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    Depuis que JF Piège avait cornaqué les équipes de Thoumieux, les rumeurs de son départ (forcé semble-t-il) s’amplifiaient.
    C’est confirmé, il quitte le Crillon.
    https://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iLDeYnNFNqt79ZjRtXzVZHN7JSRg

    Je n’accrochais pas trop avec sa démarche culinaire trop compliquée, très technique et un peu alambiquée (le plateau télé…) et qui voulait à tout prix s’ancrer dans le ‘luxe’.
    Pour moi, la grande cuisine, c’est d’abord le goût avant le luxe ou la volonté de marquer l’histoire de la cuisine à tout prix.

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    Participant

    Lire l’interview de Bernard Magrez dans le dernier numéro du magazine Trois Etoiles… et vous comprendrez sans peine que l’homme sait ce que conjuguer vin, marketing et affaires signifie.

    Lire aussi ce qu’écrit Bettanne, on dirait qu’il répond directement à certains intervenants du Forum sur leur appréciation du dernier Tast !

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    Participant

    Fidèle lecteur d’Omni et des superbes carnets de route de l’Omnivore, nous sommes allés à la Grenouillère un peu par hasard début mai…

    Nous étions en autos anciennes pour participer à la montée de Cassel où le menu était plutôt frites et bières, mais toutes deux de grande qualité… Restait une table à La Grenouillère… on y va !

    J’ai eu le même menu que celui cité plus haut… et je dois avouer que nous sommes passé à côté… Ce genre de repas n’est pas du genre discret à vous laisser vivre votre vie… non, il exige que l’on communie autour, que l’on s’imprègne des parti pris du chef, de la subtilité de certains accords… et ce soir là, nous n’étions simplement pas prêts.
    C’était bon bien sûr mais à réserver à une table de passionnés ou en couple…

    En bref, il m’a semblé que l’intellect avait tendance à primer sur le plaisir des sens…

    J’y retournerai différemment…

    Par contre, je dois comme Thierry Debaisieux avouer ma déception devant le service, semblant indifférent à notre sort (certains plats ou amuses bouches non commentés ce qui est fort dommage avec ce type de cuisine, verres restant vides, pain qui doit être réclamé, absence de sourire). Et pourtant je vous jure que nous sommes des gens polis…

    A refaire car Alexandre Gauthier me semble être quelqu’un de passionnant… Mais je me demande si je ne m’éloigne pas un peu de ce genre de démarche culinaire pour revenir vers des plats « moins intellectuels »…

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    Participant

    François Audouze;

    J’apprécie toujours autant vos notes tellement plus humaines que nombre de compte-rendus où l’émotion semble absente.

    Je pense que vous auriez dû dire la vérité, la partager… vous vous décrivez comme un habitué et vous êtes à la fois connu et reconnu… donc faire preuve d’exigence est la moindre des choses. Qu »aurait fait un Bettanne, un Parker ou Senderens lui-même à votre place ?

    Dans le doute, vous auriez pu a minima faire partager ce doute au sommelier… et laisser entre ses mains ce dilemme… son élégance aurait fait le reste…

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    Participant

    Ce qui m’étonne, c’est la clémence de la presse… où 1855 ressort systématiquement comme la référence des achats en ligne…

    Pour ma part, les primeurs 2001 avaient été livrés en février 2004.
    En lisant le forum et en entendant des histoires à dormir debout de personnes les ayant côtoyé, je n’ai jamais recommandé chez eux… et me demande comment cette boîte tient debout d’ailleurs…

    era
    Participant

    Cher Thierry, you’re very right !

    Les Perse vont être contents,
    Cordeillan Bages un peu moins…

    Les huit nouveaux deux-étoiles 2008 et les 52 nouveaux une étoile :

    Deux étoiles:

    -L’Amphitryon à Toulouse/Colomiers (Haute-Garonne)
    -Le Puy Saint-Jacques à L’Isle Jourdain/Pujaudran (Gers)
    -L’Hostellerie de Plaisance à Saint-Emilion (Gironde)
    -Le Domaine des Hauts de Loire à Onzain (Loir-et-Cher)
    -Le Neuvième Art à Saint-Just-Saint-Rambert (Loire)
    -Les Pyrénées à Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées-Atlantiques)
    -La Bouitte à Saint-Martin-de-Belleville (Savoie)
    -L’Atelier de Joël Robuchon à Paris 7e

    Une étoile:

    -Alpes-Maritimes – Le Jarrier (Biot), Lou Fassum «La Tourmaline» (Grasse), Jouni «Atelier du Goût» (Nice), Grand Hôtel du Cap Ferrat (Saint-Jean-Cap-Ferrat), Les Bacchanales (Tourrettes-sur-Loup)
    -Ardèche – Faurie (Saint-Agrève)
    -Bouches-du-Rhône – Pierre Reboul (Aix-en-Provence, avait déjà étoile avant déménagement), La Villa Madie (Cassis), Péron (Marseille)
    -Cher – la Maison de Célestin (Vierzon)
    -Dordogne – L’Essentiel (Périgueux), Le Grand Bleu (Sarlat)
    -Doubs – Le Saint-Martin (Montbéliard), Le France (Villers-le-Lac)
    -Gers – La Table des Cordeliers (Condom)
    -Haute-Garonne – En Marge (Toulouse), Metropolitan (Toulouse)
    -Gironde – Jean-Marie Amat (Lormont)
    -Hérault – Octopus (Béziers)
    -Ille-et-Vilaine – Coq-Gadby (Rennes)
    -Isère – Du Golf (Villard-de-Lans/Corrençon)
    -Indre-et-Loire – Château de Pray (Amboise)
    -Jura – La Chaumière (Dôle), Château du Mont Joly (Dôle/Sampan, avait déjà étoile avant déménagement)
    -Loir-et-Cher – Le Médicis (Blois)
    -Lot – Au déjeuner de Sousceyrac (Sousceyrac)
    -Lot-et-Garonne – L’Auberge Le Prieuré (Agen), Une Auberge en Gascogne (Astaffort)
    -Maine-et-Loire – Le Favre d’Anne (Angers), Auberge de la Diligence (Loiré)
    -Marne – Les Berceaux (Epernay)
    -Morbihan – Domaine de Rochevilaine (Billiers)
    -Oise – Dolce Chantilly (Chantilly)
    -Orne – Auberge de la Mine (Flers/La Ferrière-aux-Etangs)
    -Pas-de-Calais – Auberge de la Grenouillère (La Madelaine-sous-Montreuil)
    -Pyrénées-Orientales – Pascal Borrell (Maury)
    -Bas-Rhin – Buerehiesel (Strasbourg), La Casserole (Strasbourg)
    -Rhône – L’Alexandrin (Lyon)
    -Saône-et-Loire – La table de Chaintré (Chaintré), L’Amaryllis (Sennecey-le-Grand)
    -Paris – le Pur’ Grill (2e), Le Restaurant (6e), Ze Kitchen Galerie (6e), Aïda (7e), Il Vino d’Enrico Bernardo (7e)
    -Tarn – Château de Salettes (Cahuzac-sur-Vère)
    -Tarn-et-Garonne – Crowne Plaza (Montauban)
    -Haute-Savoie – O Flaveurs (Douvaine)
    -Vienne – Passions et Gourmandises (Poitiers/St-Benoît)
    -Vaucluse – Les Bories (Gordes), Le Vivier (L’Isle-sur-la-Sorgue)

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    Participant

    Bonsoir,

    Je découvre vos témoignages.
    Est-ce encore possible de se joindre au repas du 29?

    Merci

    era
    Participant

    Un regret : Je n’aurais pas testé Taillevent du temps de Jean-Claude Vrinat,

    Une question : quelqu’un a testé la table parisienne de Enrico Bernardo ?

    Une interrogation : où est passé le fougueux Michel del Burgo passé telle une météorite (une fois encore…) à l’Orangerie?

    era
    Participant

    Côté viande, je suis retourné chez Anahi, restaurant argentin à la viande fondante dans un lieu semblant délabré rue Volta à côté du mythique Ami Louis !

    Pour en revenir à la question initiale :

    – Le Troquet, un rapport Q/P excellentissime, ma cantine ou presque !, j’adore !
    – Ze Kitchen Gallery, créatif et bon ! (un peu comme le Spoon mais moins cher)
    – L’Atelier de Joel Robuchon : sa caille, son soufflet à la chartreuse, ses vins…
    – Kai, restaurant japonais créatif rue du Louvre de haute volée (aime beaucoup aussi Azabu rue Mazet dans le VIème pour sa cuisine de teppanyakki)
    – Pour un grand moment, le Pré Catelan… pour ses étrilles, son pigeon…

    Et puis tous ceux qu’on oublie et qu’on adore pourtant !!!

    era
    Participant

    Endroit vaguement branchouille à voir si on est dans le coin, rien de plus selon moi!

    era
    Participant

    Belle adresse en effet très appréciée des chefs de province de passage à Paris.
    Habitué des débuts, je lui préfère maintenant le Troquet, rue Francois Bonvin dans le XVème ou je n’ai jamais été déçu !

    era
    Participant

    Alors je dois encore.. creuser car je suis passé à côté !

    era
    Participant

    Le Villaret m’a toujours plu mais les reproches sur la fumée sont justifiés.

    Proche de l’Arc de Triomphe et orientée sur vos goûts, l’Angle du Faubourg est peut etre votre réponse.
    Il s’agit de la seconde table de chez Taillevent orientée autour du vin.
    Leur site web : https://www.taillevent.com/
    Je précise n’y être jamais allé mais avoir vu de bonnes critiques.

    Plus simple est Lavinia ou vous pouvez prendre n’importe quelle bouteille et la déguster au restaurant au prix magasin avec des plats simples (grosse côte de boeuf par exemple) mais que je trouve toujours excellents.

    A noter à Belleville une table improbable où se retrouvent des fous de vins avec toujours des bouteilles à part. Je ne me rappelle plus du nom mais ca peut etre une belle expérience moins bourgeoise, plus décalée et sympa que l’Angle du Faubourg.

    era
    Participant

    Je vous invite à pousser plus au sud au Petit Pressigny au restaurant La Promenade mêlant cuisine de très haut niveau avec des saveurs qui explosent en bouche, sommelier passionné et des tarifs qui au vu de la qualité sont très raisonnables.
    J’y ai mangé des plats qui figurent parmi des inoubliables dans ma mémoire.

    Je conserve aussi un bon souvenir de la Chancelière à Montbazon.

    Je reste en revanche plus circonspect par le restaurant du château d’Artigny.
    Certes le cadre est exceptionnel mais les tables un peu serrées, les fumeurs mélangés aux non fumeurs, la carte des vins bien classique et la nourriture n’a pas du bien me marquer car je n’en ai aucun souvenir…

    era
    Participant

    Toutes les préparations avec du surimi… ca, j’ai du mal.

    Les paninis parisiens…

    Le chèvre chaud aussi , d’autant plus que ceux qui l’ont préparé se prennent en général pour un cordon bleu. L’odeur en soit me gêne bien souvent.

    Les blancs de poulet sous plastique vaguement caramélisés avec du miel…

    Bref, tout ce qui est insipide, encore trop froid (bon exemple que celui des tomates mozza)…

    Intéressante émission sur M6 il y a 2 semaines où Coffe et Etchebest (le chef du Troquet à Paris XV dont je ferais volontiers ma cantine) devaient aider un resto à remonter la pente.
    Visite des cuisines : rien à redire
    Visite des frigos : tout à jeter. Les frites surgelés…

    Et Etchebest de lui expliquer comment faire des bonnes frites à partir de vraies pommes de terre, un vrai gratin dauphinois, ou comment un simple riz au lait peut redonner de la chaleur à un repas…
    Simple, bon, attendrissant… voilà l’antithèse de cette cuisine au degré zero.

    era
    Participant

    François Audouze,

    je parcours de façon assez irrégulière ce Forum et m’en étais même écarté à cause des querelles incessantes émises par les pourfendeurs des ‘riches’, des ‘buveurs d’étiquette’, de ces ‘salauds d’américains qui n’y comprennent rien et se font avoir sur les primeurs’ et autres…

    Au moins, les américains si critiqués ont une façon beaucoup plus ouverte et au final tolérante d’aborder les choses… tel ce stewart rencontré sur les lignes intérieures qui en apprenant que j’étais français m’a parlé pendant 30 minutes de grands bourgognes…sa passion dévorante…
    Il aurait j’en suis sur rêvé devant vos posts et loin d’une malsaine jalousie, il vous aurait simplement envié… Bref, passons…

    Je voulais en fait simplement vous remercier.

    Je suis tombé par hasard sur vos notes un jour où entre deux appels professionnels dans une journée un peu morne, j’avais renoué avec ce Forum…

    Et, je vais vous l’avouer, vos notes ont fait plus que me faire rêver, elles m’ont « sauté à la figure »…
    Elles m’ont ému, jusqu’aux larmes… certes discrètes mais réelles…

    Je découvrais là un monde de vins « disparus » ou oubliés dont je ne soupçonnais guère l’existence, celle d’un club certes élitiste mais passionné…ne se contentant d’ailleurs guère du seul vin mais le partageant avec le meilleur de la gastronomie autre de mes passions.

    Et chacune de vos notes traduit de façon toujours très juste et sensible votre plaisir, vos émotions, vos humeurs du moment…
    Je lis chacune d’elles avec gourmandise et en ai appris un peu plus sur vous sur le magazine 3 Etoiles…

    Heureusement que vous n’avez rien changé à vos notes… Continuez à nous faire rêver…

    Encore merci

    era
    Participant

    Merci pour cette adresse que je me languis de découvrir.
    Le Petit Pressigny fait partie de mes incontournables, ne pas manquer d’y aller en hiver et de déguster les truffes, le lièvre à la royale…
    jacky dallais est un vrai artisan de talent.

    le sommelier partage avec un sourire gourmand son enthousiasme pour les vins de la région mais saura aussi vous emmener sur d’autres terroirs.
    Le rapport Q/P est un des meilleurs que je connaisse.

    Autre belle expérience à L’ile Bouchard pas très loin avec un très bon restaurant dont le nom m’échappe ou j’ai pu déguster un ris de veau craquant à l’extérieur, onctueux à l’intérieur.
    Belle carte des vins régionale également mais peut etre un peu moins pointue.

    Ma prochaine étape me conduira donc à Fontevraud…

    era
    Participant

    Fatigant les jugements de valeur sur tel ou tel qui s’est offert une belle bouteille, une part de rêve…

    Le plaisir est aussi dans l’espoir, l’attente, la concrétisation sous forme d’un achat, d’un cadeau et de la dégustation.
    Certains de nature expansive la partageront, d’autres plus introvertis préférereont une « dégustation à l’abri des regards »…

    Certains parlent d’argent de façon totalement décomplexée, d’autres culpabiliseront à le faire… Ceux qui en ont parlé ici ne m’ont pas laissé l’impression de le faire pour en mettre plein la vue.

    Qu’untel est réalisé son rêve me fait aussi rêver, savoir que Vega Sicilia est à moins de 200 € chez Lavinia est une info intéressante tout comme de savoir quels sont les vins jugés comme bonnes affaires.
    La RVF, Gault Millau et j’en passe en font des tonnes sur les FAV et les hypers croulent de rayons emplis de GCC, preuve qu’il doit y avoir des acheteurs…

    Quand un sujet ne m’intéresse pas, je me détourne de ce sujet sans avoir à jeter la suspicion sur son auteur.

    era
    Participant

    Nicolas,

    Vous venez à l’instant même où je découvre votre post de me donner l’envie de remettre les pieds à Bordeaux.

    Les primeurs ayant quelque peu asséché mon portefeuille, il faudra attendre un peu… mais j’ai bien noté pour Cenon et Plaisance !

    era
    Participant

    Autre table essayée ce WE pour changer du Petit Pressigny que je continue à vous recommander ardemment, vous ne serez pas déçus !!!

    L’auberge de l’Ile à l’Ile Bouchard.

    Soir de Saint-Jean, nous sommes assis en terrasse sur la Vienne en face de la rive où se prépare le feu de la St Jean.

    L’ambiance est festive, joyeuse et populaire d’un côté de la rive, plus internationale au restaurant.
    Le décor de la salle est très simple mais la terrasse est fort romantique.

    Diner au demeurant cocasse car des gouttes de pluie et une sorte de bruine estivale vont inciter toutes les tables sauf deux à rentrer dans le restaurant, laissant ainsi deux tables d’irréductibles dehors dont nous.

    J’opte pour le grand menu avec en entrée du homard et légumes,plat simple, très gouteux et généreux, celle qui m’accompagne optant pour un plus classique foie gras fort goûteux aussi.

    J’ai choisi et c’est une première du ris de veau qui se révélera être un plat que j’ai encore un bouche deux jours après, tout à la fois craquant et extrêmement onctueux… cuit à la perfection donc.
    Mes souvenirs se ferment à l’évocation de l’accompagnement mais que j’avais trouvé en parfaite harmonie avec le plat

    Plateau de fromages des plus classiques avec une bonne représentation des chèvres de Loire, et pour terminer un ensemble de desserts légers et créatifs que j’avalerai avec entrain, moi qui ne suis pas très « sucré »

    Pour accompagner le tout mon choix s’est porté sur un demi-sec de 96 Clos naudin de chez Foreau, choix pour lequel je nourissais une certaine appréhension mais qui s’est révélé des plus agréables et parfaitement en accord avec mon repas…
    La carte de vins est assez riche du côté de la Loire à des tarifs qui me paraissent raisonnables ; pas aussi riche que du côté du Petit Pressigny ceci dit…

    Au final, une adresse hautement recommandable à des tarifs très raisonnables et qui mérite un macaron et un 15/20 au Gault & Millau (qui lui accorde 14).
    Ce qui fait défaut selon moi est plutôt au niveau du service du sommelier, jeune et pas très motivé ni passionné , largement compensé par la passion du patron…

    Bref, un autre bon repas dans cette belle région…

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