Jean-Michel Martinez

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  • Il y aurait donc un écart entre la sensation et les analyses.

    Cela veut donc dire que pour l’immédiat, ces vins sont réussis.

    En tous les cas, j’ai l’impression d’avoir senti un manque d’acidité dans la cuvée RPauc mais je dois dire que j’aurais dû boire ce vin plis fraîs vu les températures de ces derniers temps.

    Pour l’avenir , on verra ( je pense que l’on sera tous bien curieux et intéressés de voir ça ) ; ma remarque prend alors toute son importance :

    L’alcool et la richesse en fruit mûr ne peut-il pas compenser , pour obtenir un équilibre qui se tient, un ‘ manque d’acidité ‘.

    Autre choise : La falaise est spectaculaire mais c’est très bon et je prends du plaisir à boire de temps en temps ce genre de vin.

    Et puis de toute façon, il faudra bien vous habituer car avec le climat qui se réchauffe et tant que les vignerons garderont les mêmes cépages et bien des 2003, il va y en avoir et moi, je fais confiance aux vignerons pour s’adapter et nous faire des vins qui se tiennent.

    C’est sûr les hémyplégiques de la variété dans les styles en seront pour leur fraîs.

    Jmm

    ma dernière phrase était plus une généralité qu’en rapport avec un millésime.

    Ceci dit, il y doit y en avoir dans quelques cuvées 2003 …non ? Moi, je connais très peu de vin qui n’ont pas d’acidité !

    Va-t-on recommencer le même débat qu’avec les 98 .

    On disaità l’époque que ces vins manquaient d’acidité, qu’ils n’iraient pas loin, que les 99 étaient mieux équilibrés…on a vu.

    Il est évident qu’en 2003 certains vins auront du mal à être équilibrés avec un taux d’acide élevé, mais sûrement pas tous.

    Et, puis, plus ça va , plus je me demande si dans les années où le fruit explose, les vins ont besoin de tant d’acidité que ça pour bien évoluer, certes dans un certain style, mais avec une bonne évolution au niveau du plaisir.

    L’alcool et la richesse en fruit mûr ne peut-il pas compenser , pour obtenir un équilibre qui se tient, un ‘ manque d’acidité ‘.

    En tous les cas, si je suis Bertrand Le Guern, aucun languedoc en 2003 ne sera équilibré, tous seront mous et lourds. Bien, bien, qu’il me laisse alors les bonnes cuvées car moi, je vais encaver.

    Jmm

    ‘C’est mon 2ème 2003 après La Falaise ( Négly ), j’avais trouvé cette dernière assez impressionnante et spectaculaire avec une puissance arômatique très démonstrative et plus de bois.’

    Ai-je parlé de positif ou négatif ?? Confusion entre description objetcive et jugement subjectif.

    Terminator est impressionnant et spectaculaire !

    Or je préfère Rochefort…..

    Bon sans rire, La falaise est un vin qui se tient et j’ai bien aimé.

    Il se trouve que je ne suis pas un psychorigide sur le style des vins, que j’aime la variété et que s’il fallait ne boire que des vins où le fruit domine à 100 %, je me lasserai peut être aussi.

    Et je pense que dans une année comme 2003, il y aura sûrement des vins qui mériteront du bois et encore du bois.
    La richesse en fruit peut logiquement appeler la richesse en bois laquelle à son tour peut appeler la richesse en acidité …du moment que ça se tient.

    Jmm

    Quelques remarques :

    On a jamais assez de château neuf du pape dans sa cave.
    Prieuré 95 est un vin réussi, l’unanimité est conservée.
    Gassac est un vin caractériel, il ne se laisse que très rarement attraper au bon moment…paraît-il!
    J’ai déjà eu une différence de niveau entre deux bouteilles de Peyre-Rose à peu d’intervalle ( syrah léone 96 ) .

    Que ce genre d’exercice me plaît bien.

    Ce prix est plus que correct c’est certain car moins c’est difficile.

    Si tu as en au moins trois, il faut en boire une jeune c’est sûr d’autant plus que le bois ne masque absolument pas le fruit.
    De plus, ce millésime me paraît un peu atypique et je ne sais pas comment ça va évoluer.
    Par contre si c’était à refaire, j’aurais servi ce vin autour de 16° pour commencer et laisser le liquide monter en température doucement.

    Jmm

    CR: Romain Pauc 2003 :

    Tout d’abord un peu surpris par la robe que j’attendais beaucoup plus noire.

    Jolie nez , complexe et très arômatique, sur le fruit bien mûr, olive noire,pruneau.

    En bouche, si pour le 99 le boisé et les arômes de torrefaction passaient devant le fruit, ici c’est l’inverse, le fruit l’emporte largement sur le boisé.
    C’est velouté, avec une petite sensation de petits tanins qui tapissent légèrement le palais . Du volume et de la mâche. Bonne longueur sur le fruit ( olive noire ) avec une pointe animale.
    Pour l’heure, je lui trouve un manque de tension qui le rendrait plus agréable, avec plus de fraîcheur.

    C’est mon 2ème 2003 après La Falaise ( Négly ), j’avais trouvé cette dernière assez impressionnante et spectaculaire avec une puissance arômatique très démonstrative et plus de bois.

    Jmm

    Montus 2001 : finesse, matière, puissance, compléxité.
    D.Mortet gevray chambertin 2001 1er cru ( lequel ? ) : puissance et finesse sur un boisé magnifique avec du fruit.
    Rollet Vin de paille 99 : équilibre sur une acidité magistrale, finesse.
    Potensac 2001 : le côté aérien, digeste avec finesse.
    Alquier Bastides 2001 : un gros potentiel, harmonie et équilibre .
    Sarda-Mallet mailloles 2001 : digeste et complet.
    Pieuré Saint Jean de Bébian 98 : Une structure parfaite.
    Mas Bruguière La Grenadière 2001 : une vrai friandise.
    Bois des merveilles Senat 2001 : la classe.
    Cazeneuve Le sang du calvaire 98 : une puissance arômatique inouie.
    Cazeneuve Roc des Mates 2001 : Un vin très arômatique qui tapisse .
    Bellerive quart de chaume 89 : une netteté absolue.
    Domaine de Torraccia 2003 : un vin rouge tout en douceur, léger, feutré avec une quirielle d’arômes.
    Château Le Roc ( fronton) réservée 2002 : fruit et simplicité pour l’été.
    Dom d’Escausses Vendange dorée 2001 : Simplement excellent.

    Je ne sais pas si c’est les meileurs vins que j’ai bu mais c’est ceux dont le souvenir me revient ( pourquoi, je n’en sais rien ) quand je regarde dans le rétro.

    Pour les mauvais vins : pas de commentaires.

    ‘Car tu vins, pâle et morne ‘

    Moi, je retiens ça. Il y a donc bien un effet sur la vigne…et c’est pas terrible!

    Jmm

    A la seule apparition de la lune sur LPV, les posts poussent comme des champignons comme quoi, il y a bien un effet : l’effet marronier !

    Ceci dit, je ne sais pas s’il boit du vin mais Charpak a encore du boulot.

    Mes élèves, je les ai interrogés ( 8 ans ) sur l’effet de la lune : affligeant, on est au niveau du Père Noël. C’est bien culturel.On ne sait où on va mais on sait de plus en plus d’où on vient et c’est trop récent pour bouscouler les idées reçues qui sont ancrées depuis des siècles.

    L’an prochain , je ferais un module sur l’effet de la lune sur la végétation, faut bien les former.

    Quant à cet effet, la question n’est pas de savoir s’il existe ou pas, c’est juste de savoir s’il s’agit d’un effet négligeable ou pas.
    Pour moi, à preuve du contraire, il est plus que négligeable comparé à d’autres facteurs.

    Pourquoi les cheveux et les ongles poussent plus vite, mais la raison est simple : on dort moins, on est excité, on mange plus donc les cheveux bien nourris se développent plus vite , comme un belle plante bien arrosée.
    C’est simple en fait .

    • in reply to: A quand ?

    Responsable le consommateur, je ne sais pas, personnellement, j’insiste autour de moi ( grands amateurs ) pour que certains s’intéressent au moins autant aux vins d’alsace qu’aux blancs du languedoc et bien non,rien ! Et il n’y a rien à faire, j’ai beau insister .
    Je suis un des seuls à encaver les vins d’alsace…tant pis pour les autres.

    Y a donc un vrai problème d’image !

    Peut être aussi que le fait pour les amateurs de démarrer leur approche de ces vins avec les sylvaner insipides marque à jamais et entraîne un rejet des vins d’alsace qui perdure.

    Car quand même, même s’il y a des beaux sylvaner…
    On pourrait faire le parallèle avec les vins de Loire : petit muscadet ferait-il oublier l’intérêt des grands chenins.

    Jmm

    • in reply to: A quand ?

    Effectivement et c’est un peu le genre de réponse que j’attendais.

    Alors, les vins d’Alsace sont-ils sous médiatisés ?

    Curieux quand on dit que le Riesling est le plus grand des blancs.

    Jmm

    Ce qui est irritant,c’est les justifications.

    On présente aujourd’hui, un petit vin ‘facile à produire’ comme ayant une qualité extraordinaire en le qualifiant de vin de soif alors qu’il y a peu certains vignerons ne voulaient pas en faire.

    Un critère de qualité revendiqué par les concepteurs se déplace au grés des impératifs financiers et c’est ce côté ‘ je vante ce nouveau porduit car j’y crois ou c’est finalement mieux qu’avant qui peut paraître irritant et démagogique.’

    Tout d’un coup , ils auraient trouvé la voie …

    Moi, ce que je veux, c’est un vin compliqué et complexe à moins de 5 euros.
    Car, il ne faut pas oublier une chose : les français boivent de moins en moins.

    Et, je ne coirs pas que faire des vins simples à moins de 5 euros, tout en gardant la même surface, le même volume , soit la solution à long terme.
    Quand aux vins simples, si je les trouvent joyeux, je m’en lasse bien plus vite.

    Jmm

    Parmi les critères sités plus haut,j’en ajouterais un à mettre en relation avec les autres :

    La connaissance des millésimes antérieurs de ce vin et de son comportement dans le temps…vaste question, vaste programme.

    Jmm

    Je ne vais pas m’étendre par manque de temps, je le ferai plus tard mais:

    ‘Voyez vous, ces discussions m’énervent un peu parce vos allégations ne sont basées sur aucun exemples concrets. Si vous voulez débattre, sortez nous des notes de dégustation, des itinéraires de vigneron, des exemples précis, des récits de balade dans les vignes, des coupes géologiques.’

    Pas besoin de notes mais de sensation :

    Le jour où je sentirais autant l’alcool dans un Mas Julien que dans un Bizeul alors peut être que …
    Que je sache un terroir n’est pas porteur d’alcool.
    Ceci est mon avis, on est pas obligé d’y adhérer.

    Et ce que je dis ne veut pas dire qu’il n’y a pas le terroir derrière vos vins, d’autres diront le contraire car ils le sentiront pour l’heure je vous dis mes sensations face à divers vins et face aux choix fait par le vigneron.

    Entre Depardieu et Rochefort, je préfère le jeu de Rochefort qu’y puis-je ? Cela s’explique difficilement et puis vous l’avez dit, il faut de tout pour tout le monde.

    Je préfère donc l’interpète qui s’efface à la star qui semble surjouer , qu’y puis-je ?

    Il y a quelques années peut-être que cela aurait été l’inverse, les goûts changent , les envies aussi.

    Je précise que cet échange ne m’empêche pas d’apprécier les textes sur le Blog de Bizeul car je les trouve intéressant.

    Jmm

    ‘il n’est pas inutile de revendiquer son terroir, pour mieux rester intemporel.’

    C’est la phrase qui me manquait pour conclure et résumer mon message ( voire pour le commencer puisqu’il y avait cela en arrière fond tout au long de mes arguments ), merci de compléter ma pensée sur ce sujet.

    Jmm

    « L’artiste est celui qui s’efface devant le terroir.
    Tenter l’effacement total, la disparition complète, voilà l’artiste-interprète !  »

    Premièrement: c’était plus une forme d’humour vu l’exagération de la formule,en fait je n’ai fait que reprendre une phrase de Jean Rochefor qui à maturité dans son rôle d’acteur voulait arriver à toucher cet objectivité : l’effacement total de sa personne. J’avais trouvé la formule très fine et porteuse de réfléxion , nottament pour ceux qui surjoue.

    « J’ai d’ailleurs toujours était interpellé par des vins dont le monde entier connaît bien le nom du produit mais dont l’auteur reste quasi inconnu. Cela traduit souvent la force, l’assurance et la grandeur d’un terroir.  »

    Deuxièmement : ce n’est pas si simple que ça car ici on touche au marketing. certains dont le terroir ou la grandeur des vins( je vous rejoins donc ) n’est pas encore suffisamment reconnu ont pour vendre intérêt à mettre en avant leur nom ( avec derrière une personne et une phylosophie ( donc ce n’est pas péjoratif ). Un nom qui résonne à la place d’un terroir qui raisonne et oui, il faut vendre et c’est bien normal.

    Ceci dit, il est étonnant qu’un Bizeul percute plus qu’un Julien dans la tête de certains. Je pense qu’il y en a un des deux qui s’éfface davantage devant le terroir que l’autre et cela ne veut pas dire qu’ils n’accordent pas autant de place au terroir.

    Difficile à croire que personne ne réagisse devant tant d’incongruité et de suffisance ! Qu’est ce que le terroir sans le vigneron qui le sort du néant ? Où sont-ils, ces soit disants « vins dont on connait ne connait que le terroir » et que l’on boit sans se soucier de celui qui l’a mis au monde ? Des noms,des noms. Et des exemples précis, des notes de dégustation. Mais pas des mots lancés dans le vent, s’il vous plait !

    Il y a autant d’incongruité devant le prix de certains vins que dans la formule .
    L’ expression ‘sortir du néant’ marque bien un état d’esprit.Pour moi cette expression est d’autant plus ridicule que s’il y a un raisonnement trivial c’est bien : le vin est un tout , sans l’une des composantes terroir/cépage/vigneron, chacun de ses termes se retrouvent tout nu. Alors peut-être que la modestie de la formule de Rochefort a quand même un sens.

    Un bourgogne ? fffftttt ! Quel connaisseur achèterai un Clos Vougeot ou un Chambertin sans se soucier du nom du producteur ? Qui miserait sa voiture sur la qualité d’un vin AOC dont il ignore le nom du domaine ? Qui, pour continuer en Bourgogne, ne préfére pas un générique de Denis Mortet ou d’un autre grand vigneron à un grand cru vendu au bord de la route par un peigne-cul ? Qui boit du coteaux du noiret s’il n’est pas accouché par P. Alliet ? Pourquoi les caves coopératives qui m’entourent ne font elles pas de bons vins alors que toutes mes vignes, à l’origine, leur fournissait de bons raisins ? Qui échange un Ausone des années 70 contre un des années 2000. Idem pour Cheval Blanc… et tant d’autres , qui, changeant de maître sont revenu au top. Certes, le sous-sol et le climat ont une importance considérable, mais sans « metteur au monde », sans sueur, sans risque, sans moyens, sans vision HUMAINE, Il n’y a PAS de grands vins. Déplaçons marcel Guigal ou Dominique Laurent dans la plaine de Béziers et, dans cinq ans,leur vins, délicieux, s’arracheront. Confions à de un nos « casseur de péage » ou « bruleur de pneus », la Mouline ou la Landonne, et, dans cinq, les vignes seront bonnes à arracher et les vins d’une banalité à faire peur.

    Là , on touche un raisonnement qui est juste, mais ceci est plus dû à la médiocrité de certains vignerons que d’une prédominance d’un des trois facteurs ( vigneron/cépage/terroir) .
    Le jour où tout les vigenrons auront un niveau équivalent, qu’est ce qui fera la différence ? La réponse est évidente.
    Il n’empêche qu’aujourd’hui et je rejoins cet avis,la garantie de qualité est davantage dû à la qualité du vigneron qu’à terroir avec son nom mis en avant.
    La différence entre vous et moi et que je crois qu’il faut aussi raisonner uniquement par rapport à son domaine, à son terroir sans s’occuper des autres. si l’enjeu est de faire mieux que les autres sans penser à son terroir on en arrive sûrement à ces vins de garages, bodybuildés etc…
    Je pense donc que si pour le consommateur, le nom du vigneron est la principale préoccupation à avoir , pour le vigneron, je pense que ce n’est pas le cas.

    C’est pour cela qu’il m’étonne qu’un vigneron place le nom du vigneron davant celui du terroir.

    C’est cette impossibilité des français à reconnaitre la l’importance du créateur (l’artiste, dans certains cas, je persiste et je signe) sur le « terroir » qui est en train de tuer la viticulture française.

    Je l’a reconnais bien évidement, cela ne m’empêche pas d’affiner ce point de vu et d’en juger les limites.

    Trop nombreux sont les vignerons qui se gargarisent d’être assis sur un « terroir » et prennent cela comme excuse pour ne rien foutre, ne pas se poser de questions et faire des vins à peine correct, sans même se soucier du consommateur. Tout ca parce qu’on leur a rabaché qu’ils avaient un soit disant « terroir ». Et bien le résultat, on est en train de le voir.

    C’est avec ce constat que la réflexion ne s’approfondie pas.

    Ouf, j’ai fini. Merci d’avoir signalé mon blog. « Pompeux » ou non, je l’assume. Hervé

    Savoir communiquer son impression sur un vin à la grande majorité est donc une capacité .
    A ce sujet : les notes grillées c’est juste, l’autre mot se trouve dans un compte rendu présent sur ce site, je l’ai déjà oublié ( ce mot ) .

    Jmm

    Alors ! Pour la méthode gloabale ou syllabique ??

    Jmm

    Oui mais ça dépend :

    Sur les ftuirs etoquixes…c’est facile.

    Les netos mienalutrisne gélriles…c’est plus dur.

    Jmm

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