Jarold Gawin

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    • in reply to: Inflation
    Jarold Gawin
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    « Quand on pense qu’il suffirait que les gens ne l’achètent plus pour que ça se vende pas »disait un illustre comique. 

    Jarold Gawin
    Participant

    [quote= »Pins » post=1068009]Bonjour Stéphane,
    2010 le Chambolle, c’est rectifié.
    Effectivement, Anne Sigaut nous disait n’avoir presque plus de vin à vendre, et ça de plus en plus tôt dans l’année. Elle a même arrêté quelques salons, et elle se pose la question de comment dans le futur elle va gérer ses clients…[/quote]

    C’est ( c’était) encore un des domaines qui proposait un rapport Q/P honnête en Chambolles, les sources vont se tarir en Bourgogne ….si ça se trouve un jour je serai amené à acheter du pinot chinois faute de moyens suffisants pour me procurer le moindre Bourgogne gaulois.

    Faudrait pouvoir créer une exclusivité nationale bordel de m…!

    • in reply to: Inflation
    Jarold Gawin
    Participant

    [quote= »Jérôme Pérez » post=1067910]ma petite pensée du moment qui du reste n’a pas grand chose de nouveau :

    Inflation généralisée que ce soit pour les vins stars ou « les bons petits vins » qui ont le vent en poupe, en fonction d’un public précis, un créneau.
    Il ne reste souvent pour le vrai amateur qui ne veut pas se faire pigeonner qu’à fouiner et dénicher la pépite qui rentrera dans l’une ou l’autre de ces catégories et c’est un travail de Sisyphe.
    25 ou 30 euros est devenu un prix ordinaire : pas étonnant qu’on trouve à ce prix des vins ordinaires.
    L’acheteur malin va devoir aller chercher à l’étranger sil veut des bons plans : la crainte, voire la terreur de l’épouvantail brandi il y a 15 ans avec les menaces des vins américains, sud américains, NZ ou sud africains fut une chimère et n’a pas finalement pas donné de leçons.
    Tout le monde se gave à tous les étages. Faire du vin est extrêmement rentable pour peu que l’on soit dans un réseau, une mouvance, que l’on appartienne à un mieux disant et cela ne tient pas qu’à la qualité du vin.
    Une partie de l’explication : l’accession à la production de néo-vignerons qui ne sont pas issus du monde agricole : un tour ou un retour à la terre pour des personnes ayant une position sociale établie et élevée, un niveau culturel en relation et qui ne consentent pas faire de concession à long terme sur ce niveau de vie : « parce que je le vaux bien » est une bonne formule.
    Des acheteurs qui cèdent aux modes et qui sont eux aussi dans ces strates socio culturelles élevées : faire chauffer la carte entre potes chez le caviste est devenu une sorte de défi à la mode.
    Des cavistes bon sélectionneurs qui savent ce qui marche, qui ont ce que tout le monde veut avoir et qui pratiquent des tarifs élevés.
    Tout cela fonctionne de la même manière quelque soit la niche avec, en fonction de chacune des envolées tarifaires plus ou moins délirantes : les bios, le sans soufres, les tendances bon artisans (quand ils ne se prétendent pas artistes), les snobs, les must have et les buveurs d’étiquette, les riches qui veulent péter dans la soie, etc., etc. …
    Je dois bien avouer que cela me débecte de plus en plus et la passion en prend de sérieux coups et il peut arriver que Sisyphe soit fatigué.
    J’ai fait ce constat chez un caviste que j’aime bien : j’y ai passé une petite heure à observer ; les prix, les gens. Je me suis dit que j’étais le roi des cons – mais pour mes miroirs, j’ai choisi de le rester.[/quote]

    Très juste analyse, lourde de sens et un brin fataliste que je partage de façon « amer », cependant restera toujours que l’amateur et le passionné pourra toujours enfiler son costume d’aventurier pour se lancer dans de nouvelles conquêtes en oubliant il est vrai les terres qui jadis lui procurèrent tant de plaisirs et de richesses.

    Bon c’est très imagé mais j’me comprends…

    Jarold Gawin
    Participant

    Bonjour,

    A défaut d’avoir pu commencer à découvrir Sottimano avec un Barbaresco, j’ai hier dégusté dans une Pizzeria un Brachetto avec une singulière cuvée CR: Maté 2018.

    Ici nous avons affaire à un vin très éloigné des standards actuels, nous sommes face à la légèreté.

    Couleur: C’est là que je suis déjà conquis, par cette limpidité et cette couleur rubis, un appel à la soif…tayot (tu) (tu)

    nez: un petit parfum de rose, voilà, c’est ça, c’est d’une fraîcheur printanière saisissante, florale, fruité…

    En bouche : on retrouve cette allégorie de la légèreté, d’un croquant et d’une acidité qui donnent un plaisir immédiat, on en veut encore, encore et encore, tout cela s’apprivoise facilement, et c’est bon, « oh nom de dieu de bordel de … »comme dirait Jean Pierre.

    La simplicité a souvent du bon, je ne peux que m’en réjouir.
    Pas: en revanche 40 balles sur table c’est un peu honteux pour un vin qu’on peut se procurer à 11…:cartj:

    Jarold Gawin
    Participant

    Bonjour,

    Des avis sur la verrerie Luigi Bormioli?

    Jarold Gawin
    Participant

    Oui désolé au temps pour moi!

    D’ailleurs je n’ai jamais goûté cette cuvée donc…à mettre cette erreur à profit.

    Jarold Gawin
    Participant

    [quote= »Eric B » post=1067231][quote= »Vougeot » post=1067224]Ce week-end à Fécamp, chez un – pourtant – très bon caviste…
    Eclat de Silex 2017 : 14,50 €.[/quote]

    Là, c’est la « faute » au producteur, et non du caviste. Les prix pros sont très proches des prix particuliers.[/quote]

    S’il s’agit bien du domaine Berthier, la semaine dernière cette cuvée était proposée à 13,50 Euros à leur boutique de Sancerre il me semble!

    Désolé j’ai confondu….avec Michaud!

    Jarold Gawin
    Participant

    C’est vrai que ça semble curieux de penser une carte de restaurant sur un forum, dans tous les cas pour un amateur de vin que je suis je tombe souvent sur ces mêmes phénomènes :

    -On nous propose souvent (trop) de mauvais vins de grandes appellations, du style des pessac leognan , Chablis etc…autant à la limite proposer un bon petit chablis au même prix!

    -De nombreuses cuvées du Languedoc très moyennes, d’ailleurs on ne cherche pas à nous vendre l’origine mais un cépage «  j’ai un sauvignon ou un chardonnay »…ok mais il vient d’où ? Attendez je vais voir…

    -Le M de Minuty, y en a marre de le voir partout, on dirait une invasion…mais bon à Paris c’est le chouchou.

    -Ce que j’aime voir, c’est une carte bien réalisée avec certes des choix convenus pour les consommateurs non avisés mais aussi un peu de découverte, sortir des sentiers battus, quel risque y a t’il à se démarquer des autres lorsqu’il s’agit de satisfaire les palais? Je n’en vois pas…

    Personnellement il y a des restaurants que je ne fréquente plus car il n’y a aucun effort sur les vins et que ceux qui sont proposés ont soit le goût de caramel dans les rouges ou trop quelconques pour les blancs’ forcément servis trop froids ou trop chauds d’ailleurs.

    Un peu de recherche et d’audace doit bien pouvoir être compatible avec le business non?

    Jarold Gawin
    Participant

    [quote= »Saintgraal41″ post=1066865]
    Félicitations pour tes choix

    Je te rejoint sur les vins italiens
    Brunello et nobile
    Bolgheri
    Chianti
    Cote toscane

    Essai le côté piemont

    Au plaisir de te lire[/quote]

    Merci SG, Je m’y emploie ☺️

    Jarold Gawin
    Participant

    Bonjour,

    Ja est mon diminutif, Normand égaré dans la capitale je suis tout comme vous passionné par le jus de la treille, mon approche du sujet est plutôt hédoniste, j’aime que le vin raconte une histoire , quand il ressemble à celui qui le fait par exemple, j’aime la sensation et que ce que je bois suscite chez moi un « voyage » , plus littéraire que scientifique je suis plus apte à décrire une sensation lors d’une dégustation que de faire une description « technique « , si vous voyez c’que j’veux dire! Huhu

    Côté préférences, les grands crus Bordelais hors de prix ne me font plus rêver, je garde en tête que ce n’est que du vin, et j’ai passé l’âge de me faire mousser avec une étiquette pour arracher l’admiration de mes convives, ça non, je préfère creuser et dénicher de belles quilles et les partager, toujours curieux j’ai malgré tout une certaine méfiance des cuvées trop bodybuildees, je ne me sens pas proche d’un Parker qui déteste l’acidité par exemple, je fuis les cuvées trop boisées, les bêtes de concours, j’aime l’équilibre, que ce soit dans des vins dont on pourrait s’enivrer lors d’une soirée fromage ou des plus raffinés…pour moi le vin, bah c’est la vie.

    Mes plus grands souvenirs de dégustation, bon pour les plus connus :

    Cuvée Silex de Daguenau 2013 au fil du zinc à Chablis
    Bonnes mares 2012 domaine Bart au même endroit
    Une dégustation dans les chais de la Quinta da Muradella en Galice avec la cuvée Gorvia, phénoménale.
    Brunello Di Montalcino Il Poggione 2010 avec un ami devant un film avec Marielle, « calmons »…
    -DES bons chianti, la dégustation chez Manucci Droandi, des cépages oubliés et des vins qui respirent le terroir de la Toscane…
    -Chez Edmond Chalmeau à Chitry ou chez Tessier à Cheverny..
    Et tant d’autres moments…

    Mes pérégrinations me mènent un peu partout et j’ai un gros faible pour la Toscane, ah si j’étais riche….
    Mes petits faibles en blanc, l’albarinho lorsqu’il est bien maîtrisé, le chablis , le sancerre et le Pouilly Fumé, j’aime la mineralité…et le chenin, ce compagnon fidèle des bonnes bouffes.

    En rouge, le sangiovese surtout lorsqu’on le traite bien et qu’on ne l’étouffe pas dans un style Bordelais, les Bourgognes lorsqu’ils « pinotent « , rien n’est comparable à la magie d’un grand Bourgogne…et le plus petit n’a que des vertus.

    Mes derniers coups de cœur:

    Domaine de Riaux: Pouilly Fumé cuvée Auguste 2017, un exemple d’équilibre, le tranchant du silex et l’exaltation du fruit, un vin Baudelairien.
    Braida Limonte Grignolino d’asti 2016 , un fruité tellement agréable, je me souviens des cerises cueillies à même l’arbre chez ma grand mère, des petites notes d’épices discrètes…et la rose !

    Bon, ça me semble déjà pas mal!

    Slainte.

    Jarold Gawin
    Participant

    Hello Vivien,

    Ok j’irai lâcher ma prose viking 😉

    Ja

    Jarold Gawin
    Participant

    [quote= »oliv » post=1065765][quote= »oliv » post=1059322]Eure
    La vigne est plantée sur les coteaux de Giverny.

    https://actu.fr/normandie/giverny_27285/coteaux-giverny-vigne-est-plantee_22314772.html%5B/quote%5D

    On pourra boire du vin des coteaux de Giverny en 2022 !

    https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/pourra-boire-du-vin-des-coteaux-de-giverny-en-2022-1557696540%5B/quote%5Dce sera toujours plus bon marché qu’un tableau de Monet ou une maison de Balkany !

    Concernant les arpents du soleil , j’avais aussi été nettement plus convaincu par le rouge que par les blancs, le pinot noir semble trouver un bel avenir sur nos terres Normandes, en revanche l’argument du terroir similaire à celui de la Romanee ne tient pas forcément la route sachant que la notion même de terroir est si fragile et discutable le cas échéant. J’ai plutôt tendance à rapprocher le style du domaine à certaines cuvées d’Irancy ou de cotes Saint Jacques, avec un bon équilibre et une belle expression du Pinot noir.

    A

    Jarold Gawin
    Participant

    [quote= »aquablue » post=1066583]Agnes, On ne peut pas répondre à cette question sana connaître la population du mariage. Si c’est jeune et festif, 48 est une bonne quantité je pense. Si on a des gens sérieux, 25 doivent suffirent..

    Il y a 23 ans je me mariais : nous étions 120 dont 80 jeunes: 100 bouteilles de champ pour le vin d’honneur et la soirée, 60 rouges, 60 roses et 60 blancs.. il est resté une trentaine de bouteilles pour le rebond .. mais on avait attaqué à 16 h et fini à 6h le lendemain ..[/quote]

    C’est un blitzkrieg ! Huhu

    Jarold Gawin
    Participant

    -un Latour à Pauilac 1982, un Armalhaic 2001, un Talbot 1986, un Branaire 1998, un Côtes Rôtie Guigal 1999, Un Bosquet des Papes 2013 et tant d’autres …c’est le prix à payer pour un produit vivant, et la déception qui en découle quand on n’a pas sa petite sœur.

    C’est le jeu ma pauvre Lucette….

    Jarold Gawin
    Participant

    Merci Stéphane , avec en prime les commentaires de Norbert, je ne connaissais pas ce domaine j’irai avec plaisir lors de ma prochaine escapade Chablisienne!

    Jarold Gawin
    Participant

    @Vaudesir: Je suis preneur de toutes suggestions, je connais surtout Pommier, Gautheron, la Chablisienne,Brocard ou Fevre , je me suis penché depuis quelques années sur les terroirs voisins, notamment à Chitry où l’on trouve de belles choses , chez Chalmeau par exemple, sur des conseils avisés.

    Jarold Gawin
    Participant

    Bonjour,

    En parcourant ce sujet et en relisant les divers conseils de chacun, on constate ( amèrement) qu’il y a 10 ans on pouvait s’offrir de beaux premiers crus de Chablis pour moins de 15 euros, l’inflation en Bourgogne est si spectaculaire que beaucoup d’amateurs n’osent même plus imaginer s’offrir certaines appellations. Dans tout cela, vous me direz qu’il est judicieux de partir à à la recherche d’autres sources, comme Irancy ou Saint Briis qui autrefois étaient peu connus et qui aujourd’hui sont mis en lumière avec les conséquences du succès, une hausse de tarif et certes, une qualité évidente,le consommateur ou plutôt l’amateur dirais-je devra faire de toute façon toujours faire preuve de curiosité et de recherches pour parvenir à trouver son graal sans pour autant finir sur la paille!huhuhu

    Mais dans tout cela, la vraie question que je me pose est, jusqu’où ça va aller?

    Jarold Gawin
    Participant

    Le tendance qui voudrait que le millesime 2018 reviendrait vers plus d’équilibre chez certains crus en délaissant un peu le « style body building «  est une excellente nouvelle et va peut être ramener les consommateurs vers le Bordelais, tout du moins ceux qui peuvent se permettre encore d’investir dans les grands crus. Pontet Canet a effectivement reçu beaucoup d’éloges et de critiques favorable sur son millesime 2018 et Visiblement office de bon investissement qualitatif. A combien sortirait-Il en primeur?

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