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    • in reply to: de Venoge
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    La bulle est grossière et irrégulière. Le nez est puissant et vineux, légèrement oxydé, notes de rancio, quelques fruits à coque.

    Mais en bouche il me déçoit beaucoup, je perçois surtout un manque de finesse et d’équilibre. L’aspect vineux domine, sans que ne ressortent clairement les arômes, la texture manque de charpente, les bulles s’écrasent mollement dans le palais et la longueur est très moyenne.

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    Domaine de Bellivière, Rouge-Gorge, Coteaux du Loir, 2008.

    Une bonne heure de carafe. La robe est éclatante, le nez diffuse des parfums de petits fruits rouges, cerises et groseilles en tête, ainsi que d’épices comme le poivre et la girofle. La bouche, également très riche, évolue autour des cerises rouges et noire. Elle me surprend surtout par sa puissance et sa vivacité.

    A mon avis, un vin qui a encore un beau potentiel d’évolution.

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    Joguet – Clos de la Dioterie 2000 – Chinon

    Bouchon impeccable. Aération : deux heures, vin dégagé aux épaules.
    Robe rubis assez claire. Le nez dégage de beaux arômes de graphite, de sous-bois, de cuir vieilli, avec quelques notes fruitées de groseille et de mûres.
    Les tanins sont parfaitement fondus. Le vin est très soyeux et rond en bouche, il la tapisse avec beaucoup de douceur, mais aussi beaucoup de présence, grâce à une structure minérale très présente. Aux arômes précités s’ajoutent des épices (poivre…) et des notes minérales de terre.

    Très bau vin pour moi, riche et parfaitement équilibré.

    Hub
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    Le livre est effectivement sorti très tard cet automne. (site de Meta-Jura)

    Pierre Overnoy y raconte, par le détail, sa vie, sa philosophie, ses rencontres, ses expériences… de son enfance à aujourd’hui, mêlant histoires et anecdotes, faits et réflexions. Il fait revivre, sans passéisme, un monde rural aujourd’hui disparu, et s’interroge sur l’avenir de la filière, confronté à de nouveaux défis (réchauffement climatique par ex.).
    J’apprécie tout particulièrement le ton, l’ « esprit » de ce grand monsieur, qui a su rester modeste malgré son succès planétaire, et ne se posa jamais en donneur de leçons.

    Deux autres blogueurs qui en parlent :
    Sébastien Julien : Histoires de Vins
    Et bien sûr : Le blog d’Olif

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    Cherche alcooliques pour expérience arrosée
    Effets de l’alcoolisation massive sur la mémoire…

    Le Monde Science & Techno

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    Je n’ai pas vu de film, seulement une remarque ironique.
    Dont acte.
    Cordialement,

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    L’exhumation n’est pas de mon fait. Mais je ne cherche pas à me défausser. Elle m’a permis de lire un fil pas inintéressant, dans lequel cette phrase m’a fait réagir, pour les trois motifs que j’indique (le dernier comportant deux fautes de frappe, il fallait notamment lire : je lis la référence… et non ma référence…).

    Concernant les préjugés… voir ce département, et partant, ses habitants, quasi-systématiquement désigné quand un journaliste veut faire référence aux milieux « populaires » relève, au mieux, de la reproduction d’un préjugé, et contribue à une certaine stigmatisation. Et cela, quelle que soit la biographie de celui qui utilise cette image.

    Cordialement,

    Hub
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    Choisir c’est renoncer 🙂
    Et nous avons tellement renoncé… qu’il nous reste de quoi faire une autre dégust Alsace avec toutes les propositions non retenues :)-D

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    Catherine, quelle synchro ! J’attends avec impatience les avis de nos camarades (hep, les gars, où êtes vous ???).

    [quote=Catherine]
    J’avais reçu comme consigne de marier les langoustines à l’ananas, mais j’ai désobéi, ayant senti davantage les mirabelles et l’abricot que l’ananas…
    [/quote]
    C’était bigrement bien vu ! (tu)

    Mais… si je peux permettre… les Mulhousiens ne savent pas parler l’alsacien, ce sont des Paexer ! (vielle rivalité bas- vs/ haut-rhinois… 😉 )

    Il faudrait plutôt dire : « S’Kätel un de Buewe, dess ech goet ! » :)-D

    Hub
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    L’article du blog a déclenché un article du Courrier Picard (ICI) puis un second (LA). contrairement au blog, qui met en avant le ridicule de la situation, pour moi c’est de la malhonnêteté caractérisée !

    Au fait, qui a goûté le « Champagne » picard ?
    Et maintenant que vous savez que la région utilise, sans hésitation ni état d’âme, une image trompeuse pour le vanter, avez-vous toujours envie de le découvrir ?
    Le champagne picard sort-il vraiment gagnant de cette histoire, comme l’affirme dit le Courrier ? Bad publicity is publicity… ?

    Hub
    Participant

    [quote=François]
    Puisqu’on aborde le cas des élus, de plus en plus, il faut faire « peuple ». C’est pour ça que la mairie de Paris a vendu sa cave, comme si dans ce palais assez exceptionnel, boire un grand vin français était inenvisageable. Dans ce cas-là, il vaudrait mieux mettre la mairie de Paris dans le 9-3.
    [/quote]

    Au risque de relancer une polémique sur ce fil ancien, remonté récemment à la surface par la grâce une indignation toute désintéressée, je me permets de réagir sur ce post :
    – Cette vente me semblait plus motivée par un soucis de « bonne » gestion que d’image… Mais je peux me tromper
    – Ce patrimoine, constitué tout de même avec la gabelle versée par les contribuables parisiens, a essentiellement été acheté par des fortunes étrangères. Un journaliste avait à l’époque proposé que la Mairie les disperse sous forme de « tombola » à destination exclusive du bon peuple de Paris. Mais il n’a pas été suivi, malgré le soutien actif de quelques amateurs 😉
    – Je lis ma référence au 9-3, que je suppose signifier de le département la Seine-Saint-Denis, comme emprunte de préjugés qui n’ont pas leur place sur ce forum.

    Hub
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    Allez, je me lance :

    1) Muscat GC Goldert Clos St Imer 2004. Ernest Burn. 13°
    Robe d’or moyen. Le nez est tout d’abord très surprenant, j’y distingue surtout des notes caramélisées, est assez fermé. Les verres sont sans doute trop froids. A mesure qu’ils se réchauffent, le vin dévoile une vraie petite salade de fruits : mangue, écorce de citron, litchi, et bien entendu raisin muscat. La bouche est croquante, avec une bonne tenue face à la vinaigrette.

    2) Riesling GC Muenchberg 2007. Ostertag. 13,5°
    Robe très claire. Le nez est tranché, tranchant même. Les agrumes (citron essentiellement) et surtout l’ananas frais dominent. La bouche est très droite, avec une trame minérale très présente. Une structure bienvenue face au mélange abricot – massala, avec lequel le vin dialogue à armes égales ! Un accord bien choisi.

    3) Riesling GC Bruederthal 2000. Bernard Weber. 13,5°
    Robe tirant vers le vieil or. Là aussi, nous démarrons avec un nez d’abord très discret. Il s’ouvre progressivement sur des notes de fruits exotiques (ananas…) et de fleurs blanches (aubépines, roses blanches…) sur un fond minéral. En bouche, le vin se révèle très complexe, avec une touche résinée, ou plutôt de terpène que je trouve caractéristique aux rieslings un peu vieillis. Accord réussi, grâce à ne suggestion de Daniel et un coup de main efficace de Dominique.

    4) Riesling GC Schlossberg Sainte Catherine 2007. Weinbach. 14°.
    Robe très claire. le nez part sur les fleurs blanches, puis arrive un joli cocktail de fruits : agrumes (citron, kumquats, pamplemousse…) et mangue. En bouche, c’est sa vivacité et sa puissance qui surprennent. La vin apparait encore très jeune et sa fougue bouscule les cuisses des grenouilles qui s’endormaient dans leur (superbe !) mousseline).

    5) Tokay Pinot gris GC Rangen de Thann. Clos St Urbain 1991. Zind Humbrecht. 13,5°
    Bouchonné. Avec des aromes que je qualifie de « fond de tonneau ». Dommage 🙁

    6) Pinot noir Burlenberg 1er cru 2004. Marcel Deiss. 13,5°
    Robe rouge vif et très dense. Le nez est d’une très grande richesse. Un creuset où se mêlent la terre (roche volcanique), le feu (notes torréfiées, fumées), l’animal (sang), le végétal (poignée d’herbes coupées). Une alchimie d’arômes qui se développent fortement avec la montée en température. Les tannins sont serrés et le vin d’une jeunesse et d’une puissance épatantes, sans lourdeur ni agressivité.

    [b]7) Grasberg 1er cru Bergheim 2004. Marcel Deiss. 12,5°.
    8) Altenberg de Bergheim GC 2005. Marcel Deiss. 12°
    9) Riesling VT Altenberg de Bergheim GC 1994 Marcel Deiss. 12,5°.[/b]
    Exercice toujours intéressant, de comparer ainsi trois vins, si proches et pourtant assez éloignés, qui plus est sur un même plat.
    Grasberg entre très discrètement en scène, mais trouve très vite son équilibre entre fruits et fleurs, avec une minéralité discrète. Altenberg fait preuve de beaucoup de tendresse, avec une sensation de sucrosité plus forte que chez son comparse VT. Ce denier présente un étonnant nez « poudreux » qui évolue vers la confiture d’agrume, la bouche est puissante, mais avec une retenue très élégante.
    Si les trois vins sont également superbes, pour l’accord, j’hésite entre Grasberg et Riesling Altenberg VT.

    10) Gewurztraminer GC Mambourg cuvée Laurence 2004. Weinbach. 13,5°
    Un nez d’une très grande finesse, mais avec beaucoup de présence aromatique, de densité. S’y mêlent des roses anciennes, du litchi bien mûr et des notes de cuir. La bouche est parfaitement équilibrée entre puissance et finesse, sans sucrosité inutile. Le vin magnifie le fromage qui le lui rend bien !

    11) Pinot Gris Altenbourg 2002 SGN Weinbach 50cl. 10,5°
    Or soutenu. Les fruits compotés emplissent le nez : abricot, mangue, agrumes… ainsi que du miel. Le sucre résiduel se montre très discret, porté par une structure très puissante, avec une acidité marquée. L’accord avec la tarte au citron fonctionne parfaitement grâce à cette structure du vin.

    A nouveau une belle soirée, qui n’aurait pas eu la même saveur sans la gentillesse et le travail de Daniel et Dominique. (tu)(tu)(tu)

    Notons que, contrairement aux soirées précédentes, les crachoirs ont été peu utilisés. « Un petit verre de vin d’Alsace, c’est comme une robe légère, une fleur de printemps, c’est le rayon de soleil qui vient égayer la vie » disait Christian Dior. Qui aurait envie de cracher cela… ??? :)o

    Hub
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    De chez Thévenet ? Jamais goûté, mais je note, merci.

    • in reply to: Raclette
    Hub
    Participant

    Avec la raclette, mes choix restent très traditionnels : Mondeuse de Savoie (Dupasquier notamment), Trousseau ou Poulsard du Jura, Gamay du Beaujolais (avec une préférence pour le Morgon et le Brouilly, le VV de Georges Descombes par exemple). Tous des vins qui s’accordent bien avec fromage à raclette + charcuteries + oignons et cornichons au vinaigre.

    Cet hiver, une Mondeuse de Jean-Yves Péron (domaine de Champ-Levat) 2007, VDP d’Allobrogie, a fait mouche sur une raclette traditionnelle (demi-meule achetée à la maison du Val d’Abondance).

    Pour répondre à Quentin, j’ai un peu de mal à imaginer le mélange gésier / canard confit + fromage à raclette, a fortiori à imaginer un accord qui fonctionnerait. A priori j’irais peut-être vers qqchose de plus sudiste : Rhône, Sud-Ouest… :S

    • in reply to: Raclette
    Hub
    Participant

    Avec la raclette, mes choix restent très traditionnels : Mondeuse de Savoie (Dupasquier notamment), Trousseau ou Poulsard du Jura, Gamay du Beaujolais (avec une préférence pour le Morgon et le Brouilly, le VV de Georges Descombes par exemple). Tous des vins qui s’accordent bien avec fromage à raclette + charcuteries + oignons et cornichons au vinaigre.

    Cet hiver, une Mondeuse de Jean-Yves Péron (domaine de Champ-Levat) 2007, VDP d’Allobrogie, a fait mouche sur une raclette traditionnelle (demi-meule achetée à la maison du Val d’Abondance).

    Pour répondre à Quentin, j’ai un peu de mal à imaginer le mélange gésier / canard confit + fromage à raclette, a fortiori à imaginer un accord qui fonctionnerait. A priori j’irais peut-être vers qqchose de plus sudiste : Rhône, Sud-Ouest… :S

    Hub
    Participant

    Tout dépend en effet du chutney, et notamment de sa force (piment) et de son acidité (vinaigre, citron…). Ce peut être redoutable pour le vin, ou au contraire plus harmonieux. J’ai souvenir d’un accord chutney à la mangue + fromages de chèvre + pinots gris d’Alsace qui avait pas mal fonctionné.
    L’idée n’est pas fondamentalement différente de nos pâtes de coings, pâtes de figue et autres confitures de cerises noires.

    Au fait, c’est quoi, un liquoreux éclairé ? 😀 OK, je sors !!!

    Hub
    Participant

    Des idées intéressantes, en effet, en blanc comme en rouge. Pour ma part, j’avais envie d’aller vers un Layon 1/2 sec, voire un Coteaux-de-l’Aubance, ou un Alsace Pinot gris, éventuellement en VT.

    C’est finalement dans cette région que je suis resté avec un Klevener de Heiligenstein, 2003 de Jean & Hubert Heywang, « Cuvée particulière » (en fait, un assemblage de vielles vignes issues de différentes parcelles du domaine).

    Le Klevener, cépage que l’on ne trouve que dans cette micro-appellation, est en fait un Savagnin Rose, donc un proche cousin du Gewurztraminer, bien qu’il développe des arômes très différents (exit la rose et le litchi…).

    Issu de raisins récoltés en surmaturité, ce Klevener se drape dans une robe d’or soutenu. Le nez évoque les fruits jaunes mûrs : pêches, coings, mangue, mirabelles (nous y voilà), avec une délicate note caramélisée. Les fruits caramélisés se confirment en bouche et vont à l’unisson avec les saveurs du plat. Le sucre résiduel est pleinement digéré, le vin bien structuré avec une belle vivacité qui lui évite de tomber dans les excès du millésime.

    Accord parfait, mais je note vos suggestions (en particulier Dard & Ribo) pour le prochain filet mignon.

    Hub
    Participant

    [quote=Cyril]
    PS
    Hub, avec une telle video, je me prends a rever d’une dégustation de vins Allemands avec Catherine déguisée en Maya et nous autres en footballeurs.
    [/quote]

    Je tempère un peu l’enthousiasme de Catherine. OK pour envisager un thème sur les vins allemands (bien que n’en étant pas spécialement bien pourvu). Mais pour la mise en scène, je préfère rester sur une l’ambiance un peu plus franchouillarde de nos précédentes soirées. 😉

    Hub
    Participant

    Vous m’avez au-moins manqué autant:( D’autant plus que la rencontre avec les artistes allemands (cause de ma défection) était plutôt arrosée de… bière.
    Pour l’Alsace, je n’imagine même pas ce qui pourrait m’empêcher de venir.

    Excellentes fêtes à toute la bande ! Ouvrez de belles bouteilles :)-D

    Hub
    Participant

    Whaou ! Je savais que j’allais rater une superbe soirée, mais là ça confinait au sublime (tu)(tu)(tu)
    Bravo les amis, et chapeau à Daniel d’avoir à nouveau coordonné cela avec tant de talent !

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