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- 3 juillet 2008 à 18h45
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
à choisir un type de hors sujet je préfère quand même celui d’obédience calembourgienne…
bon sinon en relisant posément la question, je me suis dit : la réponse n’exclut en rien la possibilité pour un non bourgeois de partager cette passion même si on s’accorde sur le fait qu’elle soit une sous-culture bourgeoise.
Ce qui implique de poser ce postulat : une sous-culture bourgeoise n’est pas nécessairement l’apanage des bourgeois. De la même manière qu’un non riche (pas forcément pauvre) peut très bien se payer un repas ou des vacances de riches (très ponctuellement bien sûr et au terme de sacrifices)
En ce cas, en quoi une sous-culture serait qualifiable de bourgeoise ?- 3 juillet 2008 à 13h24
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
en fait le vin est un produit de la terre empreint d’une certaine noblesse, confinant parfois au divin et apprécié de la bourgeoisie
pas étonnant que cette discussion trouble l(es’) ordre(s) 😉- 2 juillet 2008 à 20h10
- in reply to: Une expérience révélatrice !?
ce qui m’a fait réagir c’est qu’il existerait déjà une différence entre CP et des primaires plus âgés ; j’imagine bien qu’il y a une « perversion » des capacités naturelles de l’humain dès lors qu’il vit en société mais que cela soit aussi rapide attire mon attention ; si l’on continue ce raisonnement, les lycéens ne savent même plus distinguer des roses d’une chaussette sale ?
- 2 juillet 2008 à 18h25
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
j’accumule des connaissances, en goûtant les vins (que je n’ai pas forcément possédé sauf à considérer que l’ingestion est une possession), en lisant
j’ai pris l’expression « instinct d’accumulation » dans une plus large acception que la simple détention dans une cave, d’où ma remarque
- 2 juillet 2008 à 18h21
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
et puis accumulation ne signifie pas forcément possession
- 2 juillet 2008 à 14h42
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
Martinez écrivait:
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> Celui qui collectionne les timbres ou les nains de
> jardin, et donc passe du temps et met de l’argent
> dans sa passion, est-il un bourgeois ?
>
> Derrière le mot bourgeois, il y a un peu l’idée de
> se mettre en valeur à l’intérieur de la société.
> Mais on peut très bien avoir la passion du vin
> sans vouloir se mettre en valeur.
>
>
>
> JmmPersonnellement je dissocie la notion de bourgeoisie et la nécessité de se mettre en valeur.
On se met en valeur en fonction des codes d’une « caste » au niveau de laquelle on souhaite accéder : le fan de tuning souhaite une reconnaissance de ses pairs car il estime leurs valeurs ; je ne pense pas qu’il soit pour autant bourgeois.- 2 juillet 2008 à 13h05
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
Je pense que personne ici ne contredrira le fait qu’un « véritable » amateur de vin ne se satisfait pas uniquement d’en boire un bon de temps en temps mais qu’il affectionne d’élargir ses connaissances (théoriques et pratiques) afin de percevoir au mieux toutes les richesses offertes par ce breuvage.
Comme l’indique Jérôme ça demande un investissement en temps et en argent.
Si le fait de pouvoir se dégager du temps et de l’argent pour assouvir cette passion implique de se situer dans la tranche sociale bourgeoisie, alors nous sommes tous des bourgeois. Pourquoi pas ? Et bien évidemment parmi cette bourgeoisie il y a une hiérarchisation possible, ça n’est pas un monde homogène. D’où peut-être les désaccords de certains ici.- 1 juillet 2008 à 15h46
- in reply to: Nouveau Film
DarthTux écrivait:
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> Michel Dovaz (qui a participé au jugement de
> Paris) disait dans son dernière interview que oui
> les vins californiens sont bon en dégustation mais
> …
> Que ce sont des bêtes de concours et qu’ils ne
> sont pas buvables juste pour eux même.c’est dans la RVF cette interview non ?
- 1 juillet 2008 à 15h42
- in reply to: Nouveau Film
François Audouze écrivait:
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> Darth,
> ça mériterait des développements, cette idée
> curieuse !
> Si un vin gagne, il gagne.
> Si on dit : c’est parce que c’est une bête de
> concours, ça mérite d’être expliqué.
>
> Il est certain que si on fait un match : les
> grandes Côtes Rôties de Guigal de 1985 avec les
> premiers grands crus classés de 1985, il est
> probable que le Rhône gagne.¨Pourquoi ? Parce que
> ce ne sont pas des vins comparables. La prime ira
> aux plus généreux.
>
> [b]Si on fait un match Porto contre Yquem, est-ce que
> ça a un sens ?[/b]ben évidemment je ne vois pourquoi les Porto RRRRRRRRR’Yquem n’auraient pas le droit de croiser neuf R
- 29 juin 2008 à 23h54
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
Gastronomix écrivait:
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> Ma définition du bourgeois comme potentiel
> jouisseur des plaisirs matériels me convient
> assez finalement.
>
> En écrivant mon post de ce matin, je me demandais
> si le bourgeois moderne n’est pas tout simplement
> un être qui a les moyens (dans tous les sens du
> terme) de se détourner de l’essentiel. En d’autres
> mots, un oisif de la nouvelle génération. Un pur
> fruit de la société des loisirs qui a vu pondre la
> loi qui la consacre : celle des 35h.
>
> nombre de domaines de la culture sont devenus
> matériellement accessibles au plus grands nombre
> (les grandes œuvres littéraires et philosophiques
> sont accessibles à tous pour quelques euros – cela
> n’a pas toujours été le cas – et il n’est
> aujourd’hui plus nécessaire de faire partie de la
> haute société pour avoir accès aux plus grandes
> œuvres musicales.
>
> C’est vrai dans l’absolu mais absolument pas dans
> les faits. Ce n’est parce qu’une grande majorité
> d’une classe d’age accède aux études supérieures
> qu’elle s’est ruée sur les chefs d’œuvre de la
> musique classique et la littérature. Ce qui marche
> aujourd’hui en librairie ce sont les confessions
> de Michel Drucker, pas Barbey d’Aurévilly ou de
> grands auteurs plus contemporains.Remarque pertinente même si – pour prendre par ex. le Furet du Nord – les têtes de gondoles dans le hall principal s’adressent assez souvent au « grand public cultivé ». Par contre je ne savais pas que Barbey Livien avait écrit ses confessions [IMG]https://smileys.sur-la-toile.com/repository/Surpris/surpsise3.gif[/IMG]
>
>
> Un point n’a pas été effleuré dans nos échanges
> (car la question initiale était orientée) : il y a
> différentes classes de vins comme il y existe
> plusieurs classes sociales (que l’on pense que le
> terme soit encore adéquat ou non). Il y a donc un
> déséquilibre dès le départ. LE vin (qui ne
> s’oppose à rien) contre la culture bourgeoise ; ce
> qui sous-entend qu’il en a d’autres (la
> bourgeoisie ne peux exister que par opposition à
> d’autres groupes).Alors là par contre, je m’inscris en faux, c’était le sens de ma remarque en première page : « à noter que l’on peut être passionné par le château la pompe » et qui n’a recueilli aucun écho en ces lieux 😉
>
> Faut-il le rappeler, la vision du vins des lpviens
> est quelque peu tronquée. Nous entendons par « le
> vin », les vins de qualité -rarement bon marché-.
> N’oublions pas que ces derniers sont anecdotiques
> et représentent moins de 10% de la production
> française (et par extension européenne,
> j’imagine). Le ticket moyen des francophones
> européens doit être compris entre 4 et 6€ (à la
> louche). Celui des lpviens doit plutôt osciller
> entre 15 et 30€.- 29 juin 2008 à 15h13
- in reply to: Une expérience révélatrice !?
J’avoue ne pas trop comprendre en quoi les capacités des CE2 ou CM1 pourraient déjà être perverties par un plus grand savoir. Je n’imagine pas un enfant ne pas reconnaître le café et le citron sous prétexte qu’il a eu l’occasion de sentir des parfums s’en approchant :S Tu n’as pas constaté un usage anormalement élevé des mouchoirs chez les plus âgés ? ou, plus sérieusement, un intérêt moindre de ceux-ci pour l’animation proposée ?
- 29 juin 2008 à 15h05
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
Je ne ferai appel ni à des périodes historiques ni à des concepts sociologiques pour qualifier quelqu’un de bourgeois mais plutôt au réflexe qui est le mien lorsque, par exemple, d’anciens collègues auparavant attachés à certaines idées qu’on va rapidement qualifier de « libertaires » sont désormais « rangés » dans une vie ordinaire faite de toutes les petites chaînes auxquelles on a plus ou moins consciemment consenti (épouse, chiards, labrador, scénic, ikea style, cafetière dernier cri, 1 semaine au ski, club de gym, intégrale de Houellebecq etc). Un bon petit « eh ben on s’embourgeoise, on dirait » est rarement déplacé. Je me mets bien évidemment dans le même sac qu’il n’est d’ailleurs pas nécessaire de refermer car ça pousse dans la file d’attente.
Note pour l’Histoire : les exemples cités ne me concernent pas ([IMG]https://smileys.sur-la-toile.com/repository/Cligne/mon-oeil-29.gif[/IMG]) directement bien que je possède quelques livres du petit Michel
Sans aller jusqu’à dire qu’on est toujours le bourgeois d’un autre, inutile d’arpenter en plein jour les rues de la ville, lanterne à la main pour chercher le Bourgeois (et encore moins le bougeoir, je vous rappelle que vous avez déjà une lanterne)
- 29 juin 2008 à 0h03
- in reply to: Domaine Léon Barral, Faugères
ouvert (et un peu bu par la même occasion) hier un CR: vin de pays de l’Hérault blanc 2003. Je voulais de l’atypique, je n’ai, de ce point de vue, pas été déçu. Et heureusement que j’ai été mis en garde par le caviste pour ce qui concerne le caractère trouble de la robe car au premier abord il est difficile de penser que l’on n’a pas affaire à un jus d’ananas. Mise en garde moins efficace (bien que rélle), en revanche, relativement aux arômes car il ne m’avait pour l’instant jamais été donné d’être aussi surpris par une chose comestible (liquide ou solide). J’ai mis un petit moment avant de déterminer à quoi cela me faisait penser et je suis finalement tombé d’accord avec moi-même sur : un vieux jus d’ananas qui aurait été conservé au milieu d’un banc de violets… J’ai vraiment eu du mal à finir mon verre tellement la puissance et les caractéristiques aromatiques de ce vin ne me seyaient pas.
Si jamais je devais regoûter ce vin, il y a fort à parier que ce serait sous la menace d’un revolver [IMG]https://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/hypnose.png[/IMG]- 27 juin 2008 à 2h32
- in reply to: OUPIA / Minervois
les barons 2005
première rencontre ce soir entre mon palais et ce vin (et 2ème fois avec cette AOC même si je n’ai aucun souvenir de la première) :
autant le dire tout de suite, je suis plutôt déçu étant donné que son acquisition m’avait été suggérée par le caviste d’au gré du vin. Dès l’ouverture de la bouteille, le vin offre des notes olfactives entre le chocolat et le végétal ; malheureusement, au cours de la soirée, le boisé fera son entrée pour ne plus repartir voir pour asseoir son autorité ; la finale est boisée et légèrement astringente.
Un vin qui ne m’a procuré aucun plaisir.- 26 juin 2008 à 14h49
- in reply to: Le Journal du Dimanche et Bernard Magrez
damned, j’arrive trop tard, tous les jeux de mots ont été faits !
Il ne me reste qu’à maugréer maintenant…- 26 juin 2008 à 14h46
- in reply to: Le 10 000e message
il n’y a qu’à les rouer de coups à divers endroits du corps sur la place forumique, ils pourront ainsi déguster de manière éclectique 😉
- 24 juin 2008 à 15h47
- in reply to: La passion du vin est-elle une sous-culture bourgeoise ?
en fait il fallait plutôt poser cette question :
la culture est-elle une sous-passion bourgeoise ?
au moins on aurait des réponses dans les clous 😀- 19 juin 2008 à 18h53
- in reply to: Vu ou à voir à la télé
La question du carafage du bourgogne ayant été récemment posé dans un autre topic j’ai été surpris de voir la sommelière carafer celui qu’elle s’apprêtait à servir à ses clients (un chambolle 99 si mes souvenirs sont exacts ?)
- 19 juin 2008 à 18h48
- in reply to: Une expérience passionnante
Eric B écrivait:
> Par contre se pose un problème sous-jacent:
> n’est-ce pas vain d’écrire un compte-rendu sur un
> vin lorsqu’on prend conscience de la subjectivité
> absolue de celui-ci?L’déal serait de décrire non seulement « l’état » du goûté (le vin) mais également celui du goûteur (l’aviné) ; être honnête (le mot n’est pas approprié mais chuis crevé là) et dire par ex : hier soir j’étais fatigué, j’avais mangé un 1/2 kg de chocolats 45 min avant, j’avais passé une journée de merde, j’étais irritable etc etc
On arrive donc à subjectivation totale du CR avec le probable risque d’omettre des éléments permettant de relativiser l’avis donné.
Je crois, en plus, que ce serait une démarche valable pour bien d’autres domaines.
En fait, il faudrait ne plus s’exprimer [IMG]https://smileys.sur-la-toile.com/repository/Reflexion/vieux-smiley.gif[/IMG]« Ouais et si tu commençais tout de suite, d’ailleurs » – dis donc toi au fond tu crois que jt’ai pas entendu ?! [IMG]https://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/0130.gif[/IMG]
- 19 juin 2008 à 15h54
- in reply to: Primeurs 2007, c’est parti !!
tiens ça ferait un très beau sujet de grand oral ça : « qu’est-ce qui ne va pas ? »
un candidat audacieux pourrait peut-être répondre : « la question, monsieur » 😉