david obadia

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  • david obadia
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    Bu à cette occasion
    CR: Château Calon Ségur 1986 – Saint-Estèphe
    Robe grenat au liseré légèrement tuilé.
    Nez sur fumé sur le bois précieux et le cassis.
    Bouche aux tanins assagis qui déroule tranquillement une matière souple avec toutefois une perception d’astringence sur la finale.
     

    david obadia
    Participant

    Bu à cette occasion
    CR: Château Clerc Milon 1989 – Pauillac
    Robe brunie au liseré orangé.
    Nez sur le cuir et le tabac, note balsamique.
    La bouche présente un mix de notes brûlées et de fraîcheur…pas convaincu par ce vin.
     

    david obadia
    Participant

    Bu à cette occasion
    CR: Maison Bertani Recioto della Valpolicella Classico Superiore 1961 – Amarone della Valpolicella
    Robe brou de noix.
    Nez de vin muté sur les épices, le clou de girofle et le Mon Chéri.
    La bouche présente un gustatif sur la noix et le café qui rappelle le vin cuit.
    Pourquoi pas mais le ressenti est trop violent en l’état avec une matière qui n’est pas en place.
     

    david obadia
    Participant

    Bu à cette occasion
    CR: Paul Jaboulet Aîné les Jumelles 1985 – Côte-Rôtie
    Robe œil de perdrix.
    Nez complexe sur de fines notes tertiaires.
    Bouche demi corps à la texture déliée et aux tanins assouplis, portée par une belle acidité, le tout donnant une matière tout en dentelle.
     

    david obadia
    Participant

    Bu à cette occasion
    CR: Le sang des Cailloux Oumage 1999 – Vacqueyras
    Robe grenat au liseré marron.
    Nez discret sur l’olive et le chocolat.
    La bouche est souple et présente des tanins fins.
    Son déroulé est d’abord tranquille, puis gagne en intensité au fur et à mesure de son déroulé.
     

    david obadia
    Participant

    Bu à cette occasion
    CR: Clos du Mont-Olivet 1998 – Châteauneuf-du-Pape
    Robe carmin au liseré orangé.
    Nez lardé sur la fraise des bois, les épices douces, des notes torréfiées et légèrement truffées.
    La bouche montre une belle fraîcheur (zan), mais des notes brûlées viennent brouiller sa perception.
    La matière est belle mais manque de nuance.
     

    david obadia
    Participant

    Bu à cette occasion
    CR: Domaine Jean-Louis Chave 1986 – Hermitage
    Robe cuivrée.
    Nez légèrement botrytisé sur la truffe et les épices douces.
    Bouche apaisée avec une fine acidité.
    C’est un vin qu’il faut laisser venir…ça manque d’un peu de niaque et je trouve le déroulé trop linéaire.
     

    david obadia
    Participant

    Bu à cette occasion
    CR: Maison Chanson Père et Fils 1er cru Genevrières 1996 – Meursault 1er cru
    Robe cuivrée qui tire sur l’ambré.
    Niel complexe sur le miel, les fruits confits et l’ananas.
    Bouche portée dès l’attaque par une belle acidité et un gustatif sur les épices et le curcuma.
    Le vin gagne en ampleur au fur et à mesure de son déroulé pour se terminer en queue de paon.
    Superbe !
     

    david obadia
    Participant

    Bu à cette occasion
    CR: Domaine Henri Clerc et Fils 1988 – Chevalier-Montrachet
    Robe trouble sur un cuivré accentué.
    Nez fumé lardé, notes d’âtre de cheminée.
    La bouche est structurée dès l’attaque autour d’une acidité ciselée et développe des notes truffées.
    La matière est complexe et portée par une belle fraicheur avec une rétro-olfaction qui fait passer le vin à un niveau supérieur.
     

    david obadia
    Participant

    Dès que je monte à Paris, j’ai pris l’habitude de prévenir les copains de New LPV Paris pour voir s’il y a possibilité de se caler une soirée ensemble.
    Ces derniers avaient exprimé leur envie de visiter le château Rayas.
    Un contact avec Emmanuel Reynaud a permis d’organiser une visite du domaine début décembre.

    Je vous joins mes notes sur cette visite et laisse les collègues partager leur avis, remarques, ressenti, etc.

    On ne présente plus le château Rayas et il est donc difficile d’apporter de nouvelles informations sur ce domaine.
    Un petit rappel ne fait cependant jamais de mal, surtout quand il est fait par le maître des lieux en personne…alors c’est parti !

    La première chose qui marque la rétine c’est la lumière particulière des lieux.
    Cette lumière réconfortante qui n’agresse ni l’œil ni la peau -légèrement tamisée en fonction de la saison et de l’heure- est notamment due à son exposition assez unique à Châteauneuf-du-Pape.
    Les vignes sont en effet exposées au nord dans un vallon où le soleil n’est pas présent durant toute la journée comme cela peut être le cas dans d’autres vignobles châteauneuvois.
    Cette particularité explique le fait que les parcelles du domaine bénéficient de températures plus fraîches par rapport à d’autres domaines de Châteauneuf-du-Pape.

    Les bois qui entourent les différentes parcelles du domaine protègent les vignes qui ne prennent pas le Mistral de plein fouet tout en créant des courants d’air bénéfiques après les périodes de pluie.
    Les lieux bénéficient donc d’une ventilation régulière.

    Cette combinaison bois + exposition fait donc de Rayas un terroir frais (voire froid), ventilé et moins soumis aux écarts thermiques extrêmes que d’autres domaines de l’appellation.
    Emmanuel Reynaud précise même que les années froides, le raisin a plus de mal à murir s’il n’y a pas de Mistral à partir de la mi août.

    La troisième caractéristique de Rayas est son sol fait de sable marin et relativement pauvre en argile.
    Ce type de sol ne favorise pas les gros rendements, ce qui tombe bien puisque le grenache -cépage roi du domaine- ne les aime pas.
    Emmanuel Reynaud a l’habitude de dire que le touché du grain de sable lui rappelle celui qu’il retrouve dans son vin.

    C’est ce triptyque qui fait l’originalité du Rayas et qui -selon son géniteur- se traduit dans le verre par cette formule:

    Ce qui fait l’originalité du Rayas c’est la fraîcheur dans la finesse

    Si Rayas n’est pas à proprement parler un vin de climat (au sens bourguignon du terme) mais un vin de lieu dit, chaque parcelle à ses caractéristiques propres en fonction de son exposition et de son sol.
    Celles-ci peuvent être délimitées en 3 parties :
    – le levant (parcelles situées devant la bâtisse)
    – le cœur (parcelles situées dans le creux du vallon et accessibles via le chemin situé à gauche de la bâtisse)
    – le couchant (situé à l’ouest).

    Les parcelles situées sur le lieu-dit Pignan (situé à l’ouest) contiennent plus d’argile.

    Le domaine était déjà planté de vignes en 1880 lors de l’acquisition du domaine par la famille Reynaud mais, d’une part, la viticulture ne constituait pas la principale activité du domaine, d’autre part la crise du Phylloxera des années 1860 avait laissé des traces.
    Les vignes ont été principalement replantées à partir de 1920.
    Aujourd’hui la densité de plantation moyenne se situe autour de 2500 pieds/hectare (aucun clone) avec un âge des vignes indéterminé (entre 5 et 100 ans).
    Cette disparité d’âge est d’ailleurs recherchée par Emmanuel Reynaud qui trouve que cela rend son vin meilleur.

    La philosophie d’Emmanuel Reynaud est de cueillir le raisin à maturité optimale afin de capter « la pureté du fruit », ce qui, sur un terroir froid impose le fait de vendanger plus tard que dans d’autres domaines.

    NB: les vignes de Fonsalette sont d’ailleurs encore plus fraîches que celle de Rayas, ce qui explique que la floraison ait lieu en moyenne 3 semaines plus tard.

    Le fait de vendanger tard permet de ramasser les fruits rouges de l’année plus ceux de l’arrière saison.
    Plus on ramasse tard plus les vins se font facilement.
    Le fait de devoir retarder la période de vendange implique le fait d’accepter le risque de récolter peu, voire certaines années de ne rien récolter.

    N’oublions pas également que le grenache est sensible à la coulure, ce qui accentue certaines années le risque d’une récolte petite -voire famélique.

    Dégustation sur fût du millésime 2021

    Les cinsaults de Fonsalette
    Nez sur la fraise et la cerise.
    Bouche très fruitée avec un trait acidulé et une trace végétale.

    Le cinsault -comme la syrah ou le merlot- est un cépage qui tolère les gros rendements.
    Il suffit de les réduire pour obtenir des raisins de qualité tout en ayant des rendements corrects (25 hecto/hectare sur les syrahs de Fonsaltette contre 5 à 15 hecto/hectare sur les grenaches de Rayas).

    Les grenaches de Fonsalette
    Nez pure mêlant des notes florales à la fraise.
    La bouche allie puissance et fraîcheur avec une pointe épicée.
    La matière est onctueuse et la longueur impressionnante.

    Les grenaches de Pignan
    Matière plus démonstrative qui en met plus plein la vue. Il y a plus d’épices (dû à une terre plus argileuse) mais le fruit n’est pas en reste.
    Trait végétal perceptible sur la finale.

    Les grenaches de Rayas
    Cœur et couchant (qui produisent les jus les plus délicats)
    Je trouve le nez plus discret, principalement sur les fruits rouges acidulés.
    La bouche est superbe, combinant une matière soyeuse un touché aérien et une perception longue et délicate.

    Levant
    Nez plus causant que le fût précédent sur les fruits rouges et noirs, sensation de profondeur.
    Bouche plus serrée combinant fraîcheur et une trame tannique plus accentuée.
    Belle longueur, perception légèrement terreuse.

    Les vins ont besoin d’air pour s’ouvrir. Il ne faut donc pas hésiter à les ouvrir au minimum 48 heures à l’avance.
    J’ai le souvenir d’un Rayas 1990 dont j’avais cassé le col.
    J’ai simplement reposé le col sur la bouteille et l’ai laissé dans la cave.
    Je l’ai servi une semaine après en compagnie d’un autre 1990 ouvert 48 heures avant (bouchon enfoncé sur un à deux millimètres): de l’avis de tous, la meilleure bouteille était celle dont le col était cassé.

    Les syrahs de Fonsalette
    Le nez est épicé, notes de mûre et de cassis.
    En bouche, énorme concentration combinée à une incroyable finesse de grain.
    C’est d’abord la matière impactante qui domine, puis la finesse et le soyeux prennent le pas en allongeant le jus et en décuplant le plaisir.

    La dégustation sur se termine et la conversation s’engage sur des questions diverses telles que son envie de ne mettre à la vente que des vins de 10 ans minimum,

    simplement parce que l’expérience m’a démontré que les vins étaient meilleurs

    le service des vins (pas uniquement des siens) dans la restauration ou les conséquences des phénomènes spéculatifs qui touchent certains vins, dont les siens.

    Après avoir remercié M. Reynaud pour son accueil, le groupe quitte ensuite cette cave aux fûts d’un autre âge (aucun fût de moins de trente ans ne rentre dans la cave !) pour regagner la lumière du jour et repartir vers d’autres rives.

    david obadia
    Participant

    Merci Stéphane et aux autres pour cette soirée !
    C’est vrai que le thème était légèrement capillotracté mais c’est de ma faute puisque le report de la soirée est de mon fait .
    Quant à la verticale du domaine de La Taille aux Loups, je suis sûr que l’actionnaire dont tu parles nous la réservera pour une prochaine fois .
    Quant aux blagues de l’Abbé Pierre, je pense qu’elles feraient l’objet d’une modération immédiate de la part de nos modérateurs préférés (c’est un site sérieux ici monsieur !).

    Passons aux vins !

    Vin 1
    Robe translucide aux reflets vert pâle.
    Nez de Sauvignon sur des notes de buis, de menthe et de pamplemousse.
    Bouche perlante, vive et fraiche dès l’attaque, qui s’arrondit en milieu de bouche sur une aromatique acidulée.
    Le jus est net, précis et plein de vivacité…c’est bon ça !
    Pichler-Krutzler 2019 Grüner Veltliner – Dürnstein Wachau, Autriche

    Vin 2
    Robe sur un doré franc et brillant.
    Nez pommadé sur des notes de thé et de poivre blanc avec une sensation de sucre résiduel.
    Bouche marquée par un élevage trop prégnant qui masque un fruit qui reste à l’arrière-plan, finale sur les amers.
    Korenika & Moskon Malvazija 2018 – Deželno vino PGO Primorska, Slovénie

    Vin 3
    Robe abricot.
    Nez mêlant des senteurs d’abricot, d’orgeat et de menthe.
    Bouche à l’attaque grasse sur des notes de pomme à cidre.
    Matière chaude mêlant une perception gazeuse à une aromatique nature brouillonne.
    Personnellement j’ai du mal à suivre ce vin qui me donne l’impression de partir dans tous les sens…à re-goûter dans 2-3 ans pour voir comment il aura évolué.
    Sclavos Zakynthino 2020 – PGI Slope of Aenos, Grèce

    Vin 4
    Robe chocolat au liseré rouge.
    Nez sur le cassis, la groseille et la réglisse.
    Bouche à la matière imposante et concentrée avec une perception prégnante d’élevage et par des tanins un peu secs sur la finale (sur-extraction ?).
    Tannenberg 2012 Blaufränkish – Burgenland, Autriche

    Vin 5
    Robe carmin avec des reflets plus clairs marquant des signes d’évolution.
    Joli nez complexe mêlant des notes florales, poivrées et de fraise.
    La bouche -à l’acidité dominante- manque de fruit, donnant la sensation d’une matière fluette sans allonge.
    Markus Molitor 2012 Brauneberger Klostergarten** Pinot noir – Mosel, Autriche

    Vin 6 (pas à l’aveugle me concernant)
    Robe grenat aux reflets rubis.
    Nez complexe où les notes florales, les épices douces (girofle) et la fraise des bois se mêlent à la pointe balsamique qui est pour moi la signature de ce vin.
    Bouche classe où une acidité classieuse rafraîchit et canalise un panier de fruits rouges et d’épices macérés.
    Le déroulé est vibratile avec une matière profonde toujours en évolution qui enrobe la bouche sans la saturer.
    La perception aromatique est longue, précise et tout en délicatesse.
    Très beau vin !
    Château Musar 1999 – Bekaa Valley, Liban

    Vin 7
    Robe grenat foncé.
    Joli nez sur la réglisse et les fruits noirs.
    Bouche souple et soyeuse avec un joli grain mais trop lisse à mon goût : je pense qu’il lui manque l’acidité qui le retendrait et lui procurerait un peu d’allonge.
    Grgic’ Plavac Mali 2009 – Srednja I Juzna Dalmacija, Croatia

    Vin 8
    Robe dorée.
    Nez exotique sur l’abricot et le fruit de la passion.
    La bouche est sur la même aromatique que les notes ressenties au nez avec une perception acidulée qui contrebalance un léger manque d’acidité.
    Klein Constantia Vin de Constance 2018 – Constance, Afrique du Sud

    Encore merci à tous pour cette soirée dont les vins ne resteront probablement pas dans nos mémoires mais l’essentiel n’est-il pas ailleurs ?

    david obadia
    Participant

    Bu à cette occasion
    CR: Pajzos Late Harvest Harsevelu 2014 – Tokaji – Hongrie
    Robe cuivrée.
    nez sur l’abricot, l’ananas et le safran.
    Bouche surtout marquée par son acidité qu’un manque de rôti a du mal à équilibrer, avec pour conséquence un manque d’amplitude et de longueur en bouche.
     

    david obadia
    Participant

    Bu à cette occasion
    CR: Domaine E. Guigal 2011 – Hermitage
    Robe dense sur un grenat foncé au liseré brun.
    Nez fumé et torréfié sur des notes épicées, sanguines, de fruits noirs et de réglisse.
    Bouche concentrée et élevée sur une aromatique réglissée et vanillée.
     

    david obadia
    Participant

    Bu à cette occasion
    CR: Domaine Cuilleron Madinière 2015 – Côte-Rôtie
    Robe grenat au liseré roussi.
    Nez lardé sur le cuir et le sous-bois. Des notes de civette et de truffe sont également ressenties.
    Bouche fondue où s’expriment principalement les fruits noirs et la réglisse.
    La matière est souple et canalisée par une jolie acidité qui précise le vin.
     

    david obadia
    Participant

    Bu à cette occasion
    CR: Domaine Philippe Gilbert Les Benardières 2008 – Menetou-Salon
    Robe vert pâle.
    Le nez est marqué par des notes de cire et un peu de thé.
    Bouche décharnée sur la pomme acide…le vin paraît pour le moins fatigué mais se montrera un peu plus à son avantage sur les fromages.
     

    david obadia
    Participant

    Bu à cette occasion
    CR: Domaine Henri Bourgeois La demoiselle de Bourgeois 2009 – Pouilly-Fumé
    Robe or pâle aux reflets verts
    Nez sur un mix de notes d’élevage, de buis, de pamplemousse et de fruits exotiques.
    Dès l’attaque, la bouche est concentrée et présente une belle fraicheur.
    La matière est fruitée et tonifiée par une fine acidité.
    A la tombée de la chaussette je suis surpris par son âge que je voyais bien plus jeune.
     

    david obadia
    Participant

    Bu à cette occasion
    CR: Château Tour des Gendres Moulin des Dames 2016 parcelle n°A296 – Bergerac sec
    Robe sur un or cuivré.
    Le nez est fin, racé, sans exubérance, et délivre des notes de tilleul et de citron confit.
    La bouche est ronde et patinée, légèrement grasse avec une pointe d’acidité.
    Des notes d’élevage et une légère amertume sont également ressenties sur la finale de longueur moyenne.
     

    david obadia
    Participant

    [b]Bu à cette occasion
    CR: Casa Marin Sauvignon blanc Cipreses Vineyard 2020 – San Antonio Valley – Chili[/b]
    Robe or pâle tirant sur le vert.
    Nez sur des senteurs d’herbes, de buis chaud, de pamplemousse et de bourgeon de cassis, discrètes notes d’élevage.
    La bouche est riche et ample mais manque d’allonge et d’acidité.
     

    david obadia
    Participant

    CR: Domaine de la Mordorée Reine des Bois 2000 – Châteauneuf-du-Pape
    Robe bordeaux au liseré à peine bruni.
    Nez sur l’olive noire, la fourrure, la réglisse et le cassis, notes résineuses.
    Bouche à l’attaque déliée avec des tanins encore bien présents mais qui ne marquent pas la texture.
    La matière présente un côté enrobé et gras avec une aromatique qui rappelle le nez, légèrement brouillée par la perception de notes végétales légèrement brûlées qui font perdre au vin un peu de sa fraîcheur, de sa lisibilité et de sa longueur.
    C’est bon en l’état mais je lui préfère ses sœurs de 1998, 1999 et surtout 2001.
     

    david obadia
    Participant

    CR: Château de La Gardine 1998 – Châteauneuf-du-Pape

    Robe sur un beau rubis pâle au liseré clair qui ne montrerait aucune trace d’évolution pour celui qui ne connaîtrait pas la provenance de ce vin et la couleur de sa robe en jeunesse.
    Nez fin et complexe sur la framboise et la groseille acidulées rehaussé par une pointe balsamique discrète qui lui donne un côté classieux.
    A l’aération viennent des notes sanguines mais aucun côté confituré ni même de fruits macérés que l’on peut trouver sur les vins matures.
    La bouche est souple et emprunte d’une grande élégance.
    Les tanins sont glissants et la matière déroule sans à coup, à la fois fluide et profonde : c’est fondu mais avec une belle chair et une aromatique de fruits frais mâtinés d’une pointe d’épices douces.
    La matière est à point, tout en fraîcheur et en dentelle et tonifiée par un côté sanguin qui la revigore.
    Très belle longueur sans ostentation.
    C’est un grand vin à son apogée et cela fait plaisir de le boire à ce moment-là.
    On a ainsi l’impression de ne pas l’avoir attendu en vain ou d’être passé à côté : là il a été cueilli au bon moment !

     
     

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