Griffon

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    Dégusté récemment un très joli Poyeux 2008. C’est plein de fraîcheur et de finesse, il y-a une jolie matière assez élégante, une belle persistance aromatique et une longueur plus qu’honorable, mais ce vin n’est pas tout à fait mûr (quelques pointes végétales au nez, mais assez légères pour que ça ne soit pas gênant en bouche). Clos Rougeard est un vin que je ne déguste que trop rarement, mais dont chaque rencontre, jusqu’à présent, m’a enthousiasmé. C’est le cas avec ce Poyeux 2008, qui sans être grand n’en était pas moins délicieux.

    Griffon
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    herve2 écrivait:
    ——————————————————-
    > Il est en effet assez cocasse de lire que le
    > domaine de la Romanée-Conti vend en direct à un
    > fond d’investissement dont le but avoué est la
    > revente alors, qu’en parallèle, il pourchasse sans
    > relâche les revendeurs particuliers.
    >
    > Savoureux. Merci
    >
    > Hervé

    Ca ne manque pas de saveur, en effet… 😀

    Griffon
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    claudius écrivait:
    ——————————————————-
    > le plus grand problème [s]du système des primeurs à
    > Bordeaux[/s] de la nature humaine est l’avidité de la plupart des
    > [s]producteurs de GCC[/s] individus
    >

    Je me suis permis de nuancer, j’espère que tu ne m’en voudras pas [IMG]https://img15.hostingpics.net/pics/397563Georgielaclasse.gif[/IMG]

    Griffon
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    Ca me semble être une nouvelle de bon augure dans la mesure où ça devrait assainir les campagnes primeurs à venir, puisque l’effet note devrait s’amenuiser au profit de l’effet notoriété (basé en grande partie sur la qualité des vins sur une assez longue période), et cela au bénéfice immédiat des consommateurs, et au profit à moyen-long terme du système bordelais qui pourrait y gagner en stabilité ce qu’il y perdra en rentabilité pure.

    Neal Martin n’est assurément pas le premier venu, mais il n’a ni l’aura ni l’influence de Parker. Il me semble plus littéraire que rationnel en matière de dégustation. Il sera en tout cas intéressant de voir comment s’opère la transition, et quelles en seront les conséquences de part et d’autre de l’Atlantique.

    Griffon
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    Etonnant qu’ils ne citent pas dans les assemblages le millésime 2003, qui est un des rares Angélus à majorité de Cabernet Franc (autour de 55% je crois).

    J’ai eu l’occasion de le goûter il y-a deux ans, à l’aveugle et face à Clos Rougeard « Le Bourg » 2003, Cheval Blanc 2003 et Figeac 2003 (thème autour du cabernet franc), et c’était vraiment un vin immense, qui a dominé ses comparses (Le Bourg 2003 n’était vraiment pas loin cela dit, et m’a paru immense aussi ce jour là).

    Griffon
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    oenopol écrivait:
    ——————————————————-
    > Il y a deux ans, je l’ avais trouvé assez léger
    > mais très agréable, beaucoup d’ épices avec une
    > bonne longueur. Je m’ étais
    > dit que c’ était un peu « court » pour e prix, ce
    > qui est de toute façon une évidence, et je n’
    > étais pas à l’ aveugle.

    Tu parles de 83 ou de 85?

    Griffon
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    Je garde un excellent souvenir de mon dernier Mouton 1985, qui s’était révélé bien au-dessus du souvenir que j’en avais. J’attendais un très bon vin, j’ai eu un vin exceptionnel.

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    CR: Domaine Papaoiannou – Petit Verdot 2005

    J’ai eu l’occasion et le plaisir de découvrir ce vin le week-end dernier, qui était délicieux et étonnamment équilibré. Il y-avait une belle matière, une intensité et une persistance aromatiques surprenantes, une maturité impeccable, de la longueur, de la fraîcheur, une densité idéale à mon palais. J’avais sans doute quelques préjugés, mais j’étais étonné de constater qu’un vin grec pouvait être à la fois complexe et élégant. J’étais loin de supposer que le petit verdot pouvait donner de tels résultats (persuadé qu’il n’était intéressant qu’en assemblage et à de petites doses…). Une très belle découverte, au point d’ailleurs que j’ai contacté le domaine dans la foulée pour en commander (et l’œnologue-propriétaire m’a très affablement répondu en moins de 48 heures)!

    Le Domaine Papaoiannou couvre 57 hectares, répartis dans divers sites de Corinthie (apparemment leurs vignes de Petit-Verdot sont à Némée) , et est cultivé en agriculture biologique.

    Griffon
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    De retour de déplacement je m’attelle à la rédaction des CR de ce dîner ainsi qu’à ceux des bouteilles dignes d’intérêt débouchées entre-temps. Une petite photo de fin de soirée en attendant (:D

    Griffon
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    Les accords ont tres bien fonctionne. Il y-a eu quelques changements au programme, mais nous nous sommes regales.

    Aperitif autour de 3 champagnes servis dans cet ordre: Dom Perignon 1966 (encore delicieux mais sur le declin), Selosse 1999 (superbe) et Salon 1999 (tres bon). Ces vins etaient accompagnes de toasts de foie gras et de truffes fraiches (alternance de magnatum, rapporte d`Alba le week-end dernier, et de melanosporum, les premieres du millesime d`apres mon fournisseur), de copeaux de Pata Negra,succulent, et de Grissini a plonger dans une mousseline de thon, de fromage frais et de ciboulette. Chaque champagne etait delicieux, dote d`un caractere qui lui etait propre, et chacun s`accordait a merveille avec les amuse-bouche.

    L`entree a finalement ete du foie frais de canard dans un bouillon accompagne de ravioles de pates fraiches (epinard-ricotta), et agremente de lamelles de truffe (melanosporum). Les vins etaient un Chablis ‘Blanchot’ 1999 du domaine Raveneau (changement de climat prevu, que j`ai regrette, le vin n`etant pas au niveau ou je l`esperais) et un Bonnezeaux 1988 du Chateau de Fesles (superbe).

    En plat de resistance nous avions des paupiettes de veau accompagnees d`un risotto aux truffes (blanche et noire, la tendance etant trop largement amorcee…), servies avec Mouton-Rothschild 1970 (delicieux et encore tres fringant pour son grand age) et Vieux Chateau Certan 1988, qui n`etait pas au programme initialement mais que je n`ai pas regrette d`avoir sorti tant il etait grand (le vin de la soiree pour moi).

    Avec les fromages nous avions un Fonseca 1985 (tres grand, mais tres…jeune!) et un ice wine canadien, Riesling 2012 de chez Gehringer brothers (interessant et prometteur, mais bu a un stade trop precoce de son evolution), et les memes vins nous ont accompagnes sur le dessert (un gateau au praline assez quelconque).

    Je posterai des CR un peu detaille pour les vins, mais je voulais d`abord partager cela sur le thread ayant servi a valider ces accords, qui ont ete superbes et fort apprecies. J`etais ravi et heureux que nos invites aient semble partager le plaisir que j`ai eprouve a deguster ces vins et ces plats.

    Griffon
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    Ah, essaie peut-être le fameux Piazza Duomo (3 étoiles Michelin), qui était fermé pendant un des jours de mon séjour et plein le suivant…

    Il paraît que c’est réellement extraordinaire, au point que, frustré d’en avoir raté l’occasion, je retournerai à Alba pour ce seul restaurant (décision qui sera facilitée par le fait qu’une fois sur place il y-a mille autres choses merveilleuses à faire et à voir dans les environs). Donc si l’occasion se présente et que ton budget peut envisager cette initiation gastronomique, reviens partager avec nous ton impression 🙂

    Griffon
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    je reviens d’un court séjour dans le Piémont où je rendais visite à des amis, ce qui m’a permis de découvrir quelques bons restaurants:

    Serralunga d’Alba (environ 25/30 minutes de route depuis le centre d’Alba), nous avons adoré ces deux restaurants:

    Guido (restaurant gastronomique installé sur l’impressionnant domaine Fontanafredda, ancienne résidence de la famille de Savoie. Cuisine exquise, décor harmonieux et sobre, superbe carte des vins, rapport qualité/prix excellent)

    Vinoteca Centro Storico (resto traditionnel & bar à vins. Endroit petit, charmant, intimiste. Vue superbe sur le château de Serralunga depuis l’étage. Carte des vins impressionnantes, notamment en Champagne, cuisine simple, traditionnelle et savoureuse. Patron très sympa, rapport qualité/prix excellent)

    Priocca (environ 20 minutes de route depuis le centre d’Alba)

    – Il Centro (restaurant gastronomique familial, décor superbe, salles privées, cuisine exquise, service parfait, carte des vins superbe et raisonnable. Rapport qualité/prix très favorable, à ce niveau de qualité)

    Pour l’hôtel, à Alba même, le choix facile et parfait:

    – Palazzo Finati. Un bel hôtel à l’atmosphère familiale, situé en plein cœur de la vieille ville, à deux pas de la place de l’Eglise comme de celle du marché. Chambres assez spacieuses et convenablement équipées, décoration harmonieuse (à défaut d’être du meilleur goût), personnel serviable et aimable, propreté impeccable, petit-déjeuner copieux, prix raisonnable.

    Griffon
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    C’était une boutade, en fait je m’en fiche un peu de LPV-Belgique. L’actualité LPVienne était propice à la blagounette, c’est tout.

    Pour ce qui est du prix, ça a dans mon cas une incidence évidente sur l’appréciation à posteriori de la dégustation. Un défaut mineur sur un petit vin pas cher ne me gêne pas outre-mesure, au-delà d’un certain niveau de prix j’estime être en droit d’être exigent, et d’exprimer mon mécontentement en cas de déception. Quant à la revente, c’est probablement ce que je ferais si j’avais d’autres exemplaires de ce vin et qu’ils ne m’avaient pas été offerts, comme c’était le cas pour cette bouteille. Dans ce cas précis ça me chagrine un peu pour la personne qui me l’a offerte, connaissant mon affection particulière pour les Chambolle et pensant, à juste titre étant donné la réputation du millésime et du vigneron, me faire plaisir.

    Griffon
    Participant

    Château Haut-Brion 1978

    J’ai bu récemment une bouteille de ce vin que je connais bien et qui me laisse dans l’ensemble une impression en demi-teinte tant les variations sont importantes d’une bouteille à l’autre (expérience basée sur la consommation de 10 bouteilles d’une même caisse sur une période de 5 ans).

    Coup de chance cette fois-ci, c’est une bouteille superbe (là où j’ai moins de chance c’est que je la dégustais avec des dilettantes, tandis que la précédente, dégustée avec de dignes œnophiles, était, elle, très fatiguée). La robe est encore bien soutenue, d’un joli rouge raisonnablement évolué. Ca champignonne un peu au nez, avec des notes de sous-bois et d’humus, avant d’évoluer sur des nuances de tabac et des notes truffées. La bouche est étonnamment vive, pleine de tension et de fraîcheur et les tanins, encore bien vivants, d’une délicatesse qui sied à leur grand âge. C’est un grand vin, qui joue sa partition admirablement, sur la finesse, la fraîcheur et le fruit. Que les grands Bordeaux sont admirables et passionnants à déguster quand, bien nés, ils ont bien vieillis! J’ai adoré cette bouteille qui est un des plus beaux spécimens de ce vin qu’il m’ait été donné de goûter (confirmant à mes yeux le fait qu’Haut-Brion 1978 soit une réussite majeure, peut-être même LA réussite, du millésime).

    Griffon
    Participant

    Il s’agit bien de 2005, dont je ne sais ce qu’en dit LPV-Belgique 😀

    Griffon
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    CR: Chambolle-Musigny 2005, JF Mugnier

    J’ai dégusté hier soir un Chambolle villages 2005 de chez Mugnier, qui s’est montré très décevant. Tout d’abord je n’ai pu en extraire le bouchon intacte, chaque micron de liège en contact avec la paroi du verre ayant visiblement tout fait pour y rester accroché avec une ténacité et un résultat qui m’ont fait changer d’arme avant de rendre les honneurs à ce bouchon héroïque qui ne s’est rendu qu’une fois éparpillé (façon puzzle). Un problème de paraffine, peut-être?

    Ensuite je lui ai trouvé ce côté austère qui caractérise à mon goût les vins de Mugnier, que je ne dédaigne pas pour autant. Je m’attendais cependant à une bonne surprise étant donné le millésime, mais en fait non. Le nez est agréable, mais ne séduit pas. La bouche est un peu serrée, un peu rustique, ça manque de matière, sa faible densité lui donne presque un côté fluet. Il y-a bien un peu de fruit, mais il ne s’exprime pas de façon sapide ni harmonieuse. Les tanins sont très fins, mais ils sont aussi un peu rugueux (verts?..). La longueur est modeste.

    Bref, ce « gentil petit vin » n’a rien d’emballant en l’état, et constitue même une très mauvaise blague étant donné son cours actuel (>100 EUR!).

    • in reply to: Pio Cesare
    Griffon
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    J’ai eu l’occasion de déguster 3 beaux millésimes des CR: Barolo de Pio Cesare, 1985, 1989 et 1996, au cours d’un dîner, sans prise de notes donc, dans un excellent restaurant que je recommande vivement à ceux qui se promèneront dans le Piémont (« Il Centro » à Priocca d’Alba).

    Les vins ont été ouverts seulement 15 minutes avant le service, et non carafés.

    Le 1985 est d’abord un peu réservé et serré, austère pour tout dire, en dépit d’une robe qui nous laisse penser qu’il est assez évolué pour être à maturité. Nous le laissons s’aérer tranquillement dans nos verres, en passant au 1989, qui est d’un abord nettement plus aimable et engageant: jolie robe claire aux bords tuilés avec des reflets orangés (similaire en cela à celle du 1985), nez d’épices, de tabac, de cuir et de truffes (peut-être « suggéré » par l’odeur entêtante de truffe blanche qui embaume la petite salle à manger dans laquelle nous nous trouvons), bouche fine et puissante à la fois, avec de la fraîcheur et de très jolis tanins, bien polis, bien fins, qui rehaussent la finesse de l’ensemble et qui porte la finale, longue et marquée elle aussi par la fraîcheur. Superbe!

    Arrive ensuite le 1996, dont le nez s’ouvre sur des nuances un peu alcooleuses, et qui dégage une sensation de puissance un peu brute en bouche. La robe est moins claire que les précédents millésimes, mais toutefois assez limpide et présentant, étonnamment, des signes d’évolution tandis que la bouche, un peu serrée, nous laisse penser que ce vin, délicieux, mérite de vieillir encore un peu (ou bien d’être ouvert plus à l’avance). On est sur une structure plus dense, mieux bâtie, où la puissance prend cependant le pas sur la finesse, et les tanins, quoique bien intégrés et plutôt ronds, sont encore un soupçon trop fermes à mon goût (mais pas astringents du tout). C’est très beau et très prometteur, mais moins agréable en l’état que le 1989.

    Nous revenons au 1985, qui s’est mué en un vin très aimable, exhalant de jolies notes de fruits rouges (kirsch, cerises et griottes) et de jolies notes florales (violettes) ainsi que de discrètes notes de tabac et d’épices. En bouche c’est plein de finesse, sur une trame aromatique fidèle à celle que laissait présager le nez, et assez long. Les tanins sont encore vivaces, même si tout à faits intégrés au vin au point qu’on ne les sent vraiment qu’en finale . Je lui reproche un petit creux en milieu de bouche, mais l’ensemble est tout de même très joli et furieusement agréable à boire après une première tentative peu amène quelques 20 minutes plus tôt.

    Cette dégustation m’a donné une belle image des Barolo de Pio Cesare, avec trois vins de haut niveau. Ma préférence va au 1989, suivi du 1985 et enfin au 1996 qui n’a pas démérité et fera à mon avis une très grande bouteille dans quelques années (peut-être sera t-il même supérieur aux 1985 et 1989, à un stade d’évolution équivalent). Les accords étaient superbes (dîner à la truffe d’Alba, autour de plats « simples » mais délicieux: œufs, capellini, lièvre, fondue de parmesan), l’endroit charmant (une petite salle voûtée au plafonds de brique rouge si typiques du Piémont), le service impeccable. Ces détails ont contribué au plaisir que nous avons eu à déguster cette belle série de Barolo.

    Griffon
    Participant

    herve2 écrivait:
    ——————————————————-
    > « Le rôle du terrain dans l’élaboration d’un grand
    > cru ne va guère au-delà de celui de la matière
    > dans l’élaboration d’une œuvre d’art » Roger Dion
    >
    > Cela consiste donc à affirmer qu’un Chablis GC
    > « Les Clos » et un Montrachet élaborés de la même
    > manière (mêmes souches, même taille, même conduite
    > de vigne, mêmes vendanges, même vinification)
    > devraient se révéler identiques au final. Je
    > comprends mieux maintenant l’utilisation du mot
    > « terrain ».
    >
    > Cordialement,
    >
    > Hervé

    Du tout, ça consiste simplement à affirmer que l’incidence du sol sur l’élaboration d’un vin est mineure.

    Accessoirement l’altitude du GC « Les Clos » n’est pas identique à celle de Montrachet, et je pense ne pas me tromper en ajoutant que la climatologie n’est pas non plus identique. En outre je doute qu’un dégustateur patenté puisse ne pas se tromper en goûtant à l’aveugle deux vins de ces appellations élaborés selon des pratiques culturales similaires.

    Mais ceci est un débat sans fin autour de ce qu’exprime une notion pour le moins floue. Disons plus simplement que la notion de terroir n’a rien de scientifique. La notion de géologie en revanche l’est bien à la rigueur, mais on ne pourra s’empêcher de constater qu’on entend bien moins parler de sols que de terroirs, notions suffisamment abstraite pour que chacun puisse y fonder une argumentation spécieuse mais qui sera à même d’illustrer des thèses parmi les plus fantaisistes.

    A ce propos je ne résiste pas à l’envie de citer Louis Latour, qui disait (et c’est sur LPV que je l’ai appris (tu) ) « les cartes bariolées des géologues m’en apprennent moins que le séquençage du génome du pinot noir ». Pour moi le reste n’est que polémique stérile, dans le meilleur des cas.

    Griffon
    Participant

    Je suggèrerais de se tourner vers Jean-Louis Vergnon également, ainsi que Larmandier-Bernier (son terres de Vertu doit se vendre dans ces eaux-là je pense) et Agrapart.

    Griffon
    Participant

    Mais personne ne vous demande d’être d’accord avec ça. En revanche la qualification de « maître à penser » ne me semble valable ni pour Dion, ni pour Dubourdieu, même si j’ai la faiblesse de croire que l’un et l’autre sont probablement plus au fait du sujet que vous ne l’êtes, tout dégustateur chevronné et passionné que vous soyez (cela dit sans vouloir vous offenser bien sûr).

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