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- 19 février 2013 à 17h22
- in reply to: Oenologie : pratiques et techniques
[i]Je me permets de relayer ici une tentative de traduction personnelle de la lettre ouverte émanant du Consortium Vini Veri (en accord avec les autres associations de vins naturels italiennes) au Gambero Rosso suite aux articles de sa revue de janvier 2013, orientés asssez durement contre cette forme de viticulture et de production des vins, avec, en point d’encrage, l’article de Messieurs Bettane et Desseauve qui y avait fait grand bruit et qui, en plus d’attrister les passionnés que nous sommes ou pouvons être, a visiblement blessé de très nombreux producteurs italiens, ceux-là même que le duo B&D n’hésite pas à inviter, entre autres, à son Grand Tasting à Paris.
A vous de vous en faire votre libre interprétation.[/i]LETTRE OUVERTE AU GAMBERO ROSSO
1er février 2013,
Messieurs,
Nous vous écrivons au nom de plusieurs centaines de vignerons qui produisent du vin naturel en Italie, tous affiliés aux associations et consortiums Vini Veri, Renaissance Italia, Vinnatur et Vi.Te. Nous avons été très perplexes lors de la lecture de l’éditorial d’Eleanor Guerini (portant le titre « Naturel ») et particulièrement par les considérations de Michel Bettane et Thierry Desseauve (Te lo do io il vino… naturale) dans le numéro de janvier de votre magazine.
Très franchement dit , nous avons le sentiment que vous n’êtes pas bien au courant de ce qui se passe, depuis des années, dans le monde du vin. Le fait d’accuser les producteurs de vin « naturel », dans leur globalité, de produire des bouteilles tout simplement mauvaises, oxydées et malodorantes est une contradiction, alors que les propres critiques-rédacteurs de votre revue récompensent, régulièrement et souvent, ces même vins produits par les domaines viticoles se déclarant adhérer au mouvement des vins naturels.
La partie technique de la controverse induite nous semble vraiment indéfendable : Que faites-vous donc des méthodes nouvelles, naturelles et innovantes utilisés pour stabiliser les vins naturels ? Que faîtes-vous des longs séjours en barriques sur lies, une pratique utilisée depuis des siècles, de l’Etna à la Loire? Dans le texte de Bettane et Desseauve, il est même dit qu’avec les techniques de vinification naturelle, « les raisins et tout leur environnement finissent par partager les mauvaises levures (lire indigène) qui sont si avides de cannibaliser les bonnes (lire sélectionnées) et que si on laisse agir ainsi les vignerons, cette situation pourrait se propager à toute la planète !
La thèse implicite de cette singulière affiramation est qu’une « sélection » naturelle de levures, qui demeure une petite partie de l’ensemble de la population des levures existantes, peut générer une «variété » d’effets importants en cascade. Pardonnez-nous notre ironie, mais affirmer cela serait semblable à dire que vous devez éliminer toutes les touches noires du piano (celles « modifiées » ) si vous souhaitez composer quelque chose de plus complexe.
Cela sans parler de la vigne, où (vous l’écrivez vous-même) notre volonté de minimiser ou d’éliminer totalement les herbicides, pesticides, engrais est un simple acte de bon sens.
Nous sommes les premiers à reconnaître qu’il ne peut y avoir un vin totalement, exclusivement naturel ; le vin est un produit d’une culture agricole, le résultat de l’interaction entre l’homme et la nature. Sans doute que le terme de « vin artisanal » correspond mieux à nos idées : le vin doit être effectivement le résultat des choix de ceux qui travaillent les vignes et modulent l’environnement pour permettre la transformation des raisins en vin. Mais, malgré tout, nous pensons qu’il est raisonnable, voire indispensable de mentionner la part «naturelle» plus ou moins grande d’un vin, parce que les lois actuelles permettent d’ajouter aux moûts une quantité impressionnante de substances, plusieurs dizaines, même. S’il était possible d’indiquer sur l’étiquette les substances ajoutées à partir de la vendange (ou même seulement les substances qui le vigneron décide de ne pas utiliser), chacun aurait les informations nécessaires pour juger réellement s’ils vont boire un vin le plus naturel possible ou contenant de nombreux intrants.
Au lieu de cela, en l’occurrence, ce genre de mention est interdit. Et personne n’en parle. Alors que plus il y a de substances ajoutées, moins le vin est spontané et digeste.
Et pourtant, il est clair qu’aujourd’hui beaucoup de buveurs et particulièrement de passionnés – peut-être, fatigués des « concours du meilleur vin », ou «de la course au millésime du siècle » – se tournent vers des vins qui s’éloignent des artefacts, de la standardisation du goût pour aller vers des des produits plus spontanés, qui ne donnent pas de maux de tête, qui sont plus digestes et qui sont plus en accord avec la nourriture. Nous trouvons cela vraiment surréaliste… tout comme il semble surréaliste d’accuser un excellent chef français de « naïveté » parce qu’il aurait choisi de ne plus servir que des plats à base de produits non intrusifs, non gras, non sucrés et non boisés, parce qu’il recherche un dialogue, une interaction avec les aliments tels qu’ils sont plutôt que de les submerger par son art.
Les plus sérieux des vignerons naturels ne font que chercher spécifiquement dans leurs vins, la fraîcheur, la saveur, la digestibilité. Et il est évident que la rencontre entre ces vins et une cuisine saine, pleine de saveurs originelles se produit de plus en plus fréquemment. Et si quelqu’un n’est pas heureux avec cela, il reste libre de choisir un autre restaurant, ou, éventuellement de commander une autre bouteille. L’important reste de respecter le choix du restaurateur et de ne pas l’accuser de naïveté ou d’incompétence parce qu’on n’est pas d’accord avec ses choix.
C’est probablement l’aspect qui échappe le plus à beaucoup des critiques aujourd’hui. Quand le Domaine de la Romanée-Conti, qui fabrique les bouteilles plus chères de la planète, se voit mis en exemple de producteur de « bons » vins naturels, il s’agit d’une naïveté qui est presque attachante. A l’évidence, vous n’avez pas compris ou voulu comprendre que le mouvement des vins naturels désire retrouver une relation quotidienne avec le vin, remettant en valeur ses dimensions gastronomiques et nutritives qui, ces dernières décennies, ont été abandonnées au nom des récompenses et des scores. Une attitude qui a conduit à l’effondrement des dépenses en terme de consommation auxquelles nous assistons depuis de nombreuses années.
Et nous ne croyons pas que c’est un hasard que vous prétendiez que la crise pour le secteur vitivinicole (secteur minuscule, il est vrai), n’est pas perceptible. Serait-ce là le motif pour lequel le petit monde artisanal du vin subit tant de nombreuses attaques, et pour lequel vous recherchez avec tant d’insistance, à le discréditer violemment ?
Nous sommes convaincus qu’une attitude critique, saine et ouverte devrait être le départ d’une volonté de comprendre un phénomène croissant en en examinant ses forces et ses faiblesses (nous ne pensons détenir toutes les vérités) et ainsi permettre d’informer le public objectivement plutôt que de crier à chaque fois au loup avec des mots « lourds de sens » comme volatile, oxydation, etc… Les amateurs ou même les curieux seraient alors libre de choisir : nous ne vous demandons pas de nous escorter, de nous avaliser, mais simplement que vous fournissez aussi clairement et honnêtement les informations, les faits tels qu’ils sont et qu’ensuite vos lecteurs soient libres de choisir. Au lieu de cela, nous remarquons que le ton de vos articles dans votre numéro de janvier est vraiment agressif, comme si le vin naturel et l’artisanat qui l’entoure est une forme d’ennemi à briser à tout prix, plutôt qu’une alternative à connaître et surtout à respecter.
Nous croyons, au contraire, qu’il y a place pour tous, grands et petits, naturels, organiques, biodynamiques et classiques, tant que les vins sont produits d’une manière éthique et responsable. Nous le réaffirmons, nous ne pensons pas avoir la « vérité » avec nous mais vous vous devez comprendre que nous avons nos propres idées, que nous les aimons et les soutenons parce qu’elles sont le fruit de notre travail quotidien.
A l’occasion de Vinitaly, trois manifestations différentes liées aux vins naturels sont organisées : ViniVeri à Cerea, VinNatur à la Villa Favorita, Vivit dans un pavillon de Vinitaly. Nous y invitons tous les journalistes.
En sus des 4 associations précitées, ont adhéré à cette lettre les vignerons suivants :
Albani Alberto Anguissola Aldo di Giacomi Alessandro Torti Alla Costiera Altura Ampeleia Andrea Scovero Andrea Tirelli Antiche Cantine de Quarto Arianna Occhipinti Aurora ‘A Vita Bonavita Borgatta Bressan Ca’ del Vent Ca’ de Noci Camerlengo Camillo Donati Campi di Fonterenza Campinuovi Cantina Giardino Cantina Margò Cantine Valpane Cappellano Carla Simonetti Carlo Tanganelli Carussin Casa Belfi Casa Caterina Casa Coste Piane Casale Casa Raia Casa Wallace Cascina degli Ulivi Cascina delle Rose Cascina la Pertica Cascina Roccalini Cascina Roera Cascina Tavijn Cascina Zerbetta Casebianche Castello di Lispida Castello di Stefanago Cinque Campi Clara Marcelli Colombaia Corte Sant’Alda COS Cosimo Maria Masini CostadiLà Crealto Cristiano Guttarolo Crocizia Daniele Piccinin Daniele Portinari Dario Prinçiç Davide Spillare Denavolo Denis Montanar Denny Bini-Podere Cipolla Elisabetta Foradori Elvira Emidio Pepe Eugenio Rosi Ezio Cerruti Fabbrica di San Martino Farnea Fattoria Castellina Fattoria Cerreto Libri Fattoria Mondo Antico Fattorie Romeo del Castello Ferdinando Principiano Ferrandes Filippi Fiorano Fontemorsi Franco Masiero Franco Terpin Frank Cornelissen Gatti Gianni Massone Gino Pedrotti Giovanni Montisci Giuseppe Rinaldi Gonella Gradizzolo Guccione Haderburg Il Cancelliere Il Cavallino Il Maiolo Il Paradiso di Manfredi Il Tufiello Irene Cameli Iuli La Biancara L’Agricola del Farneto La Castellada La Distesa Laiolo La Marca di San Michele La Moresca La Pievuccia La Stoppa La Visciola Le Barbaterre Le Calle Le Chiuse Le Cinciole Le Coste sul Lago Loacker Lo Zerbone Lusenti Macchion dei Lupi Marabino Marco de Bartoli Marco Sambin Marco Sara Maria Letizia Allevi Maria Pia Castelli Mario Macciocca Martilde Massa Vecchia Massimiliano Croci Mleçnik Monastero Trappiste di Vitorchiano Monte dall’Ora Monteforche Montesecondo Monte Versa Musto Carmelitano Natalino del Prete Nino Barraco Oasi degli Angeli Odilio Antoniotti Pacina Panevino Paolo Bea Paolo Francesconi Pialli Pian dell’Orino Pian del Pino Piccolo Bacco dei Quaroni Pierini e Brugi Pierluigi Zampaglione Podere Concori Podere della Bruciata Podere Gualandi Podere Il Santo Podere La Cerreta Podere Le Boncie Podere Luciano Podere Luisa Podere Pradarolo Podere Santa Felicita Podere Veneri Vecchio Poderi San Lazzaro Poggio Trevvalle Porta del Vento Praesidium Punta dell’Ufala Quarticello Radikon Radoar Remo Hohler Roagna Ronco Severo Rugrà San Fereolo San Giovenale San Polino Santa Caterina Santa Maria Serafino Rivella Skerlj Stefano Amerighi Stefano Legnani Stella di Campalto Taverna Pane e Vino Tenuta di Valgiano Tenuta Grillo Tenuta l’Armonia Tenuta Montiani Tenuta Selvadolce Tenute Dettori Terre a Mano Tenuta Migliavacca Tenuta Terraviva Tenuta Vitereta Trinchero Tunia Valdibella Valli Unite Vercesi del Castellazzo Vignale di Cecilia Vigneto San Vito Villa Bellini Vino di Anna Vittorio Bera e figli Vodopivec Walter Mattoni Weingut Ebnerhof Zidarich.
- 7 février 2013 à 18h56
- in reply to: Domaine Zind Humbrecht
Je sens qu’on sort du sujet Zind-Humbrecht pour tomber dans l’éternel débat sur l’acidité et les SR…. mille fois commenté
- 5 février 2013 à 22h50
- in reply to: Domaine Ostertag
2010, sans la moindre hésitation, mais pas pour boire avant 5 ans
- 4 février 2013 à 14h07
- in reply to: Domaine Zind Humbrecht
Attention toutefois de ne pas confondre l’acidité colossale (avec une bonne dose de malique) des 2010 avec du perlant…. Pour cela , une seule méthode… vous agitez le verre vigoureusement. Si la sensation de perlant persiste, c’est de l’acidité !
- 4 février 2013 à 13h34
- in reply to: Domaine Zind Humbrecht
Herbey,
Pour le CO2, je confirme mon déni… mais je n’ai bu qu’une vingtaine de Gueberschwihr et de Turckheim en 20 ans. Et ton analyse sur les bas de gamme du domaine confirme la mienne (à se demander même pourquoi il y a encore des amateurs éclairés pour en acheter, oui, je sais c’est choquant de dire cela). Achetez un Rangen contre 3 Gueberschwihr, c’est la voix de la raison….
- 4 février 2013 à 13h30
- in reply to: Domaine Zind Humbrecht
Pour le CO2, je confirme sa présence sans la moindre réserve. Quant à qualifier ce vin de mou, là, je ne vois pas…
J’ai pas dit qu’il n’y en avait pas, j’ai dit que c’était pas normal et donc cela sous-entend, puisque c’est pas normal chez ZH, surtout sur ce genre de cuvée, une refermentation en bouteille. Après, tous les défauts sont permis.
- 4 février 2013 à 13h10
- in reply to: Domaine Zind Humbrecht
Mou en attaque (malgré une bonne dose de Co2 en effet); le bouche est pâteuse, trop lourde à mon gout. Qu’est-ce que c’est que ce truc ?? On sent le SR plein les papilles. Au moins 10G
Pas mal de données de cet analyse me font assez penser à un problème de bouteille. A commencer par les 10 grammes de sucres ( on est en 2010, pas en 2008), le manque d’acidité (stupéfiant pour 2010) et le CO2* (jamais, mais alors jamais rencontré chez ZH). Je suis pas fan en général des entrées de gamme chez ZH et particulièrement du Gueberschwihr, mais là, tout de même, c’est trop atypique pour avoir été accepté par Olivier. Evidement, j’ai jamais acheté du ZH en grande surface…
Et pourtant, en tant que disciple des vins naturels, je connais assez 😀
- 31 janvier 2013 à 22h44
- in reply to: Vos restaurants préférés en Alsace
Zut, la Gare, un gros oubli de ma part !
- 31 janvier 2013 à 21h53
- in reply to: Vos restaurants préférés en Alsace
Par contre, j’ai sorti le Caveau Morakopf de mes coups de cœur…. Pour moi, cela reste une winstub conventionnelle et à part des « bateaux comme Trimbach, la carte des vins est vraiment pas emballante, serrée, même !
- 31 janvier 2013 à 21h49
- in reply to: Vos restaurants préférés en Alsace
Un p’tit résumé de mes adresses favorites 😀 (Bien sûr, je ne prétends pas être exhaustif)
Bas-Rhin
L’Ami Fritz
8 rue des Châteaux, 67530 Ottrott-le-Haut
TEL : +33 3 88 95 80 81
Web : http://www.amifritz.com
Cuisine : gastronomique et régionale
Points forts : Très belle terrasse, service et cuisine impeccable. Un beau coin, en été, à midi, pour respirer !Le Bistrot des Saveurs
35 Rue de Sélestat, 67210 Obernai
TEL : + 33 3 88 49 90 41
Web : http://www.bistro-saveurs.fr
Cuisine : gastronomique
Points forts : Thierry Schwartz est sans nul doute le chef étoilé préféré des amateurs de vins naturels alsaciens et de fine gastronomie. Sa cuisine inventive à base de produits du marché est totalement imparable.Au Bord du Rhin
Rohrkopf, route touristique du bord du Rhin, 67150 Gerstheim
TEL : +33 3 88 98 36 12
Web : non
Cuisine : régionale
Points forts : Au bout du monde, à proximité de la centrale hydro-électrique de Gerstheim, les parents de Catherine Riss, jeune vigneronne très prometteuse, tiennent une petite mine d’or où les tueries comme le sandre au riesling vous sont servis à prix minuscules ! Idéal pour le lunch.Au Pont du Corbeau (Christophe Andt)
21 Quai Saint-Nicolas, 67000 Strasbourg
TEL : + 33 3 88 35 60 68
Web : non
Cuisine : Winstub
Points forts : Le très sympathique Christophe Andt propose une des cuisines les plus roboratives de toute l’Alsace avec des produits locaux d’exception, le tout sublimement complété par une des plus belles cartes de vins naturels de France. Absolument incontournableAu Potin
11 Rue du Général Vandenberg, 67140 Barr
TEL : +33 3 88 08 88 84
Web : http://www.aupotin.com
Cuisine : brasserie gastronomique
Points forts : Hervé Duhamel propose des compromis magiques à prix sages entre une cuisine du marché et les plus beaux vins d’Alsace, le tout avec une rare gouaille. Une des adresses favorites des vignerons autour de Barr.Haut-Rhin
L’Auberge de l’Ill
2 Rue de Collonges au Mont d’Or, 68970 Illhaeusern
TEL : + 33 3 89 71 89 00
Web : http://www.auberge-de-l-ill.com
Cuisine : gastronomique
Points forts : Carte historique, cadre sublime, service irréprochable, deux des plus grands sommeliers de France et surtout le chef Haeberlin, référence gastronomique absolue de l’Alsace et de France. Un très grand trois étoiles.D’Brendelstub
48 Rue du Général de Gaulle, 68340 Riquewihr
TEL : + 33 3 89 86 54 54
Web : http://www.jlbrendel.com
Cuisine : régionale
Points forts : Très belle et vivante Winstub de Riquewihr, inspirée par Jean-Luc Brendel de la table du Gourmet avec une belle carte des vins, assez classiques toutefois. Idéal pour le lunch.Le Chambard
9-13 Rue du Général de Gaulle, 68240 Kaysersberg
TEL : + 33 3 89 47 10 17
Web : https://lechambard.fr/
Cuisine : gastronomique
Points forts : Nul ne peut ignorer cette maison très médiatisée et orchestrée par les frères Nasti. En termes d’inventivité, la cuisine peut être terriblement brillante et fine. La carte des vins, bien que classique, supporte bien la longueur, attention toutefois de ne pas taper dans les « étiquettes ».L’Epicurien
11 rue Wickram, 68000 Colmar
TEL : + 33 3 89 41 14 50
Web : non
Cuisine : gastronomique
Points forts : On n’est pas de la famille de Jean-Philippe Guggenbuhl pour rien ! Moins roborative qu’à la Taverne Alsacienne, la cuisine n’en est pas moins fine et inventive. La carte des vins, bien étoffée dès le début n’a de cesse de se développer, sans que les prix aient la fièvre pour autant. Très belle adresse à Colmar.Auberge du Parc Carola
48 Route de Bergheim, 68150 Ribeauvillé
TEL : + 33 3 89 86 05 75
Web : http://www.auberge-parc-carola.com
Cuisine : gastronomique
Points forts : Michaela Peters est en train de s’affirmer à Ribeauvillé avec une cuisine fine, inventive, superbe, quelquefois avec des rations trop généreuses (on reste en Alsace !) et le tout avec des prix sages, surtout pour le menu. Si la carte des vins parvient à s’étoffer et se varier, cet endroit deviendra un concurrent très sérieux de la voisine Winstub du Sommelier à Bergheim.La Poste-Kieny
7 rue du général de Gaulle, 68400 Riedisheim
TEL : + 33 3 89 44 04 71
Web : http://www.restaurant-kieny.com
Cuisine : régionale gastronomique
Points forts : Belle cuisine largement régionale avec souvent pas mal de finesse qui accompagne une des plus belles cartes de vins de France. Une très belle halte avant d’affronter les montagnes !La Table du Gourmet
5 rue de la 1ere ARMEE, 68340 Riquewihr
TEL : +33 3 89 49 09 09
Web : http://www.jlbrendel.com
Cuisine : gastronomique
Points forts : Cuisine gastronomique inventive très axée sur la déclinaison des légumes, beau cadre et service impeccable, belle carte des vins assez classique, une adresse idéal pour un diner romantique.La Taverne Alsacienne
99 rue de la République, 68040 Ingersheim
TEL : + 33 3 89 27 08 41
Web : http://www.tavernealsacienne-familleguggenbuhl.com
Cuisine : gastronomique
Points forts : Mon coup de cœur absolu en Alsace…. La cuisine de Jean-Philippe Guggenbuhl est à la fois fine, gastronomique, terriblement généreuse (à déconseiller aux adeptes des régimes), l’accueil est résolument familial, le prix du lunch n’a pas de concurrence… et la carte des vins est absolument magnifique, une véritable bible, normal pour ce fou de vins. Absolument incontournable.La Winstub du Sommelier
51 Grand Rue, 68750 Bergheim
TEL : + 33 3 89 73 69 99
Web : http://www.wistub-du-sommelier.com
Cuisine : gastronomique et régionale
Points forts : Un autre de mes grands coups de cœur en Alsace. Au départ très Winstub, la cuisine (comme le cadre) n’ont de cesse, à chacun de mes passages, de devenir de plus en plus gastronomique, fine et précise, alors que les prix restent très sages, même et surtout pour les vins dont la carte, en terme régional, est peut-être la plus étendue que je connaisse. Brillant !- 30 janvier 2013 à 0h38
- in reply to: Domaine Dirler-Cadé
Me suis arrêté chez eux à…. 51 vins, tous en grands crus ou lieux -dits et sur… 5 millésimes. Mon record en Alsace, seul Ganevat a fait mieux, avec 60 quilles et des magnums en plus.
Ce qui m’avait frappé à l’époque, c’est que notre hôte, malgré son âge, me déclinait de mémoire tous les taux de SR et d’acidité….. Énorme !- 29 janvier 2013 à 20h36
- in reply to: Dégustation-Repas de 15 Nebbioli à tendance « naturelle »
N’est-il pas ? Mais vous en aurez…..vous en aurez… prévoyez des bobs !
- 29 janvier 2013 à 20h07
- in reply to: Domaine Zind Humbrecht
J’en doute pas Luc…
M’étonnerait pas non plus que l’autre repasse les Alpes avec ses éléphants.
Mais évidemment, cette notion de minéralité perçue doit être prise comme un gros « nuage » plein de subjectivité. Certains goûtent ou hument de la pierre à fusil, d’autres perçoivent du sel, d’autres encore une forme d’austérité rocailleuse; d’autres enfin pressentent les notes tourbées comme minérales… on peut se déchainer à volonté, on ne sera jamais d’accord. Le seul intérêt de ce tableau, c’est de mettre les vins en comparaison par rapport à la perception moyenne.
Pour info, j’ai récemment testé ce groupe sur des concentrations croissantes de sucre et d’acide citrique. Dans les deux cas, il y en a eu pour me trouver soit du sucre, soit de l’acide dans de l’eau distillée !
Alors faites gaffe de ne pas attribuer une tentative de véracité scientifique à ceci
- 29 janvier 2013 à 18h59
- in reply to: Domaine Zind Humbrecht
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh200812.jpg][b][i][color=#0033CC]
Domaine Zind-Humbrecht Horizontale « Multiple » de 2008 sur 10 cuvées
Années 1-2-3[/color][/i][/b]
[i][color=#3333FF][size=small]A toi, John Villmer, instigateur avec Olivier Humbrecht de ce beau projet,
et qui nous a quitté bien trop tôt, bien trop jeune, les « Vieilles Copines » te dédient cet article.[/size][/color][/i]
CR:
AvertissementCet article est un texte évolutif, il reprend chaque année les éléments d’un texte précédent auxquels viennent s’ajouter de nouvelles observations. Il est aussi terriblement technique, trop peut-être diront certains, il est toutefois très difficile d’entrependre ce qui suit autrement. Cet article contient aussi des cotations de dégustation, type d’appréciations duquel je me suis très fortement désengagé ces derniers temps, tant j’estime qu’il n’y a pas lieu pour l’amateur de faire preuve de subjectivité en dehors du fait de communiquer sa passion.
Cependant, comme Olivier Humbrecht note lui-même ses vins, pour agréer au souhait du reste du groupe et par respect pour le défunt initiateur de ce projet qui va se prolonger sur 10 ans, je continuerai ici à faire part de ces notations.Préambule et explications
On se pose régulièrement la question de comment évoluent nos vins en cave et à part quelques coups de sonde à l’occasion de telle ou telle dégustation, on est trop souvent dépourvu de pouvoir donner une appréciation régulière sur tel ou tel crus. Seule une bonne expérience de tel ou tel cru permet de pallier tant bien que mal à cette problématique. Autrement, il y a lieu de se tourner vers sur la littérature, les forums afin de trouver une réponse à nos questions, mais pas toujours avec succès. Pourtant, le schéma de vieillissement semble assez simple à définir dans le sens où chaque vin suit une courbe de vieillissement souvent reproductible incluant une montée vers une certaine forme d’apogée, un plateau plus ou moins grand à ce sommet et ensuite une courbe descendante cette fois. Ce qui semble déterminer la qualité d’un grand cru, c’est qu’en dehors des facteurs spécifiques d’influence telles les conditions météorologiques du millésime, la phase plateau est souvent largement étendue sur plusieurs années, de même, la pente de la courbe descendante est nettement plus faible en valeur absolue que pour un vin à consommer rapidement. Ce concept qui ne vous est certainement pas étranger a été, il y a quelques années, splendidement illustré par le livre de Jancis Robinson, « Le temps d’un vin » dont le seul défaut actuel est de ne plus avoir été réédité avec des millésimes récents et cela depuis 1990.
Suite à une suggestion de notre ami John Villmer, notre club de dégustation « Les Vieilles Copines » s’est donc proposé de tenter l’expérience sur 10 vins du domaine Zind-Humbrecht, et cela, sur le splendide millésime de garde 2008 en imaginant de nous retrouver chaque année ou du moins à intervalles réguliers pour redéguster un des huit flacons de chaque crus, le mode de conservation des vins et les dégustateurs devant idéalement rester constants. Si les premières dégustations nous donneront une information qualitative sur les vins jeunes, nous pensons qu’à terme l’information peut être intéressante à utiliser par rapport à d’autres millésimes de la même qualité, si l’on tient compte du cépage, des sols, des conditions météorologiques et des autres données qu’Olivier Humbrecht nous propose chaque année. Ce sont ces données qui sont reprises ci-dessous en tête de chaque commentaire par type de vin dégusté.
Les vins qui seront ainsi dégustés, dans l’ordre souhaité par Olivier Humbrecht, sont :
1. Riesling Clos Häuserer 2008
2. Riesling Grand Cru Rangen de Thann “Clos Saint-Urbain” 2008
3. Riesling Clos Windsbuhl 2008
4. Riesling Grand Cru Brand 2008
5. Muscat Grand Cru Goldert 2008
6. Pinot Gris Clos Windsbuhl 2008
7. Pinot Gris Grand Cru Rangen de Thann “Clos Saint-Urbain” 2008
8. Gewürztraminer Grand Cru Hengst 2008
9. Gewürztraminer Clos Windsbuhl 2008
10. Gewürztraminer Grand Cru Rangen de Thann “Clos Saint-Urbain” 2008Nous avons choisi cet ordre de dégustation car c’est ainsi qu’Olivier Humbrecht l’ a proposé à ses distributeurs lors de dégustations au domaine.
2. Le millésime 2008 au domaine Zind-Humbrecht
Jusqu’à avril et après un millésime 2007 où les vignes n’ont pas été stressées, la situation est classique, tant au niveau de l’évolution que du climat. Le printemps, particulièrement chaud suivi d’un refroidissement net à la mi-juin étale la floraison. Une nouvelle période chaude et sèche succède jusqu’au début août où le temps s’humidifie et surtout refroidit nettement, ce qui eut pour effet de conserver des acidités élevées tout en reculant la maturité des raisins. La combinaison de ces caractéristiques à un superbe début d’automne, particulièrement pendant les vendanges a produit un millésime de très grande garde, marqué le plus souvent par des acidités impressionnantes et très tartriques (principalement sur les vignes en bio et biodynamie), elles-mêmes parfaitement contrebalancées par des sucres résiduels très présents accompagnant de grandes concentrations de matière.
3. Commentaires de dégustation
3.1. Riesling Clos Häuserer 2008
Mise en bouteille:2/2010, Alcool acquis : 12.8°; Sucres résiduels: 7.3 g/l ; 5.8 g/l H2SO4, pH: 3.1, Rendement: 54 hl/ha ; Optimum de dégustation: 2013-2028+ ; Vignoble planté en 1973. 100% Riesling ; Surface : 1.2 ha ; Terroir : Marnes calcaires de l’oligocène. Coluvium de pente. Exposé est, très faible pente. Indice 1.
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh200809.jpg]3.1.1. dégustation du 08/09/2010
La robe est jaune-doré, légèrement vert. Le nez est puissant, frais avec beaucoup de fruits, agrumes, fruits blancs (pêches des vignes), le tout avec une complexité assez moyenne, ce qui semble en décalage avec les notes d’Olivier Humbrecht qui, à la mise, conférait à ce vin des notes bien plus minérales (pierres mouillées) et moins de puissance. La bouche, après une attaque très tendue se relâche un peu, gardant un côté citrique un peu monolithique avec de fortes notes d’écorce de citron et d’orange.
La finale est assez longue, tendue, à nouveau sur le citrique mais les notes pierreuses y deviennent plus perceptibles. Finalement, une petite sensation de fermeture domine le groupe que ce vin divise pas mal. [size=small](Note personnelle : 14,5/20 – Note moyenne du groupe : 15/20 +/- 1,5)[/size]3.1.2. dégustation du 05/10/2011
La robe est jaune-doré soutenu. Le nez ne manque pas de puissance, de caractère. On y retrouve pas mal d’agrumes à la limite du confit, des notes florales et épicées, le tout avec une forte impression de fraicheur et une aromatique secondaire qui n’est absolument pas encore présente. La bouche est marquée par la puissance, principalement sous l’effet de l’acidité très dominante à la limite du perlant. On retrouve les fruits du nez sur le milieu de bouche et la finale d’une longueur appréciable est quant à elle bien plus sous l’influence de l’amertume et du fumé. Le manque relatif de salinité et la sucrosité très faible confèrent à ce vin une impression monolithique, déjà relevée sur la dégustation précédente. [size=small](Note personnelle : 14/20 – Note moyenne du groupe : 14,5/20 +/- 1,1 ; acidité perçue (moyenne) : 3,6/5 ; sucrosité perçue (moyenne) : 1/5 ; minéralité perçue (moyenne) : 2,8/5)[/size]
3.1.3. dégustation du 12/12/2012
Comme en 2011, la robe est jaune-doré soutenu. Le nez assez ouvert file assez vers des arômes secondaires dans le registre de l’hydrocarbure, avec un peu de cire et de floral. Globalement cela paraît relativement monolithique.
En bouche, on est face à une belle tension avec une acidité plus intégrée qu’en 2011, ce qui procure plus d’équilibre Côté arômes, les agrumes dominent bien plus qu’au nez. On a tout de même l’impression que la matière est un peu en retrait, avec en finale, moyenne à longue, une assez forte amertume citrique. [size=small](Note personnelle : 14/20 – Note moyenne du groupe : 14,5/20 +/- 0,6)[/size]3.2. Riesling Grand Cru Rangen de Thann “Clos Saint-Urbain 2008
Mise en bt: 2/2010; Alcool acquis : 13°; Sucres résiduels: 4 g/l ; 4.2 g/l H2SO4, pH: 3.2; Rendement: 30 hl/ha ; Optimum dégustation: 2015-2033+; Age moyen des vignes : 46 ans ; Surface : 2.1 ha ; Terroir : Volcanique (tufs & grauwackes), exposé sud, très forte pente. ; Indice 1.
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh200803.jpg]3.2.1. dégustation du 08/09/2010
La robe est jaune-vert brillant. Le nez est ici moins intense que pour le Clos Häuserer, du moins au service, puis s’ouvre et se referme sur des notes très prenantes de pierre à fusil qui écrasent tout sur leur passage. La bouche, bien que d’attaque toujours aussi tendue et légèrement perlante, propose plus d’équilibre avec un caractère sec, salin, pierreux mais aussi avec des notes citriques. C’est nettement plus complexe.
La finale est très longue sur les notes pierreuses et la caractère sec et salin du milieu de bouche se conserve infiniment avec l’apparition de quelques épices en toute fin de bouche. Si ce vin paraît austère à beaucoup, on devine son formidable potentiel de vieillissement qui devrait en faire une star dans quelques années ! [size=small](Note personnelle : 17/20 – Note moyenne du groupe : 16,3/20 +/- 1,2)[/size]3.2.2. dégustation du 05/11/2011
S’attaquer au Riesling Rangen dès le 2e vin n’est certes pas commun, son placement résulte toutefois de sa sucrosité annoncée, très faible pour le millésime (4g). La robe est très jeune, d’un beau jaune-vert brillant. Le nez est un peu plus fermé mais les notes minérales font le ménage : pierre à fusil, principalement mais aussi iode et fumé dominent les débats. Toutefois la palette aromatique gagne en complexité avec l’aération ce qui permet aux épices et aux fruits secs de venir se mêler aux débats. La bouche est terriblement structurée tendue par une acidité puissante, minérale à souhait, et tapissée par les notes pierreuses qui lui confèrent une prodigieuse austérité, particulièrement sur la finale kilométrique. Malgré l’impression de puissance et de concentration, la finesse domine et la salinité, presque au sommet, donne énormément de digestibilité à ce tout grand vin, déjà très accessible. [size=small](Note personnelle : 17/20 – Note moyenne du groupe : 17,1/20 +/- 1,3 ; acidité perçue (moyenne) : 3,6/5 ; sucrosité perçue (moyenne) : 1,2/5 ; minéralité perçue (moyenne) : 4/5)[/size]
3.2.3. dégustation du 12/12/2012
La robe, encore très jeune marque un soupçon d’évolution. Le nez est ouvert, plein, avec des oranges confites qui dominent, alors que la pierre à fusil reste bien présente. Pas de traces hydrocarburée ici.
La bouche est équilibrée malgré une acidité encore élevée. Le soucis (si soucis, il y a) c’est que ce vin nous paraît complétement fermé à ce stade avec, ici aussi, une matière en retrait par rapport à ce qu’on attend d’un tel terroir. Aromatiquement aussi, malgré un floral assez inréressant, on ressent des notes poivrées, légèrement alcooleuses, avec enfin une fin de bouche assez courte par rapport à 2011. Mais cela reste très fin avec beaucoup de classe. Plus que probablement, le vin est en train d’hésiter entre jeunesse et maturité, tombant dans une phase de légère hibernation avant d’exploser ensuite. [size=small](Note personnelle : 15/20 – Note moyenne du groupe : 15,2/20 +/- 1,1)[/size]3.3. Riesling Clos Windsbuhl 2008
Mise en bouteille: 2/2010; Alcool acquis : 12.7°; Sucre résiduel: 9 g/l ; .5.2 g/l H2SO4, pH: 3.0; Rendement : 45hl/ha ; Optimum de dégustation: 2014-2030+; Age moyen des vignes : 34 ans ; Surface : 0.9 ha ; Terroir : Calcaire Muschelkalk exposé sud, sud-est. Indice 1
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh200808.jpg]3.3.1. dégustation du 08/09/2010
La robe est vert-jaune très claire. Le nez de prime abord assez fermé s’ouvre à l’aération sur une superbe complexité d’arômes où l’on retrouve du minéral (assez dominant), des fruits jaunes et blancs et quelques belles notes florales. La bouche, d’abord marquée par une attaque vive à l’acidité perlante, propose ensuite un superbe équilibre entre droiture et rondeur où minéralité, fruit et gras se disputent joyeusement la part belle, le tout avec une très grosse impression de matière. La finale est d’une longueur impressionnante entre fruit et pierre et ce vin aurait atteint chez moi la cote maximale absolue si les sucres ne venaient pas un peu faire parler d’eux en toute fin de bouche. Cela n’en reste pas moins un tout grand vin, assurément de grande garde. [size=small](Note personnelle : 18/20 – Note moyenne du groupe : 17,5/20 +/- 1,1)[/size]
3.3.2. dégustation du 05/10/2011
La robe est jaune-vert avec des nuances dorées. Le nez parait assez fermé, voire très fermé à une partie du groupe. A l’aération, les fruits citriques assez verts sont très présents, non sans être accompagnés de notes miellées et une pointe d’aromatique secondaire où on devine les hydrocarbures se présenter au portillon. La bouche est très droite, tendue comme un arc de samourai, tranchante comme son sabre ce qui procure une fraicheur inouïe à ce vin, surtout sur l’attaque. Dès le milieu de bouche, l’acidité perçue se fait toutefois moins intense parce que la rondeur et le fruit équilibrent bien cette tension alors que la salinité très intense complexifie le vin. En fin de bouche, si la longueur atteint les niveaux espérés, la sucrosité est plus nette, légèrement plus lourde et pour certains (pas pour moi), le vin perd un peu en buvabilité. Personnellement, je ressens un vin encore très, voire trop jeune, mais qui contient toutes les promesses des grands Windsbuhl. [size=small](Note personnelle : 18,5/20 – Note moyenne du groupe : 16/20 +/- 1,4 ; acidité perçue (moyenne) : 3/5 ; sucrosité perçue (moyenne) : 2,4/5 ; minéralité perçue (moyenne) : 3/5)[/size]
3.3.3. dégustation du 12/12/2012
La robe part plus nettement vers le doré, abandonnant ses verdeurs de jeunesse. Le nez, d’abord fermé, se complexifie à l’aération pour offrir beaucoup de complexité où le floral n’est pas un vain mot. En plus de la sensation iodée adjacente, apparaissent quelques nuances hydrocarburées. On ne doit pas être loin de la maturité.
Confirmation à la bouche de l’état de faveur de ce vin, où malgré l’acidité toujours énorme, la sensation d’équilibre est magistrale, la matière pleine, sèche, et la longueur énorme, le tout avec une salinité explosive. Du tout grand artgrand vin de pierre, longueur énorme, saline[size=small].(Note personnelle : 19/20 – Note moyenne du groupe : 18/20 +/- 0,8)[/size]3.4. Riesling Grand Cru Brand 2008
Mise: 2/2010 ; Alcool acquis : 13.7°; Sucres résiduels : 10 g/l ; 4.8 g/l H2SO4, pH: 3.1; Rendement : 32hl/ha ; Optimum dégustation: 2015-2032+ ; Age moyen des vignes : 58 ans ; Surface : 0.7 ha, Terroir: granite biotite exposé sud, sud-est. Forte pente. Indice 1.
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh200806.jpg]3.4.1. dégustation du 08/09/2010
La robe est jaune-or brillant. Le nez est modérément intense et offre très vite de la complexité à la fois dans les gammes fruitées (agrumes), florales et minérales. Une petite pointe doucereuse fait penser à la présence de sucres. L’attaque de bouche est moins tranchante que pour les trois autres rieslings et assez vite, on a une belle impression d’équilibre entre l’acidité, le fruit, le gras et… la rondeur ; toutefois, toutes ces composantes pariassent encore peu intégrées entre elles. En plus de cette impression de dissociation en milieu de bouche, le sucre s’installe un peu trop au pouvoir et si la finale reste longue, cela l’alourdit un peu, une pointe d’amertume venant aussi un peu jouer les trouble-fête. Il n’en reste pas moins que ce vin montre beaucoup de potentiel, rien que par les éléments prometteurs de sa structure. [size=small](Note personnelle : 15,5/20 – Note moyenne du groupe : 15,6/20 +/- 1,2)[/size]
3.4.2. dégustation du 05/10/2011
Tout comme l’année précédente, la robe a gardé ses atours jaune-or brillant. Le nez est assez ouvert, très frais et complexe, avec des notes beurrées, iodées, florales, pierreuses, légèrement végétales, le tout avec une légère pointe de chaleur mais surtout une poussée d’arômes secondaires plus évidente. En bouche, là, où pour le Windsbuhl, la sucrosité s’intensifiait avec le temps, elle est ici, malgré une intensité indéniable, totalement intégrée dans l’équilibre avec l’acidité et la matière saline, le tout étant relevé de notes de fruits secs, de tisane douce et de fleurs d’oranger. Malgré une amertume plus marquée sur la finale, l’équilibre persiste et est le mot-clé d’une persistance aromatique et structurelle énorme. Indéniablement, le riesling qui m’a le plus marqué en plaisir à ce moment précis. [size=small](Note personnelle : 19/20 – Note moyenne du groupe : 16,7/20 +/- 1,9 ; acidité perçue (moyenne) : 3,2/5 ; sucrosité perçue (moyenne) : 3/5 ; minéralité perçue (moyenne) : 3,1/5)[/size]
3.4.3. dégustation du 12/12/2012
Le doré de la robe reste étincellant, l’âge ne semble donc pas encore avoir de marques. Le nez puissant, terriblement complexe malgré un floral très présent, mais on trouve pas mal de monde au bouquet :fruits jaunes, fruits blancs, fleurs blanches, un peu de chair, de levures de pain, et même quelques micro-touches oxydatives. Vraiment top.
En bouche, l’attaque est énorme, fraiche à souhaît, la minéralité domine mais globalement on hésite un peu entre profondeur et fermeture. Finesse, équilibre et belle longueur sont touefois de la partie. Vivement l’année prochaine, je le sens bien. (Note personnelle : 16/20 – Note moyenne du groupe : 15,5/20 +/- 0,6)[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh20121.gif]3.5. Muscat Grand Cru Goldert 2008
Mise en bouteille : 2/2010; Alcool acquis : 13.7° ; SR: 2.7 g/l ; 4.7 g/l H2SO4, pH: 3.3; Rendement : 39 hl/ha ; Optimum de dégustation: 2012-2023+ ; Age moyen des vignes : 21 ans ; Surface : 0.36 ha, Terroir : calcaire oolithique exposé est, 90 % Muscat d’Alsace, 10 % Ottonel. Indice 1
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh200801.jpg]3.5.1. dégustation du 08/09/2010
La robe est jaune-vert avec des reflets dorés. Le nez est fermé au service et il faut pas mal d’aération pour faire ressortir à la fois les arômes du cépage, mais des notes très minérales, de la truffe, des fruits blancs, du floral (rose fanée) qui complexifie bien ce nez. L’attaque est finement tendue et le caractère minéral, sec domine en milieu de bouche. La finale est très longue, toujours avec cette impression de sec avec une belle amertume qui fait de ce muscat, un vin sérieux et passionnant à découvrir. Du vrai terroir ! [size=small](Note personnelle : 16/20 – Note moyenne du groupe : 14,9/20 +/- 1,0)[/size]
3.5.2. dégustation du 05/10/2011
La robe a évolué vers des notes plus dorées en un an Le nez par contre, est toujours aussi fermé et le débat de savoir si l’impression de muscat se ressent ou non n’est pas clos. Personnellement, je ressens moins de variétal et plus de notes exotiques comme de l’abricot, du fruit de la passion et des amandes grillées. En bouche, si la tension reste bien marquée, que l’on se croirait presque face à un viognier, l’équilibre penche plus sur le gras et surtout s’accommode d’une assez forte impression de champignon, le tout en gardant une impression de vin très sec, surtout sur la finale, qui avec des amers nobles et de beaux épices, est tout en complexité. Dommage, ces aromes de champignon, c’est le seul bémol de ce vin. [size=small](Note personnelle : 15/20 – Note moyenne du groupe : 14,2/20 +/- 2,1 ; acidité perçue (moyenne) : 3,1/5 ; sucrosité perçue (moyenne) : 1/5 ; minéralité perçue (moyenne) : 2,3/5)[/size]
3.5.3. dégustation du 12/12/2012
La robe paraît de plus en plus évoluée. Si le nez est terriblement fermé au service, quand il finit par s’ouvrir il part sur une complexité innouie, dense, profonde où sortir un arôme particulier est bien compliqué à moins de terminer en sketch d’Audiard. Ce qui est certain, c’est que du variétal musqué, et bien, on n’en ressent pas.
La bouche est fraîche, résolument sur le registre du très sec avec une impression presque de sherry dry en texture. Côté perceptions, le minéral, le fumé et la tourbe dominent, et ce qui pourrait être ressenti comme une légère austérité est joyeusement rebondi par une sensation de lyme. C’est très équilibré, très long et profond, en fait un des plus beaux muscats que j’ai pu rencontrer à ce jour…. la classe ! (Note personnelle : 18/20 – Note moyenne du groupe : 16,3/20 +/- 2,2)3.6. Pinot Gris Clos Windsbuhl 2008
Mise en bouteille : 9/2009 ; Alcool acquis : 13.3° ; Sucres résiduels: 37 g/l ; 4.5 g/l H2SO4, pH: 3.5, Rendement : 35 hl/ha ; Optimum de dégustation: 2014-2033+ ; Age moyen des vignes : 31 ans ; Surface : 2.2 ha ; Terroir : Calcaire muschelkalk exposé sud ; sud-est, Indice 4.
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh200807.jpg]3.6.1. dégustation du 08/09/2010
La robe est jaune vert très clair et le nez est à nouveau assez fermé. A l’aération, des notes grillées et des fruits exotiques se font doucement ressentir, sans grande complexité. Par rapport aux premiers vins dégustés, l’attaque est ici beaucoup plus tendre et si l’acidité, un peu perlante, est bien présente, elle a du mal à tendre les fruits, tellement la sucrosité est ici trainante, rendant le vin finalement peu précis à ce stade, surtout que l’impression de dissociation est très nette. La finale corrige un peu cette impression mitigée avec de belles notes de caramel salé et un fruit prometteur. A revoir, évidemment. A noter (voir le tableau) que les avis ici différent pas mal, certains étant moins sensibles à la sucrosité non intégrée que moi. [size=small](Note personnelle : 14,5/20 – Note moyenne du groupe : 16/20 +/- 1,1)[/size]
3.6.2. dégustation du 05/10/2011
Non seulement la robe, par ses reflets dorés a gagné en évolution, mais le nez, en un an s’est considérablement ouvert : Très expressif avec des côtés solaires riches, des notes florales et de fruits blancs, mais aussi beaucoup de fraicheur qui invite à croquer. L’acidité est très marquée, toujours un peu perlante mais elle procure beaucoup de nervosité à la matière suave du fruit, le tout étant rehaussé par de belles notes minérales et épices. L’équilibre sucré-salé est ici parfait, léger, pur et la finale, bien longue, est très salivante. Ce vin a énormément gagné en plaisir et en buvabilité durant cette année passée depuis la première dégustation… s’il progresse encore, on va se l’arracher ! [size=small](Note personnelle : 17/20 – Note moyenne du groupe : 16,8/20 +/- 2,1 ; acidité perçue (moyenne) : 3/5 ; sucrosité perçue (moyenne) : 3,5/5 ; minéralité perçue (moyenne) : 3,3/5)[/size]
3.6.3. dégustation du 12/12/2012
Retour à une robe plus jeune, très dorée qui n’a pas évolué depuis l’année précédente. Le nez est puissant, riche, complexe, avec à nouveau du floral et des fruits blancs, alors que les notes solaires perçues en 2011 ont disparues.
L’attaque de bouche est ultra-puissante, presque brutale, pleinement sur le registre du sucré-salé tout en restant sèche dans le noble sens du terme et ce, malgré les sucres embarqués. La longueur est belle, fumée mais le vin a encore besoin de temps pour s’affiner et atteindre sa chrysalide. [size=small](Note personnelle : 15/20 – Note moyenne du groupe : 16,2/20 +/- 1,4)[/size]3.7. Pinot Gris Grand Cru Rangen de Thann “Clos Saint-Urbain” 2008
Mise en bouteille 2/2010 ; Alcool acquis : 12.55° ; Sucres résiduels: 46 g/l ; 5.7 g/l H2SO4, pH: 3.0; Rendement: 21 hl/ha ; Optimum de dégustation: 2016-2035+ ; Age moyen des vignes : 39 ans ; Surface : 2.9 ha ; Terroir : Volcanique (tufs & grauwackes), exposé sud, très forte pente. Indice 5.
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh200804.jpg]3.7.1. dégustation du 08/09/2010
La robe est jaune, profonde avec de beaux reflets dorés. Le nez est une petite bombe à la fois en termes d’intensité que de richesse d’arômes. Tout semble être de la revue : minéral (très silex), fruit jaune frais, floral et terriblement frais. La bouche est à la hauteur du nez. Si une légère impression de dissociation demeure, le sentiment d’équilibre est impressionnant avec une superbe acidité portante, des fruits jaunes au croquant superbe, le tout vraiment sur le registre de la pureté cristalline… envolés les sucres trainants du vin précédent !
La finale est « déjà » somptueuse, longue, saline et tout le monde s’accorde à qualifier la buvabilité de ce vin époustouflante malgré ses 46 grammes de sucre embarqués ! Génialissime ! [size=small](Note personnelle : 19/20 – Note moyenne du groupe : 18,6/20 +/- 0,6)[/size]3.7.2. dégustation du 05/10/2011
La robe a encore gagné en notes dorées luminescentes depuis l’année passée, mais bizarrement (est-ce un effet de séquence), le nez s’est, lui, très fermé. Quelques notes pierreuses et de fruits blancs se démarquent tout de même à l’aération. L’acidité est très marquée, surtout à l’attaque. Ensuite, c’est la minéralité qui prend le pouvoir mais elle est malgré sa puissance tempérée par une légère impression de creux, de perte de cristallinité et les notes de champignon sensibles çà et là amollissent un peu le vin. Ce genre de pinot gris se ferme-t-ils à certaines phases de leurs vieillissement, j’ai pas trop de réponse, mais il est certain qu’avec plus d’intégration des sucres, on devrait retrouver plus d’équilibre et de fraicheur. Rendez-vous dans un an. [size=small](Note personnelle : 16,5/20 – Note moyenne du groupe : 17,6/20 +/- 1,2 ; acidité perçue (moyenne) : 3,5/5 ; sucrosité perçue (moyenne) : 3,1/5 ; minéralité perçue (moyenne) : 3,6/5)[/size]
3.7.3. dégustation du 12/12/2012
La robe est dense, concentrée et brillante. Le nez est bien plus fermé que pour le Windsbuhl, assez minéral, ce qui lui confère une impression de puissance en léthargie.
On retrouve en bouche la notion sucré/salé avec ici une acidité certes poignante, mais pure, cristalline et l’impression d’équilibre et de buvabilité est bien plus intense surtout que l’orange confite et la mandarine perçues arrondissent joyeusement la matière. Il n’en reste pas moins que si buvabilité il y a réellement, personne n’est dupe, la structure de ce vin est énorme, la longueur en atteste. Top ! [size=small](Note personnelle : 18,5/20 – Note moyenne du groupe : 17,1/20 +/- 1,4)[/size][img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh20122.gif]3.8. Gewürztraminer Grand Cru Hengst 2008
Mise en bouteille : 9/2009; Alcool acquis : 14.2° alc ; Sucres résiduels : 47 g/l ; 4.1 g/l H2SO4, pH: 3.6; Rendement : 28 hl/ha ; Optimum de dégustation: 2013-2033+ ; Age moyen des vignes : 57 ans ; Surface : 1.42 ha ; Terroir : Marnes calcaires de l’oligocène, exposé sud sud-est, pente moyenne à forte. Indice 4.
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh200810.jpg]3.8.1. dégustation du 08/09/2010
La robe est nettement sur le registre du doré encore légèrement pâle. Le nez est assez intense et très vite les notes citriques et les arômes variétaux font le ménage avec une impression, déjà, de manque de fraicheur. La bouche est tout sauf précise, à ce stade, les sucres trop présents, la dissociation évidente des composants ne faisant rien pour sauver ce soldat « Hengst ». La fin de bouche est au diapason, avec l’amertume qui vient en plus s’en mêler. Heureusement que l’on perçoit de la concentration et que la confiance dans l’art du maître nous fait garder confiance dans l’avenir de ce vin, cela modère la note. Autre facteur à tenir compte, difficile de passer aussi derrière le sublime Pinot Gris Rangen… l’effet de séquence est plus que probable. [size=small](Note personnelle : 13,5/20 – Note moyenne du groupe : 14,5/20 +/- 1,1[/size])
3.8.2. dégustation du 05/10/2011
Si l’or était pâle l’année passée, ici, il s’est considérablement densifié dans la robe, tout en conservant un superbe brillant. Le nez n’est pas vraiment marqué par le variétal, il est plus proche d’un nez de pinot gris avec ses fruits blancs, auquel viennent se surajouter des notes de musc, d’écorce d’orange et des épices un peu piquants. En bouche, si à l’attaque, l’acidité équilibre assez bien le gras du sucre et l’amertume proche du coing, plus on évolue, plus cela sucraillonne, particulièrement en finale, grasse, alcoolisée et poivrée. A noter, sur cette même finale, l’apparition de notes plus variétales de pétales de rose. Les soucis rencontrés l’année passée ne se sont pas envolés, ce vin reste à ce stade une énigme, mais son géniteur nous invite à la patience… donc attendons ! [size=small](Note personnelle : 13,5/20 – Note moyenne du groupe : 12,8/20 +/- 1,4 ; acidité perçue (moyenne) : 2,2/5 ; sucrosité perçue (moyenne) : 3,8/5 ; minéralité perçue (moyenne) : 2/5)[/size]
3.8.3. dégustation du 12/12/2012
Si la robe reste brillante, elle marque ici un peu d’évolution. Par rapport à d’autres vins de cette troisième dégustation, le nez est clairement ouvert, puissant, assez marqué par le cépage non sans une impression de gourmandise.
La bouche est fraiche, pure, équilibrée malgré la puissance, fumée, on ressent des impressions presque tourbées plus proche normalement du Rangen. La finale est très vibrante, saline, aussi. On serait assurément devant un superbe vin, si les notes variétales étaient gommées. La patience devrait permettre d’atteindre l’état de grâce. [size=small](Note personnelle : 15,5/20 – Note moyenne du groupe : 14/20 +/- 0,8)[/size]3.9. Gewürztraminer Clos Windsbuhl 2008
Mise en bouteille: 9/2009; Alcool acquis : 12.8° alc ; Sucres résiduels: 56 g/l ; 3.4 g/l H2SO4, pH: 3.7; Rendement : 35hl/ha ; Optimum de dégustation: 2015-2033+ ; Age moyen des vignes : 38 ans ; Surface : 0.9 ha ; Terroir : Calcaire Muschelkalk exposé sud, sud-est ; Indice 4.
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh200811.jpg]3.9.1. dégustation du 08/09/2010
La robe est dorée claire. Le nez est légèrement ouvert avec pas mal de complexité offrant de la fraicheur, de fines notes fruitées, du floral… mais aussi une petite perception de rondeur. La bouche est nettement plus tendue que pour le Hengst, plus précise aussi mais la sucrosité semble à nouveau partiellement intégrée, ce qui perturbe alors que les autres composantes de ce fin sont nettement plus sur la finesse. La finale confirme cette impression de finesse attaquée sur les flancs par un sucre pas très sapide. A revoir, comme pour le vin précédent. [size=small](Note personnelle : 14,5/20 – Note moyenne du groupe : 15,3/20 +/- 1,3)[/size]
3.9.2. dégustation du 05/10/2011
La robe est dorée mais plus clair que pour le précédent Hengst. Si le caractère variétal est aussi plus présent au nez, il est très bien complexifié par de belles notes de fleurs, de petits fruits non sans ressentir de la fraicheur. En bouche, toujours par rapport au Hengst, on retrouve plus d’’équilibre, cela grâce à plus de vivacité apportée par une acidité plus marquée ainsi que des sucres bien mieux intégrés. Si aromatiquement, on retrouve du variétal, la salinité très présente rappelle le terroir calcaire du Windsbuhl. La longueur, sans atteindre des sommets est à la hauteur de nos attentes. Un vin qui paraît surtout encore en devenir. [size=small](Note personnelle : 15,5/20 – Note moyenne du groupe : 16/20 +/-1,3 ; acidité perçue (moyenne) : 2,8/5 ; sucrosité perçue (moyenne) : 3,7/5 ; minéralité perçue (moyenne) : 2,8/5)[/size]
3.9.3. dégustation du 12/12/2012
La robe est très dorée, brillante, sans nulle trace d’évolution. Si le premier nez est assez fermé, il se complexifie à l’aération pour évoluer nettement vers le floral, sans pour autant parler de rose, ici, l’impression variétale perçue en 2011 s’est effacée, semble-t-il.
La bouche est fantastique. Sur un registre sucré salé croquant et très puissant, les composantes fruitées et minérales s’en donnent à coeur joie, d’autant que la très belle acidité fait briller l’édifice par la tension pure qu’elle apporte. Entre jeunesse et terroir, du pur bonheur. [size=small](Note personnelle : 17,5/20 – Note moyenne du groupe : 14,7/20 +/- 1,6)[/size]3.10. Gewürztraminer Grand Cru Rangen de Thann “Clos Saint-Urbain” 2008
Mise en bouteille : 9/2009; Alcool acquis : 12°; Sucre résiduel: 64 g/l ; 6.1 g/l H2SO4, pH: 3.5; Rendement: 27 hl/ha ; Optimum de dégustation: 2016-2033+ ; Age moyen des vignes : 45 ans ; Surface : 0.5 ha ; Terroir : Volcanique (tufs & grauwackes), exposé sud, très forte pente. Indice 4.
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh200805.jpg]3.10.1. dégustation du 08/09/2010
La robe est d’un or resplendissant. Au nez, après une impression fugace d’ammoniaque à peine perceptible 1 à 2 secondes, le minéral se développe tout en finesse, réduisant à néant les notes fruitées variétales éventuelles et rappelant furieusement l’impression donnée par le riesling du même terroir. L’attaque de bouche est marquée par une acidité très vive qui vient porter la salinité et les notes minérales tout au long de trajet buccal et bien après, écrasant les sucres résiduels au rang d’insectes microscopiques sous un bulldozer qui a décidé de jouer en délicatesse (vous me suivez ?). Bref, c’est excellent et on est heureux que ce vin vienne, à ce stade, bien entendu, sauver la maison gewürztraminer. [size=small](Note personnelle : 17,5/20 – Note moyenne du groupe : 16,7/20 +/- 1,0)[/size]
3.10.2. dégustation du 05/10/2011
L’or resplendissant de l’an passé n’a pas terni d’un iota. Le nez est intense, bourré de notes tourbées et fumées si caractéristiques du Rangen. Viennent s’ajouter à cela des fruits mûrs et un soupçon de beurre. En bouche, l’équilibre atteint la perfection entre la tension très vive, le fruit et ses notes un peu confites, l’intégration superbe des sucres et cette salinité gigantesque. Un sommet ! La finale est au diapason énorme, pure, cristalline, croquante, sans amertume. Un très très grand vin qui a encore gagné des galons en un an. [size=small](Note personnelle : 18,5/20 – Note moyenne du groupe : 17,9/20 +/- 1,3 ; acidité perçue (moyenne) : 3,7/5 ; sucrosité perçue (moyenne) : 2,9/5 ; minéralité perçue (moyenne) : 3,5/5)[/size]
3.10.3. dégustation du 12/12/2012
La robe reste dorée sans montrer plus d’évolution qu’en 2011. le nez n’est pas explosif, mais on ressent une concentration profonde où minéral et fumé s’en donnent à coeur joie. Désolé d’être trivial, mais ça pue la classe !
Pas de retenue pour la bouche, par contre. A côté de la tension énorme, de la sensation extrême de matière, on est époustouflé par cette jeunesse qui vibre de salinité, de pureté. Et puis, il y a ces envoûtantes notes balsamiques sur l’infinie longueur. La quintessence du gewürztraminer ! La perfection même. [size=x-small](Note personnelle : 20/20 – Note moyenne du groupe : 17,6/20 +/- 1,3)[/size][img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh20123.gif]4. Conclusions
4.1. dégustation du 08/09/2010
Pour les besoins de cette sorte d’étude que nous entreprenons en ce mois de septembre 2010, une dégustation était nécessaire. Il est certain que l’on est fort tôt pour donner un avis très objectif au vu de la moitié des vins goûtés où les sucres résiduels ne sont pas encore intégrés, principalement sur les pinots et les gewürztraminers.
Mais certains enseignements peuvent malgré tout être tirés. Quand les sucres sont maîtrisés, comme sur la majorité des rieslings et le muscat, l’impression de pureté et de lien au terroir par la minéralité domine.
La concentration des vins est souvent impressionnante et il est heureux que l’acidité soit aussi importante. Les Rangen sont déjà flamboyants de précision et de pureté et on y retrouve beaucoup de buvabilité alors que ce n’est pas forcément le cas pour les autres crus dégustés, et cela est assez discordant par rapport aux 2007 qui étaient, eux, globalement très buvables dans leur prime jeunesse.
Vivement la prochaine dégustation, dans un an, pour remettre tout cela en question…. Et un énorme merci à John pour avoir imaginé tout ce concept de dégustation, merci aussi aux « Copines » pour l’ambiance… toutefois un peu plus dans le recueillement que d’habitude.4.2. dégustation du 05/10/2011
Un an après la première dégustation (qui correspondait à la fin de la période de vente moyenne des 2008 du domaine Zind-Humbrecht), on peut déjà facilement avancer que les choses n’ont que très peu évolué en l’état. En effet, très peu à aucune note aromatique secondaire ne sont perceptibles, les robes des vins ne marquent pas d’évolution marquante et certains vins paraissent encore même à la limite de la mise en place. Les acidités sont encore globalement, elles-aussi, très jeunes, très strictes et tendues, particulièrement sur les rieslings, ce qui permet aux vins avec une sucrosité perçue de l’ordre de 2 à 2,5/5 de proposer une plus grande buvabilité que les vins plus sévères. Les amertumes, nobles le plus souvent, sont quant à elles assez bien présentes. Il est aussi très intéressant à ce stade de remarquer que les Rangen continuent à faire le plein des voix de préférence… Doit-on dès lors s’étonner qu’ils mènent largement la danse pour ce qui est de la perception de minéralité et pour ce qui est de l’équilibre entre l’intégration des sucres et l’acidité ? C’est particulièrement sensible au niveau des gewurztraminers où le Rangen se détache par le côté pur et intégré de ses… 54 g de sucres ! A l’exception du Clos Haüserer, une forte impression de matière, d’extrait, nous a aussi animé tout au long de la dégustation. On reste clairement sur un niveau exceptionnellement élevé. Enfin, il reste l’énigme du Gewürztraminer Hengst, déjà relativement déprécié lors de la première dégustation, qui ne progresse pas 12 mois plus tard, au contraire, et cela, particulièrement dans le sens de l’intégration de ses sucres. Olivier Humbrecht nous garantit toutefois que la patience des années nous fera changer d’avis… laissons-lui plus que le bénéfice du doute, qui mieux que lui à l’expérience de l’évolution de ses propres vins ?
4.3. dégustation du 12/12/2012
Cette troisième année de dégustation marque un virage très clair sur les riesling, plus timide sur les 3 autres cépages.
Les rieslings, en effet, paraissent un peu en dedans, fermés, quelquefois à la matière plus serrée, moins expressive. L’apparition de notes hydrocarburées, en sus mais sans excès, fait penser que doucement, on migre ici vers les arômes secondaires, que les vins sont en train de partir vers la complexité de la maturité, mais restent encore entre deux eaux, sensations d’ailleurs plus rapidement ressenties sur les riesling de 2007. Mais la fraicheur omniprésente nous rappelle qu’on est sur un millésime qui en a derrière le pantalon. Les 12 mois qui viennent vont plus que probablement livrer la réponse.
Le muscat est magique de classe réservée, mais sa texture proche d’un vin de voile, tellement originale, en surpendra probablement. Comment évoluera-t-il, voilà quelque chose qui garde tout son suspense….
Les pinots et les gewürztaminers sont étincelants de matière, de fraicheur et de croquant fruité. Buvabilité est en fait leur maître-mot. Si je me réfère à ma mémoire (et plus encore à mes notes), on est toutefois encore clairement sur de la jeunesse pure, et même si le terroir est sensible, il va certainement encore plus s’affirmer avec le temps.Mais c’est avant tout, à travers ces 10 vins, les gewürztraminers qui me laissent pantois. De plus en plus, je comprend la fascination que ressent Olivier Humbrecht pour ce cépage…. sur de grands terroirs.
5. Réaction d’Olivier Humbrecht, par mail, après les 3 premières années
[i]C’est fascinant et il est normal que l’appréciation des vins change avec le temps.
Moi-même j’avais arrêté d’utiliser le Rangen 2007 il y a environ 18 mois au profit du 2008 que je préférais, et il y a environ 2 mois, c’est à nouveau le contraire. Je ne touche plus au 2008 et apprécie énormément le 2007…
Je reste très confiant pour le Hengst 2008 que j’aime de plus en plus. Je vous souhaite de pouvoir voir son évolution sur encore beaucoup d’année…
C’est vrai que le Rangen 2008 est un monstre anormal !
Le Clos Hauserer 2008 reste un vin que j’aime beaucoup, mais il a la place du mort dans votre dégustation ! C’est le premier vin et on est rarement prêt et après il y des grands vins qui suivent…[/i]6. Addenda technique : Résumé des notes de dégustation et appréciations diverses
6.1 Première dégustation : 08/09/2010
Les bouteilles ont été servies aux environs de 8°C, sans carafage. Douze personnes du Club « Les Vieilles Copines » du Vin Passion à Bruxelles ont constitué le groupe de dégustation.
Le tableau ci-dessous donne les notes par dégustateur, la moyenne l’écart moyen et le classement pour chacun des vins dégustés.
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh200813.gif]6.2 Deuxième dégustation : 05/10/2011
Les bouteilles ont été servies aux environs de 8°C, après un léger carafage d’une demi-heure. A l’exception d’un dégustateur supplémentaire par rapport à la première dégustation, ce groupe demeure inchangé.
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh20082t.gif]6.3 Troisième dégustation : 05/10/2011
Les bouteilles ont été servies aux environs de 8°C, après un légere ouverture d’une demi-heure. A l’exception de John Willmer et de sa compagne qui ont été remplacés par la force des choses, le reste du groupe est demeuré inchangé.
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh2012full.gif]6.4. Analyses sensorielles
Sur la seconde dégustation de 05/10/2011, en plus de l’appréciation globale des vins, nous avons essayé de percevoir les acidités, sucrosités et minéralités pour chacun des vins. Il s’agit donc bien de valeurs perçues et non théoriques. L’intérêt de l’exercice est de voir si un vin se dégage fort par rapport à un autre dans la sensibilité moyenne des dégustateurs et si l’écart-type des valeurs est important ou non. Plus accessoirement, cela permet à chaque participant de situer ses perceptions par rapport à la moyenne et de montrer combien les percéptions subjectives de chacun font de l’art de la dégustation une scinence très peu exacte.
6.4.1 Acidités perçues
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh20082a.gif]6.4.2. Sucrosités perçues
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh20082s.gif]6.4.3. Minéralités perçues
[img=https://www.bottcher.be/vinum/images/zh20082m.gif]TO BE FOLLOWED….
- 29 janvier 2013 à 18h04
- in reply to: Domaine Zind Humbrecht
Merci Oliv….
Tu agis plus vite que moi…. la version LPV arrive (plus compliqué à faire !)
- 24 décembre 2012 à 22h54
- in reply to: une année de passion du vin
Il ne s’agit pas d’être contre quoi que ce soit, mais d’accepter, et même de favoriser l’expression de tous les avis, qu’ils soient favorables ou défavorables. Si tous ici ne parlions jamais que des vins qui nous plaisent, en taisant nos déceptions ou même nos colères, quelle crédibilité aurions nous ?
Beau débat, de fait, Luc. Encore faut-il définir ce qu’est la crédibilité. Celle du forum est certes acquise de par le travail des admins, mais est-ce que la crédibilité de LPV rend pour autant crédible l’entièreté de ses adhérents, participants ? De même où s’arrête la notion d’avis défavorable et ou commence celle de critique publique qui fait réfléchir Jérôme.
Je sais évidemment que je ne rencontrerai pas ici votre accord, mais en dehors de verticales assurées en groupe, et avec tous les bémol qui sont liés à la manière dont cette dégustation a été organisée, je persiste à penser qu’un avis favorable, appuyé de fortes références et d’un travail d’approche fouillé vaut bien plus que toute forme de controverse.
Si je prends mon cas qui les années passant se mue en adversaire redoutable du boisé neuf, quel serait donc ma « crédibilité » dans un monde ou 98% des amateurs se délectent des goûts toastés ? Et je pense vraiment que de tels exemples sont nombreux…Si tous ici ne parlions jamais que des vins qui nous plaisent… Pour certains, cela fait déjà un très vaste programme ! 😀
- 24 décembre 2012 à 16h48
- in reply to: une année de passion du vin
Par ailleurs, plus je déguste et plus je me dis qu’il y a des jours où l’on doit absolument s’abstenir de porter un jugement en public
Jérôme,
Merci pour cette réflexion; tu introduis ainsi parfaitement la notion de « parler de » plutôt que de « juger ». Je pense que nous vivons notre passion par et avec les vignerons. Certains vins nous émotionnent, d’autres moins, peut-être, mais est-ce notre rôle, entre les fans de vins naturels ou de grand classicisme, de critiquer en fonction de notre seule et subjective perception ? J’en doute de plus en plus. Par contre parler de nos meilleurs moments…. quel bonheur !
Les plus austères me diront peut-être à la solde des vignerons, je leur répondrai bien volontiers qu’ils ont raison, puisqu’il est peu probable de dire des choses négatives sur ce que l’on aime ou qui anime notre passion.Meilleurs vœux à tout LPV
- 20 décembre 2012 à 14h00
- in reply to: Domaine Albert Boxler
Même remarque… les Boxler font les choses à 3 ou 4, malgré le succès énorme de leurs vins et toujours de la plus sympathique des manières.
Dans le contexte qui est le leur, millésime à faible rendement ou pas,ne pas prendre rendez-vous est une pure aberration.
Pour en revenir à Jean, il ne fait certainement pas partie des extravertis. Il a besoin, je pense de connaître les gens pour ouvrir sa pensée, et de plus, il préfère laisser les autres interpréter librement ses vins. Il me disait, il y a quelques temps, conscient de ses qualités et ses défauts qu’il était ravi de bien vinifier à partir de terroirs majeurs, mais qu’il avait un mal fou à exprimer son travail, un peu comme son pote Felix Meyer.
Faut-il exiger de ses « humains » qu’ils soient à la fois grands vinificateurs, grands orateurs et boutiquiers hors pairs?- 20 décembre 2012 à 13h51
- in reply to: Domaine Muré – Domaine du Clos Saint Landelin
Jérôme,
D’avoir dégusté le Riesling Clos Saint-Landelin 2010, la semaine passée, je peux t’assurer qu’il a gardé beaucoup, si pas énormément de tranchant. Mais, surtout, il a littéralement reçu les vivats de la foule parce qu’il était un des rares à exprimer sa pleine matière alors que les autres (15 monstres sacrés de cette soirée-là) paraissaient fermés ou du moins exprimaient trop leur acidité par rapport au fruit.
Il n’en reste pas moins que depuis 2008, la famille a fait le choix de vendanger plus tôt, pour obtenir plus de fraicheur et quitter doucement la tradition à la limite de la surmaturité qui caractérisait le domaine et qui demandait beaucoup de temps aux vins. Sur un millésime comme 2010, très acide et plus malique que 2008, j’imagine bien que ton premier ressenti dû être « tranchant » !
Une région captivante, effectivement ! Merci de la mettre à l’honneur …..
Personnellement, je suis particulièrement enthousiasmé par les vins blancs en macération qui semblent bien foisonner dans la région. Bluffants dans un verre noir, quand il sont nets, ils peuvent allier avec grâce la finesse et la fraicheur d’un blanc avec la structure d’un rouge…. A suivre particulièrement Dario Princic, Vodopivec, Gravner et Jermann