Forum Replies Created
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- 17 septembre 2016 à 15h48
- in reply to: Rudy Kurniawan, l’escroc millésimé alias Dr Conti
Finalement Kurniawan, anarchiste ou faire-valoir du système ?
- 12 septembre 2016 à 0h53
- in reply to: Quel vin pour un archevêque brésilien?
- 27 août 2016 à 14h31
- in reply to: Domaine Coche-Dury, Meursault
CR: Bourgogne Chardonnay 2010 – Domaine Coche-Dury
Il fallut bien que je craquasse un jour une duryte dans ma vie d’amateur ! (oui, celle-là aussi…!). Elle me tendait hier les bras chez ce caviste, dans son armoire de service toute ruisselante de rosée, c’était la dernière de son espèce. Ce fût fait sans broncher, bien conscient de faire une bêtise de gamin ! Même à 60 euros et des schtroumpfs, j’ai commis…c’était trop fort pour moi. Allez, embarquée ! Fallait bien calmer les ardeurs du mercure aussi…non !
Bouchon court au liège bien tendre, présentant quelques vilains champignons sous la capsule. Quelques suées supplémentaires le temps d’actionner le tire-bouchon frétillant d’impatience. Plus de peur que de mal !
Teinte du breuvage plutôt claire. Bu dans l’heure, sans aération préalable, le vin offre un nez assez expressif sur la citronnelle. Plus particulièrement, le fruit m’évoque l’éclat de silex sans aucun grillé toutefois. Peut-être devrais-je parler de poudre à canon froide dans l’idée que je m’en fais. Désespérément à la recherche du pop-corn, du sésame ou de quelques cacahuètes, je ne trouve pas la bonne niche olfactive. Sans doute est-ce le privilège des cuvées plus ambitieuses du domaine ? La citronnelle s’accommode d’une peau de pêche délicate, non confite: fraiche. C’est bon, c’est fin, c’est agréable.
La bouche très fraiche est convenablement ample. Elle manque de présence en son centre et d’énergie surtout. L’aération améliore un peu cette sensation, le vin se relance mieux et bien. Mais la finale est loin de claquer. Cela reste tendu sans trancher plus que ça. Se boit comme du petit lait (12% vol). L’aromatique est sur une citronnelle-jus de pêche un peu pâlotte, bien calcaire toutefois. Aucun brioché notable en vue ni d’amer.Pour une première, c’est une première ! En toute honnêteté, j’avoue que c’était agréable, avec des nuances aromatiques qui signent un style assez cristallin, peut-être avec singularité. Le plaisir malgré tout fût moindre que sur Vent d’Ange 2012 Pattes Loup bu cet été, également assez minéral dans le genre et nettement plus tranchant. Sans parler dans un registre plus pâtissier, du divin Saint-Aubin 2010 Henri Boillot qui file droit ! Bref, cela restera pour moi comme une erreur de jeunesse…instructive finalement mais que je n’aurais aucune envie de renouveler tant les prix sont insensés dans les conditions d’accès lambda.
Un très bon chardonnay qui ne devrait pas être proposé à plus de 15 euros.
- 23 août 2016 à 1h05
- in reply to: Domaine Marc Colin et Fils, Saint-Aubin
CR: Vide-Bourses 2008 – Chassagne-Montrachet 1er cru – Marc Colin
Nez superbe ! Grande complexité autour du citron vert poussant parfois vers une douceur acidulée exotique, enrobée de crème pâtissière. L’évolution semble tendre vers des notes secondaires, type pralin marqué pistache.La bouche, d’une tension remarquable, est portée par une belle gourmandise sur le citron vert amer et le pralin pistaché doux. Ampleur non massive, en même temps volontaire qui accompagne parfaitement l’acidité. Corpulence parfaite pour l’été avec ses bourrelets assumés. La finale fait souvent le paon, avec un effet pistaché qui s’accentue. Très grande vivacité citronnée. Mâche offrant une belle salinité. Longueur et fraicheur juste superbes, finale corsée par de beaux amers trainants.
EXCELLENT
Rq: Pour avoir bu ce vin à plusieurs reprises cet été, mieux vaut ne pas en laisser pour le lendemain (dire que ça m’arrange, n’est pas excessif !). Des notes de vernis envahissantes viennent alors tout gâcher.
- 13 juin 2016 à 2h23
- in reply to: Primeurs 2015 à Bordeaux
Je mets des grosses pincettes à mes commentaires car dans le passé, j’ai bien aimé certains primeurs qui se sont révélés en bouteille pas terrible (françois999)
Ca c’est un peu emmerdant ! Faut espérer que ce ne soit pas trop systématique. Si les vins ne sont pas représentatifs en primeurs…! En tout cas, j’ai testé pour la première fois les primeurs cette année chez Bourdin.
En Bordeaux, j’ai surtout apprécié Durfort Vivens, que je ne connaissais pas. Je suis très étonné de voir que le domaine est mis sur la touche par Bettane, et qu’il n’est pas apprécié plus que ça sur lpv (d’un autre côté 45e TTC ça énerve !!! mais bon, Beaucastel en est là !). J’ai goûté le vin deux fois et trouvé l’ensemble gourmand, fin avec une belle matière, très digeste en l’état par rapport au Léoville Barton, lequel était beaucoup plus chargé par l’élevage (pas mal aujourd’hui et surement complet plus tard). Excellent vin pour moi, j’ai beaucoup aimé. Comme quoi, malgré la fatigue accumulée (j’avais déjà une quinzaine d’échantillons au compteur avant d’aborder la trentaine de Bordeaux, et le Durfort faisait partie des derniers !!!), quand le vin est « bon » il arrive qu’il ressorte vraiment. Les autres Bordeaux ne m’ont pas interpellé.
Je rejoins François999 sur ses coups de coeur: Beaucastel superbe, Clos de la Roche D. Laurent délicieux (en revanche, le reste de la gamme m’a semblé très mauvais !). Trévallon pas en place, je ne saurais me prononcer. Côte Rotie Bonnivières de Cuilleron très très bonne: nez délicieux cerise fumée avec pointe végétale gastrique et bouche très gourmande, parfumée, ronde (finale pas en place). Son Condrieu, pour les amateurs de viognier, est parfait, presque alsacien, tant il est floral. Saint-Véran 1er jus de Verget très bon, bien tendu.
- 3 juin 2016 à 3h52
- in reply to: EBAY: the top of the pop. (interdit de rire s’il vous plaît)
Du 1971 ? A mon avis pas seulement ! 😉
- 24 mai 2016 à 16h58
- in reply to: Quel bon domaine en barolo (rapport qualité/prix)
Bonjour,
J’envisage de passer un petit séjour cette année dans les Langhe, pour découvrir davantage les vins qui y sont produits. Ma priorité n’est pas forcément d’y acheter du vin mais étant donné les grands domaines à qui je tâcherai de rendre visite, je prévois en toute certitude l’inévitable craquage ! (plus ou moins souhaité d’ailleurs ! ce qui pour rester de bonne foi, ne devrait plus s’appeler un craquage…mais une prévision en fait !). C’est pourquoi, afin de ne pas me retrouver dans la fâcheuse situation où toute la production sera épuisée (en tout cas les meilleurs crus), comme chaque année sûrement, j’aimerais savoir s’il y avait une période plus favorable qu’une autre pour éviter la mauvaise surprise. Mais peut-être la période de mise en bouteille (celle à priori qu’il faudrait viser ?), est-elle très disparate dans le temps selon les pratiques de tel ou tel domaine, et les cuvées concernées ? Je prévois d’y aller en Juin mais cela peut-être repoussé en Octobre-Novembre. Si vous avez un point de vue sur la chose…!
Merci.
- 24 mai 2016 à 1h54
- in reply to: Le Clos des Fées
CR: Domaine du Clos des Fées – Grande Dégustation Annuelle au Bristol
Merci à Hervé Bizeul pour cette invitation. Son « Faune 2013 » a été une belle découverte: parmi tous les rouges présentés, c’est celui qui m’a semblé le plus exubérant, avec un fruit délicieux, mûr, mâtiné très légèrement de poivron rouge. J’ai pensé à un très beau Chinon sans la dureté « encre de Chine » que l’on peut trouver sur cette appellation. Les tanins sont très soyeux, souples, les arômes se retrouvent en bouche. Très rond et gourmand, sans chaleur ressentie.
Naturellement les « Petite Sibérie » sont magnifiques, tout comme celles plus âgées goûtées au Grand Tasting les années précédentes. 2008 m’a semblé un peu fermé au premier verre puis pas tant que ça au nez sur le second (retour au Clos des Fées rouge 2006 entre temps, très beau du reste, fruité mais déjà sur le cuir, presque truffé. Cerise acidulée. Très belle bouche équilibrée). En bouche en tout cas, l’onctuosité est superbe. Très belle mâche, grande longueur ! Les arômes sont toutefois un peu linéaires. La puissance est là mais semble équilibrée grâce à une acidité maitrisée (regouté plus tard sur une bouteille plus froide, la finale m’a paru trop musclée – étrange me direz-vous, normalement le froid calme la vigueur ! mais ça durcit je pense aussi le charme du fruité…bref, l’équilibre n’est plus à son meilleur). L’élevage est joli. Le fond de verre offre un poil de truffe fruitée mêlée d’un soupçon d’eucalyptus. Très beau vin.
Le Sibérie 2012 a un fruité peu explosif au nez et une pointe d’amers dans la maturité de la cerise. Mais très grande gourmandise en bouche. Beaucoup d’onctuosité glycérinée, encore et toujours. C’est riche en alcool et serre un peu, toutefois l’équilibre est là vue la matière, l’acidité est porteuse. Le boisé est plus intégré que sur Clos des Fées rouge 13.
J’ai trouvé excellent le Clos des Fées blanc 2013 la première fois avec un élevage brioché très fin, fruit jaune acidulés, touche fondue de caramel. Une belle maturité sans résiduelle et un joli gras. Beaux amers en finale. Moins impressionné au second verre, peut-être trop froid.
Grosse transition après Sorcières 15, avec Vieilles Vignes 13 au nez très élégant, fruité sur le pruneau frais et fruits rouges. Grande gourmandise, équilibré, rond et bonne longueur. Pas d’amer.
Sans entrainement, il est très difficile de se prononcer sur les 2015, présentés en cours d’élevage.. Vieilles Vignes est un peu dur au nez avec du végétal assimilé. Pas en place en bouche, mais de la gourmandise…résiduelle ressentie. Puissant mais semble équilibré. Clos des Fées est mieux au nez. Plus de barrique forcément mais bien intégrée. Davantage charnu. Equilibré. Sibérie est très mutique avec une pointe oxydative sur la noix à ce stade. Entrée de bouche similaire mais qui se révèle très agréable. Enormément de matière encore, résiduelle bien et très beau fruit. Puissance maitrisée.
Sorcières blanc 15, Vieilles Vignes 14, Sorcières rosé 15, Modeste 15 m’ont moins intéressé. « DBMC » 15 est fruité mais avec de la rafle ressentie. La bouche est plus gourmande. Trop puissant pour moi. Joli fond de verre fruité, gastrique-végétal. Images Dérisoires 13 est super gourmand encore ! de la douceur résiduelle, du fruit. Très soyeux. Pas trop d’alcool.
Pour finir sur les petits pains aux figues nappés de roquefort (on ne se refuse rien !), je goûte le Muscat « Passat Minor » 14. Le nez est renversant ! avec des notes de fruits de la passion pas trop exotiques mais très florales.C’est délicieux, pas trop puissant mais le sucre n’est pas équilibré avec l’acidité à mon goût.
Voilà, je me suis régalé. Merci beaucoup !
- 26 avril 2016 à 15h51
- in reply to: Les transporteurs – la logistique du vin
Bonjour,
Connaissez-vous un transporteur aux tarifs économiques pour un service un peu particulier; c’est à dire offrant la possibilité de réceptionner quelques cartons de vin chez un viticulteur et de le livrer à mon domicile. Cela signifie de ne pas passer par un point relais, du moins en ce qui concerne la première étape. Merci.- 20 avril 2016 à 3h25
- in reply to: 50 ans de mariage et Romanée Conti
Mais laisse tomber Jérome, perds pas ton énergie ! C’est-y pas mieux si lpv ressemble de près ou de loin à l’arche de Noé…avec ses crapauds, ses roquets, ses singes, ses lions et ses paons ! Tu crois pas ? Ca met un peu de couleurs au carnaval !
- 19 mars 2016 à 2h08
- in reply to: Le vin et son histoire en images
Oui m’enfin, le Lafite au prix de 15 paquets de goldo, déjà ! B)-
- 17 mars 2016 à 19h08
- in reply to: Produttori del Barbaresco
CR: Produttori del Barbaresco – Barbaresco 2010
Pas trouvé le Nebbiolo d’untel, tant pis ! Je me lance en confiance à la découverte de cette fameuse coopérative.
Nez vraiment fermé à double tours à l’ouverture. Bigre ! Pour trouver les mots, c’est pas simple. Le peu qui sort du verre ressemble en très très lointain à un fruité type prune à l’eau de vie, sans l’alcool ! avec un fond calcaire, crayeux. Franchement, je parle de fruité mais il est rare ! C’est vraiment une esquisse d’esquisse ! Un peu plus cerise-calcaire à l’aération, voire de variétal agréable, un poil genièvre dans mon imaginaire. Vraiment très marqué par les lies calcaires. Le caroube vient s’intégrer au fruit plus tard avec un certain cassis poivré.
La bouche est charnue, opulante, structurée, bâtie sur la fraicheur, un soupçon de tendreté niveau maturité. L’assise alcoolique est sérieuse, solide, structurante, porteuse mais ne véhicule aucune chaleur, peut-être un poil de fermeté mais ça reste frais grâce à l’acidité. Rien à voir avec le domaine des Tours 2012 d’hier, à des années lumière ! (au fruité démoniaque, à la souplesse tannique immédiate…enfin, absolument rien à voir !). Le toucher de bouche a du grain, les tanins sont importants, poudreux, un peu rèches et trop asséchants à ce stade. Toutefois, cela reste salivant et offre une grande buvabilité. Il faut reconnaitre une touche fruitée salvatrice « relativement » mûre dans cet édifice minéral qui apporte une pointe de rondeur.Malgré l’austérité, un quelque chose de fruité doux chatouille ce grand mûr calcaire. C’est assez fascinant et rend la bouteille constamment agréable à déguster.
Un beau vin minéral, tannique, au fruit subtil mais offrant une très grande fraicheur.
Un certain plaisir à découvrir. Demande bien deux heures d’aération. En dégustation, sur une ou deux gorgées, je serais passé à côté, sûr (le fruit étant trop discret). Finale manquant de gourmandise, trop austère mais fraiche.
BIEN ++
- 20 février 2016 à 17h07
- in reply to: Domaine Robert Michel, Cornas
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CR: La Geynale inconnue de Robert Michel – Cornas[/size]
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Etant dans ma période Rhône, ce vin au millésime mystérieux d’un producteur tant vanté m’a fait de l’oeil sur un site de vente. Il semblerait dater des années 80 et plus probablement de 89 ou 90 d’après le graphisme de l’étiquette. Je m’étais résolu à l’échec en commandant ce vin avec le petit espoir somme toute bien banal du chineur lambda, de tomber sur une perle ! La bouteille est arrivée aujourd’hui et j’en ai inspecté les moindres recoins avant l’ouverture. Niveau excellent, colerette à trois francs six sous en aluminium léger plastifié (ça devait valoir dans les 7-8 euros à l’époque) à l’effigie du « vigneron récoltant » portant son fût – la flèche circulaire indiquant « revalorisation des déchets » existait déjà ![center]
Bref, comme un enfant ouvrant sa pochette surprise, je garde un espoir de découvrir une date cachée. J’ouvre le haut qui se détache sans coller…pas de coulure, c’est déjà ça ! Un mince feutre gris orne le bouchon et pas de millésime en vue ! Bigre !!![center]
Mais le plaisir est là et cette moisissure qui est l’oeuvre du temps me fait déjà voyager ! D’autant que la chance n’est pas encore nulle de dénicher ailleurs l’année fatidique. Un p’ti coup de cuter latéral pour dégager la colerette et c’est la désillusion ! Rien d’autre qu’un « Mise en – Bouteilles – à la Propriété – su » bien moqueur ! Fichtre, j’suis pas aidé ! J’observe les reflets ambrés du bouchon à travers le verre du goulot, l’imbibation ne semble pas s’être propagée plus loin que le disque intérieur. Le vin à travers la bouteille présente des particules de dépot en suspend d’une couleur de bourgogne jeune semble-t’il.[center]
[center]
Allez, on ouvre !Le bouchon est contre toute attente presque entièrement imbibé mais se retire d’un bloc. Et toujours pas de millésime dans le fond ! Bon, le vin aura donc l’âge que je veux bien lui donner ! Il sent un peu le pruneau cuit et là j’ai un pincement avant de mettre le pif dans le verre !
Ben finalement, le nez aura choisi une autre route, celle de la minéralité au fruit dépassé. J’aime mieux ça que que la voie madérisée. Alors qu’est-ce qu’il en ressort ? C’est pas folichon ! Allons-y pour la science: 1- Le fruit n’est plus, ou alors un fantôme de fantôme de framboise-cassis évanté, une vague prune pétrifiée. Un poil de volatile mêlée de végétal préserve la vie mais de manière assez sévère 2- Des notes de gouache et d’argile mouillée dominent 3- Présence résineuse d’un végétal-laurier qui fait très jardin sec. On est pas vraiment sur l’eucalyptus mentholé. 4- Un ersatz d’olive complètement abandonnée, mais là je crois que je tombe dans l’écueil d’une syrah fantasmée. En un mot, le fruit est fâné et l’ensemble est plutôt ascessant et minéral. On est pas loin de certains barolo qui ont dépassé leur cap. Tout n’est que vestige dans ce vin, mais il s’accroche avec dignité et je présume de sa floralité passée. Le verre vide a du cran, il exprime un fruit noyauté aigu, type cerise poussiéreuse où le végétal serait presque gourmand (mais le plâtre n’est très loin !).
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En bouche, l’énergie est bien là ! Incroyable y’a du vin, qui l’eut cru ? Mais attendez, rien est gagné ! La première gorgée m’épate énormément tant longueur et tension sont manifestes. Seulement une lecture plus détaillée me renvoie dans les cordes. En effet, malgré l’acidité qui offre une vraie dynamique, les tanins bien que fins sont assez asséchants et la saveur un peu marquée par le plâtre. La finale est plutôt végétale, vaguement amère par moment et ne fait aucun sentiment (comme si on mordait dans les lies d’une cuve !). Vraiment austère, assez sévère ! Mais c’est surtout le côté passé du fruit qui est regrettable, on songe à l’ambre. Un côté légèrement résineux, caroube et un végétal acerbe marqué par la poudre de roche. Mais ce ne serait pas juste si j’omettais de reconnaitre la densité remarquable du vin, sa gnac et sa très belle relance qui offrent une présence assez salivante. Non non non, le vin n’est pas mauvais, il est très bien constitué. Ce qui gâche le plaisir, c’est son absence de « saveur » et ses tanins poussiéreux assez astringents.Une certaine satisfaction intellectuelle à découvrir une belle plastique minérale, un brin rustique tout de même, mais ça s’arrête là. Son « absence » de gourmandise ne permet pas le voyage. Après le très spécial Corton Charlemagne Bouchard 1989, je crois que je tenterai de cibler un peu mieux mes incursions dans le passé.
ASSEZ BIEN +
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[center]- 20 février 2016 à 17h07
- in reply to: Domaine Robert Michel, Cornas
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CR: La Geynale inconnue de Robert Michel – Cornas[/size]
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Etant dans ma période Rhône, ce vin au millésime mystérieux d’un producteur tant vanté m’a fait de l’oeil sur un site de vente. Il semblerait dater des années 80 et plus probablement de 89 ou 90 d’après le graphisme de l’étiquette. Je m’étais résolu à l’échec en commandant ce vin avec le petit espoir somme toute bien banal du chineur lambda, de tomber sur une perle ! La bouteille est arrivée aujourd’hui et j’en ai inspecté les moindres recoins avant l’ouverture. Niveau excellent, colerette à trois francs six sous en aluminium léger plastifié (ça devait valoir dans les 7-8 euros à l’époque) à l’effigie du « vigneron récoltant » portant son fût – la flèche circulaire indiquant « revalorisation des déchets » existait déjà ![center]
Bref, comme un enfant ouvrant sa pochette surprise, je garde un espoir de découvrir une date cachée. J’ouvre le haut qui se détache sans coller…pas de coulure, c’est déjà ça ! Un mince feutre gris orne le bouchon et pas de millésime en vue ! Bigre !!![center]
Mais le plaisir est là et cette moisissure qui est l’oeuvre du temps me fait déjà voyager ! D’autant que la chance n’est pas encore nulle de dénicher ailleurs l’année fatidique. Un p’ti coup de cuter latéral pour dégager la colerette et c’est la désillusion ! Rien d’autre qu’un « Mise en – Bouteilles – à la Propriété – su » bien moqueur ! Fichtre, j’suis pas aidé ! J’observe les reflets ambrés du bouchon à travers le verre du goulot, l’imbibation ne semble pas s’être propagée plus loin que le disque intérieur. Le vin à travers la bouteille présente des particules de dépot en suspend d’une couleur de bourgogne jeune semble-t’il.[center]
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Allez, on ouvre !Le bouchon est contre toute attente presque entièrement imbibé mais se retire d’un bloc. Et toujours pas de millésime dans le fond ! Bon, le vin aura donc l’âge que je veux bien lui donner ! Il sent un peu le pruneau cuit et là j’ai un pincement avant de mettre le pif dans le verre !
Ben finalement, le nez aura choisi une autre route, celle de la minéralité au fruit dépassé. J’aime mieux ça que que la voie madérisée. Alors qu’est-ce qu’il en ressort ? C’est pas folichon ! Allons-y pour la science: 1- Le fruit n’est plus, ou alors un fantôme de fantôme de framboise-cassis évanté, une vague prune pétrifiée. Un poil de volatile mêlée de végétal préserve la vie mais de manière assez sévère 2- Des notes de gouache et d’argile mouillée dominent 3- Présence résineuse d’un végétal-laurier qui fait très jardin sec. On est pas vraiment sur l’eucalyptus mentholé. 4- Un ersatz d’olive complètement abandonnée, mais là je crois que je tombe dans l’écueil d’une syrah fantasmée. En un mot, le fruit est fâné et l’ensemble est plutôt ascessant et minéral. On est pas loin de certains barolo qui ont dépassé leur cap. Tout n’est que vestige dans ce vin, mais il s’accroche avec dignité et je présume de sa floralité passée. Le verre vide a du cran, il exprime un fruit noyauté aigu, type cerise poussiéreuse où le végétal serait presque gourmand (mais le plâtre n’est très loin !).
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En bouche, l’énergie est bien là ! Incroyable y’a du vin, qui l’eut cru ? Mais attendez, rien est gagné ! La première gorgée m’épate énormément tant longueur et tension sont manifestes. Seulement une lecture plus détaillée me renvoie dans les cordes. En effet, malgré l’acidité qui offre une vraie dynamique, les tanins bien que fins sont assez asséchants et la saveur un peu marquée par le plâtre. La finale est plutôt végétale, vaguement amère par moment et ne fait aucun sentiment (comme si on mordait dans les lies d’une cuve !). Vraiment austère, assez sévère ! Mais c’est surtout le côté passé du fruit qui est regrettable, on songe à l’ambre. Un côté légèrement résineux, caroube et un végétal acerbe marqué par la poudre de roche. Mais ce ne serait pas juste si j’omettais de reconnaitre la densité remarquable du vin, sa gnac et sa très belle relance qui offrent une présence assez salivante. Non non non, le vin n’est pas mauvais, il est très bien constitué. Ce qui gâche le plaisir, c’est son absence de « saveur » et ses tanins poussiéreux assez astringents.Une certaine satisfaction intellectuelle à découvrir une belle plastique minérale, un brin rustique tout de même, mais ça s’arrête là. Son « absence » de gourmandise ne permet pas le voyage. Après le très spécial Corton Charlemagne Bouchard 1989, je crois que je tenterai de cibler un peu mieux mes incursions dans le passé.
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[center]- 20 février 2016 à 17h07
- in reply to: Domaine Robert Michel, Cornas
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CR: La Geynale inconnue de Robert Michel – Cornas[/size]
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Etant dans ma période Rhône, ce vin au millésime mystérieux d’un producteur tant vanté m’a fait de l’oeil sur un site de vente. Il semblerait dater des années 80 et plus probablement de 89 ou 90 d’après le graphisme de l’étiquette. Je m’étais résolu à l’échec en commandant ce vin avec le petit espoir somme toute bien banal du chineur lambda, de tomber sur une perle ! La bouteille est arrivée aujourd’hui et j’en ai inspecté les moindres recoins avant l’ouverture. Niveau excellent, colerette à trois francs six sous en aluminium léger plastifié (ça devait valoir dans les 7-8 euros à l’époque) à l’effigie du « vigneron récoltant » portant son fût – la flèche circulaire indiquant « revalorisation des déchets » existait déjà ![center]
Bref, comme un enfant ouvrant sa pochette surprise, je garde un espoir de découvrir une date cachée. J’ouvre le haut qui se détache sans coller…pas de coulure, c’est déjà ça ! Un mince feutre gris orne le bouchon et pas de millésime en vue ! Bigre !!![center]
Mais le plaisir est là et cette moisissure qui est l’oeuvre du temps me fait déjà voyager ! D’autant que la chance n’est pas encore nulle de dénicher ailleurs l’année fatidique. Un p’ti coup de cuter latéral pour dégager la colerette et c’est la désillusion ! Rien d’autre qu’un « Mise en – Bouteilles – à la Propriété – su » bien moqueur ! Fichtre, j’suis pas aidé ! J’observe les reflets ambrés du bouchon à travers le verre du goulot, l’imbibation ne semble pas s’être propagée plus loin que le disque intérieur. Le vin à travers la bouteille présente des particules de dépot en suspend d’une couleur de bourgogne jeune semble-t’il.[center]
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Allez, on ouvre !Le bouchon est contre toute attente presque entièrement imbibé mais se retire d’un bloc. Et toujours pas de millésime dans le fond ! Bon, le vin aura donc l’âge que je veux bien lui donner ! Il sent un peu le pruneau cuit et là j’ai un pincement avant de mettre le pif dans le verre !
Ben finalement, le nez aura choisi une autre route, celle de la minéralité au fruit dépassé. J’aime mieux ça que que la voie madérisée. Alors qu’est-ce qu’il en ressort ? C’est pas folichon ! Allons-y pour la science: 1- Le fruit n’est plus, ou alors un fantôme de fantôme de framboise-cassis évanté, une vague prune pétrifiée. Un poil de volatile mêlée de végétal préserve la vie mais de manière assez sévère 2- Des notes de gouache et d’argile mouillée dominent 3- Présence résineuse d’un végétal-laurier qui fait très jardin sec. On est pas vraiment sur l’eucalyptus mentholé. 4- Un ersatz d’olive complètement abandonnée, mais là je crois que je tombe dans l’écueil d’une syrah fantasmée. En un mot, le fruit est fâné et l’ensemble est plutôt ascessant et minéral. On est pas loin de certains barolo qui ont dépassé leur cap. Tout n’est que vestige dans ce vin, mais il s’accroche avec dignité et je présume de sa floralité passée. Le verre vide a du cran, il exprime un fruit noyauté aigu, type cerise poussiéreuse où le végétal serait presque gourmand (mais le plâtre n’est très loin !).
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En bouche, l’énergie est bien là ! Incroyable y’a du vin, qui l’eut cru ? Mais attendez, rien est gagné ! La première gorgée m’épate énormément tant longueur et tension sont manifestes. Seulement une lecture plus détaillée me renvoie dans les cordes. En effet, malgré l’acidité qui offre une vraie dynamique, les tanins bien que fins sont assez asséchants et la saveur un peu marquée par le plâtre. La finale est plutôt végétale, vaguement amère par moment et ne fait aucun sentiment (comme si on mordait dans les lies d’une cuve !). Vraiment austère, assez sévère ! Mais c’est surtout le côté passé du fruit qui est regrettable, on songe à l’ambre. Un côté légèrement résineux, caroube et un végétal acerbe marqué par la poudre de roche. Mais ce ne serait pas juste si j’omettais de reconnaitre la densité remarquable du vin, sa gnac et sa très belle relance qui offrent une présence assez salivante. Non non non, le vin n’est pas mauvais, il est très bien constitué. Ce qui gâche le plaisir, c’est son absence de « saveur » et ses tanins poussiéreux assez astringents.Une certaine satisfaction intellectuelle à découvrir une belle plastique minérale, un brin rustique tout de même, mais ça s’arrête là. Son « absence » de gourmandise ne permet pas le voyage. Après le très spécial Corton Charlemagne Bouchard 1989, je crois que je tenterai de cibler un peu mieux mes incursions dans le passé.
ASSEZ BIEN +
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[center]- 20 février 2016 à 2h42
- in reply to: Château Le Puy, Côtes de Francs
[i]puisque nemo73 à acheté du 2010 chez un caviste parisien on aimerais bien savoir lequel et aussi son prix bien sur[/i]
Une quinzaine d’euros sur la place St Augustin. Santé !
- 20 février 2016 à 2h42
- in reply to: Château Le Puy, Côtes de Francs
[i]puisque nemo73 à acheté du 2010 chez un caviste parisien on aimerais bien savoir lequel et aussi son prix bien sur[/i]
Une quinzaine d’euros sur la place St Augustin. Santé !
- 20 février 2016 à 2h42
- in reply to: Château Le Puy, Côtes de Francs
[i]puisque nemo73 à acheté du 2010 chez un caviste parisien on aimerais bien savoir lequel et aussi son prix bien sur[/i]
Une quinzaine d’euros sur la place St Augustin. Santé !
- 8 février 2016 à 15h18
- in reply to: Domaine Robert Michel, Cornas
- 8 février 2016 à 15h18
- in reply to: Domaine Robert Michel, Cornas