SOCRATO

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    Chianti Classico Castello di Fonterutoli 2001

    magnifique nez complexe (santé Nidal !) : fruits rouges (mûres ?, framboises, pruneau…), réglisse, épices, menthe, olives, sous-bois (terre ?)
    bouche juteuse, intense, corsée, tanins fondus, pointe de douceur
    finale très longue, le fruit revient (pruneau ?)
    dans mon échelle 92pts/100, dégusté avec du quasi d’agneau en pierrade accompagné d’une sauce aux morilles coniques à la crème, un délice, mais ça peut saturer.

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    JOHANNISBERG DU VALAIS AOC 2005 « MONT D’OR » (12 euros)

    https://www.montdor-wine.ch/

    extrait de la fiche du produit :

    Région et appellation
    Valais AOC, Vignoble du Domaine du Mont d’Or

    Cépage
    Sylvaner

    Notes de dégustation
    Apparence Vive, jaune à reflets dorés

    Nez
    Intense, jolie concentration d’arômes exotiques tels que l’ananas et le litchi

    Palais
    Attaque moelleuse, jolie fraîcheur en évolution, confirmation des notes fruitées exotiques, plénitude en finale avec une typique touche d’amande

    Finale
    Plénitude en finale avec une touche typique d’amande

    Accords gastronomiques
    Cardons à la moelle, homard à l’américaine, asperges, mets au curry ou aux truffes, coquilles St Jacques, fromages d’alpage, vacherin de la Vallée de Joux.

    Température de service
    8° C

    Garde
    2 à 20 ans

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    Encore un autre : Albert de Chavagny, si l’on envoie le bouchon, mais cette garantie ne s’applique pas pour les vieux millésimes, les grands crus et les crus classés, contrairement aux 2 précédents.

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    Quand l’ennui me tente, j’écoute Brassens, par exemple :

    Le temps ne fait rien à l’affaire

    ——————————————————————————–

    Quand ils sont tout neufs
    Qu’ils sortent de l’œuf
    Du cocon
    Tous les jeunes blancs-becs
    Prennent les vieux mecs
    Pour des cons
    Quand ils sont d’venus
    Des têtes chenues
    Des grisons
    Tous les vieux fourneaux
    Prennent les jeunots
    Pour des cons
    Moi, qui balance entre deux âges
    J’leur adresse à tous un message

    Le temps ne fait rien à l’affaire
    Quand on est con, on est con
    Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père
    Quand on est con, on est con
    Entre vous, plus de controverses
    Cons caducs ou cons débutants
    Petits cons d’la dernière averse
    Vieux cons des neiges d’antan

    Vous, les cons naissants
    Les cons innocents
    Les jeun’s cons
    Qui n’le niez pas
    Prenez les papas
    Pour des cons
    Vous, les cons âgés
    Les cons usagés
    Les vieux cons
    Qui, confessez-le
    Prenez les p’tits bleus
    Pour des cons
    Méditez l’impartial message
    D’un type qui balance entre deux âges

    Le temps ne fait rien à l’affaire
    Quand on est con, on est con
    Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père
    Quand on est con, on est con
    Entre vous, plus de controverses
    Cons caducs ou cons débutants
    Petits cons d’la dernière averse
    Vieux cons des neiges d’antan

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    CR: Château Branaire-Ducru 2003
    Magnifique nez de fruits rouges (cassis,framboises, pruneaux….), sous-bois, tabac. Belle intensité en bouche, corsé, soyeux, précis.
    Très long.
    Vaut amplement son prix.

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    J’aimerais savoir si vous connaissez des négociants, club … sur Internet qui acceptent les réclamations en cas de vins bouchonnés et sont prêts à remplacer les bouteilles présentant des arômes déviés.(J’en connais 2 pour la Suisse : DIVO et Mathieu SA).

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    CR: Château Potensac 2003
    Joli bouquet de fruits rouges mentholés. Suave, juteux et soyeux en bouche. Belle longueur, une dizaine de secondes.Très agréable à boire et à un bon prix.

    SOCRATO
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    « Un peintre qui devient aveugle…Un aveugle qui se met à la peinture…Un Beethoven sourd, Un Ray Charles aveugle…..

    Quant vous goûtez le vin, vous le faites avec tous vos sens n’est-ce pas ?
    La mémoire ne fait pourtant pas partie des sens… ! »

    Nidal

    Le cerveau peut « imaginer » de faux souvenirs, sons, images et bien sûr goûts, senteurs…. qui semblent bien réels pour l’être l’hébergeant. Tragique serait l’agueusie pour un dégustateur, cuisinier…. patenté ou pas !
    Evidemment on a besoin de puiser dans notre mémoire des goûts pour déguster, si l’on veut attribuer des mots aux sensations ressenties. Mais est-ce indispensable ?. Si vous voyez une belle montagne, étoile, femme….pas forcément besoin de la décrire !
    Question subsidiaire pour Nidal: quelle serait la perception d’un dégustateur atteint de la maladie d’Alzeimer ? Pourrait-il redécouvrir à chaque fois une bouteille de vin comme si c’était la première ? Peut-on incidemment grâce à notre intelligence, imagination….. appréhender chaque nouvelle situation, dégustation, comme si c’était la première ? Les questions de Nidal interpellent. En filigrane : quelle est le sens de la dégustation (vie) ?
    La dégustation (vie) ne serait-elle qu’un je(u) ?

    Je me permets de citer une nouvelle fois Beaudelaire, que je redécouvre à chaque lecture, véritable antidote du dégoût :

    Charles Baudelaire
    ENIVREZ-VOUS

    Il faut être toujours ivre, tout est là ; c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

    Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

    Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront, il est l’heure de s’enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

    (In Les petits poèmes en prose)

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    J’ose une analogie. Quand vous voyez un Federer au sommet de son art, délivrant des coups magiques dont même McEnroe s’extasie, cela a l’air simple. Mais que de travail, de talent, de complexité de mouvements, d’émotions, de coup d’oeil, d’analyse, de prises de décision, d’instinct…. faut-il pour atteindre de tels sommets. Le commun des mortels devrait être capable d’apprécier la beauté de ses coups.

    Pour le vin, sa complexité-simplicité intrinsèque due à la qualité du raisin, à l’adéquation au terroir, au millésime, au travail de l’homme,au climat…. doit être encore interprétée par la complexité-simplicité du dégustateur, en l’occurrence sa culture,son humeur,ses récepteurs sensoriels, sa sensibilité,sa concentration, le cadre, le verre….
    Cela se travaille,mais comme tout le monde n’a pas les mêmes aptitudes qu’un Federer, McEnroe (Mozart, Einstein, idiot savant ?..) je ne vois pas pourquoi il n’en serait pas de même pour l’art de la dégustation. Je pense qu’il y a des nez qui sont plus aptes que d’autres à discerner la complexité, d’autant plus que nos récepteurs olfactifs sont beaucoup plus importants que ceux des autres sens, paraît-il. Certaines personnes ont beaucoup de peine à déceler le goût de bouchon, ou le musc par exemple.(Sans parler du rhume ou de l’agueusie !)
    Pour moi la complexité est partie inhérente de grands vins. Elle implique plusieurs niveaux de lecture sensorielle, on y décèle (descelle ?) des senteurs et des mondes cachés tels dans des stéréogrammes qui perdurent dans le palais et s’insinuent dans les tréfonds de notre être. Le vin évolue et se bonifie au fil de la dégustation, la dernière goutte de la bouteille étant la meilleur. C’est donc (pour moi) l’intersection entre la complexité du nez(cerveau) avec ses limites et celle du vin qui va donner comme résultante la complexité finale ressentie.
    Mais pour revenir à Federer ou McEnroe, quand ils délivrent leur magie, on ne cherche pas sur le moment à expliquer le pourquoi, on est béat, le temps n’existe plus. Idem pour un grand vin complexe, il nous envoûte, nous sommes tellement subjugués par leur grandeur que l’intellect s’efface et l’on est en harmonie avec tout le cosmos !! Cela me fait penser à l’eclipse totale de soleil, que nous avons eu la chance d’observer en Guadeloupe en 1998. Un grand moment où l’on sentait des vibrations passer dans la foule. Un grand vin, donc complexe , c’est comme une éclipse totale et il serait dommage de ne pas partager ce plaisir ! (avec des gens qui puissent l’apprécier, bien sûr !)

    Merci pour la question.

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    Voici un site sur les champignons qui donne des accords avec les vins, doté de surplus d’un forum auquel je participe sous le pseudo de crirau :

    https://www.tachenon.com/

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    Ai (enfin) reçu mes primeurs 2003 initialement prévus pour le printemps en Suisse. Puis reportés au mois de juin, il est vrai que l’été débute vers le 21 juin. Ai envoyé 6 emails, donné un coup de fil pour régler la TVA par carte de crédit. Je les avais prévenus que j’avais une dégustation organisée pour la mi-juillet. On m’a avisé que vu les températures élevées, ils n’avaient pas pu me livrer. Evidemment, s’il faut attendre la fin du printemps pour le faire ! Je leur ai fait comprendre que je trouvais la situation fâcheuse et que j’était un passionné du vin qui commençait à perdre patience. Ils m’ont fait un geste, à savoir 6bt de primeurs 2003 offertes que je pourrais choisir parmi leurs propositions. Je leur ai répondu que ce geste était de grande classe en leur signalant que je serai absent jusqu’à la mi-août. Ce matin ai reçu ma commande complète avec 6bt de Château Ronan en prime. A noter que le transporteur avait déjà essayé par 2 fois de me livrer lors de mon absence. Bref, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y ait quelques problèmes de commnunication et de logistique. Les vins que j’avais commandés par 12 bt m’ont été livrés dans leur caisse d’origine. Cependant quelques commandes par 6bt ont été livrées dans des cartons panachés de 12 bt dont le Sociando et le Giscours.

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    Potensac 96

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    extrait de : https://vinquebec.com/article.asp?IDNews=1746

    « Le Dr Charles Wysocki du Monell Chemical Senses Center de Philadelphie affirme que l’humain peut sentir des milliers d’odeurs différentes. Toutefois, ajoute-t-il, les arômes du vin ne sont pas les mêmes pour tous et sont perçus de façon différente par chacun. Il a expliqué lors d’un symposium des Masters of Wine à Napa qu’un grand nombre de personnes ne peuvent détecter des odeurs que d’autres apprécient ou détestent.

    Il donne l’exemple du musc qui est une odeur intense et acre pour plusieurs, mais que 43 % des gens ne peuvent détecter. »

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    Nous avons dégusté ma femme et moi 3 fois lors des 12 derniers mois le Sociando 2000 en demi-bouteille au restaurant. A chaque fois, nous avons été subjugué par son bouquet minéral au fruité intense, son onctuosité ciselée en bouche et sa très longue finale. Bref de très belles demi-bouteilles.

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    Chantegrive, Charmail, Rolland de By, La Garde, Lafon.

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    Mon oncle en a acheté récemment 12 bt du millésime 97 en grande surface pour un prix modique : 9 euros/bt. Excellent rapport qualité/prix. Bu il y a 2 mois. Mes souvenirs : nez puissant, brioche, fruits (tropicaux?) crémeux. Bu en apéritif avec amuse-bouches.

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    Bu hier soir un Gigondas Grand Romane 2000 de Pierre Amadieu. Joliment fruité,épicé, crémeux en bouche, longueur correcte. Beau rapport qualité/prix. (13 euros)

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    Le site Vinum présente des tableaux de millésimes, voir rubrique : Les vins prêts à boire : https://www.vinum.info/fr/tabla_vinos.jsp

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    Lu un article très intéressant sur le site Vin Québec :
    – le goût du vin n’existe pas comme tel car les récepteurs sensoriels,gustatifs et olfactifs diffèrent énormément d’une personne à l’autre
    – il varie selon le contexte et émotions du dégustateur
    – l’influence de l’étiquette est énorme, voir le test présenté à un groupe d’étudiants en oenologie et peut nous tromper fortement dans nos jugements
    – l’influence des avis de collègues
    – personne ne sent de la même façon, il y a 347 gènes olfactifs et que 4 pour la vision

    voir l’article complet : https://vinquebec.com/article.asp?IDNews=1218

    En plus si chaque bouteille est différente !!

    Le vin rend humble !

    SOCRATO
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    CR: Branaire 1996

    Nous l’avons bu et dégusté une fois par an au restaurant lors des 3 dernières années. J’ai le souvenir d’un envoûtant bouquet minéral chocolaté aux senteurs de cassis et de violette , d’une trame gourmande soyeuse et précise et d’une belle longueur en bouche (une quinzaine de secondes, si ma mémoire n’affabule pas) sans amertume (mon épouse y est très sensible !).
    Je pense qu’il est loin de son apogée car nous l’avons dégusté en demi-bouteilles. En résumé de très belles (demi-)bouteilles. Je suis d’accord avec Parker qui lui a octroyé 91 pts en 2002.(à boire jusqu’en 2020 selon lui)

    A noter que j’avais envoyé un mail au domaine, critiquant l’augmentation de plus de 100 % pour les 2005. L’on m’a répondu que l’on comprenait mon point de vue, mais que c’était un millésime exceptionnel tout en justifiant ces prix en me donnant un pourcentage des prix du Branaire 2005 par rapport aux à certains premiers, deuxièmes et assimilés. J’avais remarqué que certains vins n’étaient pas encore sortis sur le marché.
    Donc malgré une telle augmentation, cela ne correspond « qu’à » 8% d’un Château Margaux. Etonnant non !

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