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Affichage de 20 réponses de 41 à 60 (sur un total de 365)
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    Je ne contredirai pas Daniel en disant que C & the boys la réclamait à l’unanimité et à corps et à cris depuis des mois, révisant inlassablement la géographies des rives droite et gauche, ainsi que de l’entre-deux-mers qui se situe en fait entre deux fleuves, apprenant par cœur les résultats des classements de 1855 et de 1955 tout en méditant sur les soubresauts juridiques liés à leurs tentatives de révision, les plus zélés brûlant des cierges à Saint-Emilion, Saint-Georges, Saint-Julien et Saint-Estèphe réunis, d’autres portant en procession des futs de bois neuf à la Saint-Bob pour qu’advienne enfin cet événementielle soirée Bordeaux, car en effet, si certains l’attendaient comme une étape incontournable sur notre cheminement commun, d’autres nous tiraient inlassablement vers d’autres contrées à chaque carrefour où nous aurions pu prendre la direction de la cité de la Jurade.

    Mais nous voilà à ses portes, en cette soirée d’octobre de l’an de grâce 2012, et il n’est désormais plus question de reculer, et cela d’autant plus que notre maitre de cérémonie a eu l’intelligence de ne pas chercher [s]à compenser l’indigence de certaines de nos caves en termes de soi-disant « références » de cette région[/s] à niveler la diversité de nos apports, témoins des multiples richesses que peut offrir cette région, nous permettant ainsi de faire se côtoyer et dialoguer avec bonheur de grands noms point usurpés avec des « outsiders » plus méconnus des catéchumènes de Saint-Bob. Précisons tout de go qu’ils ont tous été dégustés à l’aveugle, comme à notre habitude, évitant ainsi toute influence du prestige ou de l’absence de prestige de l’étiquette et nous amenant à nous concentrer exclusivement sur le contenu de nos verres et sur la qualité de l’accord de ce contenu avec celui de nos verrines, coupelles et autres assiettes, une concentration plus forte encore que ne serait celle d’un vin de garage, catégorie soit-dit en passant absente de la soirée…

    Place donc à ces fameux contenus : :)-D

    Nous nous préparons les papilles avec un Entre-Deux-Mers, Château Sainte-Marie réserve 2009, vif et délicatement fleuri. Un vin de soif joliment fait qui dépasse ce que cette appellation produit en moyenne.

    Le fruit mûr, des agrumes aux fruits blancs, légèrement caramélisé, avec une grande opulence au nez et beaucoup de générosité en bouche tranchent après ce premier vin. Le contraste est évidemment saisissant, au point qu’une dégustation un peu rapide laisse d’abord supposer un SR trop présent. Caillou Blanc 2007 de Château Talbot ne fait pas l’unanimité. Pour ma part j’apprécie sa présence et son exubérance car elle est bien canalisée, bien soutenue par une trame acide très élégante. En revanche les rillettes se seraient à mon avis mieux accordées avec un vin plus serré tel que …

    … tel que Les Plantiers du Haut-Brion 2007 peut-être ? Voilà un vin qui joue sur un tempo parfaitement rythmé une partition où se mêlent harmonieusement les note de fleurs blanches que l’on aurait plantées dans un verger de nos contrées. En bouche tout est parfaitement en place et persiste encore longuement après avoir avalé (mais pourquoi fut-ce un véritable crève-cœur de se tourner vers les crachoirs ?…) la dernière goutte. J’évoquais une possible harmonie avec les rillettes, cependant l’huitre chaude fut un catalyseur hors pair pour révéler les notes iodées du vin, en retour celui-ci magnifia l’huitre.

    Un silence évocateur remplit le salon à la découverte du vin suivant, puis arrivèrent les superlatifs, de toute évidence, nous sommes face à un grand vin. Au nez comme en bouche, celui-ci nous offre des notes de sous-bois, de champignon, d’humus, de craie, de fleurs blanches… parfaitement fondues et harmonieuses. Opulent sans être dispersé, généreux sans être prodigue, élégant sans être snob, le vin n’est reste pas moins une énigme, nous le situons en-dehors des Graves en général et de Pessac-Léognan en particulier, voire en-dehors de la région. Mais il n’y a pas de pirate à table et Y est évoqué, sans que personne n’ose l’affirmer. C’est pourtant bien lui, Y 2004 de Yquem, qui accompagne superbement un excellent pot-au-feu de foie gras, bien que le vin puisse, très largement, se déguster pour lui-même.

    Une véritable farandole de terrines et d’accompagnements (on n’oublie évidemment pas les petit catalyseurs grillées…) nous accueillent à table, en compagnie des premiers vins rouges. Le Puy 2003, se présente tout en gourmandise, avec une explosion de fruits rouge sur un fond d’une certaine rusticité qui sied fort bien aux terrines. Une rusticité qui se manifeste notamment par un fond de sous-bois, voire giboyeux, mais sans lourdeur aucune. On est ici évidemment dans un style plus terrien que les premiers vins de la soirée.

    Plus terrien également que Branaire Ducru 2003, très tranché en comparaison avec Le Puy, avec beaucoup d’élégance et de fraîcheur, mais aux tanins moins fondus marquant encore un peu bruyamment leur présence.

    Nous revenons vers un style plus fruité, plus immédiatement plaisant, mais ne manquant nullement de fond pour autant avec ce Château Meylet 2001, offrant de généreuses notes de prune, de framboise et de cassis.

    Changement de style à nouveau, preuve, si besoin était, de la grande diversité de cette région, avec un autre Saint-Emilion : Angélus 1998. Cet angélus volète dans nos verres avec une fraicheur insolente, semant de petites notes mentholées et herbacées. En bouche, les fruits noirs s’accompagnent de délicats accents de réglisse, dans un très bel équilibre.

    Léoville Barton 1985 a beau être le vin le plus âgé de la soirée, je lui trouve beaucoup de jeunesse et de vivacité. En revanche, je suis gêné par une trop forte présence du poivron vert, tant au nez qu’en bouche. Ma déception de la soirée, mais il en fallait bien une…

    Des tendances tertiaires et minérales, avec notamment du cuir et du graphite, dans un ensemble d’une grande fraicheur et d’un très bel équilibre, signent ce superbe La Mission Haut-Brion 1988.

    Nous finissons avec deux Sauternes avec lesquels nous glissons du fromage au dessert en passant par les mouillettes… Rousset Peyraguey, « crème de tête » 1995, joue sur le registre de la puissance, avec de l’encaustique, des confitures de figue et de quetsches, voire des notes de pruneau à l’armagnac. L’accord est évidemment plus réussi avec le dessert.

    Yquem 1996 reste évidemment dans le registre de la finesse cristalline qui est le sien et dans lequel il excelle. Les notes de miel et d’orange amères appellent les mouillettes de pain d’épice au miel d’oranger. Tandis que sa tension, son élégance toute en vivacité, sa vivacité toute en élégance, appellent les fromages. L’accord avec le brebis étant le plus inattendu.

    Mais il est temps de remercier nos hôtes pour une qualité d’accueil jamais démentie, de vérifier que nous n’avons perdu personne en cours de route et de programmer les prochaines sessions consacrées évidemment à Bordeaux suite, puis à Bordeaux le retour et enfin à Bordeaux c’est pas fini ainsi qu’à Bordeaux forever.

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    CR: Nenin 2001 :
    Robe de densité moyenne. Nez plutôt discret de sous-bois où percent quelques fruits rouges dont la groseille.
    L’attaque est très douce. Fruits et tabacs s’amplifient en bouche avant de s’éclipser en une longue et fraiche finale mentholée.
    Très joli vin à mon goût, tout en douceur et en fraicheur.

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    CR: Nenin 2001 :
    Robe de densité moyenne. Nez plutôt discret de sous-bois où percent quelques fruits rouges dont la groseille.
    L’attaque est très douce. Fruits et tabacs s’amplifient en bouche avant de s’éclipser en une longue et fraiche finale mentholée.
    Très joli vin à mon goût, tout en douceur et en fraicheur.

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    Oublions l’épisode du rosé 2009, que je veux bien considérer comme un RDV manqué.
    Et ouvrons ce CR: Clos Floridène rouge 2005 qui me tendait les bras depuis un moment :

    Robe très dense. Des fruits rouges, du cuir et du tabac au nez. Avec beaucoup de fraicheur et de vivacité en bouche. C’est élégant et droit. Pour moi, l’archétype d’un Graves très bien fait !

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    Oublions l’épisode du rosé 2009, que je veux bien considérer comme un RDV manqué.
    Et ouvrons ce CR: Clos Floridène rouge 2005 qui me tendait les bras depuis un moment :

    Robe très dense. Des fruits rouges, du cuir et du tabac au nez. Avec beaucoup de fraicheur et de vivacité en bouche. C’est élégant et droit. Pour moi, l’archétype d’un Graves très bien fait !

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    3 ans… c’est pas franchement de la garde, n’importe quel rosé devrait encore avoir un peu de fraîcheur. Après, 5 ans, je ne dis pas (et encore, voyez ICI un magnifique exemple de longévité pour un CDR rosé !).

    Je dirais plutôt (mais c’est là le fruit mon expérience perso, et nullement un avis définitif !) : C’est tout de même rare qu’un Bordeaux rosé apporte du plaisir, ou je me trompe ? …

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    3 ans… c’est pas franchement de la garde, n’importe quel rosé devrait encore avoir un peu de fraîcheur. Après, 5 ans, je ne dis pas (et encore, voyez ICI un magnifique exemple de longévité pour un CDR rosé !).

    Je dirais plutôt (mais c’est là le fruit mon expérience perso, et nullement un avis définitif !) : C’est tout de même rare qu’un Bordeaux rosé apporte du plaisir, ou je me trompe ? …

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    CR: Clos Floridène rosé, 2009 :

    Robe plutôt pâle, semble même un peu « défraîchie ». Nez assez discret de fruits (cerises, groseilles…). Mais une bouche sans relief, sans éclat. Finale amère sans élégance. Bof…

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    CR: Clos Floridène rosé, 2009 :

    Robe plutôt pâle, semble même un peu « défraîchie ». Nez assez discret de fruits (cerises, groseilles…). Mais une bouche sans relief, sans éclat. Finale amère sans élégance. Bof…

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    On se mord décidément toujours très fort les doigts d’avoir manqué une soirée de Catherine & les garçons. Pour ma part, je ne suis donc nullement gêné que ce fil ne soit pas encore trop nourri. Car la lecture de chaque compte rendu enfonce encore un peu plus le couteau dans la plaie, ou referme encore plus les dents sur les doigts endoloris… 🙁

    Non, je blague, c’est au contrairement avec beaucoup d’intérêt que je partage, par contumace pourrais-je dire, le plaisir de cette soirée, dont le programme est à la hauteur des précédentes. Bravo (tu) (tu) (tu) et à très bientôt pour le prochain épisode :)-D .

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    On se mord décidément toujours très fort les doigts d’avoir manqué une soirée de Catherine & les garçons. Pour ma part, je ne suis donc nullement gêné que ce fil ne soit pas encore trop nourri. Car la lecture de chaque compte rendu enfonce encore un peu plus le couteau dans la plaie, ou referme encore plus les dents sur les doigts endoloris… 🙁

    Non, je blague, c’est au contrairement avec beaucoup d’intérêt que je partage, par contumace pourrais-je dire, le plaisir de cette soirée, dont le programme est à la hauteur des précédentes. Bravo (tu) (tu) (tu) et à très bientôt pour le prochain épisode :)-D .

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    [size=medium]Franck Alamo, Johnny, Sylvie ou encore les Crystals… Ce serait donc le jingle de la soirée qui nous a inspiré une petite querelle, non sur les mérites comparés de la taille Guyot et de la taille en cordon de Royat pour la Syrah, mais sur les qualités artistiques (hum…) des participants à The Voice :S. Si nos avis divergeaient un peu au sujet de ce fleuron de la culture musico-télévisuelle contemporaine, nous nous sommes davantage accordé sur The Taste (:P), soirée LPVienne au cours de laquelle 12 belles quilles nous ont fait leur show !

    Nous démarrons par le comme-back de la Coudée d’Or. On se souvient d’un millésime 2004 pas très net, boudé par le public. Le revoila dans un remix 2009 où les fruits jouent une délicate partition d’agrumes, de mirabelles et d’abricots, soutenue par une structure où le boisé ne s’est pas encore totalement assagi.

    Saint-Pierre aime-t-il les crooners ? Visiblement il s’est laissé entraîner par la tendresse du refrain de Vie-On-Y-Est, susurré en 2009 par le domaine Gramenon. Une corbeille de fruits, avec des abricots très intenses, trahissent, autant que son titre, une composition signée Viognier.

    Avec Château d’Aqueria 2010, nous sommes de prime abord devant un bon produit, sans défaut, sans aspérité, mais sans qualité particulière non plus. C’est bien composé, droit, tendre, avec de petites notes très classiques de fruits rouges. Mais voilà qu’arrive le gaspacho dont la fougue andalouse entraîne notre châtelain dans un petit flamenco où il peut enfin révéler son caractère. Son amertume en finale offrant un bel écho à celui des poivrons.

    Changement radical de répertoire avec l’Anglore. Tout en restant sur Tavel, le style n’a plus rien à voir avec le précédent. Voilà un concentré de gourmandise, une explosion de fruits rouges à un rythme endiablé. Psychédélique ? Je l’aurais plutôt rangé avec les « vins de copains », m’évoquant davantage Georges Brassens que Syd Barrett. Mais peu importe, les deux se tutoient dans mon Panthéon.

    Alors que certains se déhanchaient sur le tube de l’été 1991, murissaient doucement les mystérieux grains de raisin qui allaient nous donner ce CDR La Pialade rosé. J’ai rarement eu l’occasion d’entendre pareille musique : des fruits rouges (fraises, framboises…) et des notes de champignons s’épanouissent avec un volume étonnement présent sur une trame parfaitement structurée. Très joli duo avec une pissaladière aux oignons sélectionnés avec soin et mitonnés avec patience…

    On change le décor. A présent, le rouge est mis ! Pour commencer, Montirius pousse les basse pour son Clos 2006. C’est puissant, mais point de gros son, il sait mêler tout en finesse la réglisse, le tabac, l’olive noire et les fruits rouges.

    Capitelles des Mourgues 2006 joue dans un registre plus « moderne ». Les fruits rouges se dressent sur un fond boisé qui se laisse un peu trop entendre.

    Mes notes sont trop succinctes pour retranscrire honnêtement mes impressions pour le quatuor de CDR qui ont suivi, surtout après la lecture des comptes rendus de mes collègues. Tout au plus puis-je évoquer les Eglantiers de la Réméjeanne, au fruité éblouissant relevé de notes tertiaires, ma vieille complice la Mémé Gramenon, plus florale, avec sa voix chaude et caressante, Fonsalette tout en puissance retenue, et les Colonnades plus débridées.

    Nous terminons en douceur avec les Bernardins 2008. Un Muscat Beaume de Venise très loin des chansonnettes sucrailleuses que nous susurrent bien des flacons de cette appellation. Des clémentines confites délicatement caramélisées se déhanchent sous nos nez avec beaucoup de vivacité.

    En fin de compte, nous n’avons pas tranché pour savoir si la finale de The Voice valait la peine que nous rendions nos cerveaux disponibles quelques instants pour la pub de Coca-cola & Co. Mais l’avis est unanime pour plébisciter Cathy & The Boys ! :)-D

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    Appli du site marchand « Vente à la Propriété » : VALP.

    Hub
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    Causse-Marines Gaillac « Mauzac » 1994 :

    Oubliée au fond d’une cave, cette bouteille nous a tendu les bras lors d’un rangement…
    Bouchon quasi-entièrement imbibé. Robe jaune vive. Après deux bonnes heures d’ouverture, le nez sort de sa réserve et commence à offrir des notes de fruits jaunes et exotiques (abricot, ananas, mangue… ainsi que de la pomme et de la poire) légèrement toastés. La bouche est minérale et vive, sans doute a-t-elle été plus intense dans sa jeunesse, mais sont encore bien présents les fruits, ainsi que des épices (poivre, pointe de gingembre), avec une délicate touche caramélisée.
    Gouté à nouveau le lendemain : le vin a gagné en intensité et en présence. Belle tenue pour ce Mauzac de 18 ans !

    Hub
    Participant

    Bonsoir Charles,

    J’avais déjà tenté voici quelques temps, sans grand succès (Voir le fil), mais sans grand suivi de ma part non plus… Je reste preneur pour contribuer à toute initiative dans le coin.

    Hub
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    @Daniel : 17g de SR ? En effet… Y’en a ! Mais il a su s’effacer en toute beauté.

    Hub
    Participant

    Quelques notes qui vont paraitre bien laconiques après la richesse des commentaires de Catherine et de Daniel :

    Cairanne 2004. Marcel Richaud. Le nez, intense, m’évoque une chaude après-midi d’été : les fruits blancs, les agrumes (citron bien mûr) le disputent au miel, avec une pointe fumée. La bouche se laisse tapisser avec beaucoup de délicatesse par le miel, la pêche, le citron confit.

    CDR, La Coudée d’Or 2004. Domaine Viret. Liège, champignons, carton, poussière…

    Châteauneuf du Pape. Clos des Papes blanc 2001. Les arômes virevoltent délicatement autour du nez : fleur de tilleul, frangipane et surtout fenouil et anis. Le vin s’étire longuement, langoureusement, en bouche, terminant sur une pointe amère et végétale très agréable, accentuée par la présence de l’artichaut.

    Châteauneuf du Pape. Beaucastel Roussane VV 2008. Le nez est très riche et complexe, sans pour autant verser dans l’exubérance. Tout est parfaitement en place : fruits jaunes, ananas rôti, miel… Et quel bel équilibre en bouche, c’est intense et long, long.

    Châteauneuf du Pape. Rayas 2001. Tout en finesse avec son petit nez iodé et caramélisé, le vin reste cependant un peu en retrait. L’huile de truffe lui donne un heureux coup d’étrier. Le voilà qui se lâche et révèle en bouche route sa richesse et son équilibre.

    Vin de France. Lunatique 2009, Domaine Rouge-Bleu. Ce lunatique se présente tout en fruits rouges bien mûrs, voire compotés. C’est très riche, avec une matière dense et soyeuse à souhait, mais sans exubérance inutile.

    Châteauneuf du Pape. Beaucastel 1996. Bien plus dans la retenue, avec une belle trame acide qui lui donne une belle fraîcheur.

    Deux vins très opposés donc, mais qui ont tous deux, chacun dans son registre, magnifiquement accompagné les terrines (ah, le canard sauvage !!!).

    Châteauneuf du Pape. Domaine Charvin 1999. Un nez fumé, mêlant fruits à coque et fruits rouges. Le velouté et le soyeux en bouche lui confèrent beaucoup de délicatesse.

    Châteauneuf du Pape. Rayas 2004. Nez à la fois floral (pivoines…) et épicé (poivre noir…). Bouche superbe d’équilibre et de fraîcheur.

    Châteauneuf du Pape. Réserve des célestins 1998, Henri Bonneau. Des fruits rouges au nez, dominé par la fraise écrasée. Des fruits rouges, toujours, en bouche, avec des fruits à coque. Le tout avec une vivacité et une jeunesse éclatantes.

    Châteauneuf du Pape. Domaine de la Janasse VV 1998. Un nez très fruités, toujours de fruits rouges, mais avec de l’alcool. La bouche apporte une astringence et une amertume que je trouve trop marquée en finale. Servi trop chaud ?

    Rasteau. Domaine Gour de Mautens. Bressy 1998. Nez de fruits noirs, de mûres et de cassis. Tonitruant en bouche, très extrait. Les accords m’apparaissent inégaux : excellents avec le St-Nectaire et le brebis, peu convaincant avec l’époisses.

    Cairanne l’Ebrescade 2003. Marcel Richaud. Véritable soupe de fruit rouge, d’une très grande douceur (bien que sans sucre résiduel). C’est rond, charnu, avec beaucoup d’ampleur et parfaitement en accord avec le dessert.
    Le 2009 gouté ce samedi chez Augé présentait une pareille richesse, mais avec encore beaucoup d’aspérités, voire d’austérité, dont j’entrevois bien l’évolution après avoir rencontré ce 2003.

    A la relecture de mes notes, ravivant les souvenirs gustatifs de la soirée, j’étais frappé par la fraîcheur de bon nombre de ces vins. Une caractéristique que l’on ne s’attend pas nécessairement à trouver en Rhône méridional, et que j’interprète comme une marque de la grande qualité générale de ce que nous avons dégusté en cette mémorable soirée.

    Hub
    Participant

    [quote=Eric]
    Du fendant en grosse quantité ……..mais avec deux Dolitaps avant
    [/quote]
    NON ! Préférez l’aspirine, car l’association paracétamol + alcool est toxique pour le foie !

    Plus sérieusement (quoi que…), je viens de tester la fondue suisse avec un chasselas (donc un fendant), Domaine des Faverges, St-Saphorin 2009 et je n’ai pas été enchanté. Le vin était trop délicat pour la fondue, ou la fondue trop corsée pour le vin.

    Mais c’était certainement mieux qu’un pinot gris d’Alsace, surtout de la cave Dagobert… Et s’il faut privilégier un rouge, je testerais une mondeuse de Savoie. En général ce que je préfère avec la raclette, mais que je n’ai pas encore tenté avec la fondue.

    Hub
    Participant

    Deiss ne laisse décidément pas indifférent. Intéressante question, autant que remise en cause : ais-je mentionné le caractère « volcanique » du Burlenberg parce que c’est effectivement ce que j’avis ressenti à sa dégustation ? Certes, je n’avais pas la contre étiquette sous les yeux en rédigeant mon cr. Mais je me souviens bien que ce terme a été employé lors de la soirée : par moi ? par un autre ? spontanément ? en lisant la contre étiquette ? … j’ai la mémoire qui flanche…

    Mais je me souviens que, lors d’une précédente rencontre avec un Burlenberg (c’était un 2003), j’étais déjà frappé par la puissance de ce vin, très atypique dans le paysage des pinots noirs alsaciens, avec un dialogue harmonieux entre le minéral (terre, roche) et le végétal (fruits rouges).

    Frappé, je l’étais aussi, en « montant » le programme de la soirée avec Daniel, par le nombre de vins de Deiss qui nous étaient proposés. Pour moi, c’est très atypique : de tout temps, en faisant des dégustations de vins avec mes amis alsaciens, Deiss avait toujours été considéré un peu « à part » (je dis bien « à part », ni au-dessus, et surtout pas en-dessous). Or là, il prenait, d’emblée et massivement, une place centrale, et d’autant plus fortement que c’était là notre première (et je crois pas la dernière :)o ) soirée Alsace. Les vins de Deiss sont-il donc devenus l’archétype de l’Alsace, représentatifs de ce qui se fait de mieux dans la région, sa quintessence presque ? Où sont-ils précurseurs, comme M. Deiss semble parfois le croire, de ce que la région sera demain, la propulsant au firmament des très grandes régions viticoles du monde ?
    Bon, j’arrête de me, et de vous, prendre la tête, c’est tout simplement un vigneron talentueux, pour lequel j’ai un immense respect, et dont les vins nous ont, chacun dans son style, littéralement enchantés !

    @André : l’accord canonique du muscat serait plutôt avec des asperges blanches (les meilleures viendraient de Hoerdt) fraichement cueillies, accompagnées d’une mayonnaise mousseline aux fines herbes et de jambon cuit. Beaucoup de restaus les proposent avec 3 jambons (cuit, fumé, séché) et 3 sauces, mais ça fait, à mon goût, un patchwork dans lequel le muscat se perd un peu…

    Hub
    Participant

    [quote=Arrakis]
    Il me semblait que les « Paexer » sont situés plutôt à la frontière avec la Moselle plutôt que dans le Haut-Rhin ?
    [/quote]

    On est toujours le Paexer de quelqu’un 😉

    [size=small]Petit clin d’œil en attendant une contribution plus sérieuse, mais je n’ai pas encore pris le temps de lire l’intégralité du (superbe) CR de l’ami Daniel[/size]

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