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    Domaine Arretxea Irouleguy, Haitza 2005 :

    Robe sombre mais qui commence à prendre quelques reflets tuilés. Le nez offre un peu de réduction, puis se fait très discret pour revenir, après aération, vers la groseille et les pruneaux. La bouche est très fine, avec un joli fruité : à nouveau les groseilles et les pruneaux, avec également de la confiture de quetsches, voire de cerises noires, et une pointe de cuir qui donne à l’ensemble une touche plus virile.
    Un vin plus délicat que ce que connais (en rouge) de l’appellation, qui a su me séduire, voire me toucher.

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    Bonjour Adrien,

    Nicolas Sarkozy, actuellement en disponibilité, me semble une des personnalités publiques les mieux choisies. Son investissement sans faille pour la promotion de ce patrimoine et de ce fleuron de notre économie au cours des cinq dernières années parle pour lui.
    Pour élargir un peu votre panel, vous devriez pouvoir vous faire communiquer la liste exhaustive de nos ambassadeurs en vous adressant au Ministère des affaires étrangères.

    Pour vous répondre plus sérieusement : ce forum n’est pas le wikipédia du vin ! Et il me semble que vous pourriez avoir des réponses un peu mieux ciblées en :
    – consultant la charte du forum qui demande à tout nouveau membre de se présenter dans une rubrique ad hoc.
    – exposant clairement le cadre de votre demande : de quelle étude s’agit-il ? réalisée dans quel contexte ? pour quel objectif ?
    – précisant votre demande : par exemple, qu’appelez-vous un « ambassadeur » ?

    Et pour vous apporter, non un embryon de réponse, mais un simple point de vue : il me semble que chacun de ces marchés répond à des logiques et s’inscrit dans un contexte (politique, économique, fiscal, culturel, …) bien spécifique, pour lesquels une réponse unique me semble a priori peu pertinente.

    Au plaisir de vous lire,

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    Notes un peu succinctes pour une soirée remarquable :
    Chablis 1er cru Vaucoupin 2005. Grossot. A l’aération apparaissent progressivement de délicates notes anisées, miellées, caramélisées. La bouche est droite, mais manque un peu de tension et le vin bat en retrait face à ses deux compagnons.

    Côtes d’Auxerre Les Biaumonts 2008. Goisot. Nez de fruits exotiques avec notamment des litchis. Des agrumes confits apparaissent en bouche. Tension, ampleur et longueur en bouche complètent ce tableau.

    Chablis 1er cru Séchets 2005. Dauvissat. Une très belle rencontre, de nombreux arômes chatouillent le nez : des fruits du verger (poire, pomme bien mûre) légèrement vanillés. Des fruits qui se développent en bouche sur une trame minérale et une acidité bien fondus. C’est fluide, racé, et parfaitement accordé au plat avec lequel le vin forme une rare osmose.

    Chablis grand cru les Preuses 2003. Dauvissat. Nez exubérant de miel, de fruits (pamplemousse, ananas, voire fruits de la passion) avec beaucoup de puissance aromatique. Une puissance qui se retrouve en bouche, avec une trame solide qui lui évite toute lourdeur.

    Chablis grand cru Blanchot 1998. Raveneau. Nez d’une grande finesse, plus végétal, d’humus, de sous-bois, de champignons des prés. Beaucoup de tensions, de fraicheur, de vivacité, avec une belle finale épicée sur le gingembre.

    Vougeot 1er cru Les Petits Vougeots 2002. Hudelot Noellat. Dominante de griottes kirchées sur une trame rigoriste, mais très équilibrée.

    Gevrey-Chambertin 1er cru Le Fonteny 1998. Domaine Sérafin. Plus flatteur, ce Fonteny joue sur un fruit plus prononcé et une belle texture soyeuse.

    Gevrey Chambertin 1er cru Lavaux St Jacques 1997. Denis Mortet. Le cuir et les fruits murs se disputent sur une texture très fine, dans une grande longueur.

    Gevrey Chambertin 1er cru Lavaux St Jacques 2001. Dugat-Py. Une jolie palette florale s’épanouit progressivement et évolue vers les fruits rouges (framboise en tête) sur une trame bien serrée.

    Echezeaux 2003. Confuron Cotetidot. Un vin d’une très grande profondeur, parfait d’équilibre et de longueur, avec une grande présence en bouche, pourtant toute en délicatesse.

    Nuit St Georges Les Vaucrains 2002. Robert Chevillon. Beaucoup de matière, des fruits noirs tels que des cassis et des cerises, sur un fond un peu viandé et une trame très équilibrée.

    Chambolle-Musigny 1999. Domaine A F Gros. Tout est d’une grande finesse, du bouquet fruité au nez à la finale, ce Chambolle se déploie tel un chat avec grâce et délicatesse.

    Klein Constancia 1999. Difficile à situer à l’aveugle, d’autant plus qu’il était placé entre deux liquoreux grecs dont je n’ai pas noté les références. Un nez très fin, d’agrumes confits et de miel, confirmé en bouche, avec un bon équilibre entre le sucré et l’acide. Très belle harmonie avec [s]le gâteau d’anniversaire[/s] la tarte à l’orange.

    De très belles étiquettes, certes, mais comme nous gouttons à l’aveugle, elles ne nous influencent guère ! Encore un grand merci à Daniel et à Dominique (tu)(tu)(tu)

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    Super ! Une belle liste, il y a effectivement du monde pour lancer quelque chose.

    Le hic pour moi, c’est que je suis de moins en moins sur la région. Calez une date autour de Metz (Nancy va être trop compliqué pour moi). Je verrai si je serai dans le coin ou non.

    On pourra voir après pour les modalités. A titre d’illustration :
    – Un autre groupe LPV auquel je contribue (voir ici) a commencé à fonctionné selon le principe suivant : autour d’un thème (en l’occurrence la Bourgogne pour le 1er RDV), chacun a apporté une bouteille et un petit quelque chose à manger en accord avec le vin. Après, nous avons perfectionné la mécanique…
    – Un groupe précédent auquel je contribuait fonctionnait sous la houlette de deux animateurs qui choisissaient les vins de la soirée. Celle-ce se passait dans un restau, autour d’un menu prédéfini.
    mais vous avez certainement déjà vos propres expériences et des idées ou souhaits.

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    New-York
    Renvoyée pour avoir fait boire un verre de vin à ses élèves en France…

    Blog Le Monde

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    Superbe évocation, moins descriptive et pourtant nettement plus juste de ce que nous avons vécu ce soir.

    Bon, le Macvin, je serais définitivement passé à côté… Avec le recul, c’est la prégnance du marc et du sucre qui me gène, le premier m’évoquant par trop des marcs alsaciens, des saveurs que je n’ai nulle envie de retrouver en Jura. Pour compléter la maxime ci-dessous : puisque je ne comprends pas, je ne critique pas et cherche encore …

    Reste la finesse de ces deux CC que Daniel a superbement rappelé. Ah, quelle soirée !

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    CR: Domaine Pierre Frick : Tokay Pinot Gris, Sélection de Grains Nobles 2000.

    Robe d’ambre très pur, disque brillant de mille feux. Le nez offre un feu d’artifice de miel de châtaignier, de pain d’épice, d’abricots confits, de raisins de Corinthe. Cette même générosité se retrouve en bouche, autour d’une trame acidité / sucre résiduel suffisamment équilibrée pour maintenir une très belle tension. Et quelle longueur…

    Un foie gras aux éclats de cacao et pointe de piment d’Espelette avait besoin d’un compagnon à sa hauteur. Ce PG SGN a su tenir une très harmonieuse conversation avec lui.

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    En effet, de très très belles surprises étaient encore au RDV ce soir-là.

    Avec cependant un doute sur ce fameux Macvin, 400ème de nos AOC, qui nous a laissés assez perplexes. En attendant le CR « à froid » de Daniel, j’ai ouvert ce midi un Macvin du Domaine de Montbourgeau (un beau domaine, tenu par Nicole Deviaux à L’Etoile, et qui a son fil ICI) pour savoir si ce que j’ai ressenti était spécifique au Macvin ou non. Au nez, derrière l’alcool de marc qui domine, percent des notes de miel et d’orange. Malheureusement le marc domine également en bouche et écrase les fruits. Cette domination était encore plus forte après 2 heures d’aération. Finalement, mes deux expériences avec le Macvin me laissent identiquement perplexes. Concernant les mistelles, j’ai bien plus de plaisir avec un Pineau des Charentes.

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    0) Vin d’ Arbois, Clos Pasteur, récolte de la vigne de Pasteur, 1974. Henri Maire.
    Bon, faut-il vraiment commenter cette bouteille ? Je n’ai pas vu le bouchon, mais visiblement le vin avait coulé. Passons sur la couleur pas nette de caramel, passons le nez madérisé et oxydé… Mais les grimaces furent unanimes, chez ceux qui eurent le courage (l’inconscience..) de le prendre en bouche. Quel florilège de déviations : aigre, maigre, poussiéreux et métalliques, furent mes qualificatifs (sic). Mais j’arrête là, c’est trop facile de tirer sur cette bouteille, qui a dû subir quelques outrages dans sa vie, et dont je reverrais bien volontiers une sœur en meilleur état de conservation.

    1) Stéphane Tissot, Bruyères 2005.
    Un très joli nez fruité où dominent la pomme et la poire, avec des notes de fruits secs grillés. En bouche cette Bruyère se montre à la fois très droite et tendue, sur une trame acide bien marquée, et très ample et généreuse en fruits.
    Je plussoie avec Daniel sur le génie de Senderens, car jamais je n’aurais pensé à un tel accord et pourtant il offre un superbe terrain de jeu où le vin peut se valoriser au mieux.

    2) Ganevat, Chardonnay Les Chamois du Paradis 2004.
    Ça explose de fruits au nez : la mirabelle, la pomme Tatin, l’ananas rôti, voire la noix de coco, avec des notes caramélisées qui prennent de l’ampleur avec l’ouverture. Cette générosité se retrouve en bouche, autour d’une structure bien marquée, le vin offre beaucoup d’ampleur et de gras.

    3) Camille Loye, Arbois cuvée Saint-Paul 1989.
    La noix verte et les épices indiennes viennent chatouiller le nez avec une insolence primesautière. La bouche est très tendue, m’évoque un équilibriste qui danserait avec grâce, élégance, finesse, sur un fil qui lierait arômes occidentaux et orientaux. La découverte de l’âge du vin fait son effet, certes je ne m’attendais pas à un primeur, mais quelle jeunesse !
    Petit clin d’œil à Dominique qui a évidé une à une les pommes de terres, avec une abnégation toute monacale, ou plutôt avec la générosité qui qualifie nos hôtes.

    4) Stéphane Tissot, Savagnin 1998.
    A nouveau, nous voilà face à des arômes caractéristiques de noix et de curry. Ils s’égrènent tout au long de la soirée et des différents vins blancs, dans toute la richesse des variations possibles autour de ces deux arômes princeps : variations de tons, variations d’intensité. Dès lors, comment bien décrire ce Savagnin de Tissot ? Ample et généreux, il vous recouvre délicatement le palais d’une tapisserie finement brodée où chaque brin est rigoureusement à sa place. OK, c’est plus allégorique que descriptif, mais voilà, ce vin offre un tel équilibre qu’il m’est difficile de le décrire plsu précisément : tout est rigoureusement à sa place, chaque instrument joue sa note et la partition d’ensemble est orchestrée avec brio… Bon, nous voilà guère plus avancés…

    Mais il est grand temps de manger un petit quelque chose 😉 Passons à table avec les rouges. Comme d’habitude, mes notes sont plus sèches à partir de ce moment. Est-ce un effet de l’ambiance moins méditative, de la dégustation parfois simultanée de plusieurs vins, ou d’une difficulté à parler des rouges aussi aisément que des blancs ? Comme dirait Woody Halen, j’en parlerai à mon analyste…

    5) Puffeney, Arbois Trousseau les Bérangères 2007.
    Le vin offre de beaux arômes de fraises et de fraises des bois écrasées. Ce très joli fruit se confirme en bouche, soutenu par une bonne structure qui lui donne toute la tenue nécessaire face à nos terrines.

    6) Overnoy / Houillon, Poulsard 2008.
    Robe légèrement trouble. A nouveau, nous voici face à un vin aux arômes très riches de fruits rouges. Le nez est limite exubérant, mais la structure de fond est suffisamment forte pour que ça reste droit et tendu en bouche. A ma grande surprise, je ne reconnais pas ce vin que j’ai pourtant souvent croisé sur d’autres millésimes. 2008 serait-il plus fruité qu’à l’accoutumée ?

    7) Stéphane Tissot, Pinot noir En Barberon 1998.
    Nous avons eu du mal à distinguer immédiatement les trois cépages, tant le style de la région (terroirs, vinification…) leur donne une coloration si particulière, où la douceur du fruit le dispute à la rigueur de l’acidité, dans un équilibre dont la subtilité relève de l’art de chaque vigneron. Ici, en plus des fruits rouges, apparaissent des notes évoluées de vieux cuir, de tabac, de sous-bois, avec beaucoup de finesse et d’élégance.

    Bon, je dois reconnaitre que ma thèse sur une soi-disant difficulté à décrire les vins rouges ne tient pas à l’épreuve des faits. Puisque mes notes sur les vins jaunes sont encore plus succinctes… Et pourtant, que d’émotions !!!

    8) Vin Jaune, Fruitière vinicole de Voiteur, 2005.
    Un « jaune » sans grande aspérité, mais avec un manque évident de caractère. Le vin est très simple et assez peu aromatique, relativement court par rapport à ses voisins. Peut-être peut-il permettre une introduction à ces vins dont on dit parfois qu’il faut « être né dedans » pour les comprendre et les apprécier ?…

    9) Vin jaune, Château d’Arlay 1996.
    Une grande finesse : les arômes d’épices s’égrènent doucement, avec beaucoup de délicatesse, en une finale qui s’étire comme un chat.

    10) Château-Chalon, Berthet Bondet 1988.
    Le curry revient en force ici. Le style est opposé au précédent, jouant sur une présence très affirmée des épices autour d’une trame acide plus marquée, plus en puissance.

    11) Château-Chalon, Jean Macle 2000.
    A nouveau, je retrouve une très grande finesse, jouant dans le même registre que la Château d’Arlay, avec peut-être quelques fruits plus affirmés autour des arômes de curry.

    12) Macvin de Jean Macle.
    Etrange Macvin… Le nez est très puissant, offrant un plein cageot d’orangettes et de raisins, sur un lit de paille. En revanche, je suis déconcerté par la bouche, distordue par de forts arômes de bonbons « chimiques ». Les papilles ont-elles trop fatiguées après tant de richesses aromatiques ? ou ce Macvin présente-t-il réellement des arômes à la limite de la déviance ? Daniel, toi qui à pu déguster à palais reposé, qu’en dis-tu ?

    A nouveau, un très très grand merci à Dominique et à Daniel, pour l’accueil chaleureux et de qualité, pour tout le boulot réalisé avant, pendant et après (et oui, on ne fait même pas la vaisselle en partant !!!). (tu) (tu) (tu)

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    J’interviens juste pour faire part de mon expérience récente avec CP : J’ai fait une commande du bout des doigts au mois de mai, car refroidi par ce que je lisais sur le sujet et ce que m’en disais alors des amis clients. Mais j’avais un crédit à utiliser et n’ai donc finalement « misé » (le terme reflète bien mon état d’esprit du moment…) qu’une trentaine d’euros…

    S’en suivit le feuilleton auquel vous êtes désormais habitué : relance de ma part un bon mois après la date prévue de livraison, réponse douceureuse de CP me disant que ça va arriver, re-relance à la fin de l’été, re-réponse que ce sera là incessamment sous peu… Puis je lâche un peu prise et découvre, sur mon compte en ligne, que les vins sont arrivés en boutique.

    Je m’y pointe sans préavis samedi matin (soit tout de même 6 mois après le paiement) pour récupérer ces 5 malheureuses bouteilles qui ont dû faire le chemin à pied du Languedoc pour mettre autant de temps à monter à la capitale. Las… Je découvre deux personnes pleines de bonne volonté qui, après avoir passé l’ensemble de la boutique au peigne fin, m’annoncent que les vins sont bien livrés, mais… à l’entrepôt (au Havre…). On me propose d’attendre, encore, sans pouvoir s’engager sur un délai de livraison, ou de choisir d’autres flacons dans une liste de bouteilles en stock sur place, pour une valeur équivalente à ma commande.

    J’ai choisi cette 2ème option, car ça m’arrangeait bien au regard de la liste proposée, et n’ai nullement à me plaindre des résultats de ce « troc ». Tout est bien qui finit bien, donc…

    De la discussion, je retiens qu’après le rachat, plusieurs changements sans doutes mal préparés, ont mis une sacré pagaille dans la logistique : nouveau transporteur, nouvel entrepôt, nouveau système d’information… dans un contexte ou l’activité se poursuit. La situation devrait rentrer progressivement dans la normale pour les « anciennes » commandes. Mais je comprends l’agacement des trop nombreux clients dont les commandes restent en souffrance et qui ne reçoivent pas d’informations fiables. J’espère que la nouvelle équipe arrivera à redresser rapidement la situation, en tous cas ils me donnent l’impression de s’investir beaucoup pour cela.

    Hub
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    Si je n’ai pas pu m’inscrire au déjeuner de la « Paulée du Clos des Fées » qu’Hervé Bizeul a organisé hier à Paris (chez Macéo dans le 1er), j’y suis néanmoins passé en fin d’après-midi. Hervé Bizeul offrait en effet à la dégustation, en marge de la « paulée » (le déjeuner) proprement dite, les derniers millésimes mis en bouteille, plus quelques flacons un peu plus anciens.

    Bref et laconique compte rendu à partir de bribes de souvenirs encore assez frais :

    Vieilles Vignes blanc 2011 : un fruité opulent, qui lui confère une certaine sucrosité bien équilibrée par une trame d’une belle vivacité.
    Les Sorcières 2011 : un joli pot-pourri de fruits rouges, mais qui apparait un peu rugueux après les VV blanc, finale assez courte. A laisser s’arrondir encore un peu.
    De battre mon cœur s’est arrêté 2011 : 100% Syrah, nez délicatement poivré, attaque toute en finesse, belle et longue finale sur les fruits rouges.
    Images dérisoires 2011 : 80% Tempranillo, une explosion de fruits rouges au nez et en bouche, mais sans partir dans tout les sens car la trame reste très structurée, un vin de (très grand) plaisir immédiat, une finale cependant très courte.
    Un faune avec son fifre 2011 : Cabernet-Franc à 80 % et Merlot, la plus bordelaises des cuvées, d’une grande élégance, une attaque soyeuse, un milieu de bouche qui dévoile progressivement de très beaux fruits rouges, une longue finale qui s’évanouit décrescendo.
    Vieilles vignes rouge 2010 : matière dense, un vin très présent, avec un beaucoup de fruit.
    Vieilles vignes rouge 2009 : idem, aux tanins déjà plus fondu apportant un toucher soyeux en plus.
    Le Clos des Fées 2010 : tanins serrés et piquants, trop présents pour apprécier aujourd’hui ce vin à sa juste valeur.
    Le Clos des Fées 2007 : superbe texture dense et veloutée, une fois les tanins fondus ce vin est une véritable bombe, mais sans aucun excès : derrière les fruits apparaissent de très belles notes de cuir vieilli.
    Le Clos des Fées 2005 : on prend le précédent et on démultiplie le plaisir !
    La Petite Sibérie 2010 : mes premiers pas en Petite Sibérie, et j’espère pas mes derniers, car me voilà conquis par ce vin qui cristallise beaucoup de passions. Mais revenons au vin : une présence magistrale mais sans aucun excès grâce à un velouté somptueux, au nez comme en bouche, c’est une farandole de fruits cacaotés qui viennent titiller vos sens avec beaucoup d’élégance, de vivacité, mais sans jamais s’imposer à vous.

    Un remerciement : à Hervé, son équipe et l’équipe de Macéo, pour la qualité de leur accueil, le temps pris pour faire déguster et découvrir les vins (tu)(tu)(tu)
    Un regret : n’avoir pu participer au déjeuner, où de très grandes bouteilles auraient été ouvertes :)o
    Une fierté : avoir embarqué une amie très bordelaise qui est repartie avec un carton sous le bras :)-D

    Hub
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    CR: Robert Michel, Cornas « La Geynale » 2002

    Dégusté sur boulettes de viande à l’orientale, fricassée de légumes.
    Robe grenat, légèrement tuilée. Très joli nez épicé (poivre) et fruité (cerises noires, mûres), avec des notes tertiaires. La bouche est toute en finesse, en équilibre, en puissance retenue, avec une attaque très suave, un milieu de bouche soyeux, une finale où percent effectivement une élégante pointe d’amertume.
    Un très beau vin !

    Hub
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    Au restau, la carte des vins étant généralement pauvre (du-moins dans la gamme des Japonais que je fréquente), je préfère la bière ou le thé vert.
    Quand je joue à domicile, j’ai tendance à préférer la simplicité, la vivacité et la minéralisé d’un Sylvaner d’Alsace,

    Hub
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    « pour la canette je verrais plutôt un rouge du sud »
    Oui, c’est vrai que c’est le premier plat qui a allumé le voyant « pinot gris » dans ma tête. La canette appellerait bien un rouge, mais alors je pocherais les fruits au vin rouge.
    Bonne dégustation Julien.

    Hub
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    L’auteur des Ignorants, Etienne Davodeau, ainsi que le vigneron Richard Leroy et le journaliste Frédéric Potet seront présents pour un débat autour de la BD, mercredi 21 novembre 2012 de 13 à 14h, au théâtre des Mathurins à Paris.

    Renseignements et réservation.

    Hub
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    Bonsoir,

    Spontanément (et un peu chauvinistement …) je m’orienterais vers un Pinot Gris d’Alsace. En explorant la rubrique « Alsace » du forum vous devriez trouver votre bonheur, y compris dans cette gamme de prix.

    En revanche, je connais assez peu les domaines alsaciens qui seront présents au SVI. Le mieux est d’y faire un tour et de gouter.

    Hub
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    J’ai été interpelé par l’expression « Crème de tête » qui nomme la cuvé du Sauternes de Rousset Peyraguey dégusté. Le domaine propose, à ma connaissance, deux autres cuvées, mais celle-ci est, toujours à ma connaissance, la cuvée supérieure.

    C’est chez Maurice Constantin-Weyer, dans un ouvrage daté de 1932, L’Âme du Vin, que j’ai trouvé la réponse, quand l’auteur décrit avec des accents poétiques un peu ampoulés les vendanges en Sauternes :
    « On ne coupe pas la grappe comme on fait dans d’autres pays. Non ! On détache d’un léger coup de ciseaux, les seuls grains duvetés. Si l’automne est long, c’est une opération qui, dans les vignobles noblement conduits, comme à Yquem ou à Climens, se répétera jusqu’à sept et huit fois. (…) A chacune de ces cueillettes correspond une cuvée différente. La première, dite crème de tête, produit des vins uniques comme générosité, comme liqueur et comme parfum. Puis vient le vin de tête, presque aussi magnifique, et enfin les cuvées de queue, moins heureusement mûries, donnent un vin encore moelleux.
    Les vins de tête et de crème de tête du Sauternais sont de véritables liqueurs dont l’usage se recommande au désert. Ils doivent être frappés très forts, aux environ de plus quatre degrés (…). Ils développent alors leurs splendides qualités. »

    Autre temps, autres mœurs… En recommandant de le déguster à 4° C, Maurice Constantin-Weyer s’inscrit alors en faux contre l’habitude des Bordelais de déguster le sauternes plus froid encore (!). Il n’en recommande pas moins de le boire jeune, puisque, selon lui, le vin a déjà atteint sa plénitude dès son plus jeune âge.

    Hub
    Participant

    @ dfried : le même blanc ouvert cet été (à l’aveugle) confirme en tous points mon post précédent. je serais curieux de connaitre ton point de vue sur son état actuel d’évolution.

    Hub
    Participant

    Nous venons de finir une bouteille de Castello Luigi, Rosso del Ticino 1998.

    Robe légèrement tuilée. Le vin développe de superbes notes tertiaires, de sous-bois, de champignons, de terre, voire de gibier. Toute trace d’élevage (j’ai cru comprendre que, dans sa jeunesse, ce vin pouvait en être fortement marqué) a disparu. la bouche est ample, généreuse, avec la même palette tertiaire qui se développe autour d’une structure franche bien présente.

    Très beau vin, dont les notes viandées ont magnifiquement accompagné un assortiment de terrines de saison (notamment de gibier).

    Hub
    Participant

    Faute de frappe rectifiée. Merci d`Daniel pour (entre bien d’autres choses) l’avoir repérée.

    Je rejoins Cyril sur l’aspect « accessibilité » des vins, qui a bien entendu aussi fait débat ce soir-là, et qui peut, je le conçois, gâter le plaisir de certains. Pour ma part, je suis ravi que les uns et les autres n’hésitent pas à « sortir » de « beaux » flacons indépendamment de leur prix d’achat et de leur valeur spéculative du moment, guidés par la seule envie de se faire plaisir et de faire plaisir aux autres.

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