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  • LBF38
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    Bonjour,

    Etant donné que j’ai réalisé la carte de l’Hermitage ci-dessus (tout en bas de la page 1) et qu’il n’y a aucun « lien » vers le document original complet, je me permet de rajouter cela à toute fin utile: https://www.degustateurs.com/forum/forum_posts.asp?TID=6448&KW=hermitage

    Etant donné que cette carte est, en l’état, imprécise, je rejoute également le commentaire ci-dessous:
    L’image vient du site geoportail et a été retravaillée sur Paint. L’attribution des parcelles a été realisée en utilisant une carte illustrant le guide : « The Wines of the Northern Rhone » de John Livingstone-Learmonth. D’après les notes de l’éditeur, le document original aurait été fournit par Inter-Rhone.
    Précision : J’ai réalisé la délimitation des parcelles « à main levée » et il y a probablement quelques erreurs et/ou imprécisions. En particulier sur la parcelle « Varogne », sur la délimitation Est de « l’Hermite » et sur le Nord du Lieu-dit « L’Homme ».

    Je travaille actuellement sur une version bien plus précise grace au cadastre numérique mais celle-ci n’est pas encore suffisament avancée pour la publier sur l’internet.

    Amicalement,

    Laurent Bouffier

    LBF38
    Participant

    [B]Samedi 13 Mai 2006
    Dégustation  » Société Vega 74  » à St Germain sur Rhône[/B]

    Indiscutablement, le couple Françoise & Patrick Joffray ne conçoit pas le commerce et la vente primeur comme les autres. En effet, quoi de plus éducatif qu’une dégustation avec les propriétaires et/ou les œnologues conseilles pour mieux sonder et comprendre les différences d’expression du Merlot (assemblé en proportion variée avec les deux cabernets) sur la rive droite de la Gironde. Alors que l’on ne parle que du 2005 qui semble sur le bout de toutes les lèvres, que faire de mieux sinon une comparaison deux à deux des 2004 & 2005 pour faire ressortir les différences qui signent le millésime et les similitudes qui évoquent la vrai personnalité d’un cru. Toujours est-il que nous nous trouvons rassembler à St Germain sur Rhône, à la frontière départementale entre la Haute-Savoie et l’Ain pour une belle après midi de dégustation.

    [B]Bordeaux supérieur, Château Gree Laroque :[/B] Le vignoble se situe dans le prolongement de Fronsac sur des sols frais avec deux parcelles calcaires et une plus limoneuse. [B]2005[/B] présente une robe violine intense et brillante. L’élevage avec 60% de bois neuf est plutôt marqué même si les fruits rouges s’imposent arômatiquement. L’ensemble est tannique, sapide et velouté à la fois. La belle longueur sèche tout de même en fin de bouche. [B]Bien[/B]
    [B]2004[/B] se pare lui aussi d’une robe engageante, rubis foncée. Le cassis domine le nez avec une petite pointe lactique. L’attaque se fait tout en souplesse mais le milieu de bouche gagne en fermeté. Un équilibre frais, sapide et plutôt agréable. [B]Bien[/B]
    [B]2001[/B] est pile au moment de son évolution ou le fruit encore présent cède progressivement la place à une évolution tertiaire sur le cuir et les champignons des bois. Le millésime, on ne peut plus classique, dévoile la noble évolution de ce Bordeaux supérieur décidément très bien travaillé. [B]Bien +[/B]

    C[B]ôtes de Francs, Château Puygueraud :[/B] La couleur encore profonde est violine et signe une constance dans ce millésime [B]2005[/B]. Le nez est très différent, toujours du fruit mais très expressif, avec des notes de myrtille et de groseille. La bouche est plus charnue, avec un côté sanguin, du gras. Le boisé apparaît à ce stade plus noble et mieux intégré. Un ensemble très flatteur qui termine sur une touche de fève de cacao. [B]Très Bien[/B]
    Le nez du [B]2004[/B] est infiniment plus réservé. A l’aération, les fruits rouges sont complétés par une agréable note de chocolat. Dans ce millésime plus froid, le vin est plutôt structuré et ferme. A attendre donc encore quelques années. [B]Bien[/B]

    [B]Côtes de Castillon, Domaine de l’A :[/B] Le nez du [B]2005[/B] est fermé et se livre mal, un peu comme celui de Puygueraud. A l’aération, un fruit pur de cassis apparaît, complété par la vanille et une touche amylique. La matière présente une attaque douce, avec un milieu de bouche concentré et une fraîcheur qui fait très  » terre froide « . Superbement équilibré, avec un grain magnifique, il termine sur une note de truffe qu’il est rare de trouver dans des vins si jeunes. [B]Très Bien +[/B]
    Au nez, le [B]2004[/B] sonne bien mûr. Parée d’une robe rubis profonde, il émane du verre des notes de framboise, de mûre et de grains de café torréfiés. La bouche est très fruitée, explosive et le boisé luxueux est travaillé mais répond au naturel du fruit. L’ensemble est très racé. [B]Très Bien[/B]

    Côtes de Castillon, Château d’Aiguilhe : Revoilà un 2005 expressif, à la robe profonde et au nez de fruits rouges mêlés de notes de menthol et d’eucalyptus. Le fruit explose littéralement et la bouche très vanillée, sonne un vin plus travaillé, dans un style plus international. La finale sèche un rien. [B]Bien [/B]+
    [B]2004[/B] joue dans un registre plus fin, il est souple et l’élevage est encore très présent dans un registre torréfié/grillé. Il se présente moins structuré que le domaine de l’A et sa finale sèche un peu. [B]Assez Bien[/B]

    [B]Saint Emilion GC, Château Quercy :[/B] L’échantillon [B]2005[/B] que j’ai dégusté présentait une touche d’oxydation perceptible. Le nez, sur la framboise se pare d’un fruit très mûr, moins structuré que le vin précédent, il est très souple et déjà accessible. La finale se dessine sur une touche de caramel et un fumé marqué. [B]Assez Bien[/B]
    Beaucoup moins marqué par son élevage que d’Aiguilhe, le Quercy [B]2004[/B] est souple et présente un fruit très friand. Belle bouche sans creux aucun dans un millésime qui a souvent souffert d’une production abondante, le vin finit sur une longueur intéressante. [B]Assez Bien +[/B]

    [B]Saint Emilion GC, Clos l’Abba :[/B] Assemblage à hauteur de 90% de merlot complété par 10% de Cabernet Sauvignon sur sol argilo-calcaire. [B]2005[/B] : Nez de cassis, de pâtisserie et de vanille. L’acidité est plus basse. Le vin même s’il n’est pas très complexe à ce stade est souple, on prend déjà un grand plaisir à le boire et il sera prêt plus vite. [B]Bien +[/B]
    La mise du Clos l’Abba [B]2004[/B] est prévue fin juin. A l’issu de son élevage, il présente un beau nez floral et sur la framboise. La bouche est très équilibrée avec de beaux tanins souples et de la fraîcheur. Une belle réussite du millésime. [B]Bien[/B]

    [B]Saint Emilion, Trois Origines :[/B] Un domaine repris depuis peu, 95% de merlot et une vigne tenue en biodynamie depuis 1982. Le robe de ce [B]2005[/B] est riche en pigment. Le nez bien que peu complexe présente une expression pure de cassis. La bouche est charnue, avec un beau grain, des notes de torréfié/grillé qui évoque l’élevage et une finale poivrée. Il sèche très légèrement en final. Bien même si ce style, qui d’ailleurs plaira à une clientèle plus large, n’a pas ma préférence.

    [B]Saint Emilion GCC, Clos de l’Oratoire :[/B] Ce [B]2005[/B] présente un nez plutôt ouvert et complexe : fruits rouges, framboise. La bouche est très souple, empreinte d’une grande minéralité et de la fraîcheur. C’est un jus très vivant, pas encore tout à fait en place, avec un milieu de bouche riche et des notes fumées. Un beau jus très flatteur et naturel, qui n’a pas l’air d’être très travaillé. Une grande réussite dans ce millésime. [B]Très Bien +[/B]
    En [B]2004[/B], le vin démarre sur un beau nez fin de framboises légèrement poivrées. Sur ce millésime, le côté  » froid  » du terroir est plus évident qu’en 2005 avec une structure un peu austère et des tanins plus marqués. La finale est un peu sèche en l’état et finit sur une note de cacao amer. A attendre… [B]Bien +[/B]

    [B]Saint Emilion GCC, Château Canon-la-Gaffelière :[/B] Ici, c’est le grand écart par rapport au Clos de l’Oratoire : Les vignes se trouvent en bas de côte, sur un substrat plus sablonneux et 40% de cabernet franc entrent dans l’assemblage. Le [B]2005[/B] possède un nez très mûr de framboise et cassis. La bouche est très veloutée et évoque l’encre de chine par sa concentration. Malgré une touche d’acidité, le style est plus chaleureux, plus solaire et en l’état, j’avoue une légère préférence pour le Clos. [B]Très Bien +[/B] tout de même.
    Sur [B]2004[/B], le nez est superbement engageant avec beaucoup de fruits rouges. La bouche , à nouveau très solaire présente beaucoup de charme dans son dessin. Fruits mûrs, épices douces et tanins suaves sur cette belle réussite du millésime. [B]Très Bien[/B]

    [B]Saint Emilion PGCCB, Château Beauséjour Duffau-Lagarrosse :[/B] Le [B]2005[/B] est vraiment l’un des sommets de la journée. Grand fruit pur de bourgeon de cassis et de groseille, notes de cèdre et de brioche au beurre. Vraiment, quel nez ! Pas exubérant mais plutôt intense et complexe, avec une grande évolution dans le verre, la classe. La bouche qui suit est superbe, très concentrée, presque massive mais avec un touché de bouche soyeux et un grain parfait sans la moindre aspérité. Beaucoup d’émotion à la dégustation et même si l’enfant est encore bien jeune, il est dors et déjà [B]Hors Norme[/B].
    Encore un [B]2004[/B] bien réussi avec une superbe maturité de fruit, de la mûre au nez, complétée par la liqueur de cassis et la violette. La bouche qui suit est grasse, ample, très plaisante. Intense, floral et complexe, j’adore ce style même s’il est moins concentré que son cadet d’un an. [B]Très Bien[/B]

    [B]Saint Emilion GCC, Château Bellevue : [/B]La proximité géographique avec son voisin Beauséjour m’apparaît clairement dans la dégustation du [B]2005[/B]. Même si son expression est moins complexe et moins intense, le fruit de cassis est bien défini. Cependant le vin se goûte aujourd’hui un peu austère et a du mal à se livrer malgré une belle sapidité et du répondant en final. [B]Très Bien[/B] mais pas dans une phase très docile.
    On perçoit à nouveau cette filiation en [B]2004[/B] avec un côté floral précis (violette). Le fruit est également présent avec la framboise et la bouche présente une belle fraîcheur. [B]Bien +[/B]

    [B]Saint Emilion GCC, Château Larcis Ducasse :[/B] Les vignes sont superbement situées dans la Côte Pavie, il y a très peu de sol et le substrat est du calcaire fossilisé. [B]2005[/B] : Le fruit explose au nez avec une dominante de cassis, framboise et une touche de moka. La bouche est tout simplement énorme, avec de la mâche, du gras. Ce vin est profond, massif et exubérant. La puissance est considérable et la montagne de tanins serrés répond impeccablement à la qualité du fruit. La révélation du millésime et un vin [B]Hors Norme[/B] au même titre que Beauséjour.
    Voilà un [B]2004[/B] plutôt viril qui ne renie en rien sa puissance. Très belle expression de fruits et d’épices douces. L’attaque est douce puis le milieu de bouche gagne en fermeté et monte en puissance. Moins concentré tout de même que le 2005, il reste une belle réussite. [B]Très Bien[/B]

    [B]Saint Emilion GC, Château Rol Valentin :[/B] Je rappelle que ce Château est situé à la limite de l’appellation, vers la frontière avec les Côtes du Castillon, sur une fracture calcaire. L’analyse géologique a permis de mettre en évidence 16 natures différentes de sols qui sont tous élevés séparement. Voilà un vin qui a divisé, en tout cas cela est vrai pour l’échantillon [B]2005[/B]. La robe est loin d’être la plus extraite de la journée. Le nez est flatteur, très floral, sur la violette, avec du fruit et surtout un côté crayeux affirmé. A la fois précis et plaisant, son acidité semble plus élevée que la moyenne. L’ensemble est à la fois sensuel et très rigoureux, structuré en fait. [B]Très Bien +[/B]
    Le [B]2004[/B] m’a paru un peu moins convainquant malgré son nez fin, retenu et sensuel. Beau touché de bouche, comme une caresse et toujours une impression de finesse. Pas de creux et une réelle montée en puissance lorsqu’on le déguste. [B]Bien +[/B]

    [B]Saint Emilion GCC, Château Pavie Macquin :[/B] Pavie Macquin présente un profil fort différent des autres crus de la Côte Pavie car il est situé plus en hauteur, sur le plateau. Le nez du [B]2005[/B] est très complexe, avec de l’intensité : mûre sauvage, violette, des notes torréfiées et de truffe fraîche. La bouche est très posée, sérieuse et en fait plutôt virile. L’extrait est riche, solaire mais ni exotique ni exubérant. Un vin qui ne se livre que par touches aujourd’hui et qu’il faut un peu aller chercher. [B]Excellent[/B] et d’un grand potentiel de garde.
    Pour moi, le [B]2004[/B] est une révélation avec l’un des nez les plus extraordinaires du millésime. Grande impression de maturité du fruit, très complexe, long et racé. Deux vendanges en vert (une en juillet et une en août) ont été nécessaire pour parvenir à ce résultat et la concentration obtenue est parfaitement équilibrée par un pH très bas qui apporte fermeté et fraîcheur. La fin du verre offre une expression très pure de framboise. [B]Très Bien +[/B]

    [B]Saint Emilion, La Mondotte :[/B] Ce cru s’étend sur quelques 4 hectares et les vignes de 60 ans posées sur un sol superficiel se régulent d’elles même autour de rendement très bas, de l’ordre de 20 à 25 hecto/hectare. Essentiellement calcaire, le substrat est également très argileux par endroit et l’exposition est Sud. Le [B]2005[/B] présente un caractère très vivant. Le nez évoque le cassis et la framboise mais c’est surtout la bouche qui est impressionnante par son caractère gras, enveloppant. La puissance est parfaitement intégrée, avec une acidité parfaite et une grande richesse de concentration. Même si je préfère le style retenu et frais du Pavie Macquin, je ne peux que trop facilement comprendre pourquoi les clients fortunés s’arrachent se genre de flacon qui se livre de lui même avec beaucoup de générosité et de sensualité. [B]Excellent [/B]
    Le [B]2004[/B] de La Mondotte est une très belle réussite du millésime et l’unité de style avec le 2005 est évidente sur ce cru. En quelques mots : Luxuriant, puissant, flatteur et riche. Il est toutefois un peu plus sec et chaleureux que Pavie Macquin mais c’est un style bien à part, qui ne peut laisser personne indifférent. [B]Très Bien +[/B]

    En résumé donc, un belle après midi avec la Rive Droite qui tient ses promesses en 2005. Les vins sont homogènes et les réussites très qualitatives. 2005, un grand millésime bordelais ? La phrase que l’on entend partout en ce moment n’est sans doute pas complètement erronée !
    Ensuite, 2004 plutôt boudé par la critique ne s’en sort pas si mal et l’on peut même trouver des superbes réussites dans ce millésime.
    Remerciements à Jean Luc pour la possibilité qu’il m’a donné de déguster ces crus, Françoise & Patrick Joffray pour leur accueil et leur dynamisme.
    Remerciement également à Nicolas Thienpont, Stéphane Appelbaum et surtout Stéphane Dérénoncourt pour leur disponibilité et leur modestie.
    Pour terminer, quelques phrases piochées au cours de notre conversation qui reflètent bien l’état d’esprit de Stéphane Dérénoncourt :
     » Le vin n’est pas fait pour épater, il est fait pour régaler  »
     » J’ai fait les vins comme je les aime et j’ai eu de la chance que cela plaise  »
    Et pour finir, une petite dernière qui reflète bien l’approche très bourguignonne de Stéphane :
     » Il n’y a pas de connaissance du vin sans connaissance des sols « 

    LBF38
    Participant

    Laurent,
    merci pour ces précieux commentaires qui nous donnent une très bonne idée du style de chaque vin dégusté.

    LBF38
    Participant

    Bonjour,

    Nouveau sur le site, je n’ai pas l’habitude d’intervenir autrement que pour parler des bouteilles que j’ai dégusté et répondre aux commentaires d’autres amateurs. Toutefois, je me permets d’intervenir ici.

    Ce débat est stérile, il n’apporte rien au site LPV. L’information précisant que l’animateur d’un club de dégustation revend une partie des vins qu’il achète (ce qui ne regarde que lui) a été donnée et nous ne sommes certainement pas là pour faire la police. A mon sens, les dicussions devraient s’arrêter là.

    LBF38
    Participant

    Récapitulatif des prix des Sauternes 2005 sur chateauprimeurs
    (en euros HT)

    Filhot 16,40
    De Myrat 20,50
    Rabaud Promis 25,50
    Rayne Vigneau 25,90
    De Malle 26,00
    Sigalas Rabaud 26,75
    Lafaurie Peyraguey 33,00
    Tour blanche 33,50
    Rieussec 48,00
    Suduiraut 50,00

    Il y a clairement deux écoles, ceux qui ont su rester sages … et les autres!

    LBF38
    Participant

    Autant de nouvelles pistes à explorer pour moi…
    Merci.

    LBF38
    Participant

    Autant pour moi, 74,5% d’augmentation et à 48 euros HT, Rieussec ne se sera jamais vendu aussi cher en première tranche…

    LBF38
    Participant

    J’espère que ces fameux sauternes 2005 sont aussi réussi qu’on le dit.
    Sur le site https://www.chateauprimeur.com

    Rieussec 2005 est à 48 euros HT contre 27,5 pour le 2004 (on frise les 50% d’augmentation…)

    LBF38
    Participant

    Merci Monsieur Audouze pour ce fort beau compte rendu que vous avez su rendre très vivant. Les vins et les mets se succèdent et je suis à vrai dire un peu dérouté par la nature des accords. En particulier la Langoustine juste poêlée qui semble bien s’accomoder d’un vieux millésime de Lafite (à moins que ce ne soit l’inverse), est pour moi un accord plutôt atypique.

    LBF38
    Participant

    [b]CR: Domaine Jean-Michel Gérin
    Soirée Dégustation du Jeudi 13 Avril 2006
    Cave L’Echanson à Grenoble[/b]

    Condrieu « La Loye » 2004 : Robe dorée, claire et brillante. Le premier nez est légèrement fermentaire puis s’ouvre sur le bergeron et la pêche avec un beau côté floral. Le nez est en fait plutôt retenu et n’explose pas littéralement comme dans un Condrieu classique à l’allure plus flatteuse. L’attaque est souple alors que je l’aurai préféré plus incisive. Par contre la bouche est très minérale (pierre chaude) et l’acidité bien soulignée dans la trame et équilibrée par un gras qui ne domine pas. Un peu austère encore aujourd’hui pour un vin qui demande du temps. La finale termine légèrement épicée (sur des notes de poivre blanc). Atypique par son manque d’exubérance mais une interprétation très personnelle dans laquelle le sol et la vinification parlent plus fort que l’expression variétale du cépage. Bien

    Vin de Pays des Collines Rhodaniennes Syrah 2004 : La robe est rubis mais avec le bord du disque plus clair que le centre. Le nez est très cassis, réellement intense mais un peu simple arômatiquement. La bouche présente un fruité croquant et friand souligné par une acidité affirmée et un petit trait de vert malgré un égrappage total. Le milieu de bouche est souple, il manque un peu de concentration mais s’affirme tout de même dans une finale persistante à ce niveau d’appellation. Une petite confidence : Deux achats de raisin entrent dans cette cuvée. Le premier est limitrophe de Brézème tandis que l’autre s’étend sur une zone calcaire dans la direction du Diois. Assez Bien

    Côte Rôtie « Champin Le Seigneur » 2004 : Robe évidemment plus soutenue même si elle est loin d’être noire. Nez plus complexe avec des dominantes de poivre et de fruits rouges (cassis et mûre) et surtout de violette. Le vin est très flatteur avec une bonne acidité et surtout un caractère sanguin si caractéristique qui rend le jus très vivant. La bouche qui se complète par de légères touches vanillées et un côté fumé termine fraîche. Pour J. M. Gérin, il s’agit du millésime le plus classique depuis pas loin de 25 ans. Belle suavité qui est peut être amplifiée par les 10% de Viognier qui entrent dans l’assemblage réalisé dans la cuve et suivi par un élevage en barrique écourté à 17 mois pour ce millésime. Bien

    Côte Rôtie « Les Grandes Places » 2002 : J. M. Gérin sait le caractère difficile du millésime mais il est fier du résultat obtenu grâce à un tri sévère et voulait absolument nous présenter ce millésime. La robe est relativement foncée et le premier nez évoque l’élevage en barriques neuves (torréfaction, café grillé et vanille). Le cassis domine ensuite mais sans aucune verdeur et la bouche est bien pleine malgré un léger creux en milieu de bouche. Le vin finit long même s’il ne s’agit pas d’un monstre de concentration. A bilan, un grand terroir qui s’en sort avec les honneurs dans le contexte du petit millésime que l’on sait et un vin qui me semble à entendre car encore marqué par son élevage. Bien

    Côte Rôtie « La Landonne » 2003 : On dit souvent que les vins issus du climat Landonne sont les plus typés Hermitages de la Côte Rôtie. Chez ce producteur et dans le millésime caniculaire (la vendange a commencé le 17 août), l’adage n’est pas vérifié et le vin s’offre directement, sans retenue aucune. Après une robe rubis foncée et un côté légèrement animal qui s’estompe très rapidement, le nez envoûtant et complexe évolue dans un registre très classique : Cassis bien sûr mais surtout très floral (violette et lilas). L’attaque est douce et salivante pour un jus très concentré, fumé, terreux et sanguin qui monte en puissance au cours de la dégustation. Beaucoup de fruits en bouche, de la mûre mais qui ne « confiture » pas, du glycérol et des tanins très doux. Finale fumée, minérale légèrement épicée et très belle longueur. Très bien

    Côte Rôtie « Les Grandes Places » 1997 : La robe n’est pas très évoluée pour un vin qui compte déjà plus de huit ans. Le nez n’est pas très engageant, avec un caractère animalo-réducteur marqué (écurie, jus de viande, venaison). Les arômes qui complètent le tableau sont évolués : sur le cuir, les épices, le piment doux. La bouche est bien meilleure que le nez, bien en place, avec de la puissance et un côté très tourbé qui pourrait rappeler un Single Malt provenant de la région des « Islay ». Le milieu de bouche sonne un peu animal aussi. Le vin est construit mais je n’adhère pas du tout au profil aromatique. Il devrait probablement mieux se comporter à table mais j’avoue que pour moi, c’est un peu difficile d’accrocher en dégustation. Assez Bien sans plus

    Condrieu « Vendanges Suprêmes » 2000 : On termine sur une douceur avec ce Condrieu vinifié dans un style vin de paille. La Robe est jaune avec des reflets orangés – cuivrés. Le nez est très complexe avec des notes de caramel, d’écorce d’oranges confites, de cédrat et de miel. La bouche qui suit présente le même registre et on découvre à nouveau une kyrielle d’arômes : Raisin de Corinthe, cannelle, clou de girofle, et une touche balsamique. L’ensemble est doux (14° d’alcool pour des SR > 110 g/L) mais équilibré par une certaine fraîcheur. Le vin, relativement long, termine sur des amers fins et persistants. Un vin à part qui faute d’être vraiment grand présente beaucoup de complexité et d’originalité. Bien +

    LBF38
    Participant

    D’après ce que j’ai lu ici : [URL=https://www.pjwine.com/html/wow_05_07_04.html][/URL]

    « To make Fra Fulco, Toni Alcover favors traditional, careful, and extremely judicious winemaking methods over new technology. From four sites of beautiful 100-year-old Carignan vineyards, Toni obtains tiny yields (13 hectoliters/hectare, or just 12 oz. of grapes per vine) of small, extremely concentrated berries. The wine is a blend of 60% Carignan, 30% Grenache and 10% Cabernet Sauvignon, and the wine spends 15 months in new oak barrels before being bottled without filtration. Only 250 cases are made each year. »

    Avec une production de seulement 250 caisses, il me semble difficile de faire deux cuvées a moins de réinventer la cuvée ultra confidentielle en isolant un ou deux fûts.

    Pour le Don PX 1972, j’ai ressenti les choses un peu différement et je suis d’accord avec le troisième terme que tu emploies. Le vin est incomparable puisque je ne peux le comparer à rien d’autre que je connaisse. L’ensemble était réellement très complexe et concentré mais manquait à mon goût de fraîcheur pour être vraiment grand. Peut-être suis-je passer à côté de cette bouteille tout simplement!

    LBF38
    Participant

    A ma connaissance, il n’y a qu’une seule cuvée et la bouteille est passée bien trop vite devant mes yeux pour que je lise autre chose sur l’étiquette. Jean-Luc doit encore avoir ce vin en cave et il devrait probablement te donner des précisions.
    Affaire à suivre…

    LBF38
    Participant

    Laurent, je dois mal comprendre, vous sous-entendez qu’il y a plusieurs cuvées pour le Fra Fulco 1996?

    LBF38
    Participant

    CR: Saint Joseph 2003 des Frères Gonon
    La robe violine, dense et sombre trahit immédiatement la vinification du cépage riche en pigment qu’est la syrah. Le nez très fruité de cassis puis de violette est très agréable. L’équilibre est souple avec des tanins matures et de l’extrait (mais sans jamais tomber dans la lourdeur ni la surextraction). C’est bon, plein et gourmand avec une finale épicée, et d’ici deux à trois ans quand les tanins seront complètement fondus cette bouteille fera un beau Saint Joseph. Bien

    A mon avis, ce vin est a attendre un peu mais se goûte déjà fort bien!

    LBF38
    Participant

    Dépéchez vous, sur ebay, il reste 1h30 pour enchérir sur un Grand Puy Lacoste 1953. Le tout jeune vendeur de Valenciennes dont il s’agit de la première enchère a fixé un honnête prix de départ à 750 euros…

    LBF38
    Participant

    Dépéchez vous, sur ebay, il reste 1h30 pour enchérir sur un Grand Puy Lacoste 1953. Le tout jeune vendeur de Valenciennes dont il s’agit de la première enchère a fixé un honnête prix de départ à 750 euros…

    LBF38
    Participant

    Effectivement, nous avons passer une journée fort agréable.

    10h30-14h : Millésime 2005 en prenant vraiment le temps

    14h-16h30 : Verticale-plaisir accompagnée d’un excellent casse-croute (charcuterie, saucisson brioché, quiche lorraine, pain surprise, plateau de fromage et tarte aux fruits)

    LBF38
    Participant

    Pavillon 2002 est excellent et dans le contexte du millésime, il s’agit d’une bouteille hors norme. Hélas, il aurait à mon sens du être proposé au tarif de La Sizeranne!

    LBF38
    Participant

    Pavillon 2002 est excellent et dans le contexte du millésime, il s’agit d’une bouteille hors norme. Hélas, il aurait à mon sens du être proposé au tarif de La Sizeranne!

    LBF38
    Participant

    Pavillon 2002 est excellent et dans le contexte du millésime, il s’agit d’une bouteille hors norme. Hélas, il aurait à mon sens du être proposé au tarif de La Sizeranne!

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