saline et persistante incroyable. Quelques extraits secs restent très longuement sur le palais.
    Profil très droit mais avec ce qu’il faut de confort, un jeu d’équilibriste assez incroyable qui amène pour moi une grande plénitude. 
    Bluffant tout simplement, difficile à départager du Coche Rougeots 2008 bu récemment qui était le plus beau vin blanc jusqu’ici croisé, ce dernier était peut être légèrement au dessus du fait de son vieillissement mais sur un profil encore plus tendu qui aurait pu perturbé certains dégustateurs. 
    Très grand  19,5-20/20

    Montrachet – Jacques Prieur 2013 
    Robe d’une grande jeunesse aux reflets verts.
    Nez assez brioché, un peu floral et d’une grande complexité qui me fait évoquer un très beau chardonnay un peu évolué et élevé, sans être écoeurant. Personnellement j’adore.
    En bouche c’est gras et tapissant, pas forcément ultra puissant mais d’une longueur incroyable, une des plus longues croisées sur un blanc. 
    A l’aération par contre le coté pâtissier lié à l’élevage est plus saillant, sans joué sur les autres qualités du vin mais apparaissant moins plaisant. 
    19/20

    Chateau Grillet 1992
    Bouchon court mais parfait, très peu imbibé. 
    Robe incroyable, aussi claire que celle du coche 2017 … c’est surréaliste
    Nez d’une complexité folle sur le pain cuit, un peu fumé, avec des notes d’amandes fraiches, vanille et de fruits jaunes. Je trouve ca envoutant mais atypique et qui peut être déstabilisant au premier abord.
    En bouche c’est légèrement enveloppant et frais, mais surtout frais, le profil est presque celui d’un Chardonnay Chablisien un peu évolué. C’est long, mais un poil en dessous des 2 précédents barracudas.
    J’ai eu l’occasion de boire déjà ce vin il y a 2/3 ans, qui m’avait beaucoup plu parmi une verticale de Grillet, mais cette bouteille est d’un autre niveau, parfaite et émouvante, livrant la magie du terroir de Grillet que je n’avais pas ressenti jusqu’à présent. Grillet doit vieillir longtemps pour donner toute sa magie, et livrer une expression unique pour un viognier de 30 ans … 
    19,5/20

    Château d’Yquem 1998
    La robe trahit un liquoreux d’une bonne vingtaine d’année à priori.
    Nez très classique mais complexe et profonde d’un sauterne, avec une belle fraicheur globale.
    La bouche est complète, remplissant très bien le triptyque puissance, gras et fraicheur. 
    Effet waw, bien au dessus du 1996 bu récemment qui était un peu fermé mais m’a semblé un peu plus évolué sur cette bouteille ce qui n’est pas un défaut à la dégustation au contraire. 
    Goutant peu de liquoreux de ce niveau, il intègre mon panthéon personnel, me réconciliant après ma déception du 1996.
    19-19,5/20

    Chateau Lafite Rotschild 2002
    Je ne vais pas pouvoir le décrire aussi bien d’Alex qui pourrait en écrire des paragraphes à son sujet. 
    On est parti immédiatement sur un grand bordeaux rive gauche d’une vingtaine d’année. 
    Au dela de l’aromatique classique qu’Alex a décrit à la perfection, je retiens surtout les caractéristiques propres du vin : un nez d’une immense profondeur, une bouche charnue légèrement caressante et ample avec beaucoup de fruits qui amène une gourmandise importante aux vins et permet de ne pas se limiter au coté « aristocratique » de certains grands bordeaux.  En rive gauche c’est le plus beau vin que j’ai pu croisé, et surtout dans une phase de maturité qui me plait énormément. 
    19,5/20

    Chateau Rayas rouge 2006
    Nez d’une grande complétude, classique du domaine mais tellement envoutant. 
    A la première gorgée, je prends une bonne claque. Je me dis intérieurement « ah quand même c’est un truc ».
    Touché de bouche stratosphérique de finesse, très long.  Le fruit est par contre mûr et un peu plus confit en fin de bouche surtout étonnamment que sur 2003.
    C’est un grand rayas au niveau attendu, qui dans ces conditions ne se laisse approcher par aucun de ses compères de la région.  
    19,5/20

    Petite pause de mon coté à ce moment, je reviens tour à tour sur le Lafite et le Rayas. 
    D’un point de vue qualitatif propre (profondeur, longueur, complexité), le Lafite estau dessus mais les vins sont très différents et la sensibilité personnelle joue beaucoup, le plaisir final de dégustation dépendra des gouts de chacun.

    J’en profite pour enchainer sur le déjeuner d’avant départ. 
    On se la joue calme, on termine principalement certains vins qui avaient été mis sous vide et on ouvre 2 derniers canons avant de se quitter.

    Domaine Valette Pouilly Fuissé Clos de Mr Noly 2006 
    Nez un poil oxydatif mais bien géré en gardant une certaine fraîcheur notamment par des notes d’agrumes agréables. Il me rappelle sur certains aspects le nez des Selosse. 
    En bouche, le vin a une acidité de dingue mais sans être décharné, légèrement tapissant probablement lié à une haute maturité des raisins récoltés. 
    La longueur est assez phénoménale, je prend un gros plaisir et j’imagine que sur un plat de fruits de mer ca doit être incroyable. 
    C’est assez unique dans l’expression du Chardonnay et mérite son statut de grand vin du Maconnais. 
    Gros coup de coeur même si le profil ne conviendrait assurément pas à tout le monde.
    18,5-19/20 

    Domaine Confuron Cotetidot Vosne Romanée Les Suchots 2010 
    Nez sur les fruits noirs essentiellement, légèrement boisé et épicés, mais que je pense un peu fermé. 
    Touché de bouche fin, avec à nouveau des aromes plutôt fruits noirs et une pointe terreuse. Les tanins sont fins, l’ensemble me fait penser à un pinot sur un millésime un peu solaire de 5-10 ans. 
    Niveau longueur c’est moyen sans être exceptionnel. 
    A la levée de la chaussette j’en aurai attendu plus vu le millésime et le climat, après le domaine est connu pour travailler ses vins pour la longue garde donc surement trop jeune. 
    Ca reste très bon. 
    16,5-17/20

    Voila la fin du périple arrive. 
    Les notes du dernier soir pourront paraitre fantaisistes, elle reflète juste une profonde émotion ressentie sur vraiment chaque vin le dernier soir.
    C’est la plus grande dégustation que j’ai pu faire et d’assez loin pour son niveau incroyable, sa variété et sa constance. 
    Elle a été le résultat de l’envie de faire plaisir de chacun des participants aux autres, en connaissant les choses qu’ils ont moins goutées ou révéraient de gouter, dans la générosité et l’envie de partager. Au delà des folies actuelles du marché du vin, les grands vins sont faits pour être bus. Aucun volonté ostentatoire, uniquement celle de toucher ses compagnons.
    Ce fut une occasion unique de les comparer également et surtout de replacer dans nos esprits certains cadres. Des mythes ont déçu, d’autres ont confirmé. 
    Malgré les enchainements, chaque vin a pu être apprécié, n’ayant pas été écrasé notamment par les autres présentés. 

    Si je dois retenir certains vins particulièrement éblouissant sur la série des 3 jours 
    – en blanc :   Coche, Grillet, Montrachet Prieur, Noly, Yquem définissant les sommets d’expression dans leur région respective.   Pavillon de Margaux et de l’Orée blanc également très très beaux et marquants, mais sans l’émotion ultime des premiers cités. 
    – en rouge :  Overnoy en 1 de part ses qualités mais aussi cette rencontre unique qui vous percute quand vous la croisez pour la première fois, Lafite, Rayas, Sereine  

    Valentin Fayeulle
    Participant

    J2, assez en phase avec Alex sur les vins en dehors de De L’Orée. 
    Je ne reviendrai pas sur le resto à l’exceptionnel RQP.

    Leroy Les Noels de Montbenault 17
    Un peu réduit et fermé au nez au départ.
    La réduction sera rapidement levée à l’aération dans le verre.  
    La bouche est fraîche tapissante et dotée d’une belle relance. C’est vraiment très bon et bien meilleur par rapport aux nourrissons. 
    Alex a très bien parlé du vin, il me manque quelque chose par rapport à ce qu’on a pu ressentir sur certains autres vins qui ont suivi et qui marquent parfois un grand pas avec le reste des canons de l’appellation. La limite à porter est la jeunesse du vin. 
    17,5/20

    Chapoutier Hermitage De l’oree Blanc  05
    Pas du tout d’accord avec Alex. 
    Le nez est surtout brioché, complexe avec du bois mais qui n’est pas outrancier (jeune ça devait tabasser…).
    A nouveau pas du tout le même ressenti sur la bouche que j’ai trouvé particulièrement fine dans son toucher, moins puissante que le Chave, même si c’est assez tapissant.
    Quelques amers en finale agréable. L’Hermitage blanc reste un vin clivant, je me suis régalé sur cet exemplaire.  
    18-18,5/20

    Overnoy Arbois pupillin poulsard 2015
    Que dire … 
    Robe rubis superbe 
    Délicatesse folle, comme je n’ai personnellement jamais rencontré même sur des grands pinots infusés (Rousseau, Fourrier), un toucher aérien, fruit éclatant, très grosse longueur. Une petite pointe terreuse en bouche non dérangeante qui donne du relief au fruit.
    Une évidence pure, un moment de méditation … chapeau 
    19,5- 20/20

    Cote Rotie Sereine noire 2009 Gangloff
    Nez superbe d’une grande syrah classique, légèrement boisé avec également des notes mentholées. 
    En bouche violette intense menthol à nouveau et épices …
    Reste un poil de tanins en finale, surtout ressenti quand bu après le Overnoy. 
    Très grande cote Rotie, un poil trop jeune encore à mon gout .. RDV dans 5 ans. 
    Très nettement au dessus de Barbarine 2009 bu il y a quelques semaines. 
    18,5-19/20

    Cos d’estournel 1986
    Bouchon ED

    Richebourg Gros 1982
    Bouchon ED

    Arnoux Lachaux Pinot Fin 2019
    Assez pur, esprit presque nature/peu protégé 
    Fin et fruité, épicé comme pas mal de pinot en 2019
    Bon vin, mais totalement dans l’incompréhension de la Hype. 
    17/20

    Brand Riesling VT 2004
    Pétrole au nez mais complexe ++
    En bouche superbe balance, vraiment complexe, très beau moelleux 
    17,5-18

    Enorme claque sur Overnoy beaucoup de plaisir sur Gangloff. 
    De L’Orée 05 m’a marqué étonnamment par sa finesse, je le mets au dessus du Chave Blanc 14 en l’état. 
    Déception surtout sur les 2 grands vins ED et une semi déception (ou plutôt une absence d’authentique émotion) sur le Leroy. 
     

    Valentin Fayeulle
    Participant

    Merci tout d’abord aux 2 lurons pour ce week end sudiste atteignant un sommet en lévitation en matière de vin et gastronomie et d’une grande variété avec un point culminant le 3e soir. 
    Merci à Fredimen pour son accueil ainsi que le partage des activités annexes qu’on a pu réalisées. 

    Pavillon blanc Margaux 12
    Nez un poil enrobé,  avec des marqueurs de sauvignon joliment exprimé. 
    En bouche c’est assez tapissant, très persistant, des beaux amers et extraits secs en finale. 
    Je goute très peu de bordeaux blanc sec, le plaisir en est d’autant plus grand qu’il se mêle à la découverte et la surprise.
    18,5-19/20 

    Angelus 90 
    Nez d’une grande complexité et profondeur plutôt coté fruit noir, légère prune comme l’a dit Alex avec une toute petite pointe végétale. Un peu d’épices, discrètes qui m’auront fait évoquer à un stade une syrah … Aie 
    La bouche est assez délicate encore bien fruitée et enveloppante. 
    Un poil de tanins en finale et un petit trait vert amenant de l’austérité. 
    18-18,5/20 pour le nez, 17,5-18/20 pour la bouche 

    Bernaudeau Nourrissons 18
    Un peu réduit au nez, pas très expressif, floral et sur la pomme principalement.  
    Bouche assez austère traçante, plutôt sur les fruits jaunes, assez longue.
    C’est bon mais ça reste assez monolithique à ce stade sans déclencher de vrais émotions. 
    15,5/20
    Un des grands mythes que je voulais découvrir. Grosse déception forcément, après c’est jeune et 18 .. à voir si on recroiser un jour la cuvée sur un autre millésime mais pas sur de remuer ciel et terre pour en retrouver. 

    Zind Humbrecht Riesling Clos Winsbuhl 08
    Nez légèrement pétrole, fruits exotiques, ananas 
    La bouche est un peu perlante au début se délie ensuite longue avec un peu de rondeur et de SR. 
    Un poil moins de tension que la dernière bouteille mais a gagné en complexité aromatique. 
    Très belle fraicheur globale, je trouve ca personnellement magnifique voir grand dans le style mais qui peut décontenancer par sa pointe de SR (restant indice 1). 
    L’accord à table est notamment assez difficile 
    18-18,5/20

    Chave blanc 2014
    Nez assez exubérant assez riche, légèrement boisé, très bien décrit par Alex. 
    Bouche large et puissante, un peu trop grasse pour mon palais. 
    Le vin a besoin de temps, ensuite question de gout. 
    Dans ce que j’ai rencontré de l’ermitage blanc, fais parti à ce stade des plus beaux néanmoins. 
    18/20

    Chave rouge 1996
    Nez combinant des marqueurs de syrah évolué mais avec un coté assez animal un peu trop prenant à mon gout. 
    La bouche est délié, sans vrai expression de fruits et avec une acidité finale lui amenant de l’austérité. 
    Fredimen ayant gouté le millésime il y a peu confirme que c’est semi ED/ED. 

    Chapelle Hermitage 2001
    Superbe syrah classique, à maturité parfaite à mon gout. Pas le plus grand des hermitages bus mais c’est un modèle du genre, un petit cran au dessus du Pavillon 96 en bouche notamment pour son fruit ou des Faurie 99/00/01 bus ces dernières années. 
    Encore bien jeune et frais. 
    18-18,5/20

    Cote Rotie Jamet 2010
    Très croquant et juteux, bien sur la violette, un poil lardé. 
    Vraiment très bon mais encore très jeune.
    18

    Labet Macération Varrons 18
    Nez assez marqué sur la pomme, pas très agréable
    Un peu tannique, typé aromatique vin orange. 
    Pas conquis.
    14

    Fin du 1e volet, à titre personnel pavillon blanc de Margaux 12 m’a vraiment touché dans son style et mon rouge du 1e soir reste hermitage chapelle 01, le Jamet 10 très beau proche mais un peu trop jeune.  
    Le Winsbuhl et le Chave blanc très beaux dans leur style respectif, arrivant à des sommets de l’appellation.
    Grosse déception sur Nourrisson … à revoir  

    Valentin Fayeulle
    Participant

    Un petit passage par la case présentation ? 

    Valentin Fayeulle
    Participant

    Merci à Alex pour l’accueil et le moment passé. 

    Tu as bien retranscrit nos ressentis qui étaient assez comparable. Les vins étaient d’un très bon niveau, magnifique surprise sur nectar d’empyree.  

    Pour résumer et comme souvent dit sur ce forum, les amis c’est la vie … 

    Valentin Fayeulle
    Participant

    Je pense que la bouteille devait présenter une variation car j’ai dégusté ce vin il y a 2 ans et elle était superbe, je serai surpris d’une évolution si rapide ? 
     

    Valentin Fayeulle
    Participant

    Bonjour 

    Concernant les domaines cités une garde d’une vingtaine d’année ne devrait pas leur faire peur.
    Les aromes du vin évoluent avec le temps et ne correspondent pas aux gouts de tout le monde. 
    Les appellations citées tiennent habituellement bien la garde … 20 ans et plus parfois selon les millésimes.
    Pour les blancs secs c’est plus risqué, le millésime étant par ailleurs assez solaire. 
    Une autre piste est de garder quelques vins liquoreux et éventuellement des vins jaunes qui peuvent se conserver 40-50 ans sans soucis.

    Bonne recherche ! 

     

    Valentin Fayeulle
    Participant

    Merci! Très curieux d’avoir un retour plus précis sur Dolium 07. Une licorne.
     

    Je l’ai partagé avec plusieurs LPViens ici, j’avais eu la bouteille au domaine quelques jours plus tôt et je me suis dit que c’était une bonne occasion de la faire découvrir car en effet en production confidentielle. 
    C’est à mon gout une très grande Cote Rotie, actuellement dans une belle phase… avec peu de rivaux du même niveau dans l’appellation. 

    Valentin Fayeulle
    Participant

    Malgré un contexte général particulier, 2021 fut une année remplie de belles dégustations et de moments qui resteront gravés. 

    Coups de coeur en rouge :
    – Hermitage Chave 2002
    – Rayas 2003
    – Benetière Dolium 2007
    – Trotanoy 1982
    – Breteaudeau Statera 2018

    Coups de coeur en blanc : 
    – Grange des pères blanc 2011
    – Ganevat Les Chalasses Marnes Bleues 2011
    – Dauvissat Les Preuses 2007
    – Cote du Jura Macle 1995
    – Foreau Réserve 1989

    Une bulle : 
    – Les Roises Ulysse Colin (deg 2016)

    Il y en a eu beaucoup d’autres à des budgets plus raisonnables.
    Les déceptions les plus notables : Ganevat Vignes de Mon père 2007, Gonon rouge 2014…

    Pour finir, je retiendrai surtout les coups de cœur humain avec les personnes rencontrées sur LPV.

    Bonne année 2022 à tous.

    Valentin Fayeulle
    Participant

    Difficile de consigner les sensations d’une dégustation au domaine, mais quelques ressentis de ce beau moment. 

    Beaune 1e cru Les Teurons 2020
    Fruit assez mûr mais pas compote, une belle acidité en finale, ressenti tannique modéré 

    Gevrey Chambertin VV 2020
    Une certaine charge tannique, mais à nouveau bien frais et d’une belle longueur 
    Plus accessible que le 19 sur fut, mais demandera un peu de temps pour se faire

    Gevrey Chambertin Aux Etelois 2020
    Nez profond groseille fin boisé, c’est très beau. 
    On gagne nettement en finesse et c’est très bien fait. 

    Gevrey Chambertin 1e cru Clos Prieur 2020
    On gagne ici en longueur, sur un niveau de finesse assez comparable à celui des Etelois.
    La bouche est légèrement plus fermée mais il sera à revoir avec grand intérêt. 

    Gevrey Chambertin 1e cru La Petite chapelle 2020
    Un très beau 1e cru, très fin et dans l’esprit « latricières ».  Il y a un peu de matière, c’est un poil plus ferme et moins aérien qu’en 19 mais toujours avec une belle acidité en finale. Vraiment prometteur.

    Latricières Chambertin 2020
    Nez sensationnel … celui du Pinot des grands jours, un bouquet floral d’une grande complexité. 
    En bouche c’est très fin, totalement ouvert et avec un plaisir évident. 
    Coup de coeur 

    Chapelle Chambertin 2020
    Un peu plus fermé, mais c’est profond au nez. 
    On est à l’intermédiaire en bouche entre le chambertin et le latricières. 
    On sent qu’il ne se livre pas totalement à ce stade mais la matière est de très belle qualité. 

    Chambertin 2020
    Le plus difficile d’accès à ce stade des 3 GC, moins massif que le 2019 qui présentait un volume tannique impressionnant. 
    La longueur est superlative par contre. A revoir dans 15-20 ans … 

    On regoute ensuite quelques 19 en bouteille … et force de constater que certaines impressions des dégustations sur fut sont très différentes après 1 an de bouteille. 

    Gevrey Chambertin VV 2019 
    Très bien un peu plus mur 

    Gevrey Chambertin 1e cru La petite Chapelle et le Latricières 2019 : La petite touche d’alcool que j’avais ressenti sur fut ne transparait plus. Les vins sont bien ouverts et on prend beaucoup de plaisir avec un peu plus de tout sur le latricières qui est exceptionnel. 

    Au total, une très belle dégustation avec une gamme très cohérente : la montée en qualité est claire entre les différentes cuvées et l’expression des terroirs nette.
    Les 2020 du domaine ont une fraicheur qui m’a surpris avec un peu plus d’acidité que les 2019 qui sont un peu plus murs et demanderont un peu plus de temps à se faire. J’avais eu peur lors de la dernière dégustation sur une petite sensation d’alcool sur certaines cuvées en 19 que je n’ai pas retrouvé en bouteille.

    Valentin Fayeulle
    Participant

    CR: Domaine Chauvenet, Nuits Saint Georges Aux Argillats 1e cru 2016

    Nez étonnant mur, un peu fumé et boisé, moyennement agréable
    Je pense à une syrah du Languedoc a ce stade. 
    En bouche c’est assez fin, plutôt sur lés fruits noirs avec une acidité bienvenue en finale. 
    Après quelques errances, alex me dit que c’est du pinot… je suis très surpris ! 
    A l’aération ça s’affine, restant sur un profil mur (2015 ou 2018?). Surpris à la découverte de l’étiquette. 
    Le vin est par contre très évolutif à l’aération.. s’affinant avec un bouquet de fruits rouges reprenant le premier plan
    15/20 à ce stade mais à revoir à l’avenir vu l’amélioration à l’aération 

    Valentin Fayeulle
    Participant

    [quote= »Alex post=1164360″]CR: Domaine Labet Jura Sud Revermont « En Billat »  Chardonnay 2018

    L’ami Val59 de passage à la maison , connaissant l’animal fallait lui déboîter de l’étrange nature…
     
     
    Bouteille ouverte vers 12h  et bien m’en a pris car à l’ouverture c’est un Ovni.
    La robe, bon, elle parle d’elle même…
    Nez sur l’essence / pétrole, la cire / encaustique, le grenier poussiéreux le tout en bouche adjoint à un perlant poussif mais présent.
    Tu la bois au resto à l’ouverture comme çà tu fais la tronche… voire tu la renvoies.
    On a connu plus fifou

    Après shampouinage (très) énergique et en oubliant ton verre 3 bonnes heures… simplement la magie commence à opèrer.

    Bref Val se pointant vers 18h30 la bouteille est idéalement préparée, et « spoiler » le vin est délicieux.
    J’aurais bien aimé voir sa tête à l’ouverture que je pronostique comme voici => 

    Val qui fête ses 29 ans demain, et j’en profite pour te souhaiter un EXCELLENT anniversaire mon ami, il voit la robe et il me dit aussi sec :
    « Ah tiens t’as dégoupillé un jurassien nature. »
    Bon çà confère au génie, moi qui voulait le turlupiner un peu mais je connaissais déjà son talent.

    Concernant le vin, une fois dûment préparé (et j’insiste sur ce point car c’est très traître à l’ouverture, un guetapens), le nez est joli sur la noisette fraîche, les agrumes particulièrement la mandarine (à mon avis) et la pêche de vigne mais fraîche et non sucrée.

    En bouche c’est amusant et complexe car assez riche et presque opulent mais traçant et rectiligne mais la finale remet le dégustateur tout droit avec une finale très claquante sur les arômes citron / citron vert avec une très belle amertume qui confère à ce vin un côté addictif notoire.

    Un vin singulier qui explique sans nul doute l’extrême difficulté à en trouver à prix sain.

    Très très bon vin [b]16.5+/20

    A ne pas mettre dans toutes les mains…[/b]

    Alex

    Ps : Accord avec le fromage (comté 18 / beaufort / tomme savoie) idéal.
    La charcuterie (rosette / bayonne / Serrano) c’était pour le rouge – on vit qu’une fois

     [/quote]

    Mieux vaut tard que jamais, voici à mon tour le retour sur ce beau vin ouvert par Alex

    CR: Domaine Labet Jura Sud Revermont « En Billat » Chardonnay 2018
    (A l’aveugle)

    Robe doré un peu trouble me faisant évoquer un travail en nature 
    Le nez est sur des notes de cidre, d’agrumes et de cire.
    La bouche présente une sensation presque tannique qui me fait penser à un vin de macération. Le milieu et la fin de bouche sont marqués par une grosse tension (savagnin ?). C’est assez long et franchement on se ressert très vite.
    C’est finalement un 100% chardo du domaine labet.
    Un vin assez étonnant que j’ai apprécié mais qui pourrait diviser  
    16,5-17/20 

    Valentin Fayeulle
    Participant

    CR: Champagne Ulysse Collin – Les Roises 
    Deg 02/2016 (lot solf12td : base 2012 ?)

    Nez très complexe et agréable principalement sur des notes beurrées et pâtissières (Paris Brest, pralin), vanille et léger fume. Superbe 
    La bulle est fine, ayant une juste présence pour souligner le vin 
    La bouche est plutot riche, avec une discrète oxydation ménagée, dans un style vineux mais frais. 
    L’ensemble est très cohérent, d’une grande persistance avec un plaisir énorme.
    Par contre ca devient un peu plus strict à l’aération en fin de soirée 

    Très beau champagne 18,5-19/20 

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