Jean-Michel Martinez

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  • En ce qui concerne le prix, je n’ai rien voulu indiquer, car je pense que si l’on tient compte des trois critères à la fois (dont une immense qualité dans l’absolu), ce ne sera pas une donnée intéressante…à voir.

    Je commence avec le blanc :

    Cuvée Imalaya du Domaine Roc des Anges.

    Un vin qui pour moi pousse certaines caractéristiques au plus haut niveau : Pureté, élégance, fraîcheur ( il se joue du réchauffement climatique comme peu de vin en sont capable). Un côté eau de roche impactant et d’une subtilité rare. Il possède une réelle profondeur. Une force tout en humilité Il sait se bonifier au fil du temps. La longueur est bonne. C’est un vin débarrassé de toute excroissance inutile.
    Je pense qu’il s’agit d’un vin qui a 10/20 ans d’avance, et qui anticipe le goût de demain car pour l’heure il reste difficile d’approche car il demande une attention exclusive.
     

    CR:  Coutelin-Merville Saint Estephe 2016

    Acheter en GD dernièrement autour de 10 euros.

    Au final, pas trop d’intérêt en l’état, manque de matière surtout au regard du millésime, sensation d’un vin un peu asséchant. Manque de beaucoup de chose pour en faire un bon médoc de plaisir.
     

    Avant 2002, comme Jérôme  : que de grands souvenirs !

     »Le cas du Tradition 2008 en est un exemple, dans sa prime jeunesse, il était imbuvable, tant la volatile prenait le dessus sur tout. Il était magnifique et exempt de tout défaut il y a quelques semaines de cela »

    Constat sur combien de bouteilles ?

    CR:  Domaine Maxime Magnon – Corbières blanc- La Begou – 2015

    J’ai lu, je vois que selon le millésime, la qualité est mouvante.

    Ce 2015 est superbe.

    Bien jeune encore. Nez intense, frais, aromatique classique, bonne complexité.
    Rien à dire sur l’équilibre, pureté superbe.
    Bonne longueur.
    Un vin digeste, intense qui ne pèse pas ! Capable d’accords costauds.
    Un régal

    Cette histoire de boire en jeunesse, au milieu, à la fin est dépendante aussi de l’aspect financier de chacun et c’est comme ça.

    Entre un amateur qui a 12 Mouton et un amateur qui en a 1, l’approche, sauf exception, sera différente.

    Moi, si j’en ai qu’une, j’attends 25 ans mini.
    Si j’en ai 6, j’en ouvre avant.
    Si j’en ai 12, en ouvrir une très jeune, me dérangera pas.

    Ce point financier totalement secondaire est souvent premier.

     

    Jamais avant 10 ans, cette histoire d’avancée par rapport aux années  60/70/80, voire 90,sur l’amabilité des tanins, si bien réelle, me fait doucement rigoler, car au niveau aromatique ( intensité, complexité, on est loin du compte par rapport au potentiel)
    Jeune (10/15 ans) pour les cas bien précis où je cherche avant tout une puissance dans un équilibre d’école ( l’accord plat/vin est la question)
    Plus vieux ( 20/30 ans) où je cherche à en avoir pour le prix et le potentiel à son maxi, c’est-à-dire profiter d’une belle complexité, ce dernier critère restant majeur pour moi.

    Tout cela pour l’idée générale sur les grands bordeaux à base de cabernet, après au cas par cas, j’ajuste et les caractéristiques du domaine et du millésime restent décisives : entre un Montrose 2011 et un Mouton 2005, tout est si différent…
     

    Je m’immisce dans la discussion avec modestie :

    De façon globale, j’ai toujours entendu ceci  : les vins fins, équilibrés on les a quand la maturité du raisin se fait lentement, progressivement, quand l’alimentation en eau est régulière si besoin il y a et quand la maturité physiologique et phénolique concordent.

    Avec du bon sens, le réchauffement climatique avec ses pics de chaleurs, où que l’on se situe, ne favorise pas la maturité lente et progressive ( l’exposition joue sur le rayonnement donc aussi la chaleur mais la température d’un pic elle se diffuse partout … il me semble).  L’eau se faisant rare, l’alimentation en haut devient aussi problématique…. Bref, il n’y a à priori rien de rassurant et les solutions seront plus dans l’atténuation que dans la résolution. Il y a un côté ‘brutal’ avec se réchauffement qui s’oppose avec ‘lentement’ et ‘régulièrement’. De plus les pics de canicule semblent être capable de toucher la France partout.

    Bref, pour ma part, je reste pessimiste, voire très pessimiste.

    Un témoignage : ça fait deux ans que des vignerons et pas des moindres répètent ceci : le tournant climatique sur la vigne, c’est 2018 et ils sont inquiets, voire fatalistes, en ce qui concerne le profil des vins.

    CR: Domaine des Tours – VDP Rouge 2016

    Robe relativement sombre.Un joli nez mais sur une palette un peu moins large qu’à l’habitude. Intense ! En bouche, joli toucher, concentré, la maturité donne un certain poids aromatique sans que cela ne soit compoté ou cuit.En terme d’équilibre, le côté chaleur, alcool dépasse.Finale correcte.
    A mon sens, il est urgent d’attendre au moins 7/8 ans puis on verra….
    Mon impression rejoint globalement celles de Tonioaga et Icna (juillet)

     

    Entre l’un qui prétend « rectifier » les propos …Je ne prétend rien, je le fais.Sur les 18 bouteilles, il faut savoir exactement de quoi on parle : Il s’agit de cuvées différentes ! En règle générale, c’est 3 par cuvée, ce sont parfois des millésimes différents, on ne peut pas dire que ce soit gigantesque. Sinon, ils font quoi : 1 par cuvée, 6 d’une même cuvée et pas les autres.Si c’était 18 quilles identiques, ta remarque serait largement plus recevable. En ce sens, à critiquer, l’exactitude me semble essentielle.C’est toujours pareil, ce domaine qui, dans un contexte de prix délirant, propose des prix remarquables est en permanence la cible de remarques, de critiques modérés (c’est le cas ici) ou féroces. Et tous savent ici que le modèle parfait n’existe pas, alors …..alors bien sûr, il est heureux de pourvoir exprimer ses réserves mais pour moi à la condition d’être précis et quand même un peu : d’en faire autant sur tant de domaine bien plus critiquable…Sur la revente, bien sûr qu’il y en a, mais nombreux aussi sont les amateurs qui ne le font pas pour diverses raisons : C’est trop bon, par respect pour le vigneron qui propose ces prix, par la peur de se faire attraper aussi…

    Cordialement  

    Je cite : ‘I[i]nversement, j’ai vu un jeune homme timide venir expliquer qu’il n’était pas client, mais aimerait beaucoup le devenir, résultat des courses : une bouteille pour ne pas le laisser repartir les mains vides.
    Ce qui me frappe là dedans c’est la disproportion entre le volume de l’allocation accordée à certains « clients » et le fait de continuer à ne pas servir les nouveaux venus.'[/i]
    Je rectifie : Il a été servi puisqu’il a eu une bouteille.

    Je cite : ‘Qui boit 18 bouteilles du Domaine des Tours dans l’année ? (bien sûr, on les garde, mais avec le roulement des années précédentes, ça reste énorme)
    Je rectifie : Question d’appréciation, de plus elles ne sont pas identiques. et pour finir, vu le prix, on a tendance justement à moins hésiter à ouvrir, à faire découvrir, et comme dit plus haut à donner.

    Je cite : ‘Pourquoi accorder de si grosses allocations (dont il y a fort à parier qu’une partie finira sur IDW ou autre) et refuser de prendre des nouveaux clients ?’
    Je rectifie : Vendre une bouteille ce n’est pas refuser. Et surtout, c’est la première étape, cruciale, pour entrer dans le fichier et en avoir davantage peu à peu les années suivantes. Ça permet de cultiver la patience, une vertu de moins en moins présente dans nos sociétés et ça permet au nouveau de goûter pour savoir s’il aime…..Sait-on jamais, ce serait dommage d’en filer 18 à quelqu’un qui n’apprécie pas …:))

    Bref, à dire les choses, soyons précis.
     

    ‘J’ai vraiment trouvé que la réaction de Nicolas Rossignol manquait de classe.’

    Je ne voudrais par sur-réagir à cette réponse, mais deux, trois choses :

    D’abord, y a-t-il un contentieux entre la RVF et ce vigneron…

    Ensuite, cela fait un moment que je n’ai plus de réaction sur l’augmentation des prix des vins (offre/demande… ok, après, on peut creuser : morale-mécanisme savamment, artificiellement entretenue par les acteurs du système…) si ce n’est de la regretter quand un vin concerné m’intéresse spécifiquement.

    Mais surtout : ce vigneron a le droit de dire les conditions, les risques et les efforts qu’il pratique, pour faire du haut niveau, et cela reste toujours intéressant, mais, il le dit sous l’air d’une complainte, qu’il se donne alors le devoir d’aller au bout en indiquant les avantages !! y compris de dire clairement quel est son revenu mensuel net ( je n’irais pas trop loin en demandant aussi l’argent gagné au noir….non, non) ! Car je note que dans l’immense majorité des cas, dès que l’on parle d’un métier, quasiment jamais les revenus ne sont mentionnés clairement ! C’est pourtant une donnée essentielle si l’on veut apprécier correctement chaque métier dans son ensemble.

    CR: Domaine Le Roc des Anges – Les Vignes Métissées – 2022

    Un rosé/blanc, plutôt blanc que rosé.

    Original.
    Belle complexité assez originale (plantes, fleurs, épices, fruits), une petite sensation de sucré très fine.
    L’équilibre est parfait.
    Et toujours cette classe magistrale en ce qui concerne le toucher de bouche.
    Bonne longueur.

    Encore un vin magnifique pour ce domaine qui fait partie pour moi des plus talentueux de France en ce qui concerne les blancs.

    CR: Domaine La Terrasse d’Elise – IGP Pays d’Hérault – XB – 2022

    Très, très beau jus, équilibré, frais et digeste, palette aromatique plutôt simple (fruité) et intense.

    Bu il y a peu, en accord avec la précédente impression (manque de souplesse, neutre…) sur une cuvée qui fait pourtant souvent le job.

    A noter : le joli tir groupé des pays du sud de l’Europe : Grèce, France, Italie, Portugal, Espagne dans les 10 premiers.
     

    Cinq  bonnes raisons pour moi de ne pas entrer dans l’achat primeur :

    Spéculer sur des quilles tirées à plus de 100 000/200 000….. A moins de confondre ‘Tout ce qui est cher est rare’ avec la bonne formule….

    Les vins actuellement ne sont pas obligatoirement ce qu’ils seront. Quand on voit le différentiel qu’il peut y avoir entre une note donnée sur les primeurs et celle donnée 1 ou 2 ans après ( reprenez vos guides…)

    En terme de spéculation, en ce moment ça plafonne on dirai, et le monde est dans une incertitude certaine actuellement.

    L’expérience des anciens…

    L’émotion donnée par des millésimes dits intermédiaire ( finesse, légèreté….) commence à m’interpeller grandement ! En poussant le bouchon pour bien comprendre : Un 2011 versus un 2018 ou 2022 : Lequel sera plus proche d’un Clos Saint jacques de Rousseau….

    Après avoir dit cela, de là à dire qu’acheter un Batailley à moins de 50 n’est pas une bonne idée, je n’irai pas jusque là….

    Personnellement, je ferai ce que j’ai toujours fait sur Bordeaux : Acheter un vin quelques euros de plus 2 ans après mais à la qualité et au style mieux confirmés.

     

    Personne n’aura assez de talent pour influencer autant que ne le fait l’étiquette.
    Je ne sais pas de qui c’est, mais ça dit tout.

    CR:  Domaine Marc Sorrel – Hermitage le Gréal – 2004

    Dégusté il y a peu.

    Immense complexité tendance sudiste, intense.

    Équilibre top, sur la fraîcheur.

    Tanins très fins.

    Long.

    Rayas…non….

    A boire !

    Grand

    Put…j’ai replongé ce mois-ci…..mais une fois de plus ce sera la dernière fois.

    Une Une attrayante pour moi…….Une série de vins commentés d’une pauvreté affligeante dans une appellation qui aurait méritée plus de référence. Lamentable  !

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