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- 5 octobre 2015 à 16h10
- in reply to: cocorico, kikiriki et kukuriku sont dans un bateau
J’ai des amis, qui jouissent pourtant d’une certaine expérience même si ce ne sont bien évidemment pas des experts, que j’ai eu le plus grand mal à convaincre que leur petit Meursault de derrière les fagots était à peine au niveau d’un bon aligoté.
Une bonne main dans la gueule, as-tu essayé ? Faut pas se laisser intimider par les sentiments. Les potes qui se pointent naïvement pour crouter avec du Clos Duchmol sous le bras en se prenant pour des ducs, faut les remettre directement dans le droit chemin !
- 4 octobre 2015 à 18h49
- in reply to: Domaine Naudin-Ferrand
CR: Hautes-Côtes de Beaune ‘Orchis mascula’ 2012 – Domaine Naudin-Ferrand
Ma dernière rencontre sur cette cuvée remonte à 4 ans sur le millésime 2008. J’avais marqué: « Moins de matière que le 2007 que j’avais adoré. C’est un vin très frais, absolument sur le fruit (griotte, groseille) avec un nez très plaisant, expressif. Ca pinote bien, c’est à dire selon moi que les acidités sont d’un acidulé fruité très salivant ! La matière reste fluide, sans grand volume ni grande persistance mais on reste sur une très belle fraicheur ».
Dommage, au moment où j’écris (18 heures après ouverture + bouchon), un soupçon de volatile (léger vernis) s’est installé et masque le fruit, lequel semble taiseux (sur verre plein), en tout cas brouillon et dur à lire. Ca allait bien mieux hier. Le verre vide (plus profond que remplit – normal !) qui a eu le temps de respirer retrouve la propreté d’un très joli pinot sur la griotte à clafoutis dont le noyauté évoque le sureau. Très belle pivoine mêlée de cuir, de grenadine qu’on pourrait croire vaguement fumée. Pas de rafle ou alors fondue de manière homogène. Maturité basse idéale, beaucoup de fraicheur. Ce n’est donc pas seulement un jus de fruits rouges très pur mais déjà un travail de complexité sur le cuir et la pivoine noyautée. C’est plus fin à mon sens que l’équivalent 2012 chez Gros F&S mais moins stable aussi (sans parler du prix qui est le double…j’ai rien dit !).
La bouche en revanche est superbe. Peut-être même meilleure qu’hier soir contrairement au nez ! Faudrait faire des pieds et des mains pour avoir tout dans l’ordre ! 😉
Il y a une vigueur et une capacité de relance vraiment remarquable sur une délicieuse acidité équilibrée. Je découvre une matière beaucoup plus charnue que lors de mes essais antérieurs sur 2007 et 2008 (mais mon palais a travaillé depuis…difficile de comparer objectivement). C’est bien plein, dense, caressant en milieu de bouche et très bien tendu surtout. La mâche est vraiment belle, ferme où il faut mais libre, la longueur aussi. Le piquant de l’alcool pétille en finesse et ne chauffe pas, l’acidité étant toujours là pour rafraichir et rendre le vin délicat et lumineux avec personnalité. Pas de sucrosité, maturité parfaite. Finale sureau, légèrement la ronce sans végétal frais, un cuir marqué. Un léger retour animal s’observe comme souvent sur les vins peu protégés et ouverts depuis quelques heures déjà.Très beau pinot fin offrant buvabilité et présence en bouche charmeuses. A boire dans les premières heures suivant l’ouverture pour ne pas perdre l’aromatique.
BIEN ++ / TRES BIEN
- 4 octobre 2015 à 18h49
- in reply to: Domaine Naudin-Ferrand
CR: Hautes-Côtes de Beaune ‘Orchis mascula’ 2012 – Domaine Naudin-Ferrand
Ma dernière rencontre sur cette cuvée remonte à 4 ans sur le millésime 2008. J’avais marqué: « Moins de matière que le 2007 que j’avais adoré. C’est un vin très frais, absolument sur le fruit (griotte, groseille) avec un nez très plaisant, expressif. Ca pinote bien, c’est à dire selon moi que les acidités sont d’un acidulé fruité très salivant ! La matière reste fluide, sans grand volume ni grande persistance mais on reste sur une très belle fraicheur ».
Dommage, au moment où j’écris (18 heures après ouverture + bouchon), un soupçon de volatile (léger vernis) s’est installé et masque le fruit, lequel semble taiseux (sur verre plein), en tout cas brouillon et dur à lire. Ca allait bien mieux hier. Le verre vide (plus profond que remplit – normal !) qui a eu le temps de respirer retrouve la propreté d’un très joli pinot sur la griotte à clafoutis dont le noyauté évoque le sureau. Très belle pivoine mêlée de cuir, de grenadine qu’on pourrait croire vaguement fumée. Pas de rafle ou alors fondue de manière homogène. Maturité basse idéale, beaucoup de fraicheur. Ce n’est donc pas seulement un jus de fruits rouges très pur mais déjà un travail de complexité sur le cuir et la pivoine noyautée. C’est plus fin à mon sens que l’équivalent 2012 chez Gros F&S mais moins stable aussi (sans parler du prix qui est le double…j’ai rien dit !).
La bouche en revanche est superbe. Peut-être même meilleure qu’hier soir contrairement au nez ! Faudrait faire des pieds et des mains pour avoir tout dans l’ordre ! 😉
Il y a une vigueur et une capacité de relance vraiment remarquable sur une délicieuse acidité équilibrée. Je découvre une matière beaucoup plus charnue que lors de mes essais antérieurs sur 2007 et 2008 (mais mon palais a travaillé depuis…difficile de comparer objectivement). C’est bien plein, dense, caressant en milieu de bouche et très bien tendu surtout. La mâche est vraiment belle, ferme où il faut mais libre, la longueur aussi. Le piquant de l’alcool pétille en finesse et ne chauffe pas, l’acidité étant toujours là pour rafraichir et rendre le vin délicat et lumineux avec personnalité. Pas de sucrosité, maturité parfaite. Finale sureau, légèrement la ronce sans végétal frais, un cuir marqué. Un léger retour animal s’observe comme souvent sur les vins peu protégés et ouverts depuis quelques heures déjà.Très beau pinot fin offrant buvabilité et présence en bouche charmeuses. A boire dans les premières heures suivant l’ouverture pour ne pas perdre l’aromatique.
BIEN ++ / TRES BIEN
- 4 octobre 2015 à 18h49
- in reply to: Domaine Naudin-Ferrand
CR: Hautes-Côtes de Beaune ‘Orchis mascula’ 2012 – Domaine Naudin-Ferrand
Ma dernière rencontre sur cette cuvée remonte à 4 ans sur le millésime 2008. J’avais marqué: « Moins de matière que le 2007 que j’avais adoré. C’est un vin très frais, absolument sur le fruit (griotte, groseille) avec un nez très plaisant, expressif. Ca pinote bien, c’est à dire selon moi que les acidités sont d’un acidulé fruité très salivant ! La matière reste fluide, sans grand volume ni grande persistance mais on reste sur une très belle fraicheur ».
Dommage, au moment où j’écris (18 heures après ouverture + bouchon), un soupçon de volatile (léger vernis) s’est installé et masque le fruit, lequel semble taiseux (sur verre plein), en tout cas brouillon et dur à lire. Ca allait bien mieux hier. Le verre vide (plus profond que remplit – normal !) qui a eu le temps de respirer retrouve la propreté d’un très joli pinot sur la griotte à clafoutis dont le noyauté évoque le sureau. Très belle pivoine mêlée de cuir, de grenadine qu’on pourrait croire vaguement fumée. Pas de rafle ou alors fondue de manière homogène. Maturité basse idéale, beaucoup de fraicheur. Ce n’est donc pas seulement un jus de fruits rouges très pur mais déjà un travail de complexité sur le cuir et la pivoine noyautée. C’est plus fin à mon sens que l’équivalent 2012 chez Gros F&S mais moins stable aussi (sans parler du prix qui est le double…j’ai rien dit !).
La bouche en revanche est superbe. Peut-être même meilleure qu’hier soir contrairement au nez ! Faudrait faire des pieds et des mains pour avoir tout dans l’ordre ! 😉
Il y a une vigueur et une capacité de relance vraiment remarquable sur une délicieuse acidité équilibrée. Je découvre une matière beaucoup plus charnue que lors de mes essais antérieurs sur 2007 et 2008 (mais mon palais a travaillé depuis…difficile de comparer objectivement). C’est bien plein, dense, caressant en milieu de bouche et très bien tendu surtout. La mâche est vraiment belle, ferme où il faut mais libre, la longueur aussi. Le piquant de l’alcool pétille en finesse et ne chauffe pas, l’acidité étant toujours là pour rafraichir et rendre le vin délicat et lumineux avec personnalité. Pas de sucrosité, maturité parfaite. Finale sureau, légèrement la ronce sans végétal frais, un cuir marqué. Un léger retour animal s’observe comme souvent sur les vins peu protégés et ouverts depuis quelques heures déjà.Très beau pinot fin offrant buvabilité et présence en bouche charmeuses. A boire dans les premières heures suivant l’ouverture pour ne pas perdre l’aromatique.
BIEN ++ / TRES BIEN
- 4 octobre 2015 à 0h34
- in reply to: Clos Rougeard
CR: Poyeux 2007 – Clos Rougeard – Saumur Champigny – Dégustation caviste
Offert gracieusement par un caviste dont je viens de faire connaissance, situé au 9 rue Falguière, je goute le vin sans repère, en totale découverte par rapport au domaine. Je sais juste que celui-ci est dans l’oeil du cyclone de la spéculation actuelle, qu’il apporte l’extase chez certains et la déceptiion chez d’autres.
Le nez est sur un « certain » fruit graphité très fin, pas animal pour autant. La violette classieuse domine le cassis lointain, mêlé d’une subtilité poivronnée.
La bouche est remarquable et s’ouvre sur une très grande fraicheur. Tout est sur la tension avec une force maitrisée. L’allonge est constante et persistante, fraiche, palpable. Une pointe de végétale bienvenue. Finale encore légèrement poudreuse sur l’élevage troublant un peu le fruit.
Un très beau vin.
TRES BIEN +
- 4 octobre 2015 à 0h34
- in reply to: Clos Rougeard
CR: Poyeux 2007 – Clos Rougeard – Saumur Champigny – Dégustation caviste
Offert gracieusement par un caviste dont je viens de faire connaissance, situé au 9 rue Falguière, je goute le vin sans repère, en totale découverte par rapport au domaine. Je sais juste que celui-ci est dans l’oeil du cyclone de la spéculation actuelle, qu’il apporte l’extase chez certains et la déceptiion chez d’autres.
Le nez est sur un « certain » fruit graphité très fin, pas animal pour autant. La violette classieuse domine le cassis lointain, mêlé d’une subtilité poivronnée.
La bouche est remarquable et s’ouvre sur une très grande fraicheur. Tout est sur la tension avec une force maitrisée. L’allonge est constante et persistante, fraiche, palpable. Une pointe de végétale bienvenue. Finale encore légèrement poudreuse sur l’élevage troublant un peu le fruit.
Un très beau vin.
TRES BIEN +
- 4 octobre 2015 à 0h34
- in reply to: Clos Rougeard
CR: Poyeux 2007 – Clos Rougeard – Saumur Champigny – Dégustation caviste
Offert gracieusement par un caviste dont je viens de faire connaissance, situé au 9 rue Falguière, je goute le vin sans repère, en totale découverte par rapport au domaine. Je sais juste que celui-ci est dans l’oeil du cyclone de la spéculation actuelle, qu’il apporte l’extase chez certains et la déceptiion chez d’autres.
Le nez est sur un « certain » fruit graphité très fin, pas animal pour autant. La violette classieuse domine le cassis lointain, mêlé d’une subtilité poivronnée.
La bouche est remarquable et s’ouvre sur une très grande fraicheur. Tout est sur la tension avec une force maitrisée. L’allonge est constante et persistante, fraiche, palpable. Une pointe de végétale bienvenue. Finale encore légèrement poudreuse sur l’élevage troublant un peu le fruit.
Un très beau vin.
TRES BIEN +
- 29 septembre 2015 à 17h01
- in reply to: Clotilde Davenne – Domaine Les Temps Perdus – Chablis
CR: Clotilde Davenne – Saint-Bris 2014
Ayant bien raté la FAV…exprès, je mets la main malgré tout sur ce Saint-Bris signalé plus haut par Thierry D. Sans rien vous cacher, j’avais oublié la naissance sauvignonnesque du Saint-Bris, fait semble-t’il unique en Bourgogne.
Le nez est très expressif et aromatique comme le sont bien souvent les sauvignons. Le pamplemousse rose mêlé de pêche blanche (un poil jaune par moment) apparait en effet, une fraicheur en second plan connotée par l’amande jeune. Une minéralité il est vrai un peu crayeuse qui pourrait presque me faire songer à certains fonds de verre de bons champagne. Mais rien à voir avec le chardonnay, évidemment.
Je découvre une bouche incroyablement dynamique ! La matière a de plus une corpulence qui tient la route. Très bien fuselé avec de bons amers en finale et un retour fruité frais sur la pêche (on est pas loin de l’Iced Tea). Pas de sucrosité, c’est bien sec mais toujours cette aromatique très colorée qui pourrait en faire douter (comme à propos du Jurançon bu récemment). La persistance est belle. Vraiment impeccable !
Ce vin me semble plus éclatant encore que les Eclats de Silex (Michaud) goûtés jusque-là. Plus minéral, plus sec mais il faudrait comparer dos à dos.Le rapport q/p est assez imbattable (difficile de demander plus à ce prix vraiment !), l’acidité me plait beaucoup mais je souhaiterais dans l’absolu une aromatique plus discrète et minérale. C’est là où ça coince souvent pour moi avec le sauvignon ! Après, je dis ça mais la bouteille n’a pas fait long feu !!!
BIEN ++
- 29 septembre 2015 à 17h01
- in reply to: Clotilde Davenne – Domaine Les Temps Perdus – Chablis
CR: Clotilde Davenne – Saint-Bris 2014
Ayant bien raté la FAV…exprès, je mets la main malgré tout sur ce Saint-Bris signalé plus haut par Thierry D. Sans rien vous cacher, j’avais oublié la naissance sauvignonnesque du Saint-Bris, fait semble-t’il unique en Bourgogne.
Le nez est très expressif et aromatique comme le sont bien souvent les sauvignons. Le pamplemousse rose mêlé de pêche blanche (un poil jaune par moment) apparait en effet, une fraicheur en second plan connotée par l’amande jeune. Une minéralité il est vrai un peu crayeuse qui pourrait presque me faire songer à certains fonds de verre de bons champagne. Mais rien à voir avec le chardonnay, évidemment.
Je découvre une bouche incroyablement dynamique ! La matière a de plus une corpulence qui tient la route. Très bien fuselé avec de bons amers en finale et un retour fruité frais sur la pêche (on est pas loin de l’Iced Tea). Pas de sucrosité, c’est bien sec mais toujours cette aromatique très colorée qui pourrait en faire douter (comme à propos du Jurançon bu récemment). La persistance est belle. Vraiment impeccable !
Ce vin me semble plus éclatant encore que les Eclats de Silex (Michaud) goûtés jusque-là. Plus minéral, plus sec mais il faudrait comparer dos à dos.Le rapport q/p est assez imbattable (difficile de demander plus à ce prix vraiment !), l’acidité me plait beaucoup mais je souhaiterais dans l’absolu une aromatique plus discrète et minérale. C’est là où ça coince souvent pour moi avec le sauvignon ! Après, je dis ça mais la bouteille n’a pas fait long feu !!!
BIEN ++
- 29 septembre 2015 à 17h01
- in reply to: Clotilde Davenne – Domaine Les Temps Perdus – Chablis
CR: Clotilde Davenne – Saint-Bris 2014
Ayant bien raté la FAV…exprès, je mets la main malgré tout sur ce Saint-Bris signalé plus haut par Thierry D. Sans rien vous cacher, j’avais oublié la naissance sauvignonnesque du Saint-Bris, fait semble-t’il unique en Bourgogne.
Le nez est très expressif et aromatique comme le sont bien souvent les sauvignons. Le pamplemousse rose mêlé de pêche blanche (un poil jaune par moment) apparait en effet, une fraicheur en second plan connotée par l’amande jeune. Une minéralité il est vrai un peu crayeuse qui pourrait presque me faire songer à certains fonds de verre de bons champagne. Mais rien à voir avec le chardonnay, évidemment.
Je découvre une bouche incroyablement dynamique ! La matière a de plus une corpulence qui tient la route. Très bien fuselé avec de bons amers en finale et un retour fruité frais sur la pêche (on est pas loin de l’Iced Tea). Pas de sucrosité, c’est bien sec mais toujours cette aromatique très colorée qui pourrait en faire douter (comme à propos du Jurançon bu récemment). La persistance est belle. Vraiment impeccable !
Ce vin me semble plus éclatant encore que les Eclats de Silex (Michaud) goûtés jusque-là. Plus minéral, plus sec mais il faudrait comparer dos à dos.Le rapport q/p est assez imbattable (difficile de demander plus à ce prix vraiment !), l’acidité me plait beaucoup mais je souhaiterais dans l’absolu une aromatique plus discrète et minérale. C’est là où ça coince souvent pour moi avec le sauvignon ! Après, je dis ça mais la bouteille n’a pas fait long feu !!!
BIEN ++
- 28 septembre 2015 à 1h36
- in reply to: Présentation des nouveaux et des anciens
vérifier l’orthographe
Oui mais par exemple là:
ma femme qui ne boit jamais d’alcool c’est mieux…
le double sens est marrant ! Le Bescherelle c’est bien mais pas toujours pour les bons lapsus ! 😉
- 28 septembre 2015 à 0h54
- in reply to: Camin Larredya, Jurançon
CR: Camin Larredya – Jean-Marc Grussaute – La Virada 2013 – Jurançon sec
Goûté quelques jours auparavant lors d’une dégustation rue de Sèvres et immédiatement séduit, la bouteille se retrouve chez moi illico !
Le nez est une joie sur l’ananas frais et mûr (pas compoté), le fruit de la passion. Je note particulièrement l’équilibre entre douceur des fruits exotiques et « minéralité » très peau de raisin. Une minéralité qui annonce de légers amers. Parallèlement, de beaux acidulés répondent à cette douceur. A la dégustation, il m’avait semblé surprendre quelques notes de truffe naissantes. Il n’en est rien ici mais je ne serais pas loin d’y trouver un soupçon de praliné, un poil chablisien même si le vin n’a rien à voir. Un peu de poire compotée type comice très loin derrière les fruits tropicaux. Mais on n’est pas sur du chenin à l’évidence.
La bouche attaque d’emblée sur une acidité magnifique. Le milieu de bouche n’est pas complètement plein mais j’ergote car la matière a une belle chair (et puis cela se discute au fil des verres). Très belle texture ! La tension est jolie sur une « sècheresse » idéale. Aucune sucrosité mais une aromatique expressive qui pourrait donner l’illusion d’une douceur, il n’en est rien. Il se produit ensuite un magnifique retour acidulé mêlé, en particulier, de superbes amers justement dosés. Finale intense avec une puissance bien maitrisée, fruitée, guidée par une acidité citrique élancée, jamais stridente. Cela se prolonge par une longue rémanence.Un blanc du sud qui me convient parfaitement, autant de plaisir que sur certaines parcellaires de Labet dans un autre style.
Très beau vin à l’exotisme travaillé sur la fraicheur, parfaitement équilibré, que je préfère 100 fois au Meix Cadot 2012 ! 😉
TRES BIEN (+)
Rq: Pas besoin de le boire si frais que ça, un signe…
- 28 septembre 2015 à 0h54
- in reply to: Camin Larredya, Jurançon
CR: Camin Larredya – Jean-Marc Grussaute – La Virada 2013 – Jurançon sec
Goûté quelques jours auparavant lors d’une dégustation rue de Sèvres et immédiatement séduit, la bouteille se retrouve chez moi illico !
Le nez est une joie sur l’ananas frais et mûr (pas compoté), le fruit de la passion. Je note particulièrement l’équilibre entre douceur des fruits exotiques et « minéralité » très peau de raisin. Une minéralité qui annonce de légers amers. Parallèlement, de beaux acidulés répondent à cette douceur. A la dégustation, il m’avait semblé surprendre quelques notes de truffe naissantes. Il n’en est rien ici mais je ne serais pas loin d’y trouver un soupçon de praliné, un poil chablisien même si le vin n’a rien à voir. Un peu de poire compotée type comice très loin derrière les fruits tropicaux. Mais on n’est pas sur du chenin à l’évidence.
La bouche attaque d’emblée sur une acidité magnifique. Le milieu de bouche n’est pas complètement plein mais j’ergote car la matière a une belle chair (et puis cela se discute au fil des verres). Très belle texture ! La tension est jolie sur une « sècheresse » idéale. Aucune sucrosité mais une aromatique expressive qui pourrait donner l’illusion d’une douceur, il n’en est rien. Il se produit ensuite un magnifique retour acidulé mêlé, en particulier, de superbes amers justement dosés. Finale intense avec une puissance bien maitrisée, fruitée, guidée par une acidité citrique élancée, jamais stridente. Cela se prolonge par une longue rémanence.Un blanc du sud qui me convient parfaitement, autant de plaisir que sur certaines parcellaires de Labet dans un autre style.
Très beau vin à l’exotisme travaillé sur la fraicheur, parfaitement équilibré, que je préfère 100 fois au Meix Cadot 2012 ! 😉
TRES BIEN (+)
Rq: Pas besoin de le boire si frais que ça, un signe…
- 28 septembre 2015 à 0h54
- in reply to: Camin Larredya, Jurançon
CR: Camin Larredya – Jean-Marc Grussaute – La Virada 2013 – Jurançon sec
Goûté quelques jours auparavant lors d’une dégustation rue de Sèvres et immédiatement séduit, la bouteille se retrouve chez moi illico !
Le nez est une joie sur l’ananas frais et mûr (pas compoté), le fruit de la passion. Je note particulièrement l’équilibre entre douceur des fruits exotiques et « minéralité » très peau de raisin. Une minéralité qui annonce de légers amers. Parallèlement, de beaux acidulés répondent à cette douceur. A la dégustation, il m’avait semblé surprendre quelques notes de truffe naissantes. Il n’en est rien ici mais je ne serais pas loin d’y trouver un soupçon de praliné, un poil chablisien même si le vin n’a rien à voir. Un peu de poire compotée type comice très loin derrière les fruits tropicaux. Mais on n’est pas sur du chenin à l’évidence.
La bouche attaque d’emblée sur une acidité magnifique. Le milieu de bouche n’est pas complètement plein mais j’ergote car la matière a une belle chair (et puis cela se discute au fil des verres). Très belle texture ! La tension est jolie sur une « sècheresse » idéale. Aucune sucrosité mais une aromatique expressive qui pourrait donner l’illusion d’une douceur, il n’en est rien. Il se produit ensuite un magnifique retour acidulé mêlé, en particulier, de superbes amers justement dosés. Finale intense avec une puissance bien maitrisée, fruitée, guidée par une acidité citrique élancée, jamais stridente. Cela se prolonge par une longue rémanence.Un blanc du sud qui me convient parfaitement, autant de plaisir que sur certaines parcellaires de Labet dans un autre style.
Très beau vin à l’exotisme travaillé sur la fraicheur, parfaitement équilibré, que je préfère 100 fois au Meix Cadot 2012 ! 😉
TRES BIEN (+)
Rq: Pas besoin de le boire si frais que ça, un signe…
- 27 septembre 2015 à 21h02
- in reply to: Domaine Les Bruyères, Crozes-Hermitage
CR: Domaine Les Bruyères (David Reynaud) – Les Croix 2012 – Crozes-Hermitage
Robe assez sombre. Se révèlera beaucoup plus frais que sa teinte ne semblerait l’indiquer.
Nez très peu expressif à l’ouverture sur une sorte de cassis mûr rafraichie par la cerise à peine kirschée (très peu), légèrement sur l’encre également. Lointaine orange sanguine (presque absente), en tout cas un côté agrume discret. Aucune sucrosité mais la cerise est bien croquante. L’aération de 10 minutes est nécessaire. Ensuite, cela se révèle élégant avec cette austérité/minéralité typique du Rhône nord. En premier lieu on retrouve l’olive noire , pas d’épice particulier, cerise à l’acidulé très modéré mais ayant beaucoup de fraicheur. Un très très lointain côté lardé apparait à peine. Très joli ! La maturité du fruit est belle quand même ! Un peu sanguin aussi.
Bouche encore un peu tannique avec du grain. Très belle tension, beaucoup de fraicheur. Long. Le vin apparait ample, sans chaleur, les fruits rouges sont très acidulés, l’acidité est superbe. J’adore ! Finale un peu sur le lardé-fumé. Les acidulés se prolongent indéfiniment grâce à un alcool porteur parfaitement dosé (rhodanien mais frais). Assez différent d’un Tour de Pierre par exemple, les agrumes sont beaucoup moins marqués même si l’acidité est percante. Plus de tanins également. C’est sobre, gourmand, tendu. Très légère rafle ou végétal à peine.TRES BIEN
[URL=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=568121105661394.jpg][IMG]https://img15.hostingpics.net/pics/568121105661394.jpg[/IMG][/URL]
- 27 septembre 2015 à 21h02
- in reply to: Domaine Les Bruyères, Crozes-Hermitage
CR: Domaine Les Bruyères (David Reynaud) – Les Croix 2012 – Crozes-Hermitage
Robe assez sombre. Se révèlera beaucoup plus frais que sa teinte ne semblerait l’indiquer.
Nez très peu expressif à l’ouverture sur une sorte de cassis mûr rafraichie par la cerise à peine kirschée (très peu), légèrement sur l’encre également. Lointaine orange sanguine (presque absente), en tout cas un côté agrume discret. Aucune sucrosité mais la cerise est bien croquante. L’aération de 10 minutes est nécessaire. Ensuite, cela se révèle élégant avec cette austérité/minéralité typique du Rhône nord. En premier lieu on retrouve l’olive noire , pas d’épice particulier, cerise à l’acidulé très modéré mais ayant beaucoup de fraicheur. Un très très lointain côté lardé apparait à peine. Très joli ! La maturité du fruit est belle quand même ! Un peu sanguin aussi.
Bouche encore un peu tannique avec du grain. Très belle tension, beaucoup de fraicheur. Long. Le vin apparait ample, sans chaleur, les fruits rouges sont très acidulés, l’acidité est superbe. J’adore ! Finale un peu sur le lardé-fumé. Les acidulés se prolongent indéfiniment grâce à un alcool porteur parfaitement dosé (rhodanien mais frais). Assez différent d’un Tour de Pierre par exemple, les agrumes sont beaucoup moins marqués même si l’acidité est percante. Plus de tanins également. C’est sobre, gourmand, tendu. Très légère rafle ou végétal à peine.TRES BIEN
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- 27 septembre 2015 à 21h02
- in reply to: Domaine Les Bruyères, Crozes-Hermitage
CR: Domaine Les Bruyères (David Reynaud) – Les Croix 2012 – Crozes-Hermitage
Robe assez sombre. Se révèlera beaucoup plus frais que sa teinte ne semblerait l’indiquer.
Nez très peu expressif à l’ouverture sur une sorte de cassis mûr rafraichie par la cerise à peine kirschée (très peu), légèrement sur l’encre également. Lointaine orange sanguine (presque absente), en tout cas un côté agrume discret. Aucune sucrosité mais la cerise est bien croquante. L’aération de 10 minutes est nécessaire. Ensuite, cela se révèle élégant avec cette austérité/minéralité typique du Rhône nord. En premier lieu on retrouve l’olive noire , pas d’épice particulier, cerise à l’acidulé très modéré mais ayant beaucoup de fraicheur. Un très très lointain côté lardé apparait à peine. Très joli ! La maturité du fruit est belle quand même ! Un peu sanguin aussi.
Bouche encore un peu tannique avec du grain. Très belle tension, beaucoup de fraicheur. Long. Le vin apparait ample, sans chaleur, les fruits rouges sont très acidulés, l’acidité est superbe. J’adore ! Finale un peu sur le lardé-fumé. Les acidulés se prolongent indéfiniment grâce à un alcool porteur parfaitement dosé (rhodanien mais frais). Assez différent d’un Tour de Pierre par exemple, les agrumes sont beaucoup moins marqués même si l’acidité est percante. Plus de tanins également. C’est sobre, gourmand, tendu. Très légère rafle ou végétal à peine.TRES BIEN
[URL=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=568121105661394.jpg][IMG]https://img15.hostingpics.net/pics/568121105661394.jpg[/IMG][/URL]
- 27 septembre 2015 à 20h54
- in reply to: Domaine Les Bruyères, Crozes-Hermitage
CR: Domaine Les Bruyères (David Reynaud) – Georges 2012 – Crozes Hermitage
D’abord une photo du traitre !
Pas de bol, je tombe donc sur une bouteille bouchonnée ! Ca ne m’arrive jamais, il fallait bien…On peut quand même en dire quelque chose car le défaut n’est pas violent. Au nez une syrah mûre, expressive mais fraiche, à peine un accent cendré. Assez différent des Croix 2012, plus minéral, olive noire, cerise, lardé, sanguin. Bouche onctueuse, volumineuse. La sucrosité m’a gêné le premier soir (bien diminuée à J+1), elle n’apparaissait pas du tout sur les Croix, parfaitement sec. Bonne fraicheur malgré la maturité, rééquilibrant l’opulence (les Croix nettement plus tendu). C’est rond, large, avec une certaine tannicité. Finale ample, mâchue mais « précise ».
A revoir avec plaisir sur une bouteille nette !- 27 septembre 2015 à 20h54
- in reply to: Domaine Les Bruyères, Crozes-Hermitage
CR: Domaine Les Bruyères (David Reynaud) – Georges 2012 – Crozes Hermitage
D’abord une photo du traitre !
Pas de bol, je tombe donc sur une bouteille bouchonnée ! Ca ne m’arrive jamais, il fallait bien…On peut quand même en dire quelque chose car le défaut n’est pas violent. Au nez une syrah mûre, expressive mais fraiche, à peine un accent cendré. Assez différent des Croix 2012, plus minéral, olive noire, cerise, lardé, sanguin. Bouche onctueuse, volumineuse. La sucrosité m’a gêné le premier soir (bien diminuée à J+1), elle n’apparaissait pas du tout sur les Croix, parfaitement sec. Bonne fraicheur malgré la maturité, rééquilibrant l’opulence (les Croix nettement plus tendu). C’est rond, large, avec une certaine tannicité. Finale ample, mâchue mais « précise ».
A revoir avec plaisir sur une bouteille nette !- 27 septembre 2015 à 20h54
- in reply to: Domaine Les Bruyères, Crozes-Hermitage
CR: Domaine Les Bruyères (David Reynaud) – Georges 2012 – Crozes Hermitage
D’abord une photo du traitre !
Pas de bol, je tombe donc sur une bouteille bouchonnée ! Ca ne m’arrive jamais, il fallait bien…On peut quand même en dire quelque chose car le défaut n’est pas violent. Au nez une syrah mûre, expressive mais fraiche, à peine un accent cendré. Assez différent des Croix 2012, plus minéral, olive noire, cerise, lardé, sanguin. Bouche onctueuse, volumineuse. La sucrosité m’a gêné le premier soir (bien diminuée à J+1), elle n’apparaissait pas du tout sur les Croix, parfaitement sec. Bonne fraicheur malgré la maturité, rééquilibrant l’opulence (les Croix nettement plus tendu). C’est rond, large, avec une certaine tannicité. Finale ample, mâchue mais « précise ».
A revoir avec plaisir sur une bouteille nette !