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Affichage de 20 réponses de 81 à 100 (sur un total de 108)
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    Participant

    « Comment peut on écrire de tels propos. J’ai acheté des primeurs depuis 82 dans les bonnes années… Faut pas écrire n’importe quoi »

    je ne prétends absolument pas détenir la vérité et si je précise bien que j’ai peu d’expérience, c’est pour éviter de me faire passer pour le contraire. Je me suis efforcé de relativiser mon propos avec des « il me semble », « peut-être », « j’ai plutôt l’impression », « ce n’est que l’avis d’un touriste ». Avec toutes ces précautions, est-il permis d’exprimer un avis qui alimente le débat ?

    Entièrement d’accord avec vous Claude, « un peu d’histoire ne fait pas de mal ». Et c’est en discutant sur ce forum que je me fais un peu de culture, je cherche juste à comprendre. Je formule des hypothèses qui me paraissent plausibles et j’apprécie vos réactions mais s’il vous plait ne me reprochez d’être trop jeune ou de manquer de culture alors que le principal moteur de mes interventions c’est justement de chercher à mieux connaître le monde du vin en vous faisant réagir à mes réflexions de béotiens qui ne demandent qu’à avancer.

    Pensez-vous que le système des primeurs est en train de mourir, que les Bordelais se sabordent ou que le système ne fait qu’évoluer ?

    lvc
    Participant

    « Sauf qu’en 1990 l’influence de Parker et de ses notes était à son apogée »
    dont acte, l’exemple est mal choisi. un Latour des années 70 vs Latour 2009 est peut être plus approprié pour illustrer mon propos sur la relation entre prix et incertitude sur la qualité du produit à l’achat.

    L’historien Lebègue explique qu’il y avait un « abonnement » établi sur la parole entre gentlemen du négoce et des châteaux dès le 19è siècle, puis que le système a commencé à s’organiser dans les années 50 avant de véritablement s’institutionnaliser dans les années 70 avec l’arrivée en force des consommateurs américains. Et ce n’est qu’au tout début des années 80 que les châteaux proposent leurs échantillons dans des campagnes de dégustation/notation/promotion (voir le lien, une mécanique de précision).

    Je viens de prendre connaissance de l’autre fil « primeurs, la fin d’un système » et en particulier les derniers articles mis en lien par Oliv. De ces articles, dont on relèvera qu’ils présentent exclusivement le point de vue des négociants, je retiens que dans le rapport de force entre négociants et châteaux de GCC ce sont ces derniers qui ont les moyens de dicter leur volonté jusqu’à ce jour. Que les négociants qui sont en train de se faire étrangler alertent comme ils peuvent leur entourage, on peut le comprendre. Qu’ils connaissent bien la situation dans laquelle ils se trouvent, on le leur accorde volontiers. Mais il ne faudrait pas prendre pour parole d’évangile la communication de ces parties prenantes du système. Peut-être bien que ceux qui s’expriment vont disparaitre (et je le regrette pour eux), mais rien ne permet de déduire que tout le système va s’effondrer également ! Ils seront très probablement remplacés par de nouveaux entrants ou par d’autres négociants qui ont les reins plus solides et qui récupèreront leur part de marché et seront allors beaucoup plus fort face aux propriétaires. Il est tout aussi envisageable que le rapport de force après ces trois dernières campagnes primeurs mauvaises pour le négoce se rééquilibre au détriment des châteaux et que les négociants se regroupent pour redéfinir les principes d’allocation.

    Si les prix des primeurs 2006 et 2007 calqués sur les prix des 2005 alors que la qualité n’était pas à la hauteur ont rendu les négociants exsangues, peut-être que pour le millésime 2008 les châteaux ont été contraint de baisser leur prétention en raison de l’assèchement de trésorerie des négociants alors que la qualité était justement bien présente (si l’on se fie à une partie des intervenants de ce forum). Peut-être alors assiste t on à un assèchement de trésorerie du négoce qui fait que 2014 sera à 2008 ce que 2013 est à 2007…

    lvc
    Participant

    il me semble qu’ à l’origine tout le système primeurs de notation par des dégustateurs pros n’existait pas et que dans ce contexte les acheteurs prenaient beaucoup plus de risques en faisant leurs achats aussi tôt. Pour que ce système soit un minimum attractif, les châteaux devaient baisser très sensiblement leurs prix.

    Ces dernières années, les notes et les commentaires disponibles parfois gratuitement sur Internet permettent de limiter les risques et servent même de campagnes de publicité. Celui qui achetait en 90 une caisse de Latour 89 ne savait probablement pas exactement quel niveau atteindrait le vin (très bon, excellent, exceptionnel ou peut-être seulement assez bon). 20 ans plus tard, Latour 2009 recevait les commentaires les plus élogieux qui puissent être donnés. Le vin était qualifié,avant sa mise en vente, d’exceptionnel à l’unanimité. EXCEPTIONNEL, de l’avis de tous… Dès lors, l’acheteur ne prend plus aucun risque sur la qualité du produit. Pourquoi les propriétaires le braderaient-ils permettant ainsi la floraison des spéculateurs qui se feraient des marges sans efforts sur le travail du château ?

    L’année dernière ou la précédente, d’éminents dégustateurs hurlaient au scandale du système des primeurs. Ils sont encore là cette année et contribuent par leur présence à la gigantesque campagne de pub internationale organisée par la place de Bordeaux. Je ne leur jetterai pas la pierre car il faut bien que chacun gagne sa vie et ils le font honnêtement (jusqu’à preuve du contraire). Il y a simplement une logique économique qui parait inéluctable qui est déterminée par la recherche du meilleur intérêt des châteaux. Mais ce n’est là que l’avis d’un touriste qui observe avec attention ce qui se passe à Bordeaux au cours des mois d’avril et de mai depuis tout le barnum fait au printemps 2010.

    A noter quand même, l’absence du gourou américain, et ce n’est pas la moindre, dans tout le cirque bordelais de cette année.

    Je ne pense pas que les châteaux « tuent » le système en primeurs, j’ai plutôt l’impression qu’ils l’optimisent ; et la mondialisation joue pour eux avec l’ouverture de nouveaux marchés et donc un accroissement de la demande notable et contre l’amateur de la classe moyenne française que nous sommes. Les grandes bouteilles nous deviennent de plus en plus inaccessible, c’est triste mais cela ne nous empêche pas de vivre car cela pousse l’amateur à la recherche de nouvelles pépites soit dans le Bordelais soit dans d’autres régions ou pays et Dieu sait que cette recherche, en elle même, et les découvertes qui en découlent peuvent lui procurer un profond plaisir. Last but not least, ces exportations de l’or rouge français permettent d’atténuer le déséquilibre de notre balance commerciale.

    Pour finir, il me semble qu’en 2009 et 2010, on pouvait faire d’excellentes affaires à condition de laisser de côté les stars et de viser juste en dessous en étudiant avec attention les tableaux réalisés avec beaucoup de soins par M Le Guern (que Dionysos le bénisse mille huit cent cinquante-cinq fois!)

    Guillaume

    lvc
    Participant

    bonjour et merci pour cette adresse.

    Voici ce qu’on peut lire en introduction de leur carte des vins, un véritable manifeste :

    « En cette année olympique saluons encore une fois la nouvelle médaille d’or française du tirage de balle dans le pied du patrimoine viti-vinicole. Contrôles fiscaux, D.G.C.C.R.F, descente de douanes, quand ce n’est pas l’interprofession qui s’y colle pour chasser le « vigneron naturel » qui n’a aucune velléité de rentrer dans le moule oenologico-organoleptique dessiné et décidé par les instances pinardières fussent-elles françaises ou européennes !

    Comment peut-on, dans notre belle France viti-vinicole, chasser l’élite des vignerons français sous prétexte de non utilisation de la pharmacopée œnologique, ou parce qu’ils produiraient des vins atypiques ? Qui sont ces censeurs décidant de la typicité ou de l’atypicité de nos plus grands vins ?

    Comment a-t-on pu, dans le pays du bon goût, porter au pinacle un gourou américain, qui n’a de mérite que d’avoir inventé la notation des vins sur un barème de cent points ? Il a certainement raté sa vocation dans le domaine de la peinture où nous serions curieux de savoir qui de Manet, Picasso ou Le Caravage mérite un cent sur cent…

    Comment a-t-on pu dans le pays de Rabelais et Curnonski ne pas vouloir écouter un Pierre Overnoy, Marcel Lapierre ou Jean louis Chave pour leur sagesse d’analyse et de réflexion ?

    Comment peut-on obliger nos vignerons bio, bio-dynamique ou naturels de se justifier en étiquetage sur leurs méthodes de culture ou de vinification, quand rien n’est rendu obligatoire pour les industriels pinardiers de faire figurer de manière légale sur les contre-étiquettes la variété incroyable des produits œnologiques ou autres intrants dans les processus de fabrication de ce qu’ils osent appeler du vin ?
    C’est un mensonge au citoyen buveur, sur la qualité, l’authenticité et la traçabilité du produit !
    […]
    Dans cet océan de pinards optiquement vides et organoleptiquement creux, saluons les efforts de belles maisons qui ont pour mérite d’essayer d’autres voies.
    […]
    Encourageons cette nouvelle génération de vignerons qui veulent relever le pari du terroir français, les Angéli, Pfifferling, Nicq, ou Puzelat, à l’inverse de ces industriels qui ne s’occupent que du « terroir-caisse ». »

    lvc
    Participant

    Bonjour,

    concernant 2013, j’ai lu un article qui expliquait que statistiquement, si on se réfère aux 20-30 dernières années, les printemps pourris en France sont suivis d’étés pourris. Donc, malheureusement, il est très probable que l’été soit mauvais.

    Guillaume

    lvc
    Participant

    j’ai quelques ste croix du mont génériques. J’ai le sentiment qu’ils sont un peu meilleurs un ou deux jours après leur première consommation.

    Je me suis amusé à laisser une de ces bouteilles à demi entamée pendant 6 mois en cave à environ 8-9 °C. Le résultat était très buvable.

    Je compte refaire l’expérience afin d’apporter un peu de précision.

    lvc
    Participant

    Phil,

    je pense aussi faire l’impasse sur 2012 et acheter peut-être uniquement une caisse de Rauzan-Ségla (j’ai quand même une réputation à soigner).

    j’ai fait mon nid à leur échoppe de Courbevoie mais j’irai peut être à leur dégustation du 8 juin à Bougival, comme c’est à vol d’oiseau de Paris…

    A plaisir de te rencontrer

    Guillaume

    lvc
    Participant

    Quand même, ce débat est très bordeauxcentré (je suis désolé si je mets les pieds dans la carafe, mais après tout, je suis nouveau donc vous me pardonnerez mes maladresses…) !

    Pour changer un peu d’air, voici la description la moins idyllique que j’ai trouvée pour le millésime 2012 dans le Rhône, région dont j’affectionne tout particulièrement les vins du sud (là encore, j’ai été fidèle à moi même en 2010 et 2011: en bon pigeon, j’ai acheté en primeur quelques Beaucastel et Tardieu-Laurent). Le texte est tiré du site de Tardieu Laurent dont on peut saluer l’honnêteté, 2012 a exigé des vignerons d’avoir de la chance et/ou une solide expérience :

    Le Millésime 2012 : une Année de contrastes !

    Laborieux, capricieux, incertain, versatile… Autant de qualificatifs qui s’appliquent à ce Millésime difficile.

    En effet, l’Année 2012 n’a pas épargné les vignerons : Même les plus avisés en ont quasiment « perdu le Nord »… ! L’hétérogénéité au vignoble porte d’emblée la marque des dégâts provoqués par le gel hivernal.

    Fort malheureusement, certains pieds de très vieux Grenache et Syrah ne résisteront pas. Perte d’un patrimoine précieux, impact sur les rendements de la vendange à venir, le vigneron est déjà sous pression…

    A contrario, les mois de juillet et d’août sont caniculaires, accélérant dans un premier temps les maturités, mais aggravant dans un second le stress hydrique.

    Fait rare, les vignerons bénissent les pluies qui tombent début septembre, des pluies bienvenues qui relancent la maturité phénolique des raisins. Au final, le choix de la date de récolte devient un véritable casse-tête !

    Au point que le ramassage des différents cépages, des différentes parcelles, suivra un ordre plus que largement inhabituel…

    Autre fait rare, les vignerons qui ont fait le pari d’attendre avant de débuter les vendanges ne sont pas forcément gagnants. Exception qui confirme la règle !

    A ce stade, alors que les cuvées sont en fin de fermentations, les Vins imposent pourtant leur réel potentiel : Ils affichent un très bon niveau, et nous conduisent par là même à admettre que du contraste peut naitre l’harmonie…  

    Concernant les tarifs (HT) (cave Bourdin) :

    CHÂTEAU DE BEAUCASTEL : 38

    Maison MICHEL TARDIEU :
    * Aoc Chateauneuf du Pape blanc « Vieilles-Vignes » 20,40
    * Aoc Vacqueyras « Vieilles-Vignes » 13,75
    * Aoc Gigondas« Vieilles-Vignes » 15,90
    * Aoc Chateauneuf du Pape 18,35
    * Aoc Chateauneuf du Pape « Vieilles-Vignes » 27
    * Aoc Chateauneuf du Pape « Cuvée Spéciale » 27

    Il me semble que les prix de ces deux dernières bouteilles en 2010 et 2011 étaient de 32/33 € voire 36/37

    Guillaume

    lvc
    Participant

    Pour les tarifs de la cave Bourdin :

    CHÂTEAU DE BEAUCASTEL : AOC Châteauneuf du Pape (rouge)

    X 1 bouteille de 75 cl ou 1magnun de 150cl minimum par qualité // Prix Unitaire

    la blle HT 38 TTC 45,45

    le mag HT 76 TTC 90,90

    DOMAINE DE TREVALLON : VDP Des Bouches Du Rhône (Rouge) // Prix Unitaire

    x 3 mini bouteilles de 75 cl / qualité ou 1 magnum de 150cl1 Magnum(150Cl) ou 1 Jéroboam (300Cl)

    VDP Des Bouches Du Rhône Rouge :

    la blle HT 25,70 TTC 30,74

    le magnum HT 53,50 TTC 63,99

    le jéroboam HT 126,50 TTC 151,29

    lvc
    Participant

    « Ben voyons, ils sont motivés par quoi alors ? Par l’amour du vin ? Allo, Allo, quoi ? »

    JB, je n’ai jamais prétendu que ces groupes étaient philantropes ou motivés par l’amour du vin (cela dit, leurs pdg doivent bien avoir des goûts de luxe pour leurs repas…). Je pense que s’ils ont fait l’acquisition de châteaux ou qu’ils ont fait l’effort de devenir actionnaires majoritaires (mea culpa, on parle bien d’actions), leur décision s’inscrit dans une stratégie sur le long terme. Je partage l’avis de Greg :

    « Quels sont les actifs principaux de cheval blanc, lafitte ou petrus ? Un terroir peut-être, un savoir faire peut-être mais surtout une valeur de marque. Pensez vous sérieusement que le dirigeant d’un de ces châteaux va prendre le risque de détruire son principal avantage compétitif pour quelques centaines de milliers d’euros supplémentaires? Cela serait le pire des arbitrages…. »

    Pour preuve que la vente de bouteilles à tout prix n’est pas forcément leur objectif, Yquem a décidé de ne pas sortir son millésime 2012, or son actionnaire majoritaire est LVMH. Donc absolument d’accord : si des multinationales achètent des pierres et de la terre dans le bordelais, c’est uniquement dans leur intérêt, mais je pense qu’il s’inscrit dans la durée et qu’en conséquence elles ne feront pas n’importe quoi. C’est leur intérêt que le domaine soit géré correctement et de laisser ceux qui savent faire le vin continuer à le faire en interférant au minimum. A mon avis, Pierre Lurton qui a fait ses preuves doit avoir les coudées franches du moment qu’il produit des vins de luxe et non au rabais.

    Guillaume

    lvc
    Participant

    Effectivement Luc, en grand naïf que je suis, je me devais de faire cette précision !

    Plus sérieusement, la stratégie d’un propriétaire, aussi louche soit-il qu’un LVMH, Bouygues ou AXA, n’est quand même pas la même que celle d’un actionnaire (c’est le terme qui a été employé et pas tout à fait innocemment à mon avis…) motivé par un rendement élevé à court terme.

    LVMH, on peut comprendre son achat : produit de luxe, diversification.
    Pourquoi les autres sociétés achètent ces chateaux ? Probablement essentiellement pour leur image de prestige et peut-être aussi valeur refuge. Si c’est le cas,à leur place, je laisserai ceux qui savent faire un vin de réputation internationale continuer à le faire et je me garderai bien d’intervenir dans les décisions techniques, comme la réalisation d’échantillons primeurs et je me méfierai comme de la peste de tout ce qui pourrait entacher la réputation de mon domaine.

    Je suis tout à fait prêt à admettre que les échantillons sont truqués. Mais pas sous la pression d’actionnaires requins. Je vous laisse continuer cette intéressante discussion sans moi car j’ai très peu de connaissances sur ce sujet.

    Guillaume

    lvc
    Participant

    Excuse moi, j’ai oublié la signature. Merci pour vos réponses. Mais il s’agit plus de propriétaires que d’actionnaires motivés par les rendements.

    Guillaume

    lvc
    Participant

    bonsoir,

    des actionnaires ???

    est-il possible d’avoir un ou deux exemples ?

    lvc
    Participant

    on a quand même bien bossé ce week-end : 13 pages en 3 jours. Soit la moitié de ce qui s’était écrit entre l’ouverture de ce fil, en novembre de l’an dernier, et le 17 mai.

    Félicitations à tous 😀 !!

    lvc
    Participant

    « J’ai acheté les vins suivants et j’assume :  »

    quand on s’arrête deux seconde, le « et j’assume » serait presque surréaliste si on ne connaissait pas l’historique de la discussion sur ce fil !

    Bravo pour tes achats et je te souhaite bien du plaisir à leur dégustation.

    de la part d’un autre pigeon

    lvc
    Participant

    Ca devient difficile d’intervenir, tellement le flux de message est devenu élevé sur ce forum.

    Michel,
    Il est surement intéressant d’acheter les vins aux enchères ou sur ebay mais qu’est-ce qui garantit la bonne conservation de ces bouteilles ?

    2eme remarque : pour savoir que Brane Cantenac 2004 est super et qu’on peut le trouver à un prix très intéressant mais uniquement en Belgique ou aux enchères, c’est à dire bien à l’écart des circuits de distribution traditionnels et facilement accessible connusde tous (Leclerc, Nicolas, Millesima), eh bien il faut quand même avoir de la bouteille ! J’y viendrai probablement un jour, mais quand j’aurai un peu plus de bagages. Mon mode d’achat préféré reste la déambulation et les découvertes au cours des 2 salons de vignerons indépendants sur Paris (le samedi excepté).

    lvc
    Participant

    Friends, je fais le même constat que toi. Tous les rouges que j’ai acheté en primeur 2009 ont pris au moins 30 %. Les quelques CR déposés cette année sur LPV sur ces vins sont très enthousiastes. Etonnamment les liquoreux que j’ai achetés à cette occasion, ont aussi pris entre 10 et 30 %.

    Après ce constat, on n’a pas l’intention de vendre nos précieux flacons mais on est simplement très heureux de ne pas avoir attendu leur sortie sur le marché pour les acheter. Il me semble que les avis sur le millésime 2009 ont été confirmés en 2012, on peut raisonnablement être optimiste quant à leur évolution.

    lvc
    Participant

    je suis exactement du même avis que toi, Friends.

    cela dit quand le vin est très bon mais aussi bon marché, c’est pas mal de le signaler aussi pour casser les préjugés et encourrager à acheter.

    lvc
    Participant

    « ce qu’il est, on en sait absolument rien et une grande partie du problème est là !  »

    Michel, si ton propos se rapporte au vin proposé en primeur, je ne suis pas tout à fait d’accord. Les dégustateurs, reconnus, du monde entier se présentent aux dégustations. Ils engagent leur nom et leur réputation dans leurs recommandations. Bettane, Desseauve, Parker, Robinson, Quarin, Suckling, etc…

    Une fois que ces personnalités donnent leurs avis et conseils et qu’on les recoupe, on peut se faire une idée de la qualité du vin (si certains ont constaté que les critiques faites par ces dégustateurs de renom lors du barnum des primeurs ont souvent été erronées, ce serait très intéressant de le savoir) . Ces informations essentielles font quand même diminuer considérablement les risques de mauvais achats pour les consommateurs. Si le risque diminue, lla demande augmente, le prix augmente, c’est la logique des primeurs et tout bénef pour les producteurs de GC.
    Si on organisait aujourd’hui les primeurs sur le millésime 2013, nous n’aurions pour le coup aucune infomation et les prix seraient beaucoup plus bas, comme dans le bon vieux temps! Mais évidemment, les chateaux n’auraient aucun intérêt à revenir à l’ancien système.

    Tant que Parker & co donneront leur caution, les acheteurs feront rarement d’excellentes affaires en achetant en primeur. Les tableaux de Bertrand Le Guern qui comparent les prix primeurs avec ceux du marché montrent que c’est quand même possible.

    lvc
    Participant

    Bonsoir Frédéric,

    je te remercie de m’appeler par mon prénom et non par « celui qui va jusqu’à faire un emprunt ». Ce type de remerciement est lui pour le coup surréaliste sur un forum de personnes qui partagent une même passion : le vin dont le principal intérêt est d’assurer une bonne convivialité entre ceux qui le partagent… Autant la photo est drôle, autant je trouve ce traitement discourtois. Passons.

    J’ai peut-être été mal compris. Je parle de spéculation sur les GC comme d’un calcul, pas comme d’une opération financière qui consisterait à revendre des bouteilles sur le marché.

    Quand tu penses  » je suis convaincu que tu ne les trouveras pas à ce prix dans deux ans », tu spécules que si tu veux un 2012, ton intérêt est d’acheter aujourd’hui et que retarder ton achat te coûterait plus cher. D’autres font la spéculation inverse. Je réagissais surtout au choix de prendre 2008 comme année de référence pour les prix. Ceux qui n’ont aucun grand cru de bordeaux dans leur cave mais qui aimeraient en acquérir, ont-ils intérêt à acheter maintenant car les prix sont à peu près raisonnables, comparables à 2008 pour certains, et parce que les prix continueront à grimper comme on l’observe globalement depuis 30 ans. Ou faut-il faire la spéculation inverse : les prix sont stratosphériques, nous sommes dans une bulle, fatalement les prix s’écrouleront un jour ou l’autre et es acheteurs ont intérêt à attendre.

    J’ai le sentiment que chaque année, comme ce soir, les lpviens s’empoignent en raison de cette divergence d’analyse. Pour ma part, en tant que néophyte, je pense, mais je n’en n’ai pas la conviction, que les prix sur les GC plébiscités, pour les millésimes à venir, ne seront plus jamais nettement en deça de 2008 et que si on achète un vin 2012 à un prix primeur de 2008 à qualité équivalente entre ces deux millésimes, on fait un achat intéressant. Donc en 2012, Pape Clément, Pavie-Maquin, Rauzan-Ségla, entre autres, me paraissent intéressant. Haut-Bailly, Smith Haut Lafitte, non. Il me semble qu’on n’a pas besoin de faire autant de spéculation pour acheter un très bon rhône, alsace ou loire.

    Evidemment, ces considérations sont sans intérêt pour ceux qui ne cherchent pas acquérir de GC bordelais avec de très bonnes critiques au meilleur prix.

    Tout le monde n’a pas l’opportunité de gouter les vins en primeur et de discuter du vin lui-même comme certains le regrettent. Avant de pouvoir le gouter ou de pouvoir le boire, beaucoup d’entre nous devons auparavant l’acheter, et si possible aux meilleures prix. Les échanges sur les stratégies d’achat ou sur les analyses économiques du marché du vin ont donc à mon sens toute leur place sur ce fil. C’est par ailleurs aussi intéressant en soi.

    Cordialement,

    Guillaume

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