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- 5 avril 2006 à 15h49
- in reply to: Les Fils de Charles Trosset, Arbin
[B]La Mondeuse selon Louis Trosset Domaine Charles Trosset à Arbin (73)
Lundi 3 Avril 2006[/B][I] Merci Mr Louis Trosset ! Comment commencer ce compte rendu autrement après les quelques heures partagés dans le domaine qui reste le fer de lance dans la production du fameux cépages savoyard. Quelques amateurs chanceux et des professionnels étaient invités à cet état des lieux du millésime 2005 sur cuves, suivi d’une belle dégustation verticale.
Etaient donc présents : Louis Trosset, Pascal Paget, Dominique Perazzi, Jean-Luc Milleret, Robert Arnoux, Rénald Duvernay et moi-même.
Quelques éléments pour commencer. La Terre d’Arbin est délicatement lovée dans la Combe de Savoie, contre le massif des Bauges. Les parcelles ressemblent à celles de Chignin avec de biens beaux coteaux et en fait seule l’exposition change : Sud, Sud-Ouest à Chignin et Est, Sud-Est à Arbin.[IMG]https://www.degustateurs.com/forum/uploads/LBF38/AEZE4_Combe_de_Savoie.JPG[/IMG]
Au niveau du sol, plusieurs secteurs cohabitent : des cailloux et pierres plus ou moins concassées sur des sols filtrants, des terres globalement pauvres et les fameuses terres rouges à la fois originales et très qualitatives.
Au point de vu vinification, deux traits particuliers qu’il faut souligner : D’une part la vendange entière qui reste très exigeante puisque le raisin ne peut dans ce cas qu’être vendangé à parfaite maturité physiologique (peau, baie et pépin bien sûr mais rafle aussi). D’autre part, tous les jus sont vinifiés en cuves et cette absence de bois qui privilégie ainsi l’expression du sol et du fruit m’a véritablement fait comprendre ou plutôt touché du doigt » l’essence de la Mondeuse « . A vrai dire, je suis à présent convaincu que cet élevage est le plus approprié dans le secteur et que le cépage en sort grandit.[/I]
[B]Premier temps : Intégralité des cuves 2005[/B]
[I]N. B. : L’ensemble des échantillons a été grossièrement pré-filtré.[/I]
CR:
[B]Mondeuse, M1, 2005 : [/B]Robe violine avec les bords légèrement plus clairs. Premier nez avec une pointe de réduction, puis de la violette. Attaque vive, soulignée par des traces de CO2, confiture de myrtille et de mûre mêlés d’une tonalité pâtissière. Léger trait de vert et beaucoup de fraîcheur dans cette cuve. [B]Bien[/B]
[B]Mondeuse, M3, 2005 :[/B] Robe équivalente. Nez très floral, encore avec une dominante de violette, fruit mûr en bouche avec des notes de ronce sauvage, matière un peu plus souple malgré une douce astringence et des notes de zan. Manque un rien de Longueur. [B]Assez Bien +[/B]
[B]Mondeuse, M4, 2005 :[/B] Robe légèrement plus claire, beau nez engagent sur les fruits rouges mais la bouche est en retrait, elle est plutôt neutre et manque d’élan. L’échantillon souffre en plus d’une légère oxydation. Astringence plus marquée mais associé à une petite matière, probablement un léger manque de maturité. [B]Très Moyen[/B]
[B]Mondeuse, M5, 2005 :[/B] On retrouve ici une belle robe bien foncée. Notes de mûre, de pâtisserie, de café torréfié qui évolue à l’aération sur le caramel (température un peu haute pendant les fermentations ?). Superbe attaque franche pour un jus sapide avec une très belle acidité. Un vin qui se goûte austère mais qui est prometteur pour les assemblages. [B]Bien[/B]
[B]Mondeuse, M6, 2005 :[/B] Belle robe encore. Echantillon réduit et même qui » fox » un peu sur la fourrure animale. La bouche se définit par un grand fruit très pur et une note de poivre qui se fait de plus en plus présente. Grande longueur sur cette cuve qui reste fraîche. [B]Très Bien[/B]
[B]Mondeuse, M7, 2005 :[/B] Nez atypique avec de l’anéthol (ou plutôt fenouil) puis de la violette. L’un des seuls vins dans lequel le fruit est absent. La bouche manque de netteté et de précision avec une sensation lactée qui me déplaît. La finale sèche un peu. [B]Assez Bien -[/B]
[B]Mondeuse, M8, 2005 : [/B]Robe sombre et nez beaucoup plus expressif et typé par le fruit originel. Bouche compacte et dense avec une superbe sève. Un équilibre supérieur à toutes les autres cuves avec la matière la plus imposante qui finit sur le fumé (cendre) et la réglisse. Probablement une composante de la future cuvée » Confidentiel « .[B] Très Bien +[/B]
[B]Mondeuse, M9, 2005 :[/B] Robe plus claire. Nez de mûre, de tabac frais et de brioche. La bouche n’est pas très nette, lourde, le vin n’est pas du tout en place, l’alcool est légèrement dissocié et toutes les composantes sont bien là mais elles ne s’harmonisent pas. [B]Assez Bien – [/B]seulement en l’état mais à revoir.
[B]Mondeuse, M10, 2005 : [/B]Grande pureté aromatique et profil beaucoup plus conventionnel. A la fois floral et fruité, le nez s’exprime sur la pivoine et la mûre sauvage. De très beaux arômes nets et précis, avec un côté éthéré, la matière à beaucoup de fond et ce beau jus mérite que son élevage se prolonge. [B]Très Bien[/B]
[B]Mondeuse, M11, 2005 : [/B]Plus puissant aromatiquement, le cassis mûr domine au nez et lui donne des airs de syrah. Hélas en bouche, l’attaque est un peu plate, la matière semble en décalage avec le nez, un peu uniforme et monolithique. Ce jus là me semble moins bien constitué. [B]Assez Bien[/B]
[B]Mondeuse, M12, 2005 :[/B] A nouveau un beau nez même s’il est marqué par la réduction. Cette fois ci l’attaque présente une belle vivacité et elle est engageante. Cet échantillon fort bien constitué se goûte austère, avec un trait de vert et des tanins qui demandent à s’assouplir. Pas très plaisant mais se révèlera probablement dans un assemblage avec un jus un peu plus flatteur. [B]Bien[/B]
[B]Mondeuse, M13, 2005 :[/B] Nez sur la ronce sauvage et les fleurs fanées. L’attaque manque de franchise mais la matière est souple, arrondie. L’alcool est plutôt présent et un peu dissocié mais le vin finit sur une belle touche de réglisse. Les qualités et les défauts se disputent un peu dans ce vin là. [B]Assez Bien[/B]
[B]Mondeuse, M14, 2005 : [/B]Le nez est marqué par le yaourt à la fraise et la cerise burlat. L’attaque manque de punch mais la matière est intéressante avec un côté très caressant, enveloppant. [B]Assez Bien -[/B]
[B]Mondeuse, M15, 2005 : [/B]Nez retenu et puissant, sur la violette et le bonbon anglais. Le profil aromatique est bien défini. Des traces de CO2 marque la bouche fraîche mais ne masque en aucune manière la densité de la matière fort bien constitué où une légère amertume équilibre admirablement les tanins souples. [B]Bien +[/B]
[B]Mondeuse, M16, 2005 :[/B] Nez épicé, très confiture de fraise, pas très délicat, avec de la réduction et des notes d’algues. Bel équilibre tenu par des tanins serrés, une bonne acidité constitutive et de la minéralité. Finale nette avec de la longueur. [B]Très Bien[/B][B]Deuxième temps : Ebauches des futurs assemblages qui seront réalisés entre Pacques et Noël[/B]
[I] Je n’ai à nouveau que pu constater toute la difficulté inhérente à l’exercice qui consiste à assembler des cuvées. S’il s’agissait d’une simple équation linéaire où l’on additionne les qualités intrinsèques des jus, cela serait bien trop facile et l’on se rend compte qu’associer en toute simplicité les cuvées de qualités équivalentes pour hiérarchiser une gamme conduit malheureusement à une impasse. En fait, il faut à la fois travailler sur le profil aromatique, raisonner sur l’équilibre des cuves, la structure acide, essayer, goûter, réessayer autrement et regoûter. Bref un exercice passionnant.
N.B. : Les assemblages ont été réalisés au prorata du volume dans chaque cuve et les différents vins ne sont donc pas mélangés à parts égales. Plusieurs essais ont été réalisés, je ne les commente pas tous.[/I][B]Mondeuse, Assemblage (1-3-8-10-15), 2005 : [/B]Cet assemblage est une bombe aromatique. Cassis, épices (clous de girofle) et eucalyptus. Il est complexe et la bouche est à la fois grasse, charnue et souple. Ensemble très flatteur. [B]Très Bien[/B]
[B]Mondeuse, Assemblage (1-6-8-15), 2005 :[/B] Nez friand de fruits, l’attaque est plus vive. Celui là est beaucoup moins flatteur mais retenu et avec davantage de fond. [B]Bien[/B]
[B]Mondeuse, Assemblage (1-5-6-8), 2005 : [/B]Le nez est marqué par des arômes de café au lait et de fruits rouges, les différentes cuves constitutives ne s’harmonisent pas du tout et la bouche part dans tous les sens sans trouvé de juste équilibre. [B]Assez Bien[/B] sans plus
[B]Mondeuse, Assemblage (5-6-8), 2005 :[/B] Cette fois ci, le cassis et les épices douces dominent (poivre, piment d’Espelette). D’une grande typicité, cet assemblage est le parfait équilibre entre le côté flatteur du premier essai et la belle constitution du deuxième. [B]Très Bien +[/B]
[B]Mondeuse, Assemblage (1-5-8-16), 2005 :[/B] Nez floral et complexe, violette, mûre et cassis. Mais ce beau profil aromatique est entaché par une surprenante rusticité dans l’association. [B]Bien[/B] tout de même
[B]Mondeuse, Assemblage (1-6-8), 2005 :[/B] Nez de mûre et de violette très typique, l’attaque est bonne et le vin qui goûte un rien austère présente une finale minérale et salivante. [B]Très Bien[/B][I] Pour conclure sur le millésime, en 2005, les couleurs sont très sombres. Le profil aromatique dépend des cuves mais globalement, la récolte est à la fois homogène et de grande qualité. Pas d’erreur, les vins seront ici richement constitués, pleins, avec de la sève. Moins flatteurs et gourmand que 2004 mais de plus longue garde. Des vins à mettre en cave et à oublier pour quelques années…[/I]
[B]Troisième temps : La Mondeuse qui défie le temps…[/B]
[B]Mondeuse, Harmonie, Mise février, 2004 : [/B]Beau nez frais et floral, un fruit croquant de mûre sauvage et de myrtille, une grande gourmandise dans cette cuvée qui finit épicée. Très classique. [B]Très Bien[/B]
[B]Mondeuse, Prestige des Arpents, 2004 : [/B]Robe plus foncée et nez très réduit. Un vin qui se goûte très austère, à attendre ou aéré longtemps. [B]A revoir [/B]
[B]Mondeuse, Confidentiel, 2004 :[/B] Une extraordinaire cuvée, très saline et salivante dans laquelle s’expriment les vieilles vignes sur des terres rouges. Les tanins sont polis et suaves, sans aucune aspérité. Pas une matière colossale mais l’équilibre des grands vins de montagne. [B]Excellent[/B]
[B]Mondeuse, Harmonie, Mise mai, 2004 : [/B]Premier nez très animal et fourrure puis de petits fruits rouges avec une dominante de mûre. La bouche est soyeuse et souple mais les mêmes arômes (un peu d’écurie) reprennent le dessus. Un échantillon qui me dérange. [B]Moyen[/B]
[B]Mondeuse, Confidentiel, 2003 : [/B]Superbe nez intense de fraise et de cassis avec un côté flamboyant et charmeur, puis évolution sur l’eucalyptus. Acidité basse mais bouche enveloppante et très saine. Très gourmand sans aucune lourdeur. [B]Bien +[/B]
[B]Mondeuse, Prestige des Arpents, 2003 : [/B]Beau nez de fruits très mûrs, cassis et myrtille. Beaucoup de souplesse mais davantage de fraîcheur grâce à une acidité un peu plus haute. Il est très rare que je préfère la cuvée Prestige à la cuvée Confidentiel mais ici, c’est la cas. [B]Très Bien[/B]
[B]Mondeuse, Confidentiel, 2002 :[/B] Robe un peu évoluée mais toujours violette. Nez légèrement poussiéreux mais complexe sur la mûre, la myrtille, la violette et la pivoine. La bouche est un peu moins éclatante que d’habitude mais la trame est serrée, fumée avec beaucoup de profondeur et de race. La finale se développe sur de beaux amers nobles de quinquina. Je pense que cette bouteille avait un léger problème d’évolution mais je reste confiant pour cette cuvée déjà dégustée six fois et qui ne m’a jamais déçu. [B]Très Bien[/B] tout de même.
[B]Mondeuse, 1999, en magnum : [/B]La robe est plus évoluée, rubis clair sur le centre et les bords. Grande finesse et nez de vieilles fleurs : violette encore, rose puis poivre vert. Belle attaque pour un jus encore serré et concentré. Rétro chaleureuse sur le caramel salé. [B]Très Bien[/B]
[B]Mondeuse, Confidentiel, première bouteille, 1997 : [/B]Robe moins évoluée même si elle reste rubis clair. Nez cendré, fumé avec une touche qui rappelle la résine, donc des notes inhabituelles. Bouche souple mais néanmoins concentrée, avec des touches oxydatives. Malheureusement, déviation aromatique sur le champignon et le carton moisi.
[B]Mondeuse, Confidentiel, seconde bouteille, 1997 : [/B]Un second échantillon ouvert il y a plus d’une semaine se présente sous un jour bien différent avec un profil plus pur. Toujours ce côté oxydatif mais qui évoque réellement un vieux porto sec. Grande finesse et notes très nobles de graphite, mine de crayon et écorces d’oranges amers. [B]Bien +[/B]
[B]Mondeuse, 1994 :[/B] Dominante d’orange sanguine pour ce vin à la robe évoluée dans lequel je ne reconnaîtrais pas la Mondeuse à l’aveugle. Il est plutôt décharné, avec un peu de verdeur et d’amertume. [B]Moyen [/B]
[B]Mondeuse, 1996 :[/B] Derrière un nez très légèrement déviant, on sent la groseille et le menthol. L’équilibre est tenu par l’acidité mais le vin me semble sur la pente descendante avec une matière qui sèche. [B]Non noté[/B]
[B]Mondeuse, 1993 :[/B] Couleur évoluée mais pas la plus claire de la série. Nez un peu poussiéreux dans lequel le fruit est absent. Notes de fleurs de pivoine, de terre et de cendre. La matière est mince mais le vin est tenu par une douce amertume constitutive. Une évolution plus qu’honorable dans le contexte du millésime. [B]Assez Bien[/B]
[B]Mondeuse, première bouteille, 1992 :[/B] Beau nez puissant et complexe. Encore un peu de fruit mais essentiellement floral et sur des épices douces. Les tanins sont encore perceptibles, pas totalement lissés et sèchent un peu. La finale se poursuit sur des notes de moka. [B]Bien[/B]
[B]Mondeuse, seconde bouteille, 1992 : [/B]Un second échantillon dans une forme olympique ! Toujours floral avec des notes empyreumatiques, de l’eucalyptus. Le vin est dans ce millésime tenu par son alcool chaleureux. La matière n’est pas colossale mais harmonieuse sur le moka, le poivre, le cacao amer et les pruneaux à l’armagnac. Original et [B]Très bien +[/B]
[B]Mondeuse, 1991 :[/B] Irrémédiablement bouchonné.
[B]Mondeuse, 1990 : [/B]Superbe couleur pas très évoluée et d’ailleurs qui semble plus jeune que la plupart des vins précédents. Superbe attaque pour un vin gras et flamboyant qui déploie ses notes de moka, réglisse et viande salée. Très puissant et encore tout jeune du haut de ses presque 16 ans, son équilibre traduit une année de très belle maturité. Pas le plus complexe actuellement mais une bouteille tout simplement [B]Superbe[/B]
[B]Mondeuse, 1983 [/B]: Cette dernière bouteille a déjà plus de vingt ans et la robe est évoluée sans virer à l’orange. Le nez est réticent et retenu sur la fève de cacao. Belle attaque vive et fraîche avec des notes de caramel et de tabac. Les tanins sont un rien trop durs mais c’est ici l’acidité qui donne le ton et équilibre l’ensemble. La bouteille a bien évoluée et se termine sur une belle rémanence. [B]Bien[/B][I] Une très belle verticale avec quelques flacons qui vont (ou sont déjà) rentrés dans la prestigieuse histoire du domaine. Depuis 2002, Louis Trosset a vraiment réalisé une grande série de millésimes et même si les profils sont différents, j’adore la série 2002-2005 qui ne présente aucune » fausse note « . Au fil du temps, les différences sont significatives et chaque équilibre est différent. Après le temps des fruits, les dominantes aromatiques deviennent rapidement florales et épicées (poivre). J’adore les Mondeuses jeunes mais je devrais être plus patient car ces vins acquièrent réellement une complexité intéressante avec la garde. A découvrir.[/I]
[I]Et comme si cette généreuse et exhaustive dégustation ne suffisait pas, Louis s’arrange pour que je reparte avec trois belles Mondeuses sous le bras (qui ne sont d’ailleurs plus en vente au domaine).
Chapeau Louis pour cet accueil inoubliable .
[/I]- 5 avril 2006 à 13h32
- in reply to: EBAY: the top of the pop. (interdit de rire s’il vous plaît)
Hier soir, plusieurs ebayeurs ont bataillé pour une bouteille de Pedro Ximenez Alvear 1927 Dulce Viejo qui a finalement été enlevée pour la modique somme de : 27,5 + 9,05 de port = 36,55 euros
Probablement les acheteurs peu renseignés ont cru qu’il s’agissait d’une vieille bouteille du millésime 1927 et ont cru réaliser l’affaire du siècle.[https://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=7230535603&rd=1&sspagename=STRK%3AMEWA%3AIT&rd=1]
Hélas, la bouteille est à 6,95 euros sur le site soloselecto.com :
[https://www.soloselecto.com/catalog/product_info.php?products_id=747]
Heureux les « happy few » qui savent…
PS : Cela n’enlève rien à la très belle qualité de ce flacon et l’excellent rapport Q/P (à 6,95 euros, j’entends bien)
- 5 avril 2006 à 13h32
- in reply to: EBAY: the top of the pop. (interdit de rire s’il vous plaît)
Hier soir, plusieurs ebayeurs ont bataillé pour une bouteille de Pedro Ximenez Alvear 1927 Dulce Viejo qui a finalement été enlevée pour la modique somme de : 27,5 + 9,05 de port = 36,55 euros
Probablement les acheteurs peu renseignés ont cru qu’il s’agissait d’une vieille bouteille du millésime 1927 et ont cru réaliser l’affaire du siècle.[https://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=7230535603&rd=1&sspagename=STRK%3AMEWA%3AIT&rd=1]
Hélas, la bouteille est à 6,95 euros sur le site soloselecto.com :
[https://www.soloselecto.com/catalog/product_info.php?products_id=747]
Heureux les « happy few » qui savent…
PS : Cela n’enlève rien à la très belle qualité de ce flacon et l’excellent rapport Q/P (à 6,95 euros, j’entends bien)
- 27 mars 2006 à 21h08
- in reply to: Clos de Tart
En effet, le grand cru Clos de Tart est en monopole de 7,5 hectares mais je voulais simplement citer le nom des propriétaires qui doivent être mis à l’honneur au même titre que Sylvain Pitiot, régisseur depuis une dizaine d’années.
- 27 mars 2006 à 20h16
- in reply to: Les Fils de Charles Trosset, Arbin
Lundi 3 Avril, une verticale de Mondeuse Trosset est organisée au domaine …
Jean-Luc, peux-tu m’en dire plus sur cette dégustation, à quelle heure? y-a-t-il une petite place pour un jeune motterain en plus ou est-ce déjà complet ?
- 27 mars 2006 à 20h13
- in reply to: Dégustation normande des vins de Savoie
Effectivement, en fonction du contexte, on note quelquefois des différences significatives dans le ressenti d’un vin. Pour rebondir, deux vins dégustés vendredi :
[B]Mondeuse François Perrin 2004[/B]
Une Mondeuse d’Arbin souple, de demi corps mais tellement accessible. Fruit rouge pur de cassis et de myrtille. Manque un peu de concentration en bouche mais au final un vin qui se révèle comme l’antithèse de la rusticité trop souvent rencontrée. [B]Assez Bien – Bien[/B][B]Chignin Bergeron Gilles Berlioz 2004[/B]
Une nouvelle rencontre avec le Bergeron de Berlioz. Un équilibre sec et gras avec de l’opulence mais un peu simple aromatiquement. Un vin structuré et en devenir avec une certaine longueur mais légèrement fermé actuellement. [B]Bien[/B]Je dois regoûter la cuvée Noé de A. et P. Quenard et G. Berlioz 2004 avec Jean-Luc Milleret et Pierre Arnaud le mois prochain. Un nouveau face à face à l’aveugle et peut être encore un dénouement différent?
- 27 mars 2006 à 20h05
- in reply to: Domaine Zind Humbrecht
CR: [B]Zind Humbrecht Gewurztraminer Zind Humbrecht Clos Windsbuhl 2003[/B]
Robe plutôt soutenue, la rose ancienne domine au nez puis le traditionnel lychee. Un vin décadent, extravagant par sa richesse et son équilibre chaleureux mais équilibré par les quelques 60 g/L de sucres résiduels. Belle évolution aromatique dans le verre, gagne en complexité, finit légèrement épicé, sur le poivre blanc. [B]Excellent
[/B]- 27 mars 2006 à 20h04
- in reply to: Clos de Tart
CR: [B]Clos de Tart Mommessin 1998[/B]
Robe encore intense et colorée avec les bords du disque légèrement plus clairs que le centre. En bouche, finesse superlative, vanille, griottes sauvages, cassis, fève de cacao puis réglisse. La structure est encore ferme pour un vin dans une phase intermédiaire qui finit tranquillement d’intégrer son élevage pour pouvoir se révéler complètement dans quelques années. La finale se complexifie sur le poivre, le tabac blond et un fumé noble. La race confondante du terroir alliée à un élevage impeccable m’apparaît de manière éclatante. [B]Grand et pour longtemps[/B]- 27 mars 2006 à 20h03
- in reply to: Champagne Deutz
CR: [B]Champagne Cuvée William Deutz rosé 1996[/B]
Robe saumon très pâle, nez de petits fruits rouges et baies, en particulier framboise, bouche beurrée, grasse mais équilibrée par une acidité typique du millésime. Finale avec des beaux amers nobles. Une superbe mise en bouche à l’heure de l’apéritif. [B]Très Bien[/B]- 23 mars 2006 à 17h14
- in reply to: message aux convives du 31 janvier
Mr François Andouze, mais que fait cette gaminette de Mouline 1989 au milieu de cette série de vieux flacons respectables? 🙂
- 23 mars 2006 à 17h03
- in reply to: Château-Fuissé
[B]Château de Fuissé (Vincent) :[/B]
[B]Saint Véran 2001 :[/B] Beau nez fumé, grillé, fleurs blanches et agrumes, bonne attaque, un vin typique du millésime, à son apogée. [B]AB+[/B]
[B]Pouilly Fuissé 2004 :[/B] Très fermentaire, plus tendu avec une belle acidité, agrume, citron. A attendre car dans une phase fermée. [B]AB+[/B]
[B]Pouilly Fuissé Les Brulés 2003 :[/B] 100% fûts neufs pour cette vigne exposée plein sud, robe plus soutenue, fleurs jaunes, vin riche, gras, opulent, délicieux maintenant et très » 2003 « , finit un peu sur la noix de coco (élevage). [B]B[/B]
[B]Pouilly Fuissé VV 2001 :[/B] Plus retenu, notes grillées et très fumées, un équilibre très classique, finale épicée (épices douces), tout en longueur. Pour moi, l’un des ténors de l’appellation. Et décidemment, il me semble que ce millésime 2001 a été très injustement sous estimé. [B]TB+ [/B]- 22 mars 2006 à 20h43
- in reply to: Domaine Henri Bourgeois, Sancerre
Dégustation au Salon de Sassenage 17 Mars 2006
Domaine Henri Bourgeois :
Vin de Pays Petit Bourgeois 2004 : Un sauvignon sur sol argilo-calcaire, robe claire, nez de bourgeon, floral, levain, bon support acide. AB
Pouilly Fumé 2004 : Moins aromatique et flatteur mais la matière est plus dense, fruitée, du gras, finale minérale et légèrement épicée. AB+
Sancerre Grande réserve 2004 : Profil différent du Pouilly, davantage de tension, côté fleuri mais surtout minéralité, très crayeux (calcaire). B+
Sancerre La Bourgeoise 2004 : Aromatiquement plus fermé, attaque vive mais avec de la sève, élégant, touches fumées, très bon équilibre, à attendre un peu. TB+
Sancerre d’Antan 2002 : Arômes fumés, pamplemousse, structure grasse mais tendue, fidèle à lui même (c’est la troisième fois que je goûte ce vin), à ouvrir sans trop se presser sur cinq ans. TB
Sauvignon de Nouvelle Zélande (Malborough) Clos Henri 2005 : Sur l’extrémité nord de l’île du sud, robe claire, expression exotique de sauvignon, kiwi, asperges, légère amertume, acidité saillante, cristallin, notes poivrées. On peut noter que ces jeunes vignes n’ont que 43 mois, laissons les vieillir un peu car quel potentiel ! TB- 21 mars 2006 à 14h26
- in reply to: Verticale Domaine Charvin
à CDP, je pense que c’est Bonneau qui prend le temps de recevoir et de guider la jeune génération de producteurs…
Laurent Bouffier
- 20 mars 2006 à 15h08
- in reply to: Dégustation normande des vins de Savoie
Eric, le passage en carafe des bergerons est plutôt une bonne chose car ils ont souvent du mal à s’exprimer lorsqu’ils sont jeunes. Mais personnellement, et quand j’en ai le temps, je préfère toutefois laisser le vin s’exprimer dans le verre sur la durée pour mieux apprécier son évolution aromatique.
Encore une remarque, juste pour t’en bêter : Lorsque vous regoûterez les Mondeuses, essayez de bien identifier les différentes notes de fruits rouges et de fleurs qui sont très révélatrices. La violette et le cassis marquent la parenté du cépage avec sa cousine la syrah mais on retrouve souvent dans la Mondeuse, et particulièrement à Arbin une dominante de myrtille qui m’a plusieurs fois permis de reconnaître ce cépage à l’aveugle.
En tout cas, je le répète encore, une bien belle dégustation!
Laurent Bouffier
- 20 mars 2006 à 14h21
- in reply to: Dégustation normande des vins de Savoie
Bonjour Eric,
En effet une belle dégustation avec plusieurs noms que résonnent depuis déjà quelques temps comme les fers de lance de la viticulture savoyarde, en tout cas pour les amateurs (on peut presque dire les « happy few ») qui prennent le temps de ne pas négliger la production de cette belle région.
Un petite question et des commentaires :
D’abord, j’ai redégusté ce week end le Chignin VV 2004 de Pascal et Annick qui présentait un niveau de C02 relativement haut rajoutant à la fraîcheur de l’ensemble mais qui a gêné quelques convives. Quid de votre bouteille?
Ensuite, pour les Bergerons, quelle cuvée de Pascal et Annick avez-vous dégusté : le bergeron classique ou bien la cuvée Noé? En février dernier, lors d’une dégustation à l’aveugle, j’avais sans équivoque préféré la cuvée Noé au vin de Berlioz pour son supplément de fond, sa complexité et sa puissance. Avec le berlioz 2004, redégusté deux fois à l’aveugle en février, je serai un peu plus réservé.
Finallement, concernant les Mondeuses, j’ai été un peu décu par le Prestige des Arpents 2004 de Trosset par contre, la cuvée Confidentiel 2002 est l’un des plus grands rouges savoyards dégustés (et j’ai hélas déjà finit mon carton de six).
En tout cas, Merci pour ton compte-rendu qui met une nouvelle fois à l’honneur ma région de coeur…Laurent Bouffier
- 17 mars 2006 à 12h58
- in reply to: Domaine de l’Oratoire Saint-Martin
A mon avis, le Mourvèdre (et tout particulièrement lorsque Bandol est à son meilleur niveau) fait partie des meilleurs vins de notre petit hexagone…mais c’est affaire de goût.
Laurent Bouffier
- 16 mars 2006 à 21h12
- in reply to: TPG 99 « Clos Jebsal » (vendanges tardives) du domaine Zind Humbrecht
Tu es presque tombé pile 20sang :
« Pinot-Gris Clos Jebsal 1999 Vendange Tardive Mise 3/2001, 122° Oe (17.1° pot), 12.09 ° alc, 83 g/l SR, 34 hl/ha, 2005-2015+ » d’après le domaine.Laurent Bouffier
- 15 mars 2006 à 14h50
- in reply to: Domaine Marcel Richaud
En effet Bertrand, depuis les trente dernières années, deux millésimes seulement ont gardé des sucres résiduels sur les VV de Grenache de L’Ebrescade. 1998 et 2003. Sur le premier millésime, un essai de mutage a été réalisé mais je ne l’ai pas goûté.
Laurent Bouffier
- 15 mars 2006 à 14h25
- in reply to: Domaine de l’Oratoire Saint-Martin
Laurent, les Côtes du Rhône blanc et rouge 2004, et la réserve des Seigneurs 2004 en Cairanne sont en effet épuisés au domaine.
Philippe, effectivement, les styles sont très différents avec des vins plus solaires chez Richaud, avec beaucoup de naturel et du plaisir immédiatement. Ils possèdent également une part non négligeable de Syrah. Le style Alary est plus retenu même si la part de Mourvèdre (comme à Bandol) est importante. Les vignes sont plus veilles et l’élevage différent notamment en terme de contenants (fûts/cuves/demi-muids).
Pour revenir sur les blancs, Haut-Coustias est pour moi le top de ce que l’on peut produire dans « la partie Nord du Rhône méridional » entre Livron et Orange.
Laurent Bouffier
- 15 mars 2006 à 14h14
- in reply to: Domaine Marcel Richaud
Côtes du Rhône Villages Cairanne Blanc 2004 : 11 euros
Côtes du Rhône Rouge Les Terres d’Aigues 2005 : 5 euros
Côtes du Rhône Villages Cairanne Rouge 2004 : 9 euros
Côtes du Rhône Villages Cairanne Rouge Les Estrambords 2003 : 15 euros
Côtes du Rhône Villages Cairanne Rouge L’Ebrescade 2003 : 17 eurosLaurent Bouffier