Perronnet

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  • Perronnet
    Participant

    Millésimes joue sur le mot… »exclusivité »

    Ce qui est faux puisque » Les Vins fins de la Crau » proposent Trévallon 2015 en primeurs depuis une bonne semaine… (au même prix)

    Ce n’est pas trop grave mais l’honnêteté pourrait éviter de déformer la réalité.
    Sinon c’est vrai que c’est le genre de vin qui vaut bien qu’on s’y intéresse… 

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    quel est l’écart de prix entre le prix primeurs et le prix de vente (hors primeurs)

    Dans les temps anciens cela tournait autour de 20% (en général).
    La grande distribution là-aussi dans les temps anciens proposait lors des FAV de septembre/octobre des produits dont le prix se rapprochait peu ou prou des prix primeurs TTC puis… des prix primeurs HTVA… avec souvent l’avantage de pouvoir acheter non pas une caisse de douze mais à l’unité…, chose difficile à faire en achetant en primeurs où la « norme » était la caisse de douze ou de 6 magnums.

    Aujourd’hui le différentiel est devenu plus aléatoire et comme le dit Jean-Luc cela dépend des vins. Les Foires aux Vins continuent de proposer des prix d’appel souvent inférieurs au prix primeurs (HTVA), par contre certains vins rares ou qui ont connu un certain engouement, et les contenants spécifiques, sont absents. Dans ce cas les négociants ont des prix plus élevés de 15/20/30/40 etc % plus chers qu’en primeurs en fonction des vins, du moment, de la demande de ta « renotation » par Parker (époque révolue pour ce dernier).

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    François, le demandeur parle de 50 euros la bouteille… donc le magnum peut doubler le prix. D’autant qu’en « primeurs » actuellement les magnums sont autour de 60 euros HT. 

    Cordialement
    Hervé

    Perronnet
    Participant

    moi je taperai dans des magnums de Trévallon…… 
    C’est dans les clous question prix, c’est en général un très grand vin, et cela doit se garder quelques décennies…… (et dans 20/25 ans mettre en face un grand bordeaux juste pour voir !!)

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    Bonsoir

    quelques mots suite à une semaine passée dans cette région, à Ainzon pour être précis, à quelques kilomètres de Borja, dans l’appellation « Campo do Borja ».

    En premier lieu des « paysage » viticoles très particuliers avec ce qu’on appelle ici les « bodegas en cerro », (ou plutôt appelait) à savoir des caves de vinification enterrées dans des collines, s’enfonçant sur plusieurs mètres voire dizaines de mètres de profondeur. Autrefois (jusque dans les années 50) le vigneron individuel élaborait son vin dans ces « bodegas » particulières.
    La plupart possédait des salles d’entreposage du vin en fûts et aussi une ou des salles pour que les vignerons et leur famille puisse se restaurer pendant ce travail.
    Comme tout se passait sous terre et que le travail de la récolte dégageait pas mal de gaz carbonique, des cheminées d’aération sortaient à l’extérieur, donnant au paysage, encore de nos jours, des allures très originales..

    Aujourd’hui avec la création de coopératives qui se sont développées à partir des années 50, les bodegas individuelles ne sont plus utilisées. Certaines ont été abandonnées, d’autres ont été conservées, aménagées (électricité, télévision) pour recevoir la famille, les amis etc. Il faut dire que c’est un endroit où il fait environ 16 degrés toute l’année… ce qui permet de combattre les 40° de l’été à l’extérieur. J’ai eu la chance de façon fortuite de visiter l’une des bodegas les mieux conservées qui se situe à Fuendejalon, grâce à la gentillesse (qualité remarquable chez la majorité de la population de la région… qui est très peu touristique) d’un ancien vigneron.

    Ajoutons que le Musée du Vin qui se trouve associé au monastère de VERUELA (remarquable aussi d’ailleurs comme monastère cistercien et aussi de style plus tardif) est de grande qualité (seul reproche les textes ne sont qu’en espagnol… l’anglais aurait permis un complément pour ceux qui maîtrisent mal la langue de Cervantès). Pour la modique somme de 1,8 euros vous visitez le monastère ET le musée… 

    Cela étant les vins bus lors de nos repas (et en général nous « tapons » dans les vins pas chers voire les vins qui accompagnent le « menu del dia » menu entre 10 et 17 euros) se sont avérés de qualité exceptionnelle, tant en grenache 100% ou en grenache et tempranillo associés… 

    La palme revenant au vin intitulé Cresillon de la Bodegas (donc maintenant coopérative) Aragoneses (50% garnacha et 50% tempranillo), d’un fruité exquis et d’un équilibre remarquable pour un vin servi lors d’un menu du jour. 13,5 degrés (donc on est loin des 15° que peuvent afficher certains vins espagnols voire français) le grenache apportant le fruité, une légère puissance que vient dompter la structure élégante du tempranillo. Couleur profonde de cerise bigarreau, nez explosif fruité et floral, bouche sapide, très désaltérante.

    Remarquons aussi le « respect » systématique, quelque soit le menu choisi, des restaurateurs espagnols pour le vin, présentant toujours un verre adéquat… large et bien galbé…servant le vin à température idéale (rouge à 16°) et même parfois carafant le vin s’ils considèrent que le ce dernier est… jeune !!

    Je recommande vivement cette région peu touristique (visites souvent faites… à deux !! ), pour son caractère authentique et ses vins qui, pour des sommes modiques, procurent un réel plaisir gustatif.

    Cordialement

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    il ne faut pas non plus être parano (c’est hors sujet pour les primeurs)
    Mais les vins en demi bouteilles ne s’oxydent pas en 3 mois !!
    Pour avoir le plaisir, comme expliqué plus haut, de boire des vins sans ouvrir une bouteille de 75cl, le choix de la demie est judicieux, et l’achat anticipé peut permettre de le faire (tout comme l’achat de magnums voire de plus grands formats).Ce type de contenant est très difficile ensuite à acquérir… 

    Les demies devraient pouvoir se garder dans de bonnes conditions une dizaine d’années.

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    Pinot blanc

    on trouve le vin autour de 6/7 euros sans problèmes (viande blanche… et le fruit et le sucre de la pêche devrait s’en accommoder)

    Maintenant comme partout en France il y en a qui vont dire : pas de blanc je ne bois que du… rouge, pas de blanc cela fait mal à la tête…, pas de blanc… c’est pas du vin… pas de blanc, j’aime que le bordeaux… etc

    Après cela contenter 120 convives… bonjour !!

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    refaites un bébé dont la date de naissance sera 2013… 

    bon ça va je suis déjà loin… 

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    Michel,
    l’un des plus plus beaux châteauneuf ancien bu (1952…… une paille) avait été mis en bouteille par Delas à Tournon en… Ardèche. Pas vraiment la commune idéale pour le Châteauneuf !!

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    Je n’avais pas songé à l’emplacement mais c’est vrai qu’à Bordeaux pour ce genre d’établissement les gens qui paient ce qui est à payer et pas qu’un peu !! auraient pu avoir une vue ouverte sur… Bordeaux. Or le meilleur emplacement (mais il ne devait pas y en avoir de libre) se trouve… rive droite (hérésie) donnant la possibilité d’une salle tournée vers la Garonne, la place de la Bourse et le miroir d’eau…… en perspective.
    À mon avis, voulant surfer sur la notoriété récente de la ville de Bordeaux (avec la rénovation des quais, le classement au patrimoine de l’UNESCO, la construction de la cité du Vin) en y ajoutant la notoriété ancestrale du vin… certains ont vu trop grand, trop vite, trop tout… Au lieu de partir de l’idée (logique) que les restaurants et les chefs ont à faire la preuve qu’ils sont capables de donner à la ville des lieux de haut niveau, le discours a été : on met trois étoiles de suite (descendues du ciel) et après on verra… 

    Raymond je suis entièrement d’accord avec toi mais j’ai, parfois trop, le sens de la litote, pour dire franchement que ces « turbo-chefs » toujours entre deux avions et quatre restaurants m’horripilent au plus haut point. Je sais, il faut bien « vivre »… rentabiliser l’image, ce sont aussi des chefs d’entreprise avec des dizaines de salariés. Mais trop c’est… trop.
    Et comme dit aussi pour Magrez, imaginer « rentabiliser » ce genre de chose en quelques années relève de l’utopie.

    Mais même si c’est aussi un peu artificiel et « commercial » quand Messieurs Troisgros, Veyrat (au début), Bocuse, Marcon ou même des chefs dans des deux macarons (Rocha à Cordeillan), se déplacent pour venir vous dire bonsoir… c’est un autre monde. La note reste élevée… mais il y a ce petit geste… et cette présence est irremplaçable.

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    Personnellement je trouve ces « parachutages » très artificiels…

    J’ai toujours pensé que la « table » (et ce d’autant plus que celle-ci est étoilée) doit en grande partie être – à travers son chef – enracinée dans un terroir (?) une région.

    C’est vrai que l’internationalisation et aussi la médiatisation des chefs a changé la donne.

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    Tout,
    à mon avis vous trouverez Chasse Spleen TTC en FAV au prix de sortie hors TVA aujourd’hui soit autour de 22/23 euros. C’est le type de vin qui marche bien pour ce genre d’opération.

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    La sortie « primeurs » d’Yquem a systématiquement été une « mauvaise affaire » pour les acheteurs… 
    En effet on a retrouvé et on retrouve les Yquem des années 2000 à des prix bien en dessous de leur sortie primeurs quand il y a eu cette proposition.
    Les propriétaires ont voulu positionner leur prix de sortie proche de celui des grands rouges du Médoc et de Saint-Émilion… et se sont fourvoyés (surtout ceux qui ont acheté), donc Yquem revient à sa politique ancienne… 

    Hervé.

    Perronnet
    Participant

    Je plussoie pour les Grands Buffets
    Balade dans le massif de La Clape, entre vignes et végétation méditerranéenne
    Il y a aussi à l’Ouest de Narbonne le restaurant « Côté jardin » à Conilhac Corbières.

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    C’est Coche-Dury qui doit être content

    et sans dire que Top Wines est pro…… car on peut supposer qu’un particulier n’aurait pas ces volumes !!

    Coche-Dury

    Perronnet
    Participant

    CR: [b]Pinot gris Clos St-Urbain Rangen 2011 Zind-Humbrecht
    [/b]
    Indice 1 (sec). Merci au domaine de faire en sorte que le consommateur s’y retrouve quant à la présence de sucre dans les vins évitant ainsi les erreurs de « casting » pour les accords mets/vins.
    Carafé deux heures avant.

    Très belle couleur dorée, soutenue.
    Né « sec » et fruité à la fois, sans aucune lourdeur ni pommadé, ni miellé. C’est déjà très bon rien qu’à le sentir.
    Bouche puissante, équilibrée, vive, remarquable de densité sans aucune lourdeur non plus. longueur phénoménale. Moi qui ne suis pas trop un adepte de ce cépage préférant le riesling et son caractère tranchant, je suis… conquis.

    Le pinot gris semble être « dompté » par le terroir du Rangen qui apporte sa puissance…  et qui maîtrise l’aspect parfois « tout fou » du cépage.

    Du très grand vin.

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    Lynch-Bages 1988
    Achat en GD en 1991.
    Conservation depuis en cave fraîche.

    Couleur très sombre (un peu plus noire que celle de Pichon Baron 1988 Baron 1988), disque à peine visible
    Nez très comparable à celui de Baron 1988 (difficile même étiquette découverte de faire une grosse différence entre les deux nez)
    Bouche puissante très « Lynch » ! un peu de tanins oui « traînent » en fin de bouche… qui rend le vin un poil plus rustique que Baron.

    Mais cela reste un très beau vin, solide, charpenté comme les Lynch-Bages classiques sont souvent.

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    CR: Pichon Baron 1988
    achat en GD en 1991 conservé en cave fraîche
    Bu étiquette découverte.
    Carafé deux heures auparavant.

    Couleur sombre, saturée, encore jeune… disque à peine perceptible.
    Nez puissant, racé de pauillac à maturité. Poivron mûr, réglisse, tabac, fruits noirs, aucun aspect vanillé dérangeant d’élevage.
    Bouche longue, large et équilibrée, sapide. Aucune lourdeur, de l’élégance, des tanins fondus, quasi imperceptibles. Encore jeune. On en reprend sans problème.

    Très beau vin… d’un classicisme remarquable, à mon avis un peu moins « baroque » et voluptueux que les 89 et 90, mais cette trilogie de Baron mérite le respect.
    Quand un grand bordeaux arrive à maturité dans un millésime classique (mais qui, pour ce que j’en ai goûté, était souvent un peu austère pendant plusieurs années) c’est vraiment du grand vin.

    (le Lynch-bages 1988 qui a connu le même achat et la même conservation s’avère lui aussi un très beau vin, avec toutefois des tanins un peu plus présents et plus rustiques)

    Ce millésime apparaît (à Pauillac) d’une facture remarquable. Le Lafite bu naguère chez un ami présentait des caractéristiques similaires, avec un supplément de « grandeur » (bu à l’aveugle), qui en a fait le vin de la soirée et donc un vin remarquable.

    Perronnet
    Participant

    Personnellement (et là aussi je ne suis pas un grand spécialiste de Raveneau pour la raison qui suit) je suis toujours très gêné par ces senteurs de miel… que je ressens pratiquement tout le temps, quelque soit d’ailleurs l’âge de la bouteille (je n’ai pas non plus bu des quilles de 25 ou 30 ans !!).

    Je préfère, et de loin, la vivacité (non miellée) des vins de Dauvissat ou Droin. Et d’ailleurs c’est pour cela qu’à une époque j’ai échangé pratiquement tous mes Raveneau contre des vins qui correspondaient plus à mes goûts.
    Je dois être sensible (négativement) à cette flaveur… 

    Hervé

    Perronnet
    Participant

    Personnellement de tous ceux que j’ai goûtés (rouges Bouchard, Esmonin, Potel, Vougeraie, car blancs très peu) je trouve ce millésime… de belle facture.
    Le pinot a su (ou pu) se montrer « plastique » et bien résister à la « lourdeur » qui aurait pu être celle déclenchée par ce millésime très « solaire ». Son acidité dans la majorité des cas a équilibré la puissance du millésime et a donné des vins charnus, profonds et… beaux.

    C’est juste que les couleurs sont parfois très sombres (mais on en trouve dans d’autres millésimes)

    Hervé

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