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- 21 février 2025 à 16h08
- in reply to: Armoires à vins – Achat et conseil d’achat
Je ne suis clairement pas le plus objectif pour répondre au choix de la marque. Par contre, je t’encourage à prendre les clayettes coulissantes pour deux raisons : premièrement, avec les mains du sommelier, tu peux nettement mieux répartir tes bouteilles que par le passé. Sauf bouteilles très exotiques, tu arrives à mettre entre 10 et 12 bouteilles par ligne, même les grosses bouteilles passent maintenant. Deuxièmement, lorsque tu as des clayettes fixes, chaque fois que tu désires prendre une bouteille dans ta cave, tu es quasiment assuré que c’est celle qui se trouve en dessous de toutes les autres. Du coup, il faut tout sortir, retrouver ta bouteille et tout ranger à nouveau. La première fois, cela ne te dérangera pas, mais après un certain temps…
J’ai pu comparer mes armoires à vins avec une Liebherr d’un ami et la qualité du produit est tout autre. Je ne pense pas qu’il y ait une vraie différence pour la conservation du vin, mais, en ce qui concerne le niveau qualité de fabrication, le bruit de fonctionnement, EuroCave c’est quand même largement au-dessus.
- 14 février 2025 à 22h55
- in reply to: Armoires à vins – Achat et conseil d’achat
Après 24 ans de cohabitation, ma première EuroCave vient de nous quitter pour rejoindre la filière de recyclage. J’avoue que cela me fait bizarre de la voir partir, elle que j’avais acheté avec mon premier salaire. Malgré deux déménagements, elle a fonctionné comme une horloge tout ce temps. Les seules choses que j’ai dû faire, c’est refaire les joints du bac et changer deux clayettes (que j’ai remplacées par une clayette fixe il y a trois ans). C’est un produit cher, très cher même, mais d’une fiabilité hors du commun. J’espère que les deux EuroCave modernes que j’ai auront la même vie !
Pour ceux que cela intéresse, j’ai eu la bonne idée de faire vieillir deux bouteilles de Château Lynch-Bages 1998 : l’une dans l’EuroCave et l’autre dans ma cave d’habitation (ΔT° 8°C (12 à 20), hygro ~70%). Je n’ai pas fait de CR, celui ayant été conservé en cave nous a présenté un magnifique bouchon… Mais les notes d’évolution étaient bien présentes alors que celui ayant dormi dans l’EuroCave était d’une jeunesse absolument incroyable, sans aucun signe d’évolution, des tanins anoblis et un fruit encore très présent.
- 29 janvier 2025 à 18h38
- in reply to: La Chartreuse
Bonne question ! Je n’ai jamais dégusté la chartreuse et suite à ce sujet, j’en acquis une verte et une jaune. Du coup, le mieux c’est de la mettre au frigo ou la température de la cave suffit ? Et quel verre utiliser ?
- 27 janvier 2025 à 8h07
- in reply to: Avec des olives
Je suis étonné des réponses. Pour ma part, je serais parti sur un vin blanc, pourquoi pas un chasselas ou un vermentino. L’acidité et le perlant va alléger le gras de l’olive et faire ressortir ses arômes.
- 20 janvier 2025 à 6h16
- in reply to: Weinbau Markus Ruch
Ce genre de vin, tu devrais les aérer plus longtemps. Je viens de boire un Schlemmweg 2017 et je l’ai mis en carafe deux heures. C’est le temps qu’il lui a fallu pour s’ouvrir. Si tu veux boire les vins de Ruch jeune, je te conseille de partir sur le Halde Hallau qui sera plus accessible dans sa jeunesse sans perdre en qualité. Le Klettgau n’est pas un vin pour les LPViens ?
- 20 janvier 2025 à 6h07
- in reply to: Caroline Frey • Mon jardin secret
CR: Caroline Frey • Le Gamay 2021 mon jardin secret
Petit compte rendu fait de tête, hier soir j’étais trop fatigué pour prendre le temps d’analyser le vin ou prendre une photo. Je n’avais qu’une envie : prendre du plaisir. Le vin a été ouvert et passé en carafe pendant 1 heure.
La robe était rubis foncé, presque pourpre, avec une très jolie brillance rosée.
Le nez, complexe et profond, était d’une pureté rare et offrait une corbeille de fruits rouges à nos sens. C’était tellement gourmand… La bouche se dévoile par strates : la pureté du fruit, puis la complexité du terroir et finalement une jutosité qui rend ce vin d’une gourmandise sans fin.
Un vin à donner à tout ceux qui ne considèrent pas le gamay à sa juste valeur !
- 20 janvier 2025 à 5h39
- in reply to: Domaine Donatsch (Grisons)
CR: Domaine Donatsch • Chardonnay Unique 2018
Vin ouvert 3h avant la dégustation, sans passage en carafe ni première dégustation. J’y suis allé au bluff, tant j’étais en retard pour les préparations du repas de Noël…
La robe, d’un jaune paille limpide et très brillant, propose de jolis reflets dorés. Cette couleur claire, presque éthérée, est vraiment très belle et nous donne déjà l’information que nous allons avoir à faire à un vin élégant et précis.
Le premier nez est assez surprenant tant il est ample, riche, avec de belles notes de vanille : on sent le fût neuf, de chauffe légère, tout en étant bien intégré et équilibré. Quand le bois est au service de la complexité, on retrouve une gourmandise que seul le chêne peut apporter. On décèle également de jolies notes acidulées, notamment du coing ainsi qu’une touche d’épices douces. Après aération, la complexité des fruits (coing, citron et lime) apparaît, accompagnée d’une note de cardamome. Le tout est soutenu par un magnifique gras, sur la pâte d’amande et la brioche, et d’une acidité qui rend le nez si équilibré et long.
En bouche, l’attaque s’avère être très ample, généreuse à souhait et d’une remarquable précision. Mon épouse trouve que le vin est homogène et je partage son avis, tant l’acidité et le gras du nougat sont sur un équilibre parfait. Viennent ensuite une minéralité et une verticalité nous ramenant directement sur le magnifique terroir de Malans. La finale est longue, très longue, voire interminable, sur des notes de coing, de nougat et d’épices douces. L’acidité rend cette finale salivante et fine avec ses notes d’écorces de citron et l’acidulé de la lime.
C’est probablement l’un des plus beaux chardonnays suisses que j’ai pu déguster tant il était gourmand, fin et précis.
- 10 janvier 2025 à 21h08
- in reply to: Avec des blancs de calmars tomates oignons piment
Avec un calamar cuisiné de la sorte, pourquoi pas sortir des sentiers battus et prendre un Valle di Mare d’Abbatucci ? Le côté iodé apporté par l’eau de mer en fait un rouge très particulier mais qui se marie parfaitement avec les fruits de mer.
- 4 janvier 2025 à 8h09
- in reply to: Dry January
J’ai tenu deux jours ?
- 30 décembre 2024 à 22h55
- in reply to: Châtaignes grillées
Un fulliérain (habitant de la commune du Fully en Valais, commune fêtant la châtaigne comme nul part ailleurs) ne vous dira que seul une petite arvine peut se marier avec la châtaigne. Et je dois presque lui donner raison.
- 30 décembre 2024 à 22h40
- in reply to: Vin et migraines
Maux de tête, les différentes raisons
Quand les sulfites n’y sont pour rien. Interessant de noter que les vins natures contiennent plus d’histamine et d’amines biogènes, ce qui les rend plus allergisants qu’un vin bio.https://theconversation.com/pourquoi-boire-de-lalcool-donne-t-il-mal-a-la-tete-246546
- 24 décembre 2024 à 8h00
- in reply to: Armoires à vins – Odeurs et autres problèmes de fonctionnement
Mon EuroCave qui a 23 ans sent toujours le chêne des clayettes. Cela n’a jamais impacté le vin.
la seule chose qui peut « tuer » un vin si rapidement de sont les vibrations : est-ce que le mécanisme de refroidissement vibre ? La cave est-elle dans une zone où beaucoup de gens passent ?
- 15 décembre 2024 à 23h36
- in reply to: Vins nature(ls)
Comment se faire des amis grâce aux vins nature(ls) !
La semaine passée, mon épouse et moi avons accueilli sa meilleure amie et son nouveau conjoint. Il est de tradition que nous fassions la chasse et, cette année, nous avons eu la surprise que l’amie en question était devenue subitement allergique aux sulfites. La proximité de son nouveau compagnon chaman-naturopathe n’y étant évidemment pour rien. Je me suis donc mis en chasse d’un vin blanc et d’un rouge pouvant répondre aux nouveaux critères qui m’étaient imposés : sans sulfites, vin S.A.I.N. OBLIGATOIRE. Bien.
La soirée s’étant relativement bien passée, si on omet quelques remarques du gentil monsieur… Ce jour, mon épouse reçoit un téléphone de son amie, nous remerciant pour les efforts, sans oublier un peu d’évangélisation sur le fait que c’est absolument génial ce que l’absence de ces horribles produits chimiques peut apporter comme bien-être. Soit. C’est à ce moment que mon épouse n’a pas pu se retenir de signaler que nos charmants invités avaient consommé environ 600 à 800 mg de sulfites, ceux-ci étant présents dans le chou rouge, dans les choux de Bruxelles et dans les fruits secs du panettone… Je ne suis pas véritablement certain que la démonstration de la non-culpabilité des sulfites dans l’éventuel bien-être ressenti ait touché sa cible, mais je suis certain qu’il n’est pas prévu (pour l’instant) de revoir le chaman-naturopathe de sitôt.
- 15 décembre 2024 à 16h02
- in reply to: L’info du jour?
Pour ma culture, qu’est-ce le RCAI ?
- 3 décembre 2024 à 19h11
- in reply to: Caroline Frey • Mon jardin secret
Tu aimes les infanticides toi ! ?
La cuvée Le Chalet 2022 est la première cuvée de ce vin, les vignes étant situées juste en dessous de la capite de Caroline Frey. De mémoire, il s’agit de Fendant, mais j’avoue que je n’ai pas encore gouté tant elle a insisté qu’il fallait garder le vin quelques années. En tant que client compliant, j’écoute ce qu’elle dit. J’ai trois bouteilles en cave, et au vu de ton commentaire, je vais les laisser dormir encore quelque temps.
[quote= »DontPanic post=1241647 userid=24716″]En ce qui concerne Donatsch, un vigneron qui met ses vins aux enchères pour avoir un train de vie démentiel (à suivre sur instagram, c’en est presque grotesque), je trouve ridicule. En plus il adore faire mousser le tout pour que ses vins partent le plus cher possible. Après s’il y a des pigeons pour acheter…
[/quote]La réalité selon les réseaux sociaux… Oui Martin est quelqu’un qui dépense de l’argent dans des produits de luxe, qui aime le « star système ». Mais vu ce qu’il travaille (il n’a pas recours à un œnologue-conseil genre F. Penta contrairement à d’autres grands domaines suisses), vu la qualité de ses vins (100.- pour ses cuvées Unique en direct ou 50.- pour ses cuvées Passion, cela ne me semble pas excessif du tout), vu qu’il a une telle demande pour ses crus (il vend sa production annuelle de Unique/Passion en 1 heure), oser ton commentaire me semble fortement déplacé et dénué de toute connaissance du personnage.
Il est vrai que sa cuvée Privée ou Amen n’est proposée qu’à un très petit nombre de clients en direct, le reste est vendu aux enchères. Et alors ? Ce ne sont que deux micro-cuvées (deux barriques pour l’un, une seule pour l’autre). Je préfère largement la démarche qui favorise ses anciens clients en les priorisant sur les allocations à des domaines où tu as beau être client depuis 20 ans, tu peux te retrouver bredouille si tu n’as pas été réactif le jour de la mise en vente.
Quant à son train de vie, il n’a pas 4 ou 5 familles à faire vivre comme d’autres. Et si tu voyais le train de vie d’autres grands vignerons suisses, soit qui achètent la moitié de leur village, soit qui mangent toutes les semaines dans des étoilés ou qui se baladent en hélicoptère… La différence, ils ne s’affichent pas sur les réseaux sociaux.
PS : Pour le Domaine de La Rochette, si tu avais bien regardé, ce sont les cuvées Vieilles Vignes de 2016 et 2018. Donc oui, le prix que j’ai indiqué est correct. Il faut comparer les prix des millésimes en question, pas les prix payés en 2024 au CAVE.
- 24 novembre 2024 à 7h30
- in reply to: Domaine Marie-Thérèse Chappaz
CR: Domaine Marie-Thérèse Chappaz • Grain Syrah 2020
Bouteille ouverte au dernier moment, avec un passage en carafe à magnum pour laisser un peu respirer le vin.
La robe est d’un magnifique pourpre, très foncé au point qu’on aurait dit de l’encre. Cette robe est très intense, profonde, avec de reflets violet brillant offrant beaucoup de caractère et de puissance à celle-ci. Le disque est très légèrement rosé.
Le premier nez va être une explosion de fruits noirs (mûre et cassis) accompagnés d’un bouquet de fleurs séchées (rose, pivoine principalement). Un léger poivre apporte de la complexité à ce nez juvénile. Après aération, on a l’impression de se trouver en pleine garrigue, tant les notes florales ont explosé. C’est gourmand et très juteux.
En bouche, la première chose qui impressionne vraiment, c’est le côté croquant (avec l’accent de C. Lignac svp), gourmand, ample des fruits noirs. Avec la rétro-olfaction, vont apparaître de belles notes du terroir granitique de Fully et la touche si particulière d’élevage du domaine. Cela va donner de la complexité et de la gourmandise au vin. Malgré des tanins encore un peu rugueux, l’acidité du vin va tendre la finale sur des notes de mûres, d’épices.
C’est un très joli vin, tendu, gourmand, mais encore trop jeune.

- 24 novembre 2024 à 7h05
- in reply to: Domaine Simon Maye & Fils
CR: Simon Maye & Fils • Syrah Vieilles Vignes 2016 issue du lieu-dit « Prés-des-Pierres »
La bouteille a été ouverte 1h30 avant.
La première chose qui frappe avec cette syrah, c’est la magnifique robe rubis, brillante à souhait. Elle est profonde, d’une belle intensité avec des reflets violets qui ajoute de l’élégance. Le disque est légèrement rosé, sans aucune trace d’évolution. Cette robe est d’une belle jeunesse et ne donne qu’une envie… plonger son nez dans le verre.
Dès qu’on approche le verre, on va être envouté par de belles notes florales (la violette et la pivoine), une élégante touche de poivre blanc et une légère note de boisé (du cèdre, ce qui m’a d’abord fait penser à une syrah de M.-Th. Chappaz). Après aération, de profondes notes de fruits noirs (mûre, cerise, voir un peu de cassis) côtoient les épices douces, comme la cardamome ou le poivre blanc fraîchement moulu. À bien y sentir, on retrouve également des notes légèrement fumées qui apportent de la complexité au nez.
En bouche, le vin est soyeux, ample sans être vraiment généreux. La syrah joue entre l’amertume des épices et l’acidité des fruits noirs. On retrouve également des notes du très typé terroir de Chamoson, avec son côté rocailleux. Après quelques instants, le poivre blanc fait son apparition : heureusement pour moi, il est fin, discret, juste là pour rehausser les arômes (je déteste quand la syrah ressemble à de l’eau poivrée, ce qui se fait encore beaucoup trop en Valais). La longue finale est tendue par une légère acidité, la mûre, le tabac blond et une très belle sapidité.
Très belle syrah sur la finesse et l’élégance.
Vente aux enchères, à Bad Ragaz dans les Grisons, où les ventes sur certains crus de J. Tatasciore sont complètement hors réalités (tant sur l’estimation que sur la vente) : https://auktion.weinauktion.ch/de-de/auctions/lots?$page=1&$maxpagesize=20&$sortby=lot_number&$sortdir=asc&cat_id=101
Pour mémoire, la bouteille est vendue chez le revendeur officiel 45 CHF, soit 46€. Et les vieilles vignes sont quasiment au même prix que les autres cuvées du domaine.
In fine, les seuls vignerons suisses ayant une véritable cote aux enchères sont toujours les mêmes : Tatasciore, Gantenbein, Donatsch ou Studach. On peut aussi évoquer le prix de la cuvée Amen de Donatsch (du Completer en sucré) qui vaut 90.- en direct et vendu 350.- en moyenne. Mais, comme pour sa réserve privée, il le vend quasi uniquement aux enchères ou dans son restaurant (à un prix que Martin lui-même qualifie de « Kein Schnäppchen aber es ist nunmal ein aussergewöhnlicher Wein ? », soit « Ce n’est pas une bonne affaire, mais c’est un vin exceptionnel ? »).
- 21 novembre 2024 à 17h56
- in reply to: Les 150 meilleures vignerons suisses par Gault&Millau et autres notations
Claude Frôté était le chef du restaurant le Boccalino à St.-Blaise (19/20 au G&M) et a toujours maintenu le domaine familial. Au départ il ne faisait que du Chardonnay, que j’ai gouté il y a une dizaine d’années : c’était vraiment un excellent vin, très bien fait, généreux et croquant. Malheureusement, il le réservait uniquement à son restaurant. Maintenant qu’il est à la retraite, il développe son activité vigneronne et tu retrouves ses vins (Chardonnay et Pinot Noir) chez Globus notamment. Par contre, je n’ai pas regouté depuis.
Pour Madame Frey, elle ne fait que 1000 à 1200 bouteilles par année, ce qui explique aisément sa non-présence dans le classement. Pour HdE, c’est un peu plus compliqué : je sais que le Dr. Regamey n’a jamais compris son éviction du classement. Après, je sais qu’il y a des tensions entre les actionnaires et Regamey, que l’œnologue a été viré fin de l’année passée. En mai, il n’y avait plus qu’un commercial… Depuis, je n’ai pas de nouvelles et j’avoue que je n’achète plus que le Pinot Noir Calcaire Absolu pour continuer ma petite collection. C’est dommage, car le domaine a un très grand potentiel, mais il serait bien que Regamey choisisse entre son cabinet à Crans Montana et son domaine. À voir ce que cela va donner, mais je ne suis pas super enthousiaste.