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    Je vous poste bien tardivement (je n’arrivais pas à accéder à LPV ce week-end…) le récit de cette dernière étape de notre pèlerinage, non sur le chemin de Saint-Jacques, bien que nous l’ayons croisé à plusieurs reprises, mais entre les vignobles du Sud-ouest :

    Les blancs : Jurançon sec 2007. Domaine Bellauc. Une tarte aux pommes et aux coings, tout juste sortie du four, s’offre au nez. La bouche par contre évoquerait plutôt un couteau qui la débiterait en part généreuses. L’attaque est très franche, tranchante même. La pomme est verte à présent, s’y mêlent des agrumes et une pointe de menthol. Une légère amertume vient clore le tout. Un vin joliment ciselé qui s’accorde à merveille avec l’ensemble des éléments du plat.

    Ah cette Saint-Jacques rôtie et son lard de Colonnata, elle en aura fait chavirer des cœurs ce soir-là… Mais c’est la douce chaleur de cet Irouleguy Hegoxuri 2001 du Domaine Arretxea qui l’aura conquise haut la main ! Des pommes bien mûres, des fruits à coque, de la fleur d’oranger, des épices douces… Et quel bel équilibre en bouche.

    Pacherenc sec Château Montus 2000. Entre l’or et l’ambre, la robe met sur la piste de matières nobles. Le nez est très épicé, très intense, avec le fenouil, le poivre blanc, l’anis, voire l’anis étoilée, qui ressortent. Très belle attaque, le vin se dilate pour emplir la bouche qui se souviendra longtemps de lui. L’alcool est indéniablement présent (15°), mais la richesse de la palette aromatique et la trame acide viennent l’équilibrer. Accord parfait avec cette Tatin de fenouil au saumon qui est en passe de devenir un best-seller. Recette ICI.

    Jurançon Canopée 2007. Domaine Cauhapé. Je suis très gêné par ce vin et en garde le sentiment d’une rencontre manquée. D’abord j’ai du mal à situer le nez, entre bouquet de fleurs blanche et arômes caramélisés. Puis j’ai encore plus de mal à situer la bouche. L’attaque me semble manquer de franchise. Le sucre résiduel se bagarre avec une acidité heureusement assez soutenante, mais on reste dans un entre-deux. L’aiguille de mon baromètre n’arrive pas à se fixer : sec ? demi-sec ? variable ?… Je fatigue un peu, même le foie-gras n’arrive pas donner une direction à ce vin.

    Jurançon Uroulat 2007. Charles Hours. L’excellent foie-gras méritait tout de même un compagnon un peu mieux assorti. C’est chose faite avec le Jurançon Uroulat 2007 de Charles Hours. Certes, c’est encore un tout jeune homme, complètement sur la réserve. Mais le sucre est parfaitement assimilé et la trame très équilibrée. Les fruits jaunes, le miel, la cire d’abeille sont bien présents, un potentiel qui s’épanouira très certainement avec les ans.

    Autant les blancs peuvent être appréciés seuls, autant la gastronomie me semble une condition sine qua non pour apprécier les rouges du Sud-ouest à leur juste valeur. Et quelle valeur ! A commencer par cet Irouleguy Haitza 1999 du Domaine Arretxea. Le nez est évolué et les arômes tertiaires bien présents. Et pour autant, il se présente avec beaucoup de fraicheur, avec son bouquet d’herbes fraiches, de thym, de fenouil. Autant de végétal nous font évoquer des vendanges entières. L’attaque est franche, et l’acidité apporte une vivacité très élégante.

    Madiran Pichard, Prestige 1990. La couleur, bien que trahissant son rang dans l’ordre des millésime, reste étonnamment dense pour un vin de plus de vingt ans. Les arômes tertiaires sont bien présents, ainsi que des fruits à coque (arachides, noix de cajou…). L’attaque en bouche se fait toute en douceur, toute en finesse, pour ensuite se retendre et s’allonger en finale. Un grand vin, indéniablement.

    Madiran Château Montus 2005. Le nez est très cacaoté, tendant vers un style plus « bordelais international » (si tant est que cette expression puisse avoir du sens) que Sud-ouest. Mais c’est en bouche qu’il est le plus décevant : son boisé assez sec et violent lui donne un air très vulgaire. Quel manque dramatique de finesse ! Et pourtant… ce vin parce était ressorti comme le plus équilibré et le plus riche lors d’un repas cet été, où Cahors et Madiran se confrontaient à des viandes grillées (en clair : du barbecue !) : un autre contexte et un moindre soin donné aux accords…

    Madiran Bouscassé VV 2000. A nouveau un vin parfaitement équilibré. Des arômes tertiaires auxquels se mêlent le cuir et le tabac. Une attaque franche et une matière bien présente lui donnent une belle contenance face au cassoulet.

    Madiran Château d’Aydie 2000. Nous restons ici sur le même registre. Je retrouve des arômes évolués et des fruits à cou. LE vin est d’une incroyable légèreté, tout en fraicheur, avec un toucher de bouche très soyeux. Et pourtant, là aussi, quelle présence face au cassoulet ! Non, je dois rectifier, ce n’est pas « face à » mais « avec », tellement vin et plat vont à l’unisson. Une harmonie qui nous fait dire que nous sommes au cœur même du Sud-ouest, voire que nous approchons son intimité, son âme, son inconscient… que sais-je…

    Remettons les pieds sur terre avec les fromages, mais gardons la tête dans les étoiles avec le Madiran Bouscassé VV 98. Très proche du 2000, tant au nez qu’en bouche, mais avec un je-ne-sais-quoi de finesse, de délicatesse en plus. Si le précédent avait encore un peu de terre collé aux sabots, celui-ci a enfilé ses mocassins du dimanche.

    Jurançon Uroulat 2007. Charles Hours. Revoilà notre jeune homme au foie-gras qui converse plutôt bien avec le gorgonzola, mais qui a un peu de mal à soutenir les arguments des abricots.

    Jurançon « Quintessence du petit manseng. Folie de Janvier » 1999. Domaine Cauhapé. Nous quittons le Sud-ouest par la toute grande porte. Une fin en apothéose dont on se souviendra longtemps. Vin et dessert, tous deux magnifiques, entonnent un duo ou chacun renforce l’autre. La robe de ce Jurançon est flamboyante. Le nez offre une palette très riche de fruits exotiques rôtis : ananas, mangue, voire un peu de banane (non la vulgaire et artificielle banane de certains primeurs, mais une banane doigt que l’on aurait délicatement fait revenir et caraméliser dans un peu de beurre salé et de miel). Le sucre résiduel est important, mais parfaitement équilibré par une acidité discrète en bouche, mais bien présente pour structurer superbement l’ensemble.

    Symbiose parfaite avec ananas au caramel épicé. En ce qui me concerne, la glace coco ne m’a nullement manqué. Par contre, j’ai le souvenir de délicats effluves d’un vieux rhum… 😉

    Hub
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    Ils attendent également cette soirée avec impatience :)-D

    Hub
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    Avec un ami, nous nous sommes rendu compte que nous avions tous deux achetés du Fourcas-Hosten par le passé dans des FAV, et les avons mis en commun pour cette petite verticale :

    2003 : notes de cuir, de café, de fruits noirs, nez très agréable, mais bouche un peu molle, compotée. Ensemble tout de même agréable, bien que sans prétention.

    2002 : notes de cuir, de cacao, de tabac, nez intense et bouche bien structurée, finale toute en douceur. Très bien fait !

    2000 : dominé par le bois, au nez comme en bouche, cette dernière est très sèche. Franchement très désagréable.

    1998 : de la violette, des groseilles, des cerises à l’eau de vie. intensité nettement moindre par rapport aux autres millésime, mais encore une belle structure.

    Bouchons : RAS, imbibés à moins de la moitié. Toutes les robes étaient très sombres, seul le 1998 tuilait un peu. Aération : dégagement aux épaules 1heure avant la dégustation.

    Hub
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    Je vais me renseigner sur le droit de bouchon. J’avoue ne pas vraiment m’être intéressé à la salle, l’ambiance était top en sous-sol… mais ça m’a l’air d’être plus restau que vin-tapas (ce n’est cependant qu’une impression). En tous cas, les « finger-foods » étaient délicieux !

    A très très bientôt 😉

    Hub
    Participant

    Enfin quelques minutes pour me poser et pour retranscrire mes notes de cette très sympathique soirée.

    Blancs :
    VDP des Côtes de Gascogne. Domaine Chiroulet. Côte d’ Heux 2009. Tout est frais, vivace et léger dans ce vin. Une robe claire, un nez délicatement citronné, une bouche bien équilibrée ou se côtoient le citron, le pamplemousse, la mangue, l’ananas. Gouleyant à souhait, voilà un joli vin de plaisir, simple et gourmand. Accord idoine avec la salade de pamplemousse, un peu moins avec le saumon fumé, un poisson cru aurait peut-être moins cherché à rivaliser avec le vin.

    Gaillac. Domaine Causses-Marines. Zacmau 2007. Ah ce nez ! Pomme au four, mieux, tarte tatin caramélisée au beurre salé. Mais quelle déception en bouche : le vin semble s’écraser. Il m’évoque moins une quelconque austérité, monacale ou économique… Mais un pommier trop chargé et mal étayé qui se serait effondré sous le poids de fruits devenus blets. Il me semble vraiment manquer d’un squelette pour soutenir l’édifice, dommage car le nez était si prometteur !

    Montravel. Château Jonc-Blanc. 2007. Nez fumé. Fruits très mûrs en bouche : pommes, poires, coings, … Une belle vivacité avec une légère, mais agréable, amertume en finale. Peut-être encore un poil trop marqué par l’élevage.

    Pacherenc du Vic-Bil moelleux. Château Bouscassé. « Larmes Célestes » 2004. Certes, on n’a pas là la pureté et l’intensité des trois grandes cuvées de Pacherenc doux de Brumont. Mais on est tout de même parmi ce que l’appellation peut produire de meilleur. Entre des abricots poêlés et de l’ananas compoté, le nez comme la bouche sont très riches. L’ensemble est bien équilibré, sans aucune lourdeur, mais avec un très belle vivacité. Vivacité qu’accentue encore le contact du foie gras et de ses divers accompagnements. Sans aucun doute, le meilleur accord avec le (délicieux) foie gras.

    Rouges :
    Bergerac. Domaine des Verdots. « Grand Vin » 2001. Boisé asséchant.

    Côtes de Bergerac. Château Monestier la Tour « Emily » 2008. Du cuir, du café et des épices (poivre, muscade…) au nez, complétés par de la réglisse et de la frangipane en bouche. Les tanins peuvent encore s’affiner un peu, mais c’est déjà très agréable avec des nourritures de caractère comme cette assiette de magret de canard fumé, pruneau au lard, etc..

    Madiran. Domaine Berthoumieu. « Charles de Batz » 2006. Assez proche du précédent, mais un peu comme un grand frère qui aurait fait ses études à la vile et qui en serait revenu un peu assagit, plus « civilisée », plus fin, plus complexe également.

    Saint-Estèphe. Château Montrose 1993. Le nez est puissant, mêlant cuir et tabac. Mais il a beau rouler ainsi des mécaniques, la bouche est bien fluette. L’âge, décidément… Eh non, voici qu’un fromage le re-dynamise un peu et qu’il arrive tout de même à nous faire un numéro fort honorable avant de tirer sa révérence.

    Vin de liqueur Tanatis 2007. Domaine Berthoumieu. Avec ses fruits rouges chocolatés, le vin s’est parfaitement accordé avec le dessert. Un vin puissant, certes, mais j’ai trouvé la finale bien équilibrée, laissant une impression de fraicheur en bouche très agréable en cette fin de repas.

    A nouveau quelques très belles découvertes dans cette région que je connais assez peu. Et une soirée très sympa, comme en témoigne l’article d’Eric sur son blog. Merci Daniel d’avoir brillamment coordonné tout ça en improvisant. Et merci Leonard Kleinrock (qui serait un peu le papa d’Internet) d’avoir inventé cet outil qui encourage le rapprochement des êtres 😉

    Hub
    Participant

    Eric, lundi j’ai complètement oublié de te demander le fin mot de l’histoire, au sujet de cette soirée chez Fauchon l’an dernier (de mémoire au mois de novembre). Non seulement, il n’y avait pas de soirée / dédicace, mais en plus j’ai été accueilli comme un chien dans un jeu de quilles…

    Hub
    Participant

    Je remonte le fil pour savoir si certains connaissent des cavistes sympas sur Metz!

    Sur Metz, je ne sais pas, mais Mylène Lefrançois et Franck Mongiat valent le détour par Sarreguemines : Diogène Atmosphère.
    Un bref fil leur est également consacré sur le forum des Bonnes adresses (qui me semble d’ailleurs un meilleur forum pour ce type de question).

    Hub
    Participant

    Merci Daniel,
    je lis également avec beaucoup d’intérêt et de plaisir tes notes à chacune de nos soirées (ainsi que tes nombreuses autres notes sur LPV).
    Tu avais effectivement évoqué cet incident (ou supposé incident), je m’en souviens maintenant. Faudrait rouvrir une bouteille pour comparer :)-D

    Si j’ai bien compris, on va finir sur une soirée Brumont / Montus en novembre… Why not…

    Hub
    Participant

    Et en attendant le 10 novembre, un petit flash-back :

    Encore une très belle réussite grâce à la qualité et à la gentillesse de l’accueil de Dominique et Daniel, à la diversité et à la qualité des vins, à la justesse des accords (merci Daniel, je sais que tu n’as pas ménagé ta peine pour coordonner tout cela, et merci aussi à Eric dont l’esprit soufflait ce soir-là autour de la table).
    Passons à l’attaque de la face Nord du Sud-Ouest ! Non, ce ne fut pas une périlleuse escalade, mais une très agréable randonnée, passant par de sublimes paysages et de vertigineux sommets.

    Et c’est au travers d’un pétillant verger que nous faisons nos premiers pas. Un nez d’abord un peu fermentaire qui laisse vite la place à des pommes et des coings, le Gaillac mousseux Mauzac nature du domaine Plageoles ouvre très agréablement la soirée. Beaucoup de fraicheur, à tel point que certains suggèrent d’en garder pour la fin de soirée, pour se rafraichir la bouche après les vins sucrés. Mais ce Mauzac est trop bon et il n’en restera pas assez pour cela…

    Une robe très claire nous entraine à nouveau en chemin. Et c’est dans un autre verger enchanté que nous nous arrêtons : pamplemousse, citron, pointe de citron vert, kumkats, vanille… du fruit, du fruit, du fruit, au nez comme en bouche. Avec un très bel équilibre (acidité, élevage intégré) et une belle longueur qui font de ce Vin de lune du Clos Triguedina (Sec du Clos 2007) le compagnon idéal de ce merveilleux thon cru, sésame grillé, menthe, champignons de Paris.

    Le Bergerac l’Extase 2010 de l’Ancienne Cure présente également un très beau nez, encore plus exubérant que le précédent. On est sur les fleurs (rose…) et le fruit (litchi…) au point que je pense à certains Gewurtz. Mais le raisin muscat et le cassis, et peut-être aussi le thème de la soirée 😉 ne me permettent pas de parier sérieusement sur cette hypothèse… Très bel accord avec la salade d’espadon au pamplemousse rose, l’ail et le gingembre ayant la politesse de rester suffisamment discrets pour catalyser les arômes du vin sans imposer les leurs.

    Le Vin de Pays du Périgord 2002 du Château Tirecul la Gravière nous offre également un nez très généreux. Cette fois-ci c’est l’iode, la coquille d’huitre, le pétrole (à l’instar de certains vieux Rieslings… il doit décidément y avoir des connexions secrètes entre le Sud-ouest et le Nord-est !) et la truffe blanche. Je trouve malheureusement la bouche un peu en retrait, ne confirmant pas les promesses du nez. Je me demande si le vin n’est pas déjà bien engagé sur son déclin. L’accord magistral (noix de Saint-Jacques, truffe blanche, jambon cru) me réconcilie tout de même avec lui.

    On change de dimension avec le Vin de Voile 1983 du Domaine Plageoles. Ici, il n’est point question de déclin, le vin étant d’une fraîcheur tout à fait remarquable. La noix est verte, la finesse remarquable, la longueur et la persistance époustouflantes.

    Est-ce l’ambiance conviviale ? L’agréable compagnie ? L’intérêt de la conversation ? La qualité des mets ? Ou, plus certainement, tout cela à la fois, mais j’ai un peu laissé tomber le stylo en seconde partie de soirée. Je vais donc aborder la suite de manière un peu plus succincte, mêlant le déchiffrement des hiéroglyphes qui me tiennent milieu de notes à la réactivation de souvenirs nécessairement teintés de subjectivité.

    Un Fronton cuvée Don Quichotte (même si certains ont cru lire « cuvée les Rillettes » sur l’étiquette… et pourtant les crachoirs avaient bien servi !!!) 2007 du Domaine Le Roc ouvre la marche des rouges. Réglisse, herbes, violettes, poivre, cuir, … à nouveau, la richesse du bouquet nous épate.

    Le Côtes du Marmandais Clos Bacquey 1998 d’Elian Da Ros apparaît comme étonnamment tanique, presque sec. Servi peut-être un peu frais, il s’arrondit et s’ouvre heureusement très vite, à mesure qu’il se tempère, offrant un joli bouquet de fruits noirs et d’herbes sauvages, s’accordant à la perfection avec le boudin noir et la poivronade. Je n’aurais jamais cru pouvoir éprouver un tel plaisir gustatif avec du boudin !

    Des trois Cahors, je garde le souvenir d’Un jour sur terre et des Laquets, se poussant du coude pour s’attirer les faveurs des magrets de canard. Je crois qu’ils sont arrivés à égalité… Et plus loin d’un Cèdre moins en harmonie avec les fromages qu’en rivalité. Malgré la qualité de chaque élément pris isolément, et l’absence de dissonance, chacun a joué sa partition de son côté.

    Nous terminons avec deux Gaillac doux. La cuvée Renaissance du Domaine Rotier est très harmonieuse, mais elle se fait un peu écraser par le Vin d’Autan de Plageoles, avec lequel la randonnée semble nous avoir conduits directement aux portes du paradis.

    Hub
    Participant

    Bonjour,
    Il ne sortira que début septembre.
    D’ici-là on peut se faire une vague idée en surfant sur internet. Charles Frankel est un géologue, vulcanologue et planétologue, auteur de plusieurs livres de vulgarisation scientifique. A priori celui-ci devrait être bien documenté, le vin étant à mon avis une « clé d’entrée » pour explorer différentes facettes de la géologie de l’hexagone.
    A voir en septembre…

    • in reply to: Le bio
    Hub
    Participant

    Désolé de ne pas avoir lu les 20 pages de ce fil avant de poster mon article. Mais, comme trop souvent quand ce thème est abordé, ça part un peu trop dans tous les sens à mon goût. 🙁

    Voici un article de la revue Santé & Travail qui aborde la question sous l’angle des personnes qui doivent manipuler les pesticides. J’en conclue que le bio est au-moins meilleur pour la santé des salariés.

    Hub
    Participant

    Superbe CR Daniel, la soirée revit littéralement au fil de ma lecture ! Et tu parles de « vide sidéral » de tes notes … 😉

    Encore merci pour tout, et à très bientôt.

    Hub
    Participant

    [quote=Jean-Bernard]
    Hub disait: Merci Tinome d’avoir ouvert le fil et merci Jean-Bernard d’avoir proposé ce vin à l’heure même où je m’interrogeais sur le plat qui pourrait l’accompagner.
    J’avais oublié cet épisode! (C’est un vin que j’affectionne et « conseille » souvent).
    Ravi que mes goûts aient été partagé.
    Il me reste à te remercier pour ce gentil mot Hub.
    [/quote]
    Rendons à César… Et puisque la recette de cette fameuse tarte (que je tiens de notre ami Serge, alias Tinome) m’a été demandée, autant la partager ici pour que le plus grand nombre puisse en profiter :

    On passe à la mandoline du fenouil et le coupe en très fines lamelles. Idem avec de l’échalote.
    On fait revenir fenouil et échalote dans un peu d’huile. Je l’ai fait en ajoutant quelques brins de thym frais (thym commun et thym citronné), d’origan frais et une branche de romarin, pour accentuer le côté sudiste.
    On tapisse ensuite un moule avec ce mélange (là, j’ai retiré les brins d’herbes) et rajoute des tronçons de saumon frais, assaisonne (sel aux herbes et poivre), puis recouvre d’une pâte brisée.
    C’est donc une sorte de Tatin… Temps de cuisson en fonction de la pâte, pour ma part, c’était bien 35 min à 180°.
    Servi pas trop chaud avec quelques feuilles de roquette, l’accord était effectivement idoine avec Les Clapas. 🙂

    Bel exemple de compétence collective dont je me servirai à l’occasion : une personne a une recette d’enfer mais se demande avec quoi l’accorder, une autre a un vin et se pose la même question, une troisième propose une idée… et hop, 10 personnes vivent un instant de bonheur hédoniste. Ah, elle est pas belle, la vie ? X(

    Hub
    Participant

    En effet, pas du toc ce Languedoc, qui nous a plutôt offert un ticket chic et choc pour un voyage en treize étapes que voici résumées :

    1) Le temps des cerises. VDT. Peur du rouge. 2009. Axel Prüfer.
    Robe trouble, dense, assez sombre. Le nez est surprenant : agrumes, raisin muscat, melon et surtout abricot se bousculent dans une atmosphère de céréales en train d’être moissonnées… Cette étrange impression céréalière se poursuit en bouche, avec l’abricot qui s’impose parmi les autres fruits, complété par du caramel.
    Alors que je suis d’ordinaire assez enthousiaste à la découverte de ce type d’OVNI, je reste un peu sur ma faim… Malgré une acidité bien présente, celle-ci n’équilibre pas la sucrosité et le vin manque de corps, de tension. L’accord avec les délicieuses tapenades & Co ne fonctionne pas. Sans-doute s’attendait-on à un vin plus franc…

    2) Cal Demoura. Terrasses-du-Larzac (ou VDT ?). Parole de Pierre. 2008. Isabelle et Vincent Goumard.
    Robe très claire, surtout en contraste avec le précédent, dont la persistance dans le verre nous a obligés à rincer ceux-ci avant d’accueillir la Parole de Pierre. C’est à nouveau un vin atypique, comprenant plus d’un tiers de chenin, mais qui est très bien équilibré. Ecorces d’agrume, gingembre, poivre blanc titillent le nez. La bouche est très fine, tous les éléments sont bien en place, avec un enrobage joliment acidulée. Très bel accord avec la salade d’avocats, maïs, pamplemousse, crabe, gingembre.

    3) Pas de l’Escalette. VDP de l’Hérault. Les Clapas. 2009. Julien Zernott & Delphine Rousseau.
    Issu de vieilles vignes de Carignan blanc et de Terret Bourret, ainsi que de grenache blanc.
    Robe d’intensité moyenne. Fleurs blanches, agrumes, avec une pointe d’anis et de fenouil au nez. Beaucoup de gras, bien équilibré par l’acidité et la minéralité, avec une délicate amertume en finale.
    L’accord avec la petite tarte au saumon frais et au fenouil fonctionne à merveille. Un accord LPVien, puisque l’idée m’en était venue à la lecture d’un fil consacré aux accords recommandés pour ce plat. Merci Tinome d’avoir ouvert le fil et merci Jean-Bernard d’avoir proposé ce vin à l’heure même où je m’interrogeais sur le plat qui pourrait l’accompagner.

    4) Clos Marie. Coteaux du Languedoc. Manon. 2008.
    Un vin que j’ai également trouvé très proche du suivant, juste un peu plus : robe un peu plus dense, nez et bouche un peu plus complexes (ajoutons la nougatine, les amandes fraiches et l’ananas au bouquet évoqué précédemment), élevage un peu plus marqué, matière un peu plus charnue, longueur un peu plus… longue.
    Le saucisson sec des Cévennes n’a pas regretté son long périple pour arriver jusqu’à cette table.

    5) Daumas-Gassac. 2009. Aimé Guibert.
    La robe est d’or, chatoyante. Le pamplemousse rose bien mur domine les fleurs blanches au nez. La bouche est assez décevante. Le sucre résiduel, présent bien que discret, n’est pas contrebalancé par une acidité qui aurait été bienvenue. La structure est un peu molle. C’est certes plaisant, voire un peu aguicheur, c’est sans défaut, mais aussi sans relief.
    Cette dégustation confirme malheureusement la première impression décevante que j’avais en dégustant récemment ce millésime. Je me félicite de ne pas avoir suivi les oracles l’an dernier, et de n’avoir pris que du rouge en primeur 2009 chez Daumas-Gassac…

    Voilà côté blancs. Pour les rouges j’ai été un peu moins consciencieux dans ma prise de notes. Je comble les trous avec mes souvenirs…

    6) Léon Barral. Faugères. 2007.
    Robe moyennement dense et légèrement trouble. Groseilles, griottes, noyaux de cerises, pointe fumée… nez et bouche sont très riches, très gourmandes. Fruité et fumé du vin engagent tout de suite une aimable conversation avec les petits pruneaux au lard.
    Je comprends que l’acidité dynamique, bien présente, le soit un peu trop pour certains, bien qu’elle se gomme avec l’aération. Mais pour ma part, je suis ravi, c’est typiquement le type de bouteille autour de laquelle on a envie de refaire le monde.

    7) Le bois des Merveilles. Minervois. 2004. Jean-Baptiste Sénat.
    Beaucoup de fruit pour ce vin à la fois flatteur et profond. Un bel équilibre, une très belle évolution par rapport à un millésime plus jeune que j’ai ouvert récemment, certainement trop tôt.

    8) Mas Jullien. Coteaux du Languedoc. 1998. Olivier Jullien.
    Une très grande richesse et complexité, tant au nez qu’en bouche : fruits rouges, épices (poivre notamment), herbes, champignons. Tout ça avec un équilibre remarquable : de la puissance, oui mais sans lourdeur aucune, de l’opulence, mais sans jamais fatiguer le nez et le palais. Le vin est droit, tout simplement. Et derrière cette apparente simplicité, on devine toute la rigueur nécessaire pour atteindre et maintenir un tel équilibre. C’est magnifique !

    9) Peyre Rose. Coteaux du Languedoc. Clos des Cistes. 2002. Marlène Soria.
    Le vin semble en retrait. Au nez, en bouche, tout est là pourtant. Mais c’est un peu comme quand vous avez été particulièrement ému par un livre, un film, un tableau… le suivant peu vous paraitre un peu fade, par contraste.
    Oui, c’est une injustice pour ce Clos des Cistes, qui n’a pas réussi à trouver sa place. Ah, que voulez-vous, la vie n’est pas toujours juste. D’autant plus qu’on repart très fort avec le 10ème et surtout le 11ème vin de la soirée :

    10) Montcalmes. Coteaux du Languedoc. 2002. Frédéric Pourtalié.
    Fruits noirs, dense, séveux. Désolé, mes notes s’arrêtent là… C’est très certainement dû à l’émotion, comme en atteste le « +++ » que j’ai noté sur ma feuille.

    11) Grange des Pères. VDP de l’Hérault. 2007. Laurent Vaillé.
    Troisème grand choc de la soirée. Un bouquet d’une richesse incroyable : des fruits noirs bien mûrs, des herbes fraiches, des épices, du poivre, du fumé. Et tout ça admirablement fondu et superbement équilibré. A nouveau, un vin qui nous montre que la puissance n’est pas incompatible avec la finesse.
    Très bel accord avec le Saint Marcellin, mais j’ai raté la purée d’olives… De mémoire, il y avait débat, à savoir si on la remplaçait par de la tapenade ou non. Mais comme cette dernière comporte des anchois, nous avons sagement laissé Saint Marcellin nous dire seul son homélie.

    12) Mas de Martin. Cuvée luxure. 2007. Christian Mocci.
    Second vin franchement atypique de la soirée. Son bouquet très cacaoté fonctionnait théoriquement avec la divine mousse au chocolat de Dominique. Mais le sucre résiduel, bien que présent était trop discret pour cela. Je le tenterais bien sur un plat salé au cacao, comme on en trouve au Mexique voire en Italie. Etiquette joliment suggestive…

    13) Domaine de Barroubio. Muscat de St Jean du Minervois. Cuvée Nicolas. 2004. Raymond Miquel.
    Une dernière étape toute en douceur avec ce muscat aux délicats arômes d’amandes, de frangipane. Bel accord avec la mousse au chocolat, toujours aussi divine.

    Je ne terminerais pas ce tour sans saluer la gentillesse et la qualité de l’accueil de Dominique et Daniel, grâce auxquels nous avons effectué ce voyage en classe Premium !

    Hub
    Participant

    La recette « originale » du chanoine Kir, c’est 1/3 de crème de cassis et 2/3 de Bourgogne aligoté. Contrairement à la légende, il n’a pas inventé le blanc-cassis bourguignon, mais a largement contribué à sa notoriété. Un peu comme Dom Pérignon et le Champagne. Un sacré personnage, d’ailleurs ce chanoine Kir, un coup d’œil à sa bio (Wikipédia ou autre) vaut le détour !

    Mais 1/3 + 2/3, c’est bien trop sucré à mon goût, même 1/4 + 3/4, je trouve ça limite. Si on a une bonne crème de cassis, je trouve qu’un doigt (grosso-modo 15-20 %) c’est suffisant.

    Je me classe volontiers dans les « puristes », le vin en apéritif, c’est déjà tout un univers à lui tout seul… pour autant j’apprécie ce cocktail à base de liqueur de framboise + un trait de cointreau + champagne + deux ou trois framboises fraiches.

    Hub
    Participant

    En Alsace, j’ai plutôt l’habitude d’un Pinot noir, rouge peu tannique (et servi assez frais) ou rosé.
    Et si c’est un blanc, plutôt un cépage assez vif et nerveux, tel un Sylvaner ou un Pinot blanc.

    Hub
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    Me vient spontanément en tête le Vouvray sec de Sébastien Brunet, cuvée Arpent 2009, dégusté en très bonne compagnie récemment (ici).

    Un vin encore très jeune que je choisirais justement pour sa fraicheur et sa belle tension. Un premier nez fumé, qui s’enrichit d’herbes fraiches (ciboulette, anis…), qui s’harmoniseraient à mon avis bien avec le fenouil, puis progressivement vers le floral (tilleul…). En bouche s’y ajoutent de jolies notes fruitées (citron notamment).

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    Le film vient de se voir décerner le trophée spécial du grand jury au festival Oenovidéo 2011, festival International des films sur la vigne et le vin.

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    Bouchon imbibé aux 2/3. Une bonne heure de carafe.
    Robe d’un jaune très soutenu, très intense.
    Le nez est immédiatement assailli par une explosion de parfums : fruits exotiques, brioche beurrée, fruits à coque grillée.
    En bouche, le vin fait également preuve de la m^me puissance et amplitude. La même richesse dans la palette aromatique : des agrumes, de la minéralité, de la craie, de la brioche, du beurre, des herbes sauvages… C’est tendu, nerveux et très long.
    L’élevage était certainement très (trop) présent dans sa jeunesse, il est à présent bien fondu.

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    La nouvelle arme des samouraïs :

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