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    Participant

    J’avais bien saisi.
    Ne serait-ce que vendredi, j’ai pris un clos Rougeard pour un beau pinot noir. Dois-je en déduire que Rougeard manque de typicité ?
    Des erreurs d’appréciation, j’en commets toutes les semaines… Avant d’incriminer la typicité d’un vin, je pense que le dégustateur est peut être la cause principale d’erreur.

    dt
    Participant

    La force des idées reçues.
    On en parlait justement vendredi avec les copains. Il y a eu débat sur la typicité des Chablis. On pourrait, comme le dit Luc, discuter sur la typicité des vins de cabernet et leur aspect végétal/pas mûr. L’image est tenace mais elle est probablement véhiculée à juste titre par l’immense majorité de la production locale…

    dt
    Participant

    En effet Oliv, la dégustation de ce vin est une leçon d’humilité.

    dt
    Participant

    C’est vrai Ludo qu’on a tous régulièrement confondu le clos Rougeard avec un grand pinot. L’exemple le plus parlant selon moi : Bourg 2002.

    dt
    Participant

    Juste pour rire : si on te sert un graves rouge, tu sais toujours le placer à l’aveugle en Graves ?
    Moi à ce petit jeu, je me plante régulièrement (voire quasi systématiquement) entre Graves, Médoc et pourquoi pas Libournais… Et je ne parle même pas de l’identification des AOP du Médoc. Pourtant il doit bien y avoir une typicité de St Julien vs St Estèphe ou Pauillac .

    dt
    Participant

    CR: Saumur Champigny « les Poyeux » 1996 – Clos Rougeard

    Servi à l’aveugle en face d’un Epenots 96 de chez Voillot, ce Poyeux a survolé les débats. J’ai annoncé pinot noir tant le nez est frais, sur le pot pourri et avec une bouche délicate et d’une classe unique. Finalement c’est un clos Rougeard. Qui d’autre peut sortir un jus d’une telle finesse et d’une telle présence en cabernet franc ?
    Un vin d’une classe folle qui possède tout et dont le stade actuel de maturité le rend absolument irrésistible.
    Pas d’urgence pour finir le stock (je n’en ai plus malheureusement) mais c’est parfait en ce moment !
    Excellent +
     

    dt
    Participant

    CR: Chassagne Montrachet rouge 1er cru  « Clos de la Boudriotte » 2010 – domaine Ramonet

    Bu hier soir avec les copains et c’est toujours aussi bon.
    Normalement le clos de la Boudriotte est plus exotique et parfumé que le clos St Jean mais là il y avait une forme de sévérité (toute relative) inhabituelle. C’était malgré tout très bon. Tout y était : la qualité du nez, luxuriant, complexe et la bouche concentrée aux tanins qui demandent encore à se fondre. Personne ne s’y est trompé et la bouteille a fait l’unanimité.
    Excellent.

    dt
    Participant

    Je ne me souviens pas d’avoir bu un chardonnay de Côte d’Or avec cet équilibre. Sur Chablis, les vins de Deux sont très réussis.
    Chez Labet, j’ai quand même tendance à préférer les 19 aux 18 sur les quelques cuvées que j’ai pu boire.

    dt
    Participant

    CR: Côtes du Jura chardonnay « la Reine » 2018 – domaine Labet

    Les 2018 sont très réussis au domaine et cette cuvée la Reine ne fait pas exception.
    Un vin éclatant de gourmandise avec son nez intense de massepain, de fruits jaunes. La bouche est extrêmement énergique avec une belle acidité qui élance le vin. C’est large et long à la fois. Superbe longueur acidulée. Sur ce millésime, c’est un exploit de sortir des jus pareils.
    Très bien +

    dt
    Participant

    [quote= »Garfield post=1205646 userid=22627″]on peut aussi lancer le débat de manière plus large (mais à déporter sur un autre fil je pense) : est ce que le soufre permet l’expression de la typicité du terroir et du cépage ou bien est ce que la vinif sans soufre induit des aromatiques qui cachent le reste ? on confond souvent chenin et chardo nature par exemple, et quand on met le nez dessus on dit d’abord c’est un nature (meme si sans défaut apparent) avant de trouver le cépage et encore plus l’appellation. 
     [/quote]
    Nature ou pas, la dégustation à l’aveugle doit nous rendre plus humble.
    Combien de fois doute-on devant un blanc ou un rouge pour trouver sa provenance et son cépage ? Moi, je me plante quasi tout le temps. Et donc, si on ne trouve pas de typicité à un vin (nature ou pas), c’est plutôt avant tout notre faute avant d’être celle du vin je crois….

    dt
    Participant

      

    La question peut se poser autrement.
    Est ce que les marqueurs habituels du chardonnay (issu de rendements plus élevés notamment) devraient être la norme ?
    Finalement, c’est peut être le domaine de Moor qui trace la norme chablisienne. C’est ce que je pense en tout cas.

    dt
    Participant

    CR: VDP des coteaux de l’Ardèche « cuvée Briand » 2001 – domaine Le mazel

    Divine surprise avec ce pur grenache sans soufre absolument étincelant. Je savais les 98 du domaine très réussis. Manifestement 2001 l’est également.
    Le nez est magnifique dans un style pur et luxuriant. On pense immédiatement à un grand pinot noir tant les arômes sont frais et fruités. A l’annonce du cépage, ça ne pouvait être qu’une vieille Mémé de Gramenon ou un Mazel. Quel choc ! La bouche confirme l’éclat du nez en offrant une douceur de texture incroyable couplée avec une énergie peu commune et une matière dense et quasi crémeuse. A l’image de la Mémé 1995 de Gramenon, cette cuvée Briand 2001 intègre mon panthéon des grands vins de Grenache.
    Grand vin de plaisir.

    dt
    Participant

    [quote= »Marc C post=1205553 userid=3488″]En tout cas, ça a l’air moins mauvais que le savagnin de macération de Labet que j’ai ouvert ce WE. Qu’ont fait le cépage et le consommateur pour mériter un tel traitement ? Pas mon truc le dissolvant à l’effluve de mandarine bien rehaussé par l’âcreté finale !

    Marc 

     [/quote]
    Pour l’avoir bu 2 fois en 1 an, je pense comme toi Marc… Pourtant j’aime beaucoup le reste de la production du domaine.

    dt
    Participant

    Yves, pas surpris que le vin se soit bien comporté, même 2 jours après ouverture.
    J’ai aussi d’excellents souvenirs des 94, 95 et 98 qui sont largement au niveau de ce 2001 dans mon souvenir.

    dt
    Participant

    CR: VdF blanc « les conquêtes » 2021 – Domaine Patrick Corbineau

    Un blanc de chenin très intéressant. Le nez muscate légèrement sur un profil aromatique simple et gourmand typé fruits frais et raisin blanc. En bouche on est surpris par la rondeur de la matière (peut-être quelques grammes de SR). Difficile de deviner un 2021 avec ce vin qui ne possède ni trace de sous-maturité ni acidité saillante. Au contraire, tout est fondu et l’équilibre est irréprochable. La gourmandise se prolonge jusque dans la finale nette et précise.
    Très bon.

    dt
    Participant

    On a bu la même en format magnum avec le Philou en décembre dernier et les avis étaient unanimement positifs.
    Je ne serais pas surpris de le voir se maintenir à ce niveau pendant encore 10 ans…

    dt
    Participant

    J’ai toujours dit que le grand cabernet franc ne sentait pas le cassis. La mûre , la framboise, c’est plutôt bien pour moi.

    dt
    Participant

    CR: Saumur Champigny « Clos Lintier »  2017 – Le Ptit domaine

    Qui a pu sortir des 2017 de ce niveau en cabernet Franc ? Je cherche encore…
    Sur ce millésime, le clos Lintier bu hier soir était époustouflant. Grand nez de mûre, de pêche de vigne, d’épices, de ronce. Élevage magnifique, discret au nez et arrondissant les tanins. C’est presque crémeux, tendre alors que pourtant il y a des tanins mais ils sont gras. Quel relief, quel éclat !
    Les vieilles vignes quasi centenaires du clos Lintier combinées avec l’élevage de deux ans en barrique ont pu donner ce grand vin de caractère. Quantités produites malheureusement très faibles mais, comme ce n’est pas très cher, ça vaut le coup de chercher.
    Déjà buvable mais idéalement à attendre encore au moins 5 ans.
    Grand vin.

    dt
    Participant

    CR: Côtes du Jura Savagnin « les Chazaux » 2019 – domaine Nicolas Jacob

    Bu hier soir au cours d’une belle soirée barbecue d’été.
    Servi en parallèle d’un chardonnay 19 de Bruno Bienaimé, proche en style, ce Savagnin s’est révélé très agréable.
    Beau nez de noix verte, de poire, de mirabelle, de fumée. Bouche croquante, juteuse, très ouverte. Ça part un peu dans tous les sens et on n’a peut-être pas le côté précis d’un Labet ou d’un Ganevat. Jolie finale fruitée. Un beau vin nature sans défaut sauf le prix qui ne me semble jamais justifié sur les vins de ce domaine…
    Très bien

    dt
    Participant

    On apprend en même temps le décès de Gérard Schueller. Autre triste nouvelle

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