Nemo73

Nous avons 1 invités et 0 utilisateurs enregistrés en ligne.

Forum Replies Created

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 1,410)
  • Replies
  • Nemo73
    Participant

    Hiiiiiii, hippique aurait mieux convenu ! J’me suis pris les pieds dans le tapis ! Enfin, tout ça pour évoquer le cuir ! Huuuuuuuuu ! 😀

    Nemo73
    Participant

    CR: Romanée-Saint-Vivant 2005 – Jean-Jacques Confuron

    Très très bon, cerise mûre et cuir. Bouche bien charnue, belle acidité mesurée, équilibre. Assez long, grande fraicheur, élégance. Plus frais et subtil qu’un Noiré 2005, plus equestre et velouté qu’un Chambertin Trapet 2008 (lui-même plus floral), moins ample et généreux qu’un Barbaresco VV 2010 Roagna (un chouia sévère et strict).

    Un bourgogne complet, dense, épanoui.

    On se régale !

    [URL=https://www.casimages.com/i/190819113801151161.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/08/19/190819113801151161.jpg[/IMG][/URL]

    Nemo73
    Participant

    Un petit ajout pour compléter l’impression formulée la veille au soir. L’aération a été nettement bénéfique. Le nez n’arbore plus ces notes vaguement caramel, elles ont évoluées vers le sucre candi et le sureau pruneauté. Le pomelo prédomine mêlé de figue peu mûre. Les plantes mentholées du maquis s’imposent, comme la ciste ou la myrte. La résine est nette.
    La bouche est d’emblée gourmande de par la douceur du fruit mais l’acidité est immédiatement perceptible. A ces bonnes résolutions de fraicheur viennent toutefois s’adjoindre une puissance alcooleuse un peu cinglante. Cela apporte de la persistance certes, plus que du volume, mais reste trop brutal à mon goût, un peu tétanisant.

    Le vin fatigue. Sa finesse à d’autres égards me rappelle la Rioja Alta 890 de 2001. Je préfère nettement son nez, lequel devient un peu animal comme souvent sur verre vide (vins du Piémont ou autres…).

    D’un très bon niveau mais l’alcool est trop présent pour moi…

    Voili voilà !

    Nemo73
    Participant

    CR: Domaine de la Grange des Pères 2011 Rouge

    Première bouteille ouverte à la maison de ce domaine. Gouté seulement quelques gorgeons de millésimes récents chez des cavistes toulousains, avec le souvenir d’un vin épicé, charnu mais fin.

    Sans aération, le vin me rappelle cet épicé, suggère une sincère complexité mais le long d’une ligne sous-terraine possiblement teintée de caramel-fumé…je suis contrarié !

    La bouche laisse entrevoir des fréquences de laurier variées mêlées de nuances résineuses type ciste, de pin , toujours sur un fruit noir bien mur, comme la myrtille, le long d’une trame mentholée chichement musclée. La trajectoire en bouche se confirme trop riche, non en volume mais en nervosité. Elle cingle un peu à la manière d’une bonne myrte ! La finale en tant que vin est légèrement fatiguante, asséchante, bien qu’accompagnée de notes de garrigue intéressantes.

    Trop puissant en ce qui me concerne, mais reste intéressant si entouré de quelques admiratrices, qui ne connaissent pas encore…

    J’écoute en parallèle le brillant album V2.0 de Gogo Penguin, c’est un bon moment…!

    [URL=https://www.casimages.com/i/190815105310372149.jpg.html][IMG]https://nsa40.casimages.com/img/2019/08/15/190815105310372149.jpg[/IMG][/URL]

    Nemo73
    Participant

    CR: Refosk 2016 – Santomas

    Un petit moment que je ne me suis pas manifesté sur ce forum, pour cause de voyage itinérant à vélo.
    Passage en Slovénie. Un caviste de Ljubljana me propose cette bouteille de refosk, à un budget abordable.

    J’entame la bouteille à bonne température sur le parc Tivoli, le long de l’allée centrale oû s’exposent de belles reproductions des grands maîtres slovénes. L’air est encore automnale.

    Ce cépage est une découverte pour moi. Je goûte le vin dans une timbale de campeur. Je passe donc le nez. La bouche en revanche m’offre une acidité inattendue, loin des cabernet sauvignon ou merlot typés « « international », rencontrés dans diverses tavernes locales. Tanins présents, fraicheur surprenante. Si je devais comparer avec mes repères français, je le situerais non loin d’un Côte de Brouilly. Il me plait !

    Je serais heureux de découvrir d’autres producteurs de ce cépage. Si vous avez des idées !?

    Nemo73
    Participant

    Armand Borlant est de la partie ! Tiens, tiens !!!

    Nemo73
    Participant

    Ah Chris, t’as un filon ?! 😀

    Nemo73
    Participant

    Et oui, je change de mode de vie ! Ces grandes complices de mes rêveries doivent s’en aller, je n’aurai plus l’espace pour les accueillir désormais ! Et mon esprit est happé par d’autres horizons !

    Mais l’essentiel n’est pas là, qu’une âme curieuse et solidaire veuille bien faire le déplacement jusqu’à mon humble demeure nantaise, et il sera…bien accueilli ! Alors le feu de ma passion déchue, pourra s’exprimer dans un dernier soubresaut partagé !

    Nemo73
    Participant

    CR: Auxey-Duresses Les Clous 2006 – Domaine d’Auvenay
    Ce petit bijou attendait son heure depuis l’hiver dernier, conservé négligeamment dans ma penderie livrée au sort du chauffage central ! Enfin rien de méchant, ça respire plutôt chez moi même par temps froid !

    Ouvrir une telle bouteille est une folie et ne se fait pas sans scrupule, quand on sait ce qui pourrait être vécu à la place ! Une passion du vin m’a gagné depuis quelques années, j’ai « entrainé » mes papilles à mille et une saveurs au fil des salons, dégustations chez cavistes et bouteilles ouvertes à table. Me voilà prêt je pense pour jouir pleinement des qualités supposées d’un tel vin et voir jusqu’où un chardonnay peut aller. Car même si je n’ai pas la main ce soir sur le Chevalier du domaine, mon intuition un peu sensée j’espère, me dit qu’on en sera pas à des années-lumière.

    Le bouchon, au toucher, me semble complètement imbibé même si ce n’est pas vraiment visible. Il n’aurait donc pas été souhaitable de conserver la bouteille davantage, en tout cas dans ces conditions.

    Le nez évoluera sensiblement au fil de la dégustation pour gagner en profondeur, en précision. Je pars avec des priori sur ce vin, ayant en tête les notes de pop-corn que les dégustateurs semblent régulièrement trouver dans leur expérience. En effet, on pourrait y songer mais je pencherais davantage pour le maïs cuit à la vapeur. Mais c’est beaucoup dire, car ça ne va pas beaucoup plus loin qu’une suggestion, elle-même mêlée à d’autres qui l’atténuent. Comme dans tout vin en somme ! Pour le reste, l’ossature est essentiellement sur le citron jaune (non vert), l’abricot mi-mûr et dans l’ensemble une belle profondeur dans les acidulés. A cela s’ajoute des velléités un peu grillées peut être (encore ces a priori encombrants !) ou est-ce une vague tâche oléagineuse ? Une autre particularité m’interpelle…je n’arrive pas à retrouver le terme propre à cette impression…enfin ça y est, je pense qu’il s’agit de cette note mi-poivrée mi-végétale que j’attribue à…l’angélique, comme je l’ai retrouvé parfois sur des chablis un peu mûrs ! (« mûr »…ce qui n’est pas vraiment le cas ici. je pencherais donc davantage vers l’extrait d’angélique qu’à son effet en confiserie). A ceci s’ajoute un effet Ginger Ale. Quelque chose d’un peu malté pourrait aussi convenir mais d’une manière moins prononcée que sur Rully Meix Cadot 2012 de Dureuil-Janthial. Pas de boisé donc, du tout. La progression du nez au fil de l’aération aurait peut-être tendance à aller de l’extrait d’angélique/Ginger Ale à quelque chose de plus fin, vers le tilleul/camomille. Il gagne en séduction, allant d’un état un peu monolithique et légèrement opaque à quelque chose de plus frais et pénétrable, plus proche de la peau de raisin et des plantes pour infusion.

    La bouche est énorme, c’est vrai ! Elle occupe la bouche de manière souveraine sans chercher la démonstration de vigueur. En parallèle, l’énergie de l’acidité est absolument fantastique ! On en ferme les yeux, et le menton tend à s’infléchir vers la poitrine, dans un geste de contention, tant la flêche vous perce le palais ! Le grumage est sans fin en quelque sorte ! La bouche, débarrassée du liquide, est encore longuement marquée par cet assaut. Quant à la matière, elle n’est pas d’une consistance aussi impressionnante. Elle est simplement comme je l’aime, à savoir bien ajustée, offrant une très belle tenue. Les saveurs sont celles décrites au nez, pourtant je ne suis pas sûr sur ce point que je conserverai le souvenir d’une grande complexité. Pas d’amers particulier. Une très grande fraicheur vraiment !

    Un grand vin sans aucun doute mais qui ne m’a pas tellement plus fasciné que des vins « plus » accessibles, comme par exemple le Perrières 2007 de Lafon (déjà solide niveau budget !), le Egly-Ouriet Blanc de Noir 2016 ou d’autres dans une moindre mesure (Les Marnes Bleues 2013 de Ganevat même si moins complexe, La Mailloche 2014 de Tissot délicieuse, le Savagnin 2015 du domaine de la Pinte vraiment très surprenant dans un registre plus mûr, ultra tendu sans trop de puissance ou le Montbenault 2010 de Richard Leroy…). J’en conclu que le domaine réalise, à l’image de cette bouteille, des vins superbes mais qui n’apportent pas à mon sens davantage de bonheur œnophilique que beaucoup de ses comparses, un peu moins bien côtés sur le marché. Même pour mon petit plaisir personnel qui compte plus que tout (!), je trouverais cette somme, si par chance elle revenait dans mes possibilités, bien plus judicieusement investie à d’autres réjouissances, en tout cas plus intenses et durables ! Mais pour cette fois ça valait le coup (dirais-je en pénitence !), ne serait-ce que pour découvrir un style célébré partout dans le monde (toujours cet irrépressible besoin de se situer par rapport au diktat de l’agora !) et mettre les pendules à l’heure, les miennes en tout cas. Une illusion en moins…un peu plus de liberté ! 🙄

    Nemo73
    Participant

    Merci pour ces précisions !

    Nemo73
    Participant

    CR: Tenuta San Leonardo – San Leonardo 1999

    Un moment que les louanges concernant ce vin me trottent dans la tête ! La faute à Jérôme Pérez et comparses !
    Le bouchon a juste fait son canard. Une petite percée discrète sur le côté.

    Le nez en jette sur les épices avec un accent certain sur le cèdre minéralisé. L’aération ne modifie pas tant que ça mes perceptions. Un pruneau effacé, minéralisé, asséché, au profit d’un cèdre fruité, apesanti par un pointe d’encre et orientalisé par quelques épices telles la cardamome et la baie de genièvre. Cela n’empêche le cassis d’être discrètement présent. Une touche cacao truffé chapeaute l’ensemble. Le nez est très accueillant, sans chaleur, avec des tonalités rouge cuivre. Assez différent des épices d’un vieux Châteauneuf , qui s’exprime davantage dans mon souvenir sur le genièvre mentholé et la garrigue…pourrait avoir un lien avec quelques Saint-Julien un peu oubliés. Très différent d’un Trévallon aussi, reste bien italien.

    La bouche offre une matière polie par le temps. Des choses peuvent rappeller le Piémont mais la structure vient d’ailleurs. L’ampleur est très belle. Son intensité ne vient pas principalement de la puissance mais plutôt d’une vigueur acide. Rien d’aigrelet du tout. Jolie onctuosité, saveurs quatre-épices veloutées où le fruité s’oublie. Fruité de type tertiaire. Finale fraiche, minérale assez longue, épices de Noël, avec une touche d’amertume.

    Un certain plaisir mais j’aurais préféré ce soir un fruité plus préservé et une amertume moins prononcée. Bouteille pas au niveau où je l’attendais, suite au commentaires récents, qui a peut-être évolué trop vite ?

    Nemo73
    Participant

    Plus habitué à la cuvée domaine, je mets la main chez un caviste sur ce Côtes du Rhône 2010. Les notes sont sur le registre habituel des vins du grand manitou mais avec l’éclat de la jeunesse en moins. La subtilité florale est moins présente, c’est moins net. Dès les premiers instants, le vin semble très kirsché, puissant, avec toutefois le côté mutique et minéral de certains nebbiolo. Une expression champignonnée-caroube, sur la prune s’y ajoute. J’ai songé à la truffe un instant mais ne l’ai plus retrouvé par la suite. Cela évolue dans le verre, devient plus expressif avec l’aération. Les traits d’évolution sont bien là, avec une pointe giboyeuse (c’est beaucoup dire), quelques accents de gin qui ont fait place à la garrigue. On se situe sur le plateau à mon sens. Très minéral en dépit d’une maturité confite. Beaucoup de complexité sur le secondaire au bout d’une heure. Certains ne jurent que par le charme fantasmé de la maturité. Je pense que le vin a perdu en ciselé aromatique. Toutefois plus l’horloge tourne, plus le verre m’interpelle et me fait songer à du nebbiolo !

    Bouche qui cingle de trop à mon goût ! La liqueur resserre et canalise énormément le grumage, elle prend le dessus en tant que vaisseau et tétanise un peu les perceptions alentours. C’est puissant, c’est sûr ! Pas de sucrosité poisseuse. La finale est brutale bien qu’un retour sur des arômes secondaires apparaisse.

    Plus de plaisir au nez.

    J+1= Le nez n’a pas changé. Fruité avec un fond caroube difficile à définir, gourmand, confit, sans l’extravagance pot pourri que je connais de la cuvée domaine. Pas de notes secondaires comme perçues hier. Bouche qui semble a priori plus équilibrée que la veille mais cela se réveille en finale, avec un côté kirsch, très cerise. Pulpeux, très beau volume. Belle longueur. Ca ne chauffe pas particulièrement en finale mais l’alcool serre fermement la langue.

    Nemo73
    Participant

    [quote= »oliv » post=972791]Lendemains qui déchantent
    Pourquoi certains alcools provoquent plus la gueule de bois que d’autres.

    https://www.slate.fr/story/133067/gueule-de-bois-depend-alcool%5B/quote%5D

    [URL=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=539107Capturedcran20170104145512.png][IMG]https://img11.hostingpics.net/pics/539107Capturedcran20170104145512.png[/IMG][/URL]

    Nemo73
    Participant

    Y a t’il des stands à visiter aux premières heures le vendredi sous peine de retrouver certaines grandes cuvées déjà épuisées, même à la dégustation ? Je pense à Guigal et Gangloff juste comme ça !
    Deux jours suffisent-ils de mémoire aux vétérans pour TOUT gouter ou trois sont-ils plus réalistes ?

    Nemo73
    Participant

    Au fait, savez-vous si l’entrée est valable pour une journée unique ou pour la totalité du salon ?

    Nemo73
    Participant

    [URL=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=522299Capturedcran20170103210222.png][IMG]https://img15.hostingpics.net/pics/522299Capturedcran20170103210222.png[/IMG][/URL]

    Nemo73
    Participant

    [quote= »oliv » post=971662]Et lire cette rubrique où ce détail a déjà été répété plusieurs fois avant, non, toujours pas ?! :dry:[/quote]
    Eh oui, je fais partie des mauvais élèves qui n’ont pas profité de leur dimanche pour étudier avec amour les 9 pages de la rubrique ! Je suis impardonnable, j’en conviens !

    Nemo73
    Participant

    Bravo Jérome, tu as trouvé. C’était bien l’histoire du ‘o !
    Bon courage pour la mise au point de la nouvelle version !

    Nemo73
    Participant

    J’ai un CR sur Roses de Jeanne que je n’arrive pas à publier convenablement. Peut-être est-il trop long ? En tout cas un message m’indique que son édition n’est pas possible !!!

    Nemo73
    Participant

    CR: Roses de Jeanne – Presle 2012 – Dégorgement en avril 2016

    Ouvert et goûté hier soir aux côtés d’un BdN Egly-Ouriet (dégorgé en janvier 2016), ce Presle m’est apparu nettement moins expressif au nez, plus fade en bouche, d’une longueur moins intense mais offrant une bulle tout aussi fine. Petite déception à ce stade, jugement à revoir plus tard étant donné les quantités d’autres vins déjà ingurgitées !

    La bouteille ayant été épuisée que de moitié, « je me fais violence » (!) pour la boire ce lendemain au déjeuner de peur que l’attente jusqu’au soir soit fatale à l’effervescence. Bonne surprise, la bulle n’a presque rien perdu de sa gaieté.

    Le nez est presque insignifiant mais n’est pas neutre non plus. On décèle de subtiles notes un poil mûres pouvant évoquer un miel très léger, une poire peut-être. Je m’ orienterais davantage vers des évocations florales, quelque chose du tilleul ou lointainement de la camomille. Quelques notes briochées éventuellement sur fond de verre.

    Mais l’habit ne fait pas le moine ici. Derrière tant de discrétion, la bouche se révèle une merveille ! La poire est juste mûre a minima pour offrir de la gourmandise mais reste bien blanche avec un soupçon de miel d’acacia dilué et un vague tilleul diffus. Le volume est impressionnant sans que l’effervescence n’agresse. La mâche est pulpeuse sans rondeur. Et surtout, le développement est d’une longueur impressionnante. Un équilibre remarquable entre ourlé en bouche et droiture. Finale d’une grande délicatesse sur la poire à peine teintée de tilleul.

    Un vin qui semble avoir bénéficié de l’aération, difficile de l’affirmer maintenant qu’il n’est plus confronté à l’Egly-Ouriet vis-à-vis duquel j’avais établi mes premières impressions. Je pense que ces deux champagnes n’ ont de toute façon rien à voir, si ce n’est l’ origine commune du cépage dont ils sont faits. Le Egly-Ouriet est probablement plus puissant, ce qui influe probablement sur l’impression que l’ on peut avoir de sa tension acide. Autre aspect cette fois radicalement opposé, le caractère légèrement oxydatif qui n’apparait nullement sur le Roses des Jeanne.

    En résumé, les deux vins sont magnifiques ! Difficile de donner sa préférence. L’un a un fort caractère vineux, offrant une complexité plus évidente, ses traits sont marqués, l’autre est davantage délicat, peu paraitre plus fade à première vue mais se révèle plus subtil au final. Tout deux ont une tension et une longueur remarquables. Difficile de dire qui va le plus loin ! Ma mémoire n’y arrive pas.

    Ce soir je termine les deux derniers verres. L’effervescence est toujours bien vaillante même si légèrement atténuée. Le vin s’est manifestement ouvert davantage au nez pour devenir réjouissant. La brioche fine sur des acidulés floraux et de poire fraiche se sont intensifiés. La bouche est maintenant vraiment remarquable, impressionnante de relance. La tension est parfaite, le tranchant est beau sans être sur le fil du rasoir de certains autres blancs tranquilles ou non que j’ai pu rencontrer. Le charnu est épatant. On pourrait trouver l’aromatique un peu linéaire en cherchant le défaut. Sur un carpaccio de poisson blanc ou de langoustine, ça pourrait être fantastique et super adapté.

    Vingt quatre heures d’ ouverture, bouteille entamée et conservée avec bouchon, ont énormément amélioré le nez et élancé la bouche. Le même degré d’aération serait-il obtenu sur une bouteille juste épaulée, ouverte depuis autant de temps ? Je ne consomme pas assez de champagne et ne prends jamais vraiment le temps d’oxygéner mes vins de manière générale pour y répondre.

    Un superbe Champagne à l’aromatique délicate.

    [URL=https://www.casimages.com/i/161225025117857418.jpg.html][IMG]https://nsa37.casimages.com/img/2016/12/25/mini_161225025117857418.jpg[/IMG][/url]

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 1,410)