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- 24 novembre 2021 à 2h23
- in reply to: Clos de la Roilette, Fleurie
CR: Clos de la roilette, Fleurie 2017
Je n’ai pas de notes détaillées, mais le vin fut une déception.
Le fruit totalement en retrait, un vin assez austère avec des notes presque métalliques.
Les tanins étaient un peu asséchants également.
Avec un peu d’aération, ca va légèrement mieux mais sans être incroyable.
Mauvaise phase ou peut être pas mon style …
13,5-14/20- 24 novembre 2021 à 2h17
- in reply to: Les Vignes de Paradis, Dominique Lucas
CR: Les Vignes de Paradis – Un matin face au lac 2017
Nez glyceriné, sur les fruits jaunes avec également des notes de coing.
C’est ample mais avec une belle tension. Du caractère assurément avec des notes similaires en bouche à celles du nez.
C’est une très belle expression du chasselas, cépage qui ne m’avait pas totalement convaincu jusqu’à maintenant avec souvent des vins assez simples.
16,5-17/20
- 24 novembre 2021 à 2h12
- in reply to: Domaine Marquis d’Angerville, Volnay
CR: Domaine Marquis d’Angerville, Volnay 1e cru Fremiets 2008
Nez porte sur le cuir et des notes d’évolution, le fruit n’est pas ressenti
La bouche est par contre gorgée de fruit, framboise intense, tagada.
La matière est légère avec une certaine acidité mais c’est agréable.
On se ressert franchement avec plaisir. Au prix actuel par contre je n’y trouverai pas mon compte.
À boire – TB 17/20- 7 novembre 2021 à 15h10
- in reply to: Weingut Emrich-Schönleber (Nahe)
Merci du retour Henri, tu l’as ouverte un peu en avance ? Pas trop de perlant à l’ouverture ?
Tu m’as donné envie de jouer du tire bouchon
- 29 octobre 2021 à 19h46
- in reply to: Domaine Bénetière, Condrieu
Bonjour Damien
J’ai pu dégusté plusieurs fois les vins du domaine, je suis d’accord sur le style axé sur la finesse avec une très belle expression habituellement. Dolium est pour moi au sommet de Cote Rotie et la cuvée Cordeloux donne de très belles choses.
Cette bouteille n’était pas au niveau, ca ne reflète pas le niveau habituel du domaine et il est possible que ce soit une déviance isolée ou une très mauvaise phase. Mais je pense qu’un retour sincère sur cette bouteille était tout aussi important que les commentaires élogieux que nous avons fait sur d’autres vins de la dégustation.Bonne journée
- 19 octobre 2021 à 2h40
- in reply to: Bienvenue chez les Chti’s Lillois
Retour sur un week end particulier, rencontre après beaucoup de discussions qui a réussi à faire traverser la France à ce fou de Fredimen. A cette occasion particulière, on a voulu se faire une belle dégustation, avec l’envie non dissimulée par chacun de paratager et faire découvrir.
Les vins ont tous été bus en aveugle (sauf la Haut Brion blanc et bien sur quand il s’agit des apports personnels) dans des Zalto (Bordeaux et Universal). L’ouverture a été adapté par chacun selon ces apports avec souvent une ouverture quelques heures avant.1e repas
Chez Alex, autour d’un apéro bien sympa avec notamment les rillettes de sardine absolument délicieuse, paté en croute et un rôti d’Angus accompagné de superbes carottes cuite dans le jus de cuisson … Il nous a caché des talents en cuisine le bougre !!Weingut Egon Müller « Scharzhofberger Kabinett » 2013 – Mosel
Robe particulièrement claire aux reflets verts. Le nez m’évoque de suite la Moselle Allemande. Des notes citronées et discrètement pétrolées se mêlent. La bouche associe bien un coté traçant avec unn milieu de bouche soutenue par les SR qui l’arrondisse un peu sans lourdeur. C’est légèrement perlant. Sur l’aromatique, les notes citronnées initiales sont vite complétées par un bouquet plus riche et exotique avec des notes de fruit de la passion et pèche. C’est assez persistant et d’un équilibre interessant.Regoutée le lendemain, les SR étaient un plus ressentis (peut être la température de service).J’ai légèrement préféré le 2011 mais c’est une très belle bouteille, qui pourra vieillir de très nombreuses années …Très bien +, 17,5Chablis Grand Cru Les Preuses Dauvissat 2007
(Apport, non à l’aveugle)
Petit stress avant de l’ouvrir (premox, bouchon, évolution sur des notes fromagères …) tant le problème peut être récurrent dans la région. Niveau parfait, bouchon peu imbibé. Robe d’un beau jaune aux reflets dorés. Nez très beau et net d’un chardonnay un peu évolué. Le citron est en arrière plan, associé à des fines notes noisetées et fumées.En bouche, le premier verre est vraiment déroutant : grosse puissance en entrée de bouche, des amers saillants, ensemble brouillon qui chahute … suivi par un coté plus civilisé, sur une très belle longueur. En regoutant le vin évolue beaucoup et le coté brouillon est gommé. C’est franchement très beau, avec une matière digne d’un GC. Fredimen trouve rapidement le chardonnay un peu évolué, Alex part sur Chablis et annonce Dauvissat sur un GC d’une quinzaine d’année. Bravo.
Le fond de bouteille mise sous pompe à vide : Le lendemain midi, le nez est globalement inchangé. Par contre en bouche plus rien à voir : le vin est profondément chablisien ultra tendu, minéral et persistant. Cette minéralité est soutenu par une belle matière intégré qui donne un ensemble très complet. Fredimen retrouve sa rétro hydromel qu’il affectionne tant. [b]Grand vin 18-18,5/20
Chateau Haut Brion Blanc 2017
La seule bouteille non dégustée en aveugle du week end
Robe jaune pale. Nez élevé, avec des notes de chataigne et de bois. Le coté bourgeon de cassis est ressenti mais en filigrane. La bouche est d’une construction chirurgicale d’un équilibre parfait. Amers, acide, léger gras se combine dans un ensemble d’une longueur phénoménale, l’une des plus grandes que j’ai rencontré en blanc.Pas de bois ressenti en bouche, l’ensemble est assez pur. Le seul petit « bémol » est peut être son coté un peu linéaire à ce stade mais les qualités de bouche sont incroyables.
Regouté le lendemain midi : le sauvignon est vraiment ressenti au nez, le bois plus discret. Par contre en bouche ca a gagné en gras et en expression, profil que l’on a tous d’avantage apprécié. C’est un vin exceptionnel dans sa construction, jeune certes mais bien ouvert
Grand vin 19/20
Domaine Rousseau, Chambertin Clos de Beze Grand Cru 2011
Nez un poil fermé au départ. A l’aération dans le verre c’est rapidement pinotant c’est fin, sans trace d’élevage, sur les petits fruits rouges , la ronce. Le nez me fait penser au domaine Fourrier initialement. Les autres ressentent d’avantage le végétal au nez que moi, qui même si on le retrouve discrètement n’est pour moi pas dérangeant. En bouche c’est également délicat, des tanins d’une grande finesse donnant un superbe toucher de bouche. C’est la longueur qui m’impressionne et la capacité au vin à s’imposer dans la délicatesse et la finesse notamment face aux 2 autres vins dégustés (encore en aveugle à ce moment).J’évoque Gevrey, sur un 1e ou GC, d’un millésime intermédiaire restant jeune (12?). Je pense intérieurement à Fourrier, et aussi à Rousseau vu ce que j’ai lu sur le style mais je n’en avais jamais gouté pour ce dernier. [b]Grand vin 19/20
Waw, merci Fredimen … C’était un rêve d’en goûter un jour, et le proposer à l’aveugle dans une sincérité totale est tout à ton honneur.Fonsalette Syrah 2000
(Apport, non à l’aveugle)
Nez sur l’orange sanguine, les épices, un petit coté graphite.Les compères sont totalement perdus ce qui me fera sourire un peu intérieurement.En bouche les tanins sont fins, discrètement ressentis en finale sans avoir la finesse des autres cuvées. La palette aromatique est assez sudiste sans tomber dans le coté encre/graphite que j’ai pu avoir sur cette cuvée (notamment 1996).Je l’ai sorti plus pour le jeu et la découverte, elle ne sait pas mal comporté mais reste en dessous des 2 autres vins. Très bien/excellent 17,5
Le lendemain midi plutot 16,5, la bouche ayant perdue en fraicheur.Cos d’Estournel, St Estephe, 2001
Nez sur le cassis et la boite à cigare, classique et nous faisant partir sur Bordeaux. La bouche est très bien construite, solide et classique aristocratique sans tomber dans l’austérité. Thomas évoque directement la rive gauche, j’évoque 2001. On tourne un peu autour pour le château …Excellent, 17,5-18/20Zind Humbrecht, Clos Jebsal Vendange tardive Pinot Gris 2007
Je n’ai plus de souvenir assez précis pour faire un authentique CR. J’ai apprécié ce vin d’une richesse intermédiaire et restant assez frais même ce ne sont pas mes vins préférés. Il a des qualités indéniables et un bel équilibre. Faites confiance à Alex pour le CR
Quelle première soirée, le temps défile à une vitesse phénoménale …
Après un repas du midi légèrement plus calme où on a pu regouté certains vins de la veille, un petit repos fut nécessaire.
On se retrouve joyeusement, en se demandant qu’en même ce que l’aveugle va nous réserver.2e repas
Passé majoritairement sous forme dinatoire (charcuterie, gravlax de saumon, houmous de patate douce), avec un magret de canard et lentilles en plat, suivi de fromages et de merveilleux (clin d’oeil local oblige)
Champagne Roederer, Cristal 2002
Bulles fines relativement discrètes. C’est brioché, légèrement grillé avec une pointe oxydative. La bouche reste fraiche, d’une certaine ampleur sur une belle longueur. C’est très bien/excellent, mais pas sur qu’à mon goût je l’apprécie plus vieille, peut être que cette bouteille est un peu plus évoluée que d’autre ?J’avoue que j’en attendais un poil plus sur le papier. 17,5/20Domaine Ramonet, Chassagne Montrachet 1e cru Morgeot 2014
Nez sur des notes modérées de pétard/sésame/fumé complétant des touches plus délicates de fleurs blanches. Au delà de belles qualités de bouche (touché agréable, belle longueur), le vin ne se livre pas vraiment, fermé sur le plan aromatique. On part sur un chardonnay bourguignon, pour le millésime on est assez perdu … 11/13 ?Le vin est regouté quelques heures après : le nez est un peu moins intéressant, par contre la bouche s’est ouverte, avec un gain de volume notable.Très bien 17/20
C’est un beau vin mais je l’aurai pensé plus haut surtout dans ce beau millésime. Il était un peu plus ouvert sur une ½ bouteille bue il y a 2 ans mais assez monolithique à l’époque dans son expression.Domaine Ganevat, Les Vignes de mon père 2007
(Apport, non à l’aveugle)
Nez assez porté sur la pomme et les notes oxydatives et discrètement fumées. En entrée de bouche, le vin est un peu enrobé par la matière mais très rapidement c’est un veritable coup de fouet, une acidité cinglante comme je n’en avais jamais rencontré … on peut dire que ca déboite. La longueur est exceptionnelle mais la bouche manque vraiment de confort.On y revient et à chaque fois c’est l’uppercut.Aromatiquement l’expression est un peu trop monolithique sur les notes citronnées. Fredimen reconnaît ce style particulier, vin singulier qu’il avait bu il y a quelques temps. Sa bouteille se présentait mieux, plus complexe et un peu moins extrême.Je suis déçu objectivement car j’ai eu des coups de cœur sur d’autres cuvées du domaine en blanc et j’avais envie depuis un moment de gouter ce vin. Très difficile à noter, car c’est une expérience unique… La longueur est magnifique et mériterait 18, mais au total en tenant compte du plaisir limité ce sera plutot 14/20.Passons aux rouges !
Domaine Benetière VDF Cordeloux 2016
Nez très réduit .. sur les viscères de gibiers. Très prenant et intense, totalement désagréable.La bouche est très réduite, on sent que c’est travailler assez finement et sur le fruit mais difficile de lire un vin dans ces conditions. Je pars sur un pinot noir travaillé nature plutôt en Jura. Bon j’y suis pas du tout apparemment. Passage en carafe, la réduction se lève progressivement. Le vin se présente alors sans défaut notable, mais dans une certaine simplicité d’expression avec une longueur moyenne, sur la finesse. La chaussette est levée, surprise générale … Je n’ai jamais gouté aussi mal ce domaine, 13 récemment apparaissait austère et fermé mais sur d’autres millésimes bus au domaine c’était bon dans un style fin.Passé la réduction le vin n’est pas mauvais mais pas au niveau attendu sur Cote Rotie. Moyen 14/20A ce stade de la soirée, on a enchainé quelques déceptions mais dans la bonne humeur.
Chateau Rayas rouge 2003, chateauneuf du pape
(Apport, non à l’aveugle – ouvert sans être épaulé 12h avant)
Je pensais que le vin serait reconnu immédiatement dès le service, ce fut le cas je pense pour Fredimen.Au nez, c’est la libération. On est sur du très grand et tout le monde a le sourire.D’une grande profondeur sur la rose, les fleurs séchées, un mélange d’épices évolutifs …Alex part de suite sur un GC de la cote de Nuits, Fredimen est conforté dans sa suspicion Reynaudienne.En bouche, le touché est sensationnel, la persistance dans l’évanescence, sur des marqueurs assez classiques du domaine mais d’une remarquable complexité.. La longueur est exceptionnelle, prolongé à la toute fin par un coté chaleureux mais qui n’est pas du tout désagréable au contraire.Quel ensemble. Le domaine et la cuvée ont été trouvés sans indice, mais le millésime se fait attendre … pas une seule fois évoqué sur une dizaine de proposition.
[b]Très grand vin 19,5-20/20
dans une superbe phase de maturité et qui peut tenir encore un moment.
A ce stade il fait parti des plus beaux vins de ma vie de passionnés … y compris comparativement à quelques autres Rayas bus.Sortir ce vin sur 2003 est assez incroyable, j’avais adoré fonsalette 2003 (18) récemment bien que d’autres sur le forum avaient eu des expériences plus mitigées.En regoutant la fin quelques heures après le vin est un peu moins fin.
A ce moment Fredimen a peur que le vin suivant ait du mal à exister. Mais il n’en sera rien ..Hermitage Jean Louis Chave Rouge 2002
Le nez évoque immédiatement la Syrah dans son expression la plus aboutie et d’une grande complexité sur les épices, l’olive, le poivre … D’une intensité et d’une complexité absolument superbe.En bouche, je suis frappé par l’évidence du vin. Un coup de cœur immédiat.C’est juteux avec le juste volume, d’une longueur excellente avec une petite acidité dynamisant le milieu de bouche. C’est très fin et il apparaît jeune sur une expression fruitée intense. Epoustouflant. Peut être que d’un point de vue analytique pur il n’est pas parfait, mais l’évidence est elle qu’elle emporte tout.On part sur un très grand de Rhone Nord et Chave. Nous serons bien loin pour le millésime (2012?)
[b]Très grand vin 20/20
, au panthéon de la Syrah Chapeau Mr Chave de sortir ce vin dans un millésime très difficile.
En lisant d’autres avis (Cellar Tracker notamment), notre enthousiasme n’est pas toujours partagé et nous avons peut être eu la chance d’ouvrir la belle bouteille dans une très bonne phase et avec des conditions d’ouverture favorables.Dans un élan de frénésie,Fredimen prend le bilame et nous sert un autre vin en aveugle…
Chateau Latour 1998
Le nez est superbe à nouveau, il gagnera continuellement durant la dégustation en complexité, devenant le plus beau nez de la série des 3 rouges… et pourtant les 2 autres sont à l’aboutissement de l’expression de leur cépage respectif. Robe opaque, concentrée. Le nez est d’une complexité difficile à retranscrire sans trahir ses origines bordelaises.En bouche, le touché est fin, c’est assez aristocratique dans son expression avec pas mal de volume sans apparaître massif. Grosse longueur à nouveau. La qualité de la bouche me font partir sur un grand.
Grand vin 19/20
Magnifique bordeaux, qui n’a pas l’évidence du Chave et qui pour mon goût personnel vient un peu derrière Rayas, pas pour des raisons de qualité de bouche mais plus sur la palette aromatique. Il fait parti des 2 plus beaux bordeaux que j’ai bu, n’ayant pas le velours en bouche du Trotanoy 1982 (que j’ai réévalué à postériori à 19-19,5 tant il me laisse un grand souvenir). Cette série de 3 rouges restera gravée à jamais dans ma mémoire, tous offrant des profils différents mais une approche de la perfection dans leur région et cépage respectif. Voulant prolonger un peu la soirée et sachant qu’il semblait difficile de tenir la route face à la série précédente, je vais chercher un vin sur la fraicheur.Domaine de L’Anglore, Nizon 2018
Le nez est frais sur la cerise. La bouche est un peu stricte au départ (le vin ayant besoin de se réchauffer un peu) va vite s’ouvrir, sur de la purée de fraise. C’est pur, sans amertume saillante et franchement bien sympa. Alex reconnaît le style et trouve le vin.
Bien à très bien – 16-16,5/20 Dans le thème gloulou, je préfère les 2 autres vins bus le lendemain par contre.Marques de Poley DO montilla Moriles, Toro Albala, Amontillado Solera 1922
(Apport personnel, Bouteille ouverte 3 semaines avant – vin inchangé par rapport à l’ouverture)
Robe ambrée soutenue.Le nez est entre le banuyls et le muscat de Rivesaltes. On part sur les fruits secs, la muscade, le caramel. C’est franchement beau.En bouche, c’est la claque même quand on a déjà gouté … Un gap énorme entre la tendresse apparente du nez et une bouche sur l’oxydatif, totalement seche et austère avec une acidité marquée. La longueur est top et il y a une belle complexité.C’est une expérience très clivante, j’adore personnellement mais à ne pas mettre dans tous les verres, y’en a un qui a failli y rester
Concernant les eaux de vie pour finir la soirée :
[list]
[*]Framboise de cheze Kuhri que j’apprécie beaucoup (je mets peut être les belles cuvées de Nusbaumer devant)
[*]Vieille prune Réserve de Souillac, effectivement plus sur le fut et sur un profil très différent
[/list]Il est temps de rendre les armes. La soirée est passée à une vitesse encensée, les bas comme les hauts nous auront fait vivre des beaux moments. Inoubliable.
3e repas
Dernier round, autour d’un poulet rôti dominical. Petit coup de fatigue après les 2 grosses séries, je pars sur une selection « glougou » et un peu original pour terminer, Alex a prévu un vin aussi.
Rose de Xinomavro, domaine Thymiopoulos 2018
(apport personnel, non à l’aveugle)
Robe superbe couleur saumonée. C’est frais, vraiment bien équilibré et d’une belle densité pour un rosé.On est dans un style infusé, je suis d’accord sur la pointe mutée que retrouve Fredimen. Seule la longueur n’est pas exceptionnelle mais le plaisir est vraiment la. Un des meilleurs rosés selon mes gouts, 17-17,5/20Chateau de Beaucastel Rouge, chateauneuf du Pape, 2011
Robe pourpre. Le nez est sudiste, il y a des épices et un coté garrigue. Fredimen est plutot sur la syrah, pour moi je pars sur une cuvée avec une portion significative de mourvedre.L’association puissance et finesse me fait partir sur chateauneuf.Les tanins sont de très belle qualité, la bouche suit les marqueurs du nez, avec des notes ré glissées également en finale. Après un peu d’hésitation je pars plutot sur Chateauneuf notamment sur 2014. Sur le domaine je suis un peu perdu.17-17,5/20
Personnellement je préfère les C9P un peu plus patinés et assagis mais le vin est déjà accessible.Cote du Jura Metis (Rouge) – Domaine Labet 2018
(apport personnel, non à l’aveugle) Assemblage de Pinot Noir, Gamay, cépages anciens et enfarinés
Nez sur la grenadine, avec une pointe de réduction mais qui est assez agréableLa bouche est typé « nature » réussi avec une expression très pur du fruit. C’est d’une grosse buvabilité.Sont évoqués initialement Lirac de l’Anglore ou Romains le Bars puis une belle cuvée de Dutraive … Je suis d’accord qu’on peut y voir des ressemblances, d’autant qu’il y a une part de Gamay dans l’assemblage. Le cépage majoritaire n’est pas trouvé, ni la région.C’est très bien sur une buvabilité redoutable. Il a gagné en expression progressivement. Je le préfère au Nizon de la veille.16,5-17/20Que dire …
Quel week end, que ce soit sur le plan humain et de la passion.
Quelle générosité de chacun
Quelle série de vins
Tout simplement merci à Alex et Fredimen, merci à LPV- 19 octobre 2021 à 2h38
- in reply to: Bienvenue chez les Chti’s Lillois
Retour sur un week end particulier, rencontre après beaucoup de discussions qui a réussi à faire traverser la France à ce fou de Fredimen. A cette occasion particulière, on a voulu se faire une belle dégustation, avec l’envie non dissimulée par chacun de paratager et faire découvrir.Les vins ont tous été bus en aveugle (sauf la Haut Brion blanc et bien sur quand il s’agit des apports personnels) dans des Zalto (Bordeaux et Universal). L’ouverture a été adapté par chacun selon ces apports avec souvent une ouverture quelques heures avant.
1e repasChez Alex, autour d’un apéro bien sympa avec notamment les rillettes de sardine absolument délicieuse, paté en croute et un rôti d’Angus accompagné de superbes carottes cuite dans le jus de cuisson … Il nous a caché des talents en cuisine le bougre !! La seule bouteille non dégustée en aveugle du week end
Robe jaune paleNez élevé, avec des notes de chataigne et de bois. Le coté bourgeon de cassis est ressenti mais en filigrane. La bouche est d’une construction chirurgicale d’un équilibre parfait.Amers, acide, léger gras se combine dans un ensemble d’une longueur phénoménale, l’une des plus grandes que j’ai rencontré en blanc.Pas de bois ressenti en bouche, l’ensemble est assez pur. Le seul petit « bémol » est peut être son coté un peu linéaire à ce stade mais les qualités de bouche sont incroyables.Regouté le lendemain midi : le sauvignon est vraiment ressenti au nez, le bois plus discret.Par contre en bouche ca a gagné en gras et en expression, profil que l’on a tous d’avantage apprécié.C’est un vin exceptionnel dans sa construction, jeune certes mais bien ouvert.Grand vin 19/20 Zind Humbrecht, Clos Jebsal Vendange tardive Pinot Gris 2007Je n’ai plus de souvenir assez précis pour faire un authentique CRJ’ai apprécié ce vin d’une richesse intermédiaire et restant assez frais même ce ne sont pas mes vins préférés. Il a des qualités indéniables et un bel équilibreFaites confiance à Alex pour le CR !17,5/20 Quelle première soirée, le temps défile à une vitesse phénoménale …Après un repas du midi légèrement plus calme où on a pu regouté certains vins de la veille, un petit repos fut nécessaire.On se retrouve joyeusement, en se demandant qu’en même ce que l’aveugle va nous réserver.
2e repasPassé majoritairement sous forme dinatoire (charcuterie, gravlax de saumon, houmous de patate douce), avec un magret de canard et lentilles en plat, suivi de fromages et de merveilleux (clin d’oeil local oblige)
Hermitage Jean Louis Chave Rouge 2002[/color]Le nez évoque immédiatement la Syrah dans son expression la plus aboutie et d’une grande complexité sur les épices, l’olive, le poivre … D’une intensité et d’une complexité absolument superbe.En bouche, je suis frappé par l’évidence du vin. Un coup de cœur immédiat.C’est juteux avec le juste volume, d’une longueur excellente avec une petite acidité dynamisant le milieu de bouche. C’est très fin et il apparaît jeune sur une expression fruitée intense.Epoustouflant. Peut être que d’un point de vue analytique pur il n’est pas parfait, mais l’évidence est elle qu’elle emporte tout.On part sur un très grand de Rhone Nord et Chave. Nous serons bien loin pour le millésime (2012?)Il s’agit de Hermitage Chave Rouge 2002.Très grand vin 20/20, au panthéon de la Syrah Chapeau Mr Chave de sortir ce vin dans un millésime très difficile. En lisant d’autres avis (Cellar Tracker notamment), notre enthousiasme n’est pas toujours partagé et nous avons peut être eu la chance d’ouvrir la belle bouteille dans une très bonne phase et avec des conditions d’ouverture favorables.Dans un élan de frénésie, Fredimen prend le bilame et nous sert un autre vin… [color=#e74c3c]Chateau Latour 1998[/color]Le nez est superbe à nouveau, il gagnera continuellement durant la dégustation en complexité, devenant le plus beau nez de la série des 3 rouges… et pourtant les 2 autres sont à l’aboutissement de l’expression de leur cépage respectif.Robe opaque, concentrée. Le nez est d’une complexité difficile à retranscrire sans trahir ses origines bordelaises.En bouche, le touché est fin, c’est assez aristocratique dans son expression avec pas mal de volume sans apparaître massif. Grosse longueur à nouveau. La qualité de la bouche me font partir sur un grand.Grand vin 19/20 Magnifique bordeaux, qui n’a pas l’évidence du Chave et qui pour mon goût personnel vient un peu derrière Rayas, pas pour des raisons de qualité de bouche mais plus sur la palette aromatique.Il fait parti des 2 plus beaux bordeaux que j’ai bu, n’ayant pas le velours en bouche du Trotanoy 1982 (que j’ai réévalué à postériori à 19-19,5 tant il me laisse un grand souvenir). Cette série de 3 rouges restera gravée à jamais dans ma mémoire, tous offrant des profils différents mais une approche de la perfection dans leur région et cépage respectif. Voulant prolonger un peu la soirée et sachant qu’il semblait difficile de tenir la route face à la série précédente, je vais chercher un vin sur la fraicheur. [color=#e74c3c]Domaine de L’Anglore, Nizon 2018[/color]Le nez est frais sur la cerise.La bouche est un peu stricte au départ (le vin ayant besoin de se réchauffer un peu) va vite s’ouvrir, sur de la purée de fraise. C’est pur, sans amertume saillante et franchement bien sympa.Alex reconnaît le style et trouve le vin.Bien à très bien – 16-16,5/20 Dans le thème gloulou, je préfère les 2 autres vins bus le lendemain par contre. [color=#f39c12″>Marques de Poley DO montilla Moriles, Toro Albala, Amontillado Solera 1922(Apport personnel, Bouteille ouverte 3 semaines avant – vin inchangé par rapport à l’ouverture)Robe ambrée soutenue.Le nez est entre le banuyls et le muscat de Rivesaltes. On part sur les fruits secs, la muscade, le caramel. C’est franchement beau.En bouche, c’est la claque même quand on a déjà gouté … Un gap énorme entre la tendresse apparente du nez et une bouche sur l’oxydatif, totalement seche et austère avec une acidité marquée. La longueur est top et il y a une belle complexité.C’est une expérience très clivante, j’adore personnellement mais à ne pas mettre dans tous les verres, y’en a un qui a failli y rester
Concernant les eaux de vie pour finir la soirée :
[list]
[*]Framboise de cheze Kuhri que j’apprécie beaucoup (je mets peut être les belles cuvées de Nusbaumer devant)
[*]Vieille prune Réserve de Souillac, effectivement plus sur le fut et sur un profil très différent
[/list]
Il est temps de rendre les armes. La soirée est passée à une vitesse encensée, les bas comme les hauts nous auront fait vivre des beaux moments. Inoubliable.
3e repasDernier round, autour d’un poulet rôti dominical.Petit coup de fatigue après les 2 grosses séries, je pars sur une selection « glougou » et un peu original pour terminer, Alex a prévu un vin aussi. Rose de Xinomavro, domaine Thymiopoulos 2018 (apport personnel)Robe superbe couleur saumonéeC’est frais, vraiment bien équilibré et d’une belle densité pour un rosé.On est dans un style infusé, je suis d’accord sur la pointe mutée que retrouve Fredimen.Seule la longueur n’est pas exceptionnelle mais le plaisir est vraiment la.Un des meilleurs rosés selon mes gouts, 17-17,5/20- 20 septembre 2021 à 17h22
- in reply to: Domaine Clos du Rouge Gorge (Cyril Fahl)
Merci pour ce premier partage Adrien, commenter des vins qui n’ont pas forcément plu en toute honnêteté est une très bonne chose.
- 29 juillet 2021 à 2h35
- in reply to: Domaine Pattes Loup, Chablis
J’avais un peu peur sur 18 de tomber sur quelque chose d’un peu lourd et j’ai été surpris par sa fraicheur !
- 29 juillet 2021 à 2h27
- in reply to: Domaine de Saint-Pierre
CR: Domaine de Saint Pierre, Fabrice Dodane, Pinot noir 2017
Une belle découverte, un vin frais sur la groseille, assez tranchant et persistant.
J’ai préféré vis à vis du Poulsard Houillon Bruyere 2017 bu en parallèle.
Très bien 16,5 – 17/20
- 29 juillet 2021 à 0h54
- in reply to: Domaine Renaud Bruyère et Adeline Houillon, à Pupillin
CR: Domaine Bruyère Houillon – Poulsard 2017
Nez assez nature sans déviance avec des notes de rose
Un peu de perlant initialement.
L’ensemble est frais et assez persistant avec une acidité assez marquée.
C’est assez simple, sur la tension mais gouleyant.
Bien 15,5- 29 juillet 2021 à 0h49
- in reply to: Domaine Jean Macle
CR: Domaine Jean Macle, Cote du Jura 1995
Nez sur la brioche, le café, la noisette
Alors que le nez présente un coté assez réconfortant, la bouche est percutante avec une grosse acidité avec quelques notes de noix fraiche et de pamplemousse. La longueur est belle.
Excellent 17,5/20- 29 juillet 2021 à 0h43
- in reply to: Domaine Huet, Vouvray
CR: Domaine Huet – Vouvray pétillant – Brut réserve 2009
Le vin m’a rappelé dans le style le triple zéro millésimé 2008 que j’ai croisé à 2 reprises.
Au nez, quelques touches oxydatives discrètes, de discrètes notes florales.
La bouche est assez droite et austére avec une bulle assez présente.
C’est bien fait mais ca manque un peu de confort en bouche.
Le RQP semble défavorable.
Bien 15,5-16- 29 juillet 2021 à 0h37
- in reply to: Domaine Huet, Vouvray
Passage rapide au Domaine Huet
CR: Domaine Huet, Vouvray pétillant – 2015 – brut
Bulles assez fines. C’est frais, floral et assez persistant.
Un rapport qualité prix interessant.CR: Domaine Huet, Vouvray sec, Le Haut Lieu 2019
Vin qui s’est présenté comme assez simple en l’état.CR: Domaine Huet, Vouvray sec, Le Mont 2019
Un gros grand au dessus, c’est frais, persistant, forcément encore assez primaire mais d’un bel équilibre.
Très bien.Nous avons gouté les 1/2 sec (2020) mais je n’ai pas pris de notes. Enfin un Clos du bourg moelleux 2018 qui m’a vraiment séduit par son équilibre.
Une belle série avec une préférence sur le Mont sec et le pétillant 2015.- 29 juillet 2021 à 0h29
- in reply to: Domaine Huet, Vouvray
[quote= »Delphinette post=1156590″]Très jolie dégustation
c’était organisé au domaine huet ?[/quote]C’était une dégustation organisée chez un caviste !
(A suivre une dégustation il y a quelques jours au domaine)- 29 juillet 2021 à 0h12
- in reply to: Domaine Huet, Vouvray
Très belle dégustation des vins du domaine, peu de notes mais quelques ressentis.
CR: Domaine Huet, Vouvray sec, Le Mont 2004
Au nez, notes de pain brioche amande et citron confit
Belle tension assez percutant avec une finale mûre agréable, et un trait tannique en finale
Très bien, 16,5-17CR: Domaine Huet, Vouvray sec, Le Haut Lieu 2005
Un profil plus clivant
Une douceur en entrée de bouche et ensuite une grosse tension
16,5/20CR: Domaine Huet, Vouvray sec, Clos du bourg 2005
Nez pierre a fusil plus discret, de la pèche blanche
Bouche équilibré avec un coté plus « lisse »
Un peu en dessous à mon goût des 2 vins précédents.
15,5/20CR: Domaine Huet, Vouvray, demi sec, Clos du bourg 2005
Beaucoup plus intense sur le nez
Un équilibre assez interessant avec un sucre restant mesuré
16,5/20CR: Domaine Huet, Vouvray, moelleux, Clos du bourg 2003
Sucre d’avantage présent, longueur bonne mais pas exceptionnelle. Petit manque de fraîcheur en finale
15,5/20CR: Domaine Huet, Vouvray, moelleux, Le Haut lieu 97
Bouchon, EDCR: Domaine Huet, Vouvray, moelleux, Le Mont 1985
Équilibre excellent, caressant en bouche avec des notes terriennes, d’épices, de fruits exotiques.
16,5/20CR: Domaine Huet, Vouvray, moelleux 1e trie, Le Mont 1996
Grande longueur. Un cran au dessus du vin précédent. Le niveau de sucre commence à être un peu élevé pour moi ce qui m’empêche de complètement décollé.
17/20CR: Domaine Huet, Vouvray, moelleux 1e trie, Le Haut Lieu 1989
C’est a nouveau assez persistant, mais un peu plus marqué sur le caramel, encore assez jeune.
16,5/20Le niveau global était bon. Je suis personnellement moins adepte des sucres, mais les vins sont bien faits et tiennent sans sourciller les années.
Les 1/2 sec peuvent être un compromis interessant notamment avec des accords gastronomiques qui pourraient être vraiment interessant.- 28 juillet 2021 à 23h48
- in reply to: Cave Yves Cuilleron
CR: Cave Yves Cuilleron – Saint Joseph – Les Pierres Sèches 2018
Robe pourpre intense.
Le nez est assez boisé mais avec un beau fruit sous jacent.
La bouche est agréable, assez fruité et facile d’approche même s’il y a une petite sensation tannique.
C’est un peu simple en l’état.
Bien
15/20
- 28 juillet 2021 à 23h43
- in reply to: Domaine Sigalas, Santorini
CR: Santorini, Domaine Sigalas Assyrtiko 2020
Peu de notes sur ce vin dégusté dans une ambiance détendue à Santorin.
Ce fut une déception pour un des domaines fleurons de l’ile.
Le vin est plutôt court et simple, avec une pointe chaleureuse et d’alcool un peu dérangeante.
RQP moyen
14-14,5/20- 28 juillet 2021 à 23h38
- in reply to: Domaine Jean-Paul Thévenet et fils, Morgon
CR: Domaine Jean-Paul Thévenet – Morgon Vieilles Vignes 2018
Encore un beau vin de la région sur ce millésime.
Rempli de fruit acidulé, frais, et d’une grande buvabilité.
Les tanins sont fins et peu sensibles.
Plaisir « simple » mais bien présent !
15,5-16/20- 28 juillet 2021 à 23h35
- in reply to: Domaine Pattes Loup, Chablis
CR: Domaine Pattes Loup, Chablis, Vents d’Ange, 2018
Nez frais, citronné associé à des notes un peu plus nature (pomme).
En bouche ressenti initial d’un fruit de belle maturité combiné à une l’acidité élevée et une belle persistance sur des amers.
J’ai trouvé ça bon et un peu original pour Chablis.
Très bien 16,5